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Numéro i, )
J
A
Z
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POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI,
Du Jeudi 15 Novembre 1804, l'an premier de V'indépendance. MEN
EMPIRE DHAITI
coalition, aussitôt que les premiers coups seront
portés. Au reste, l'Allemagne
: elle voir sans
Du Cap, le 14 Novembre. fréunir la violation du territoire peut de l'électeur de
GOUP-D'OEIL POLITIQUE DE L'EUROPE. Baden e et T'occupation, par les troupes françaises,
de celui d'Hanovre ? Le roi de Suide, d'après des rapports certains,
L'EeRorI en re moment a les yeux fixés sur est décidé à suivre Timpulsion de la Russie. Le
T'Angleterre et la France; elle rroit voir à chaque Danemark, peut-il ne pas se réunir à ces puissances,
instant ces deux puissances prétes à en venir aux lorsque les garnisons françaises sont presque postées
mains; et les préparatils qu'elles font depuis long- : aux portes de Copenhague ? D
temps pour se combattre, augmentent encore linAvec deux armées russes, * dans le nord da ses
térêt et la curiosité. frontières, et trois armées françaises dans l'ouest: et
Après quinze ans de la révolution la plus san- le sud, le roi de Prusse a déclaré aux cabinels de
glante dont Thistoire ait Cit inention quel est le Saint-Cloud et de Saint-Patersbourg, sa majesté
sort du peuple français ? n a rempli Tnnivers. du entend conserver la plus stricte
9, et. en
bruit de
"E.SE
ses exploits : il a abattu le trone 9 mis à conséquence ne permettra pas le passage., sur ses
mort son souverain, dispersé la fanille royale, pour domaines, 7 à aucunes, troupes ni munitions ; mais
se voir enchainé aux pieds d'un étranger! Entrainé regardera comme ennemie 1 toute puissance qui
inaintenant dans une guerre désastreuse, il se voit tenterait de violer son territgire. forcé, sans finances, sans inarine. sans commerce, ,
La Hollande, enchainée sous lejoug de lal France,
do combattre le peuple le plus riche, le plus com- surchargée de T'entretien et de la solde d'une. armée
inercant del T'Europe, et dont lesnombreuses escadres considérable, a épuisé toutes ses Anances ; elle est
attestent la puissanre sur l'océan. obligée de faire des emprunts, à desi intérêts énormes,
L'Angleterre au contraire 1, parvenue au point pour subvenir aux dépenses continuelles des impo
de sa plus grande splendeur, tient en ce moment sitions en tout genre dont elle est surchargée. la France, en échec : tous les ports des possessions
L'Helvétie, dégradée de son ancienné éncrgie,s'ed
francaises Lloqués ; la plupart de ses colonies con- engagée à fournir à Napoléon 10,000 hommes, qui
quises; les possessions de Tinde envahies, et Pitt à la qui ont déjà pris la route du nord de la France, s
rète du ininistére; ; voilà rominent elle s'oppose aux pour aller, en cas de besoin, sur.
: tous les ports des possessions
L'Helvétie, dégradée de son ancienné éncrgie,s'ed
francaises Lloqués ; la plupart de ses colonies con- engagée à fournir à Napoléon 10,000 hommes, qui
quises; les possessions de Tinde envahies, et Pitt à la qui ont déjà pris la route du nord de la France, s
rète du ininistére; ; voilà rominent elle s'oppose aux pour aller, en cas de besoin, sur. les bateaux plats,
entrepi ises du gouvernement vacillant de France. se faire noyer dans la Manche. Depuis deux ans 1 le bruit de l'invasion de l'AnPour les petits, états d'Italie ils ne peuvent
gleterre 1 retentit de toutes rarts i plus de trois mille qu'attendre en patience leur sort sans oser se
bateaux plats ont été construits depuis Bayonne déclarer contre les garnisons formidables dont ils
jusqu'à Ambleteuse, et tout l'or du Mexique s'est sont opprimés."
changé en clialoupes. Eh bien, , ce projet parait
Que fait I'Espagne 2 sa malheureuse position,
thème 9 par la, lentetr de son exécution . prouver elle se voit réduite à R"i triste nécessité ou de ser
son extravaganre à ceux même qui l'ont conçu. rendre. vassale de la France ou d'acheter avec sel
Pendant re temps, le cabinet de Saint - James a trésors une neutralité précaire. Continuellement
fit un traité avec la Russie et il parnit déjà menacée, continuellement rançonnée, elle s'épuise
qu'Alexandre se dispose à quelques grândes ma- pour satisfaire un allié insatiable. La' politique insnoenvres. Une partie de ses troupes de terre prend dieuse du nouvel Empereur des Gaules, en ne la
la route de la Crimée, 1 et un camp formidable va contraignant pas à s'engager dans la guerre contre
se former à Cronstadt : une antre armée s'embarque T'Angleterre, pour pouvoir tirer d'elle des subsides,
sur le Pont-Euxin, pour aller, dit-on 1 opérer une la force néanmoins à se mettre en état d'hostilité
diversion en Italie 1 tandis qu'une escadre sortie de contre les Etats-Unis d'Amérique. La Louisiane est
la Baltique. * va renforrer les flottes anglaises. la pomme de discorde que Bonaparte a adroitement
I ne parait pas que l'Autriche fasse encore aucun jelé entre ces deux puissances 1 et pour laquelle il
mourement hostile ; mais l'ordre qu'elle s'efforre de a àl la fois trompé et le roi d'Espagne et le président
inettre dans ses finances, et la discipline rigoureuse des Etats-Unis. Sa majesté catholique parajt vive
qu'elle fait observer parmi ses troupes t qui sont ment affectée de la perte de cette belle province, 1 et
toutes au coiplet et surle pied de guérre, sémblent est décilée, d'après tous les rapports, à la reconluisser entreroir quelques desseins de se joindre a la quérir, ou par la ruso ou par la force. --- Page 2 ---
I t. 2 . Pour la premiere fois depuis son indépendance, 1 trounes ; et déjà 60,000 combattans , pleins de-la
gouvernemetn des Etats-Unis sera forcé de mettre plus inpatiente ardeur, attendent de pied ferine les
tousa en tinpagne. Depuis long-tenips il con- ennemis assez teméraires pour oser aborder sur Iee
voite la possession de'la Floride, et serait peut-étre rivages d'Haiti.
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I t. 2 . Pour la premiere fois depuis son indépendance, 1 trounes ; et déjà 60,000 combattans , pleins de-la
gouvernemetn des Etats-Unis sera forcé de mettre plus inpatiente ardeur, attendent de pied ferine les
tousa en tinpagne. Depuis long-tenips il con- ennemis assez teméraires pour oser aborder sur Iee
voite la possession de'la Floride, et serait peut-étre rivages d'Haiti. Fortifié par la nature 1 rempli de' *
sharmé de trouver l'occasion d'en faire la conquète.. montagnes et des défiiés inexiricubles, , qui croirait
La situation de cette contrée, le dégoit de ses que l'art viendrait encore ajoutér des combinaisons
habitans pour le gouternement espagnol 5 -sont des. savantes aux avantages d'un térrain urique P De
motifs puissans pour dérider le Congrès ; mais qui toutes parts des citadelles inexpugnables s'élévent
bautcaltuler les chanres de la guerre ? Qui pour au-dessus des nues. 9 et accroissent la hauteur de nos
caintedel milions de dollars et lest nilliersdhoumnaes monfagnes les plus élevées ; sans Tarler de celle de
qoil faudrait sacrifier dans une telle expédition ? Ce Marchand, qui est déjà en état dedéfense, - ni des
peuple de commercant pourra-t-il ais' 'inent se mettre autres érigres par nos genéraux dans toutes les proau rang: les peuples ronquérans-? Et l'acquisition xinces de: l'Empire ; dans la partie du Nord" , le
de la Fleside a la force des armes, sera - t- elle général Christophe a déjà placé son canon sur le
aussi facile que : conquête dela Louisiane. par.des. pic,de Ferrieres, dans la position la plus imposante. millions de piastres ? Ce général 3 que ses talens et les services qu'il a
En attendant l'issue de res débats, jettons un rendus â l'Empire, placent au rang de ses généraux
instant 2es" yeux sur Tile d'Hariti. défenseurs, ne cesse un moment
tous
En
d'appliquer
En'bit dépuis quinze ans' aux' dissensions 7 à là ses soins au dépôt qui lui est confié ; el son nom 1
gherre'civile ; trompée tour à tour par des agens que la renonunée attarhe toujours avec ceux de ses
dane nation perfide" , ou bien, ' déchirant elle-meme collègues 1 autour de celui de Dessalines i est fait
son, propre sein 1 il a fallu enfin
la paix éni pour etre transinis à nos derniers neveux. Europe , vint rendre à la France 9er, moyens de
Le grnéral Rochambeau arait succédé à Leclerc
htanifester ses véritables intentions sur ses colonies, dans le gouvernement de Saint-Douingue, et comet de les"mettre à exécution. mandait au Cap lors de la prise de cette ville. tu Ufh escadre forinidable et l'armée de terre la plus
V oici le portrait qu'on en fait dans une Gazette
considérable qu'aucune puissanre aye jamais envoyée française impriée à Londres (1).
moyens de
Le grnéral Rochambeau arait succédé à Leclerc
htanifester ses véritables intentions sur ses colonies, dans le gouvernement de Saint-Douingue, et comet de les"mettre à exécution. mandait au Cap lors de la prise de cette ville. tu Ufh escadre forinidable et l'armée de terre la plus
V oici le portrait qu'on en fait dans une Gazette
considérable qu'aucune puissanre aye jamais envoyée française impriée à Londres (1). anx-Antilles. viennent fondre de toutes parts sur
ci Rochambeau est un hounme qui est toujours
me d'Haiti. A la tête de rant de forces réunies, un
entouré de :es créatures, et qui passe sa vie avec
général d'une réputation équivoque et d'un carartère
des libertins et des femmes de mauvaises vie ; c'est
incemspréliehsible 1 se présente 2. tantôt d'un' air
un homnue de parti, linstrument, l'agent servile
menacant, tantôt avec les plus douces paroles et
dela faction de Vaublanc et autres ; il est haineux
Tes pramésses les plus brillantes; : les proclamations,
et: vindicatif à l'excès, et ne possède aucun sen- 1
Jesoftres.les plus insidieuses fourmillent dans"ses
timent généreux, comme sont en général tous les
mair; Fil trompe ; i séduit , plutôt qu'il ne défait
liommes adonnés au vin et aux femnes. Outre
-la plupar; des chefs du pays; et souille enfin , par
cela, 3. son trait carartéristique est d'étre entété
t plos infame barbarie : le caractére de la nation A jusqu'a' la folie 1 et de ne jamais abandonner une
Tnil représente ! mauvaise mesure. : Mais tout à coup un de' nos' généraux'. + dijà conni
1 En un mot, il est despote et cruel par principe
par ses exploits se fait de noureau remarquer par
et par caractère i ce n'est qu'un soldat féroce
Sont audacieuse témérité ; il est' révolté de toutes les n brave comme un grenadier ; mais voilà tout ; ii
actions du général français qui ne lui paraissent 3 n'est nullement fait pour commander en chef; il
ictées par la peridié erla mauvaisel foi. Plein de a est sans dignité et sans fermeté. Ce n'est qu'un
l'estrme lui-méme 1 il ne Croit
devoir être n
absolument
-
pas
soldat 1
incapable de gouverner ; il
plus long-temps le jouet d'un insensé ; il rassemble >> n'est bon 3 tout au plus 1 qu'à faire un tueur
lantour de lai les lambeaux des régimens dispersés ; a d'hommes s. i lève l'étendard de la désobeissance 1 et jure dès
Qu'on joigne à ce tableau Ia réponse suivante que
ce moment' d'étre le libérateur de son pays, ou de lui fit. le commissaire Cofbert; sur la question :
s'efisevelit sous ses ruines ; les généraux de lile se
actuelle
joignent % lui; ils marchent de victoire en victoire, Quelle est la position
du Port-an-Prince ? et. bientôt la prise du Cap, le 29 Novembre 1803, et l'on aura une idée parfaite de ce qu'était le
"EddrOmnent tous ses efforts. :
vernement des
gou-
*
français à Saint-Domingue. Alors sur les ruines du gouvernement français à
c Vous demandez des détails sur notre position ;
Saint-Domingue , l'Empire d'Haiti s'élève aux yeux vous croyez qu'il est temps encore de remédier aux
del lUnivers étonné.
. bientôt la prise du Cap, le 29 Novembre 1803, et l'on aura une idée parfaite de ce qu'était le
"EddrOmnent tous ses efforts. :
vernement des
gou-
*
français à Saint-Domingue. Alors sur les ruines du gouvernement français à
c Vous demandez des détails sur notre position ;
Saint-Domingue , l'Empire d'Haiti s'élève aux yeux vous croyez qu'il est temps encore de remédier aux
del lUnivers étonné. Jamais l'histoire d'aucune nation maux qui nous accablent, et veus ignorez que. notre
n'a fourni un événement de cette nature. Un peuple détresse augmente à mesure que ma plune arance;
reconnaissant vient de porter sur le trône son libé- vous ignorez que le seul remède efficace pour alléger
rateur; et ce père de la patrie, modeste au milieu le poids de nos maux, est dans le bouleversement de
dutriomphe et des voeux d'un peuple entier, 1 accepte cette organisation même qui vous accorde le pouà regret la pourpre du pouvoir supréme ; mais il voir suprème. Le gouvernement seul, les fonctionse desiste en méme temps du droit de la transmettre naires publirs, et sur-tout les généraux
de
à ses
chargés
enfans ; il veut que le mérite et les sérvices la défense des
de la Colonie, doivent être
rendus à l'Empire. , soit les seuls titres que doivent considérés comme places les premiers moteurs des évéapporter ses successeurs. nemens affligeans qui assurent notre perte : lintérèt
Ses premiers soins sont d'organiser une armée que vous paraissez prendre à notre position et le
invincible ; il souffle son enthousiasme dans l'ame désir que vous manifestez d'y apporter
adoude ses' généraux, et les uns à l'envie des autres 1
quelque
s'efforcent d'établir la discipline 5 d'exercer leurs
(1) L'Ambigu, par Pelletiec. --- Page 3 ---
3 )
*
cissement 1 devrait ranimer mon espoir et me garantir désunir Ies deux partis 9 opprimer I'habitant et'f
le zèle que vous mettrez à réparer vOs fautes et exciterle mécontentement dusoldat, dans un momené*
;elles de vOs prédécesseurs qui ont counmis des où la mortalité et Ia désertion diminuent considé:
atrocités , que je,r ne pourrais citer sans blesser la rablement nos forces ; on expédie journellement des
délicatesse que je me plais à vous supposer, et sans bâtimens ; on délivre des passe-ports, et on souscrit
rappeler à ina mémoire des souvenirs atireux; mais au départ des habitans- et des officiers pablics ; mais
une foule d'exémples aussi malheureux qu'incon-" au lieu d'éloignerles femmes etles enfans, les hommes
testables, 1 me fait craindre que le langage de'la. vérité infirmes et dépourvus de moyens d'existénce 5 or
et de l'humanité buttagée 1 choquera votre oreille accorde ces prérogatives aux individus qui offrènt
accoutumée à lecens que de vils courtisans vous des sommes proportionnées â leur fortune ; ces
prociguent, et. lom de me flatter d'une prochaine sommes considérables sont destinées pour assurer le
amélioration de notre sort en vous donnant des sort à venir des généraux, dans un moment de crise;
détails sur notre position, je remplis un devoir
loin de redouter, is appellent ; et les officiers
ma plare d'aluninistrateur me rend sarrè.
ènt
accoutumée à lecens que de vils courtisans vous des sommes proportionnées â leur fortune ; ces
prociguent, et. lom de me flatter d'une prochaine sommes considérables sont destinées pour assurer le
amélioration de notre sort en vous donnant des sort à venir des généraux, dans un moment de crise;
détails sur notre position, je remplis un devoir
loin de redouter, is appellent ; et les officiers
ma plare d'aluninistrateur me rend sarrè. vans 2 soldats 9 les officiers de sante et employés d'ad:
trouverez joint l'état de situation des magasins de ministration gémissent dans l'indigence, et trainent
cette plare, qui sont aussi dépourius de vivres 1 leur existence dans la plus affreuse misére. quel les sont de connaissanres et de probité nénessaires,
n De tous les offiriers publics 1 le commandant de
lès employis préposés. J'ai eu soin de distinguer la plare, Panisse, est celui qui remplit avec le plus
consnumnation autorisie par nos besoins, 1 de celle de zèle et d'intelligence les intérêts de ces dignes
usurpée par les généraux commanduns les chefs généraux, et se distingue toujours par de' nonveantt
daluinistration, et sur-tout le rouunandunt de la Crimes et chaquejour est marque par une nouvellé
plare,.qui se reunissent pour épuiser nos ressources 1 atrocité. Le sous-préfet. : chefdidiministraton. Hrg
en faveur de leur sensualire et prodligulité. side avec le genéral Lavalette, à ude cdmifiston
>> Vous jugerez facilement des provisions qui nons qu'on appelle de Siège; mais au lieu de presrrire
restent, 3 de leur durée et de l'avenir qui nous attend, des mesures urgentes pour le bien de la sécurité
si vous ne faites Jes plus grunds eitorts pour nous publique, ou de veiller sur l'exécution des lois, i
serourir. Je pourrais remplir des pages, et encore combinent et réféchissent sur les moyens de s'envous ne connaitriez que la mineure partie des dila- riclir sans se compromettre, :
pidarions et des vols manifestent et inouis. que. cona Ils s'endorment dans les bras d'une jeune'créole,
mettent impun: inemt les premiers reprisentans du qui, par ses caresses hbidineuses et lascives, obtient
gouvernement. les faveurs les plus éclatantes > pour les"sujers 1E
a Haypelez-vous les somnies, comestibles et den- plus insignifians. fm Riit
rées que vous avez injustement mis à votre dispo30 Voila, citoyen Genéral,levreprésentans de votre
sition en partant de rerte ville : déduisez du restant, autorité; ; jugez par euk de notre position 5 et sTl
les dépenses néressaire: : et les vols intaanes, les con- vousimporte de faire oubliervos égaremens, purisses
sommations urgentes et les dilapidations énormes avec sévérité les crimes de ces usurpateurs' : tal est,
qui se sont faites jusqu'ici, et il vous sera facile de je vous l'assure le voeu de tous ceux qui professent
calruler notre existenre.
restant, autorité; ; jugez par euk de notre position 5 et sTl
les dépenses néressaire: : et les vols intaanes, les con- vousimporte de faire oubliervos égaremens, purisses
sommations urgentes et les dilapidations énormes avec sévérité les crimes de ces usurpateurs' : tal est,
qui se sont faites jusqu'ici, et il vous sera facile de je vous l'assure le voeu de tous ceux qui professent
calruler notre existenre. les sentimens de probité et de dévonement pour A
>> L'envoi dé farines et comestibles pourrit, il est patrie, proscrite par les généraux *. vrai, prolonger notre régétation et nous donner des
ROUANEZ] jeune, 1 rédacteur. forces pour soutenir plus long-temps; ; mais pour, nous
rendre heureux ! oh ! le vain projet. ; il faudrait des
réformes et des changemens à proportion des abus
qui ont existé jusqui ici. Je ne parle pas de ceux
NOUVELLES DIVERSES
qu'exigeraient principalennent vos pracedés et votre
Nous crovons faire
à nos Lecteura lque Ju
vOS
plaisir
gestion ; mais je vise sur
représentans. donnant le Discours de MOREAU devant le
) Les
Sarrazin et Lavalette
cona
généraux
1 qui
criminel. mnandent cette division 1 ne possèdent pas les qualités requises pour meriter de la part des habitans
M E S S L B U R S,
I A
et autres 2 cette confunce
vous àvez perdue
:
depuis votre promnotion : daeiee le plus cruel,
En me présentant devant vous, 9 je demande votre
l'avarice la plits sordide : toila les objets qui seuls attention pour un moment. Ma confiance dans-le
fixent leur attention ; des imnositions aussi niltipliées conseil que j'ai choisi est entière ; je lui ai résigné,
qu'injustes, des réquisitions nombreuses ne sufsent sans réserve, le soin de détendre mon innoncence :
pas pour assouvir leurs passions effrénées, qui re- c'est seulement pour satisfaire à son désir, que je
naissent à mesure qu'ils mieurent duns les bras de souhaite de parler devant le tribunal ; mais je sens
la volunte et de l'opulence; mais on foule aux pieds le besoin de parler moi-mème 3 tant à vous qu'a
les droits de Thumanité les plus sacrés, en privant la nation. les luabitans des fruits et autres alimens qu'ils cherDes circonstances malheureuses, produites la
chent et rapportent à travers les plus grands périls : hazard et préparées par la haine, peuvent
Ist
plusieurs meurent d'inanition , tandis que les géné- quelques périodes de la vie: di plus hotnéte
raux proliguent les mets les plus delicieux. . homme. Avec beaucoup d'adresse 9 un criminel
33 L'union et la plus parfaite harmonie, entre. peut: éluder les suspicions et les preuves de 'ses
Thabirant et le soldlat, sont_les seuls moyens pour criines. Une vie entière est toujours le plus sàr
braver les dangers qui nous menacent , et pour témoignage contre ou en faveur de l'accusé. C'est
vaincre des ennemnis aussi redoutables que ceux qui donc ma vie entière
j'oppose aux accusatenr's
nous divisent en dedans et counbattent au dehors. me
; a été assez
poursuivent: a
publique. pettr
Toutes les demarches des
ne
connue. J'en
et
2.
vie entière est toujours le plus sàr
braver les dangers qui nous menacent , et pour témoignage contre ou en faveur de l'accusé. C'est
vaincre des ennemnis aussi redoutables que ceux qui donc ma vie entière
j'oppose aux accusatenr's
nous divisent en dedans et counbattent au dehors. me
; a été assez
poursuivent: a
publique. pettr
Toutes les demarches des
ne
connue. J'en
et
2. généraux tendentqu'i
rappelerai quelques époquer, --- Page 4 ---
I 4 J
se témoins que jinroquerai, sont le peuple français
La proposition m: fut faite par des hommes
et les peuples que. la France a conquis. célébres dans la rérolution par leurs patriotismes, 9
Au Commencement de la révolution, qui devait et dans nos assemblées nationales par leurs talens :
fonder la liberté du peuple français, : j'étais destiné
le refusai ; je me rroyais fait pour commander
à l'étude des lois ; je changeai la destination de ma k armées 1 et ne désirais pas
commander la
vie; ; me vouai aux armes i ne me
e
je
je
plaçai pas république. parmi les soldats deja liberté par ambition ; j'emnC'était assez pour prouver 1 dans mon opinion,
brassai la vie miliraire par respect pour les lois de que si j'avais une amb tion 1 ce n'était
celle de
la nation sjedevins guerrier, parce quej'étais citoyen. l'antoriré ou du pouroir. Très-peu après ple le prouvai
Je soutins CB caractère sous les drapeaux ; je lai encore davantage. toujours conservé; plus jaimais la liberté, plus je
La fin ais Numéro prochain. me soumettais à la discipline. J'avançai très-rapidement, mais toujours de grade
en grade, sans en franchir aucun. Toujours servant
A V I S. mon pays ; jamais Aattant les comités. Arrivé au
Le prix de T'Abonnement 1 pour cette Feuille,
commandement en chef 1 "quand la victoire nous est de douze Gourdes par an ; on ne rerevra point
porta à nous'avancer au milieu des nations hostiles, d'Abonnement au - dessous de trois mois 1 payable
je ne m'appliquai pas moins à faire respecter le en souscrivant
caractére du peuple français, qu'à faire craindre ses
On souscrit aux Conaires, chez M. CAZE jeune,
armes. La guerre, sous mes ordres, n'était un fléau I négoriant 5 au Port-au- Prince, chez MM. GiRoT
que sur le champ de bataille ; jusques méme au et FOURCAND, innprimeurs de l'Empereur. milieu de leurs plaines ravagées, les nations et les
puissances belligérantes m'ont rendu cette justice. MOUVEMENT DE LA RADEDU CAP. faicru cette conduite aussi
que nos victoires
A ARIV z DI E N AYIAES
pour faire des conquètes à IaEn France. Au temps même où des maximes contraires paraisDu 3 au 13 du courant. saient prévaloir dans. le gouvernement, 9 cette con- La goëlette Edith et Nancy, rap. Adams 1 Tenant
duite n'excita pas contre moi ni ia calomnie , ni la
du Port-de-Paix, en relàrhe chargée de caft. persécution. Aucun nuage ne s'éleva pour ternirla L'Eliza, cap. Giberson, venantde Charleston, chargée
gloire militaire que j'avats acquise 9 jusqu'a ce trop
de provisions et marchandises séches.
valoir dans. le gouvernement, 9 cette con- La goëlette Edith et Nancy, rap. Adams 1 Tenant
duite n'excita pas contre moi ni ia calomnie , ni la
du Port-de-Paix, en relàrhe chargée de caft. persécution. Aucun nuage ne s'éleva pour ternirla L'Eliza, cap. Giberson, venantde Charleston, chargée
gloire militaire que j'avats acquise 9 jusqu'a ce trop
de provisions et marchandises séches. fameux jour , le 18 Fructidor; ; ceux qui trop pré- Le navire Alert 1 ran. John Lewis 1 de Boston s
cipitamment exaltèrent cette journée 1 me reprochargé de provisions et marchandises sèches. chérent d'avoir été trop lent à dénoncer un homme La goelette Rosanna, cap. Mooney, 1 de Baltimore 2
dans lequel je ne pouvais voir seulement qu'un frére
chargée de provisions et inarchandises sèches. d'armes, même au moment ou les faits et les preuves Le navire Three Sisters cap. Lillibridge de Phime démontraient qu'il était accusé par la vérité, et
ladelphie 7 chargé de marchandises sèches. non par des suspicions injustes. Le directoire, qui Le bricq Joseph, rap. Pilsbern, de Boston, chargé
seul connaissait les circonstances de ma conduite,
de provisions et marchandises sèches. qui pouvait en juger correctément, et qui, chacun
D $ P A R T DI E N A V I RI S. le sait;, n'était pas disposé à me juger avec indulgence déclara quil me trouvait irréprochable ; il
Du 5 au 10 du courant. m'employa ; le poste n'ètait pas brillant ; mais il le La goëlette Edirh et Nancy 1 cap. Adams 3 pour
devint bientôt. Baltimore, chargée de café. Je n'ose croire que la nation a oublié comment La Nancy, cap. Brandt, pour le Port-au-Prince,
je me montrai digne d'elle ; elle n'a pas oublié avec
chargée de provisions. quel dévouement je cambattis en Italie dans un L'Eleonor, rap. Sinith. 1 pour Jérémie, chargée da
poste subordonné ; elle n'a pas oublié comment je
provisions. fus rendu au commandement en chef par les revers Grey, Honnd, rap. Noyes, pour New-York, chargée
de nos armées, et renommé général, en quelque
de café. sorte, parnos malheurs; : elle se ressouvient comment
jai réorganisé deux fois les armées des débris de
-celles qai avaient été dispersées; et comment après
A V I S
I V E R S. avoir été envoyé deux tois à leur tète, pour m'op1. MM. Mullery et Compagnie, marchands en
aux armées russes et autrichiennes, ,j'en rendis gros et en détail, et commnisionnaires, préviennent
Frede commandement pour entrer dans un autre d'une MM. les Habitans quils. se chargeront de la vente
bien plus haute confiance. de leurs denrées : ceux qui les honoreront de leur
Je n'étais point, 9 dans cette époque de ma vie, 9 confance auront lieu d'ètre satislaits de leur exacplus républicain
dans toutes les autres; ; je lo titude pour les commissions dont on les chargera. parus d'avantage. :, vis fixé sur moi, d'une manière Leur demeure est quai Saint-Louis et rue Notreplus' particuliere. 1 les regards et la confiance de ceux Dame, numéro 12. dont foccupation était d'inprimer de nouveaux mou1. M. Calame 1 horloger, offre ses servires poue
vemens et de nouvelles directions à la république ; tout ce qui concerne son état : ceux qui T'honoils se proposajent 9 on le sait, de me placer à la tête reront.
parus d'avantage. :, vis fixé sur moi, d'une manière Leur demeure est quai Saint-Louis et rue Notreplus' particuliere. 1 les regards et la confiance de ceux Dame, numéro 12. dont foccupation était d'inprimer de nouveaux mou1. M. Calame 1 horloger, offre ses servires poue
vemens et de nouvelles directions à la république ; tout ce qui concerne son état : ceux qui T'honoils se proposajent 9 on le sait, de me placer à la tête reront. deleur confance seront satisfaits. Sa demeure
de.. .. peu semblable à celui du 18 Brumaire. est dans la maison du médecin Justamont 1 place
Mon ambition, sij'en avais beaucoup, pouvait aisé- d'Armes. ment. se cacher parles apparences et même se faire
honneur par tous les sentimens d'amourede mon Au Cap, chez P. Roux, imprimeur de l'Empereur,
pays. yus d'Anjou et place d'Arines.