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--- Page 1 --- L’ABEILLE HAYTIENNE JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE. N. IV. L’Epée et les talens doivent n’avoir qu’un but : Que chacun à l’État apporte son tribut. Ce journal paraît les 1.er et 16 de chaque mois Le prix de l’Abonnement se paye d’avance : 25 gourdes pour un an ; 14 gourdes pour six mois 3 8 gourdes pour trois mois S'adresser à M. Colombel, Secrétaire Particulier de S. Eæ a le Président d'Haiti. e<>0 AU PORT-AU-PRINCE, DE L'IMPRIMERIE du GOUVERNEMENT, 1817, --- Page 2 --- --- Page 3 --- Port—au—Prince , le 16 Septembre 1817, an 14 de l’Indépendance d'Haïti, POLITIQUE. guite des Considérations sur Vile d'Haiti, par J. S. Milscent^ is 2 . ' Haïtien. ARTICLE VII. I J ES hommes ayant senti la nécessité d’établir entr’eux des rappots utiles et de se porter’ mutuellement secours, se réunirent en sociétés. Dès-lors il ne fut plus permis à un individu dé faire ce qui pouvait être contraire à l'inté rêt commun, ni même de nuire à son semblable. Les droits de chacun furent réglés par des conventions dont l'exécution fut confiée aux hommes les plus sages. Telle est l’origine des Lois et des Gouvernèmens." • La réunion des chefs de famille chargés d’exécuter les Lois, constitua la République ; lorsqu’un Chef militaire fut dépositaire de l’autorité absolue, la Monarchie prit naissance. ‘ 1f * i t —dt Voilà deux espèces de Gouvernemens ; mais ils sont susceptibles de mo difications. ■ *15 Le Gouvernement Républicain peut être simplement démocratique : alors l’autorité réside dans l’Assemblée du Peuple ; niais chaque Chef civile ou milita re jouit d’un pouvoir dont il lui est aisé d’abuser. D’un autre côté, la facilité d’accuser les agens du Peuple et de leur substituer des compétiteurs dangereux, fait naître la défiance partout, laisse les esprits dans une fluctua tion continuelle et prive le Gouvernement de la stabilité qui convient au corps politique. —cot L’expérience a prouvé qu’une République mixte, dans laquelle la Loi donnée par la Nation est confiée à un Pouvoir exécutif unique, électif et comptable, est préférable sous tous le rapports. Cette forme donne plus de force au Gouvernement, sans ouvrir la porte à l’ambition comme dans l’Etat purement Démocratique. . Il y a abus lorsque la Loi est faite par celui qui doit l’exécuter. Ainsi la Dictature est dans la République ce qu’est le Despotisme dans la Monarchie. Il est nécessaire qu’une Nation soit représentée par un Chef revêtu d’une autorité étendue ; mais ce Chef ne doit poit agir sans l’aveu de son Com mettant. Ce principe est la règle fondamentale du Gouvernement Républicain l’ambition comme dans l’Etat purement Démocratique. . Il y a abus lorsque la Loi est faite par celui qui doit l’exécuter. Ainsi la Dictature est dans la République ce qu’est le Despotisme dans la Monarchie. Il est nécessaire qu’une Nation soit représentée par un Chef revêtu d’une autorité étendue ; mais ce Chef ne doit poit agir sans l’aveu de son Com mettant. Ce principe est la règle fondamentale du Gouvernement Républicain --- Page 4 --- mixte ; il est aussi la base de la Monarchie représentative, c’est-à-dire, celle où la Loi émanée de la double section du Corps Législatif, est exécutée par les ordres du Monarque. Ces deux Gouvernemens me semblent les plus parfaits ; mais on ne saurait les appliquer indistinctement à tous les peuples. Les siècles ont consa cré en tels pays des principes méconnus en tels autres. Il faut respecter ce qui convient à chaque nation. Celui qui s’élève, en Europe, contre la Monar chie, la légitimité, la successibilité au trône, peut être réputé un être dange reux ; laissons ces contrées lointaines et ne discutons que ce qui nous touche i mmédiatement. Lorsque des hommes opprimés parviennent à se dégager de la servitude et à former une Nation, ils ont des droits égaux et ils doivent marquer du sceau de la réprobation tout ce qui tend à les avilir. Si l’un d'entr'eux s’é crie : « Je suis votre roi ; vous serez soumis à mes volontés ; votre vie m'ap. « partiendra et vous serez l'héritage de mes descendans. ” Celui-là est un spoliateur, un tyran. Il n’y a pas de légitimité quand l’autorité n’a pas été déléguée par la majorité d’une Nation, mais surprise par une féroce ambi tion. Ainsi les criminels efforts du Bacha de Sans-Souci pour s’affermir sur son trône sanglant, ses nombreux assassinats et ses ridicules prétentions, sont autant d’outrages qu’il fait au Peuple Haïtien et qui le signalent comme le. plus éhonté des usurpateurs. L’autorité est dévolue au Peuple lorsqu’elle se trouve naturellement dans ses mains. La République convient donc aux Etats naissans, puisqu’elle assure aux Citoyens qui sont appelés à la défense commune, la jouissance entière de leurs droits : elle n’admet point ces distinctions de l’orgueil, ces symboles de féodalité, ces décorations, cette ligne de démarcation entre des individus d’une même espèce et d’une condition égale : le mérite et la vertu seuls y jouissent de la considération publique. Mais le despotisme ne peut se mainte nir sans supports; ces Seigneurs qui ont été fabriqués dans notre voisinage sont* des échelons qui conduisent au faîte de l’échafaudage de Christophe. S’il existe parmi eux quelques hommes de bonne foi, ils doivent être sans cesse en guerre avec leur conscience. En accumulant sur eux les privilèges et les richesses, ils ont dépouillé leurs malheureux compatriotes des droits les plus sacrés et les ont condamnés à un nouvel esclavage. Ces anoblis ont néanmoins l’air de prisesr les douceurs de la liberté ; ils sont libres sans doute, mais c’est aux dépends de leurs frères serfs, réduits à regretter ce qui ne devait passe retracer à. leur mémoire sans un sentiment d’horreur, et assez malheureux pour ne pouvoir écouter la voix qui les appèle sous les bannières de i a République* qui est leur mère et la nôtre. Le Gouvernement Monarchique a eu de célèbres .partisans ; le Gouver nement Républicain a eu d’illustres défenseurs ; tous les deux ont leurs avanta ges. Si les abus se glissent partout, les bonnes lois peuvent émaner de tous ceux qui sont appelés à les créer. Il faut néanmoins remarquer que ce sont moins les lois qui assurent le bonheur d’un Peuple que la sagesse de son Gouvernement, ou du Magistrat dans les mains duquel se centralisent les différents pouvoirs. Un bon Roi, un despote même peut faire des heureux si l’amour du ustres défenseurs ; tous les deux ont leurs avanta ges. Si les abus se glissent partout, les bonnes lois peuvent émaner de tous ceux qui sont appelés à les créer. Il faut néanmoins remarquer que ce sont moins les lois qui assurent le bonheur d’un Peuple que la sagesse de son Gouvernement, ou du Magistrat dans les mains duquel se centralisent les différents pouvoirs. Un bon Roi, un despote même peut faire des heureux si l’amour du --- Page 5 --- ( 5 ) elle par au. IS2. ce lar geche itu. du s’éap. un été ibi. sur ont ! le ans iure : de oies dus s J atesont iste erre bien public est sa vertu principale. Il est donc essentiel que le Chef d’un Etat soit doué des qualités qui peuvent assurer la félicité nationale. Le même peu ple gouverné par des hommes différens, est heureux ou misérable, humain ou féroce. Cependant, quelque parfait que puisse être un premier Magistrat, il faut qu’il consulte la Loi. L'iniative qui lui est acquise le met à même de provoquer toutes les mesures utiles à ses administrés, et il peut faire valoir ses plus belles prérogatives dans les moyens d’exécution. Le Gouvernement Républicain mixte pourrait être assimilé à la Monarchie représentative, sans l’hérédité affectée aux descendant du Monarque, laquelle fait d’une Nation des sujets et légitime le règne des mauvais princes. Le Gouvernement électif en excluant ce principe, fait du Chef de l’Etat le premier Magistrat du Peuple, et il ne lui'accorde la suprême Magistrature qu’à titre de récompense de ses vertus, de son habilité et des services qu’il a rendus à la Patrie. Si un grand homme pouvait avec la naissance transmettre les hautes quali tés qu’il dut à la nature, il n’y aurait d’autre inconvénient à admettre l’héridité du pouvoir qu’en ce quelle rend un Peuple le patrimoine d'une famille ; mais comme on a vu sortir d’une même souche des rameaux plus ou moins défec tueux, il est plus convenable que la Nation conserve le droit d’élire son Chef et de le choisir dans la masse des hommes qui peuvent mériter son sufage par leurs lumières, leur intégrité et leur patriotisme. (La suite au prochain Numéro.) LITTERAT U R E. VERS composés à V occasion de la Fête anniversaire du Pré sident d’Hayti, ses, zrés oins l’est isse >0111 que Quel bruit déchire l’air ! j’entends de toutes parts, Gronder avec éclat les tonnerres de Mars ; J’entends de tous côtés des accens d’allégresse ; Je vois les cœurs bondir et de joie et d'ivresse. Dans la ville accouru, l’humble habitant des champs, Aux cris du Citadin vient confondre ses chants ; L’étranger que le lucre en nos climats appelle, Partageant nos transports, dans la foule se mêle, A nos voix joint sa voix, à nos vœux joint ses vœux : En ce jour solennel tous les cœurs sont heureux. Chacun veut célébrer, au sein du sanctuaire, Du Héros d’Haïti, l’auguste anniversaire. Haïtiens, Anglais, Américains, Français, Admirent ses vertus autant que ses hauts-faits. anger que le lucre en nos climats appelle, Partageant nos transports, dans la foule se mêle, A nos voix joint sa voix, à nos vœux joint ses vœux : En ce jour solennel tous les cœurs sont heureux. Chacun veut célébrer, au sein du sanctuaire, Du Héros d’Haïti, l’auguste anniversaire. Haïtiens, Anglais, Américains, Français, Admirent ses vertus autant que ses hauts-faits. --- Page 6 --- ( 6 ) Le Prane croit voir en lui, du bon Henri, l’image ; En lui l’Anglais, d’Alfred, admire le. courage : En lui l’Américain reconnaît Washington : L’Haïtien, un père, un ami, son Patron. O d’un peuple naissant, Etoile tutélaire! Sois toujours d’Haïti la Boussole et le Père ; Oppose ta sagesse à tous nos ennemis ; De cent peuples divers fais cent peuples d’amis ; Porte de toutes parts ton zèle infatigable ; Après l’avoir créé, rends ton obrage stable ; Appelle à ton secours la sage antiquité ; Fixe de l’avenir la versalifste Encourage les arts, les talens, l’industrie : Les Beaux-Arts, d’un Etat, sont la force et la vie. Fais germer les vertus, l’honneur, la bonne foi; Accoutume le Peuple au règne de la Loi ; Sous ta protection, prends l’ardente Jeunesse : Qu'elle doive à tes soins, les talens, la sagesse. De l’humble agriculteur protège les travaux : La sueur de son front fait vivre les Héros. Qu'une société, juste appréciatrice, introduise en nos champs, une sage police ; Flétrisse la paresse, honore le labeur, Supplée aux bras nerveux, par le soc bienfaiteur. Du conquérant des champs, la charrue est l’amie. C’est son char triomphal. Heureux sans infamie, Sa rustique conquête il parcourt sans remords. S n sceptre est l'aiguillon : deux bœufs jeunes et forts. Ou deux chevaux dressés par sa main protectrice, Sont les sujets soumis à sa voix directrice. L'Attelage est il prêt? l'entement serpentant Le Soc ouvre la terre et la Herse l'étend. Des enfants de Cérès, tel est l’usage antique. Gardons-nous d'imiter l’orgueil asiatique. De ses sots préjugés aveugle observateur. Adoptons avec choix. La machine à vapeur., Du plus puissant levier sans effort tient la place. Au vent ainsi qu’à l’eau supplée avec audace. Eole désormais, et ses fils vagabonds peuvent se reposer dans leurs autres profonds ; Sur son paisible sein, l’épouse de Neptune, Amphitrite, verra, poursuivant la Fortune, Le Nautonnier franchir son empire écumeux : De la Reine des fleurs, l’amant voluptueux Le doux Zéphire en vain, humera son haleine; La Naïade aux abois, désertera la plaine; Au secours de Cérès, la Chimie accourant ace. Eole désormais, et ses fils vagabonds peuvent se reposer dans leurs autres profonds ; Sur son paisible sein, l’épouse de Neptune, Amphitrite, verra, poursuivant la Fortune, Le Nautonnier franchir son empire écumeux : De la Reine des fleurs, l’amant voluptueux Le doux Zéphire en vain, humera son haleine; La Naïade aux abois, désertera la plaine; Au secours de Cérès, la Chimie accourant --- Page 7 --- ( 7 ) D’un gaz actif et pur sait former un courant, Qui, de la mécanique animant la magie. Dispensera partout l abondance et la vie. Habitants, profitez de ce puissant moteur, Multipliez partout les moulins à vapeur : Toutefois n’allez pas en des mains inhabiles, Confier de ce gaz les forces projectiles : En éclats, dans les airs, le moulin emporté, N’offrirait que la Mort à l'œil épouvanté. Ici l’expérience est plus que nécessaire. Phébus peut seul guider le char de la lumière. Mais ce n'est pas assez ; cette Société, Doit apporter ses soins jusque dans la Cité ; Faire même enlever toutes les immondices. De la peste ennemie infernales nourrices : Faire écouler les eaux, déssécher les' ravins ; Eclairer nos îlets, applanir nos chemins ; Par des arbres divers distinguer chaque rue. Le Citronnier ici viendrait flatter la vue, Le Palmier sourcilleux dans les airs s’élevant, Défendrait ces maisons de la fureur du vent ; Plus loin le Cocotier prêterait son ombrage ; Et l’arbre aux pommes d’or embellirait là plage. Alors l’Haïtien, et la nuit et le jour, Sans dangers quitterait Mercure pour l’Amour, Et l’on ne verrait plus, dans sa course rapide, La Beauté se faner sur le seuil insipide. Que Thalie et les Jeux, Terpsichore et les Ris Viennent en badinant égayer nos ennuis. Thalie en traits malins sait peindre un ridicule, A de certains docteurs présenter la pilule, D’un amour insensé corriger un amant, D’un faux dévot montrer le zèle extravagant, Et, poursuivant partout la sottise et le vice, Faire rougir un fat ou pâlir l’avarice. Sérieuse en son air, Melpomène au grand jour, Les Titus, les Néron montrera tour à tour. O que l’illusion aura pour nous de charmes ! Titus de ses sujets toujours sécha les larmes; Mais de Néron, tyran d’un peuple généreux, Néron, comptant ses jours par des crimes affreux, —elpomène , au Public peignant la catastrophe, Jusque dans Sans- Souci fera trembler Christophe. Sur ce morne orgueilleux, coéternel au temps, Dont la tête a bravé les furieux autans. Et qui voit à ses pieds se former les tonnerres, Qu L rame à nos yeux dévoile les mystères. ses sujets toujours sécha les larmes; Mais de Néron, tyran d’un peuple généreux, Néron, comptant ses jours par des crimes affreux, —elpomène , au Public peignant la catastrophe, Jusque dans Sans- Souci fera trembler Christophe. Sur ce morne orgueilleux, coéternel au temps, Dont la tête a bravé les furieux autans. Et qui voit à ses pieds se former les tonnerres, Qu L rame à nos yeux dévoile les mystères. --- Page 8 --- ( 8 ) Qui, des mondes errans , règlent les cours divers. Un jour, je le prédis, de ce vaste Univers, Plus d’un Haïtien , étendant le domaine , Verra briller son nom dans la céleste plaine. Loin du bruit des cités , dans un site riant , Qu’embellirait encore un limpide courant. D’Athènes imitons l’illustre Académie: Elle fut le berceau de la Philosophie. Là, Platon rappelait, d’un langage divin, Les vertus de Socrate et sa tragique fin. O que d’esprits féconds fleurirent dans la Grèce , Qui dans ces lieux charmans, puisèrent la sagesse î Là , Xénocrate un jour tonnant contre Bacchus , Fit rougir Polémon , le rendit aux vertus ; Et Polémon depuis, imitant Xénocrate, D’effronté libertin devint nouveau Socrate. Dans ce séjour sacré , qu’un moderne Platon Du jeune Haïtien cultive la raison ; Le forme aux bonnes mœurs, élève son génie jusqu’aux nobles pensers de la Philosophie. Ah ! si j’en crois la voix qui parle dans mon cœur J’entrevois , Haïti, ta future grandeur. Quels siècles de vertus, de talens et de gloire 2 De tes heureux enfants vont embellir l’histoire ! Celui-ci, de Clio saisissant le burin, Peindra du bon Ogé le rigoureux destin ; De Chavannes martyr la stoïque constance ; De Lamarre expirant l’héroïque vaillance ; Du jeune Rebecca les faits d’armes heureux ; Du preux Coutilien le trépas généreux, A la cruelle mort abandonnant sa vie Pour sauver en son Chef l’espoir de la patrie; Et, de mille guerriers morts pour la Liberté, Fera passer les noms à la postérité. D'Euterpe, celui-là, suivant les faibles traces, Aux échos attendris redira nos disgrâces; Cet autre, d'Erato corrigeant les discours, Contera chastement nos volages amours. Mille autres, inspirés par leur fécond génie, Dans ses écarts divins, atteindront Polymnie, Plus hardi dans son vol vers le sacré vallon, Un fils de Calliope, inspiré d’Apollon, Sublime, embouchera la trompette héroïque, Chantera, d’Haïti, le Héros pacifique, Dira comment son bras affranchit son pays Du joug humiliant où Colomb l’avait mis, Et comment, son grand cœur secondant son génie, Au règne des Beaux-Arts il soumit sa Patrie, génie, Dans ses écarts divins, atteindront Polymnie, Plus hardi dans son vol vers le sacré vallon, Un fils de Calliope, inspiré d’Apollon, Sublime, embouchera la trompette héroïque, Chantera, d’Haïti, le Héros pacifique, Dira comment son bras affranchit son pays Du joug humiliant où Colomb l’avait mis, Et comment, son grand cœur secondant son génie, Au règne des Beaux-Arts il soumit sa Patrie, --- Page 9 --- Fils de la liberté, vous qu’un cruel destin, Condamnait a gémir sous le fouet inhumain. Elevez jusqu’au ciel vos voix reconnaissantes. Consacrez au très-haut vos âmes renaissantes : Le Dieu de l'Univers est le Dieu d’Haïti. Du faible il fut toujours le refuge et l’appui. Célébrons sa bontés célébrons sa clémence. C’est lui qui dans nos cœurs mit la sainte espérance ; C’est lui qui nous soutint en ces temps odieux, Où d’un maître insolent l’esprit ingénieux Savant dans l’art cruel que lui légua Mézence, Pour grossir ses trésors mutilait l’Innocence. Sous ce régime affreux, la douce Humanité L’œil en pleurs avait fui ce sol ensanglanté. L’Avarice inhumaine, en son humeur sauvage, Régnait seule en tyran sur le morne Esclavage. Le Soupçon aux cent yeux, la Torture aux cent bras Et la sombre Terreur accompagnaient ses pas. La Traite au cœur de roc nourrissait la cruelle ; La Mort sous mille aspects voltigeait autour d’elle, Enfin, tous les démons issus de Lucifer, Sous notre ciel heureux avait placé l’Enfer, Las-Casas, le premier, témoin de tant de crimes, Eloquemment plaida la cause des victimes. Que pouvait la Vertu contre la soif de l’or ? Des premiers Haïtiens, le sang ruisselle encor.„ Raynal, en traits de feu, peignit à Sa Patrie, D’un régime infernal l’inique Tyrannie. 1 A ce tableau criant de crimes inouis Tu répandis des pleurs, ô généreux Louis I Tu plaignis nos destins ; mais ton bras tutélaire, Libérateur du Nord, (1) pour nous ne put rien faire. Bénézet, né français, divinement humain, Ne voyait qu’un ami dans le pauvre Africain; Lui consacra ses jours filés par la sagesse, Soulagea ses malheurs, dirigea sa jeunesse, Combattit l’esclavage, et mourut ignoré Mais son nom dans nos cœurs fut toujours honoré ; Et là-haut, dans le ciel doublement immortelle, Son âme goûte en paix une gloire éternelle. Volney, dans la Syrie, interrogeant les tems, A 1 orgueilleuse Europe, apprit que les talens. Les sciences, les arts, qu’elle croit son partage^ Du noir Ethiopien sont l’antique héritage. Grégoire et Wilberforce et Gran-ville et Clarkson, Noms avec la vertu toujours à l’unisson, (1) Les Etats-Unis d’Amériques , dans le ciel doublement immortelle, Son âme goûte en paix une gloire éternelle. Volney, dans la Syrie, interrogeant les tems, A 1 orgueilleuse Europe, apprit que les talens. Les sciences, les arts, qu’elle croit son partage^ Du noir Ethiopien sont l’antique héritage. Grégoire et Wilberforce et Gran-ville et Clarkson, Noms avec la vertu toujours à l’unisson, (1) Les Etats-Unis d’Amériques --- Page 10 --- ( 10 ) Avec force élevant leur voix philantropique, A la rédemption ont appelé l’Afrique. La puissante Albion a défendu nos droits. Un Sénat généreux de magnanimes rois Tranchant des préjugés, la plus hideuse tête, Par un acte immortel vient d’abolir la Traite. Monarques bienfesans, Philantropes chrétiens, Dans nos cœurs vous régnez par les plus doux liens. Et toi, qui du malheur as bu la coupe amère, Rejeton d’un grand Roi, que l'univers révère, Louis, serais-tu sourd à la voix de ton cœur, De ton cœur vertueux, instruit par le malheur ? Ah ! loin, bien loin de moi, cette inique pensée, Ton nom n’orne-t-il pas l’alliance sacrée ? De la.Religion interroge, la voix. Interroge ton Dieu Jmer t yre su r la croix. L’une d’un ton sacré, pour tout chrétien sincère, Te crîra : Vous sortez, Mortels, d’un même père : Tels les fleuves divers sont fils de l’Océan, Et l’autre te dira : Si je versai mon sang, Ce fut pour racheter votre race rebelle, Ce fut pour la sauver de la mort éternelle : Par mon sang, épurés, dès qu’ils sont vertueux, Tous les enfans d’Adam sont égaux à mes yeux ; Et le noir Africain, courbé sous l’esclavage, Est plus grand devant moi que le blanc qui l’outrage. Louis, sonde ton cœur Braves Américains, Vivons Indépendans, vivons Républicains. Quoi ! Nous eussions versé notre sang pour des maîtres I A nos sermèns sacrés nous pourrions être traîtres ! Et nos bras indomptés destructeurs des tyrans, Pour de nouveaux Nérons auraient vaincu vingt ans ! Ah ! plutôt que le Ciel sur nous s’appesantisse ! Que la terre en courroux plutôt nous engloutisse ! Mais non de toutes parts, j’entends cent mille voix S’écrier, Haïti, nous défendrons tes droits! Ou, volant à la mort, le cœur plein d’allégresse, Nous mourrons dans les airs comme mourut Delgresse f O toi, Pilote expert du vaisseau de l’Etat, Héros sage et prudent, modeste Magistrat, Souris à cet essai de ma reconnaissance: Ma Muse encor novice a besoin d’indulgence. L’amour du Bien Public et de la Liberté, Ne sut jamais orner la simple Vérité. Je sais que maints Censeurs plus sages que Minerve, Blâmeront les écarts que s’est permis ma verve ; Mais je parle sans fard, parlant à Pétion : ut Delgresse f O toi, Pilote expert du vaisseau de l’Etat, Héros sage et prudent, modeste Magistrat, Souris à cet essai de ma reconnaissance: Ma Muse encor novice a besoin d’indulgence. L’amour du Bien Public et de la Liberté, Ne sut jamais orner la simple Vérité. Je sais que maints Censeurs plus sages que Minerve, Blâmeront les écarts que s’est permis ma verve ; Mais je parle sans fard, parlant à Pétion : --- Page 11 --- ( 11 ) Non, ce n’est pas assez que nouveau Washington,, Ton bras nous ait conquis un Nom, une Patrie : La gloire d’un Héros, du peuple est l’ennemie, Si, fesant consister l’honneur à ravager, Au lieu d’édifier il va tout saccager : Mais si d’un peuple heureux, un Héros est le pure, Du Conquérant du Nord, si, prudent adversaire, Pour Emule il choisit, Pierre, Législateur, Pierre, d’un peuple neuf prudent Réformateur, Pierre de Pétersbourg, Fondateur, Architecte ; Pierre de ses Etats et le bras et la tête ; Opposant la constance à son rival jaloux ; Ayant pour lui les Dieux, l'abattre sous ses coups ; Et. par'siccesseur digne de son génie, Pierre, fixant, enfin, le rang de sa patrie : Alors n’écoutant plus si Pégase est rétif, Si je suis de Phébus un enfant adoptif, Je me livre sans crainte à mon brûlant délire ; Je dispense sans art l’éloge ou la satire, Et malgré les Fréfons, acharnés sur mes vers, J’ose de mon Héros. dire à tout l’Univers : « Un jour la Vérité, par la main de l’Histoire, ‘ f Fera graver son nom au Temple de Mémoire; “ Et, léguant ses vertus à la postérité, “ Couronnera son front de l'Immortalité. ” D. L , Haïtien. INT E R I E U R. Désirant utiliser le tems que mes occupations habituelles laissent à ma disposition, j’ai l’honneur d’offrir mes services à ceux de mes compatriotes qui voudront apprendre à parler et écrire correctement la langue française : au moyen d’une méthode courte et facile, je les mettrai à même de faire des pro grès rapides dans cette étude. J’enseignerai également l’écriture, l’arithmétique et la tenue des livres à partie double, si cela est à la convenance des personnes. J’offre aussi ma plume à mes concitoyens pour la rédaction, la mise au net ou la transcription de tous Mémoires, Pétitions, Lettres, Comptes, Fac tures, Bilans, Livres de commerce sous seings-privés, Projets d’actes, Con sultations, &c. Je me chargerai généralement de tout ce qui est du ressort de l écriture et des calculs, et j’ose espérer que les personnes qui m’auront con fié quelques ouvrages trouveront toute l’exactitude, la netteté et la correc tion qu’elles pourront désirer dans l’exécution , Mon domicile est près de la maison du Général Thomas, commandant de la place du Port-au-Prince. MILSCENT. privés, Projets d’actes, Con sultations, &c. Je me chargerai généralement de tout ce qui est du ressort de l écriture et des calculs, et j’ose espérer que les personnes qui m’auront con fié quelques ouvrages trouveront toute l’exactitude, la netteté et la correc tion qu’elles pourront désirer dans l’exécution , Mon domicile est près de la maison du Général Thomas, commandant de la place du Port-au-Prince. MILSCENT. --- Page 12 --- ——Le sieur Charles Hardy a ouvert un cours de Dessin et de Pein ture dans la maison de Mlle. RIGAILLETTE, en face de l’Imprimerie du gou vernement. Il enseigne l’Aquarelle et le Lavis des Fleurs, des Coquillages et des Fruits ; la Miniature ; le dessin du Paysage et des Marines ; l’art de fixer les couleurs sur le verre, le velours, le satin et le bois, &c. Il ensei gne aussi la peinture des Arabesques, et le procédé pour dessiner au phy. sionotrace toute espèce de profils. Sa Classe est ouverte tous les jours, depuis 2 jusqu’à 4 heures de l’a près-midi. Les personnes qui désireraient prendre des leçons particulières chez el les peuvent choisir leurs heures entre 6 et 9 heures du matin. - VARIETES. Un Journal Allemand annonce qu’il vient de se déclarer en Saxe une singulière maladie. Les individus qui en sont atteints éprouvent un engour dissement à la tête ; ensuite leur bouche enfle et se ferme. On ne dit pas si les femmes sont aussi exposées que les hommes à cette infirmité. On lit dans un numéro du Journal Général du mois de Mai, l’a necdote suivante ; “ L’antipathie que plusieurs de nos françaises témoignent pour les Anglais est loin d'être générale. Une jeune dame de Valenciennes, après avoir épousé un officier de cette nation, vient, pour sa première cou che, de le rendre mère de trois garçons. Qu’aurait fait de plus une tendre et sensible Miss ? " t = =—: — — NOUVELLE S. Nous venons de recevoir des journaux français, par un bâtiment de Bor deaux arrivé aux Cayes, il y a quelques jours. Ces journaux sont d’une date récente et contiennent de longs détails sur les troubles qui ont éclaté dans di vers Départemens de la France pendant le mois de juin. Les Rédacteurs de ces feuilles prétendent que ces troubles ont été occasionnés par la disette qui s’est fait sentir dans ce royaume, mais il est hors de doute que leur vraie cau se se rattache à un système de conspiration dont les ramifications sont très-éten dues. A Lyon, et dans la plupart des Communes voisines, les conjurés ont fait plusieurs tentatives à main armée pour s’emparer de l’autorité, mais, s’il faut en croire les Journaux dont il s’agit, leur coup a manqué. Cependant, il parait que l affaire qui s est passe a Lyon a été chaude, car le Maire de cette ville a été forcé lui et la troupe qu’il commandait, de se retirer dans le clocher d‘uue Église. ou ils ont été obligés de se défendre avec opiniâtreté contre les assaillans. Dans les Départemens du Morbihan, de la Loire Inférieure, de la Barthe, &c. de grands mouvemens ont aussi eu lieu. A Ancenis, et dans Cependant, il parait que l affaire qui s est passe a Lyon a été chaude, car le Maire de cette ville a été forcé lui et la troupe qu’il commandait, de se retirer dans le clocher d‘uue Église. ou ils ont été obligés de se défendre avec opiniâtreté contre les assaillans. Dans les Départemens du Morbihan, de la Loire Inférieure, de la Barthe, &c. de grands mouvemens ont aussi eu lieu. A Ancenis, et dans --- Page 13 --- in. ou. ges de sej. lly. l’ai el. me jr. pas atnt es, ure Ite ile ui 11- it it it e i- (13 ) toutes les Communes de cet Arrondissement, on a été obligé de mobiliser les Gardes Nationaux pour marcher contre les insurgés. A Sens la Garde nationale n’ayant pas voulu agir contre les révoltés a été dissoute par Ordonnance du 9 juin. Un journal du 9 Juillet dit : que l’on a arreté a Paris un individu qui criait hautement dans les rues: Canaille de Parisiens ! revoltez-vo as donc. Tous les Départemens sont révoltés, et n'attendent que vous.. Paris, 25 Juin.—Hier, M. le Maréchal Gouvion St.-Syr a été admis à l’honneur de prêter son serment entre les mains du Roi, en qualité de Minis tre de la Marine et des Colonies. . —On s’occupe au Ministère de la Guerre d’un Projet de Loi, relatif au au recrutement de l’armée. On assure que d’après l’article fondamental de ce Projet, tout français, âgé de 20 ans révolus, serait appelé à concourir au recrutement de l’armée, soit de sa personne, soit au moyen d’une prestation pécuniaire, représentative du service, et qui serait fixépar la Loi. Ce Projet présente aussi plusieurs cas d’exception, qui sont dans l’intérêt de la religion, des sciences et de l'agriculture. On croit qu’il pourra être présenté aux Cham bres à la session prochaine. Ceux qui prétendaient qu’on finirait parzétablir la conscription, en France ne se sont pas trompés. , .—La faim se fait sentir dans plusieurs parties de l’Allemagne, et dans le Royaume des Pays-Bas. La ville de Bruxelles a été le théâtre des scènes les plus tumultueuses. L’appareil de la force militaire n’a pas suffi pour empêcher tous les pillages et tous les actes de violence. Cependant, le calme est rétabli. Le Prince d’Orange s’est rendu, vêtu en particulier et suivi d’un seul adjudant, dans les lieux où le tumulte était le plus fort. Sa présence a produit le plus heureux effet. •—Les troubles de l’Angleterre sont d’une nature beaucoup plus sérieuse : la chertté des subsistances, et la misère de la classe inférieure du peuple, ne sont que les moindres causes de la fermentation ; le Ministère a besoin de dé ployer la plus grande rigueur, et nous ne doutons point que la Loi d’n areas corpus ne soit encore suspendue pour long-tems. La décision du Jury qui a acquittes Watson, a produit des transports de joie si extraordinaire, qu’on ne peut guere méconnaître d’assez mauvaises dispositions dans la multitude de Londres. —L’Espagne est dans un état pénible: on ne peut en douter quand on a lu le préambule de l’Ordonnance Royale sur le nouveau plan de Finances que Ferdinand VIL vient d'adopter. Cette nouvelle Loi sur les Finances soumet indistinctement à l’impôt tous les biens des roturiers, des nobles et des Eclésiastiques. Le Clergé doit fournir de plus un secours extraordinaire de trente millions de réaux par an, pendant six années.—Les hommes qui ont engagé le Roi d Espagne a prendre cette mesure ne sont sans doute pas les mêmes que ceux qui lui ont suggéré l’idée de rétablir l’Inquisition. ha conspiration qui vient d’être découverte à Lisbonne, contre le Roi du Brésil, n avait aucun rapport avec l’insurection de Fernambouc. Ce n’était pas non plus une conspiration de Jacobins. Les Conjurés voulaient un Roi, et avaient Jeté les yeux, à ce qu’il parait, sur la famille la plus considérable de i ortgal, après la famille régnante. Ce qu’il y a de remarquable, c’est le ton de rétablir l’Inquisition. ha conspiration qui vient d’être découverte à Lisbonne, contre le Roi du Brésil, n avait aucun rapport avec l’insurection de Fernambouc. Ce n’était pas non plus une conspiration de Jacobins. Les Conjurés voulaient un Roi, et avaient Jeté les yeux, à ce qu’il parait, sur la famille la plus considérable de i ortgal, après la famille régnante. Ce qu’il y a de remarquable, c’est le ton --- Page 14 --- ( 14 ) avec lequel la Gazette de MADRID parle de cet événement. -—Les Indépendans de l’Amérique Méridionale ne seront, sans doute, pas fâchés d’apprendre qu’un incendie a consumé les immenses établissement de la Caraca. Les papiers de Madrid disent que la nouvelle de cet incendies répandu la consternation dans cette capitale et à Cadix ; ils disent aussi qu’il est certain que cet événement tient à des causes criminelles, dont le but était d’empêcher l’armement des vaisseaux de guerre destinés à transporter, dans l’Amérique Méridionale, des forces considérables. Les magasins de la Caraca, malgré les malheurs de l’Espagne, contenaient encore tout ce qui était néces saire pour l’armement et l’équipement d’une flotte nombreuse ; tout a été dé truit par la flamme. La corderie avait 600 pas de longueur, et on la regardait, avec raison, comme un établissement qui pouvait rivaliser avec tout ce que la France et l’Angleterre ont de plus beau dans ce genre. L’incendie a été si violent que l'île de Léon, qui est séparée de la Caraca par un bassin d'une grande étendue, était couverte de flammes et d'étincelles ; les débris enflam més voltigeaient sur les eaux du bassin, et lui donnaient l’aspect d’une mer de feu. ~—Le congrès américain a résolu, dit un journal français du 27 juin, de négocier avec toutes les puissances l’abolition de l'infâme commerce des noirs, et l’établissement à Sierré- Leone ou sur tout autre point des Côtes Africaines, d’une colonie de nouveaux affranchis, qui se formerait aux frais du gouvernement. PARIS.—On apprend de St.-Domingue que Christophe, tout en parais sant travailler à la civilisation des habitans de son prétendu royaume, trahit néanmoins de tems en.tems la barbarie de ses mœurs. Un négociant, nom mé Wilton, a été, dit-on, assassiné en prison par ses ordres, pour avoir dit dans l’ivresse qu’il était amoureux de la femme de Christophe.i Un prêtre français, que cette espèce de roi a nommé Archevêque d'Haïti, a été mis en prison, pour avoir eu l’AUDACE de réclamer une somme que son maître et puissant seigneur lui devait. —Le Journal de Nantes du 30 Mai annonce que dans la nuit du 8 au 9 du même mois, trois individus de St.-Jean Pied-de-Port pénétrèrent dans l’Eglise de cette ville, enlevèrent tous les signes de la royauté qu’elle conte nait; attachèrent à la hallebarde du bedeau des haillons aux trois couleurs, montèrent ensuite au clocher et substituèrent le drapeau tricolore au drapeau blanc, fixé à la sommité. FRANCFORT, 20 Mai.—Un pamphlet politique, intitulé : “ le Colonel de Massenbach aux Allemands, ” fait une grande sensation. Il est dédié au Roi de Prusse et réclame une représentation nationale generale pour toute l’Allemagne et entraînerait des troubles et des confusions incroyables. C’est probablement pour ce motif que toutes les éditions de cet écrit qui ont eu lieu en notre ville ont été confisquées : on dit que cette mesure a été provoquée par plusieurs ministres influens de la Diète. Vienne, 16 Mai.—Nous venons d’apprendre officiellement, de Copen hague, que les discussions entre les deux cours de Stockholm et de Copen hague ne sont pas encore à leur terme : la dernière a déclaré qu’elle ne reNoncerait aux titres et aux armes de Norwège que lorsque le ministre pléni- que toutes les éditions de cet écrit qui ont eu lieu en notre ville ont été confisquées : on dit que cette mesure a été provoquée par plusieurs ministres influens de la Diète. Vienne, 16 Mai.—Nous venons d’apprendre officiellement, de Copen hague, que les discussions entre les deux cours de Stockholm et de Copen hague ne sont pas encore à leur terme : la dernière a déclaré qu’elle ne reNoncerait aux titres et aux armes de Norwège que lorsque le ministre pléni- --- Page 15 --- ( 15 ) . .. gS3a ce déclarerait expressément autorisé à applanir les diffipotentare de uede se —CV . i rr cultés qui existent encore relativement a 1 execution du Traité de Reh, dont trois points sont encore réfutés. nouvelles maritimes. ARRIVAGES DES BATIMENS AU PORT-AU-PRINCE. Du 27 Août.—La goël. amér. Parragon, de 110 ton. cap. Mackey, ven. 4e Boston. Du Le bric amér. Liberty, de 140 ton: cap. Perkinz, ven. de Kennebunk. Dudit. La goël. amer. Malaparte, de 20 ton. cap. Amigorva, ven. de la Nouvelle-Orléans. Dudit. Le bric amér. Juna, de 206 ton. cap. Nason, ven. de Kennebunk. Du 30. La goël. amér. Lively, de 84 ton. cap. Smith, ven. de la Nou velle-Orléans. Du 1er. Septembre.-—La goël. amér. Eagle, de 106 ton. cap. Blackman, ven. de Philadelphia. Du 10.—La goël. amér. Gazette, de 108 ton. cap. Selby, ven. de NewYork. Dudit.—Le bric ang. Marguerite, de 119 ton. cap. Whecler, ven. de St.-Thomas. Du 11.—La goël. amér Mapoule, de 20 ton. cap. Fourton, ven. de la Nouvelle-Orléans. Du 12.—La goël. haït. Lafortune, cap. Jn. Laurent, ven. de PuertoPlata. Du 13.—-La goël. amér. Rookbsy, de 62 ton. cap. Spenny, ven. de Portsmouth. ■ • DEPART DU PORT-AU-PRINCE. Du 27 Août.—Le bat. amér. l’Antoinette, de 69 ton. cap. Gillet, charg, de campêche. . Dudit.—La goël. amér. Saly, de 78 ton. cap. Spencer, aL aux Etats» Unis, charg. de café, sucre, campêche, huile de palma-christi. • " A • Du 30.—La goël. amér. Mentor, de 75 ton. chargé de café, sucre. Du 4 Septembre.—La goël. amér. Pengouin, de 246 ton. cap. Matter, al. aux Etats-Unis, ch. de café, coton, huile de palma-christi. - Du 9—Le bric amér. Favorite, de 175 ton. cap,Merill, al. aux Etats» Unis, ch. de café, campêche. , Du 11.—Le bric amér. Phœbe, de 162 ton. al. aux Etats-Unis, ch. de café, campêche. 12.—La Goélette Américaine Laigle, du port de 116 ton. Cap. Blacman, al. aux îles Turques sur son leste. --- Page 16 --- ( 10 ) Prix courans des principales denrées en groSc Café, 85 sols. Sacre,. .8 à 10 g. le 8Coton, 38 gourd, le g Campêche , .6 g. le 08 Sirop... 5 g. le 8Farine, 27 g. le baril. Huile o.I4 g. le panier. Savon 8 g. la caisse. Chandelle 50 c. la livre. Beurre,.. 40 c. dto. Vin en barrique 100 g. rix courans des principales denrées en groSc Café, 85 sols. Sacre,. .8 à 10 g. le 8Coton, 38 gourd, le g Campêche , .6 g. le 08 Sirop... 5 g. le 8Farine, 27 g. le baril. Huile o.I4 g. le panier. Savon 8 g. la caisse. Chandelle 50 c. la livre. Beurre,.. 40 c. dto. Vin en barrique 100 g. LOGOGRYPHE. Avec mes quatre pieds vous formerez sans peine Un séjour aquatique, un lac fangeux. Retranchez-moi la tête : immense, humide plaine, Je crains moins un fardeau que l’aquilon fougueux. Privez-moi de la queue ; à l'immortalité. Avec quelque raison, vous me verez prétendre. Je deviens, au besoin, ce qui peut vous défendre 5 Ce qui coupe souvent un flot trop agité; Mais il faut transposer et ma queue, et ma tête. Voulez-vous me trouver? Je suis dans une bête. Le mot de la précédente Enigme est TABLE. ERRATA. NP, III. Page 4. Ligne 25. permetteraient, lisez permettraient 27. plans, lisez plants, 5. 12. dépend tous nos, lisez dépendent nos. 43. molesse, lisez mollesse. 7. 39. ils ne s’attendaient, lisez il ne s’attendait» 8. 24. après Sud, aj.oütez et de l’Ouest. 17. 6. est, LISEZ était. 18» 21e. des nouvelles, inclusivement, LISEZ excessivement AU PORT - AU - PRINCE , DE ‘IMPRIMERIE DU gouvernement.
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"L'Abeille Haytienne (1817–1820)." L'Abeille Haytienne (1817–1820). Rasin.ai. https://rasin.ai/document/abeille_haytienne_bpt6k891043k.
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