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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1820-03-01.
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Ef
N 10, 11, 12 et 18
3,0 Année:
tue4
cul TABEILLE
HAYTIENNE,
e
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
bon
pour
Ribict par J. S. MILS S CEN T.
erme
n
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but 3
Que chacun à l'Etat apporte son tribut,
8 d
Ea
CCO0Tal
eraient
nou
e
L'abonnement est
seul Ce Journal parait deux fois par mois.
etde edouze Gourdes par an. Chaque trimestre est exigible
tection aurence.
OS
S'adresser au Rédacteur.
a
espet
Ce
IMPRIME AU PORT. AU-PRINCE,
1820,
N -
Source gallica.bnffr/ / Bibliothèque nationale de France
3
Que chacun à l'Etat apporte son tribut,
8 d
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CCO0Tal
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L'abonnement est
seul Ce Journal parait deux fois par mois.
etde edouze Gourdes par an. Chaque trimestre est exigible
tection aurence.
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S'adresser au Rédacteur.
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IMPRIME AU PORT. AU-PRINCE,
1820,
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Source gallica.bnffr/ / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 --- ett
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d
Port-au-Prince, du ler. Mars, au 30 Avril 1820
in àn 17 derl'Indépendance;
COMMERCE.
Menoire adressé a Son E.xcellence le Président d'Haiti, aik
120m2 des Comnerçans du Port-au-Princes
Citoyen Président,
DANS une république sagement constituée, la patrie ne
peut être un vain mot. Cette expression collective rappelle
un-seulement l'idée du sol qui a vu naitre un nombre
apescriptible d'hommes ayant des intérêts semblables,
mis aussi celle des devoirs qui sont imposés àr chaque cityen envers la société dont il est membre, et de la sollntude que la société doit à chacune de ses classes, et
neme au simple individu (a), C'est de l'accomplissement
(a) C'est l'intérêt individuel, le besoin de s'entr'aider qui a réuni les
hommes en société: Tel est aussi l'origine de l'intérêt commun. Si vous
fnissez l'intérêt des citoyens pris isolément, vous anéantirez l'intérêt
Eméral.
véritables
La patrie est le sol, a a-t-on dit avec raison : donce les
striotes sont les individus qui sont attacliés au sol par une existence
imige ou morale , rar un intérêt local ou politique. Si les ins
tutions publiques ne tendent pas constamment à assurer Tel bien
bre dei ceux-lit, le but, l'organisation de la société est manquée ; le
Mriotisme n'est plus un sentiment magique qui porte les hommes à un
Enérenx dévouetent pour la chose publique 3 qui leur' fait céder avec
Mir une portion de leurs intérêts à leurs compatriotes, dans l'espoir
im recevoir une concession équivalente. Dès que ce sentiment a perdu
baes charmest, chaque individu se retranche dans son domestique 3 l'ésisme pérvertit les vertus civiques, l'harmonie si nécessaire à la prosNité commune ne règne plus : on' se choque, on se contrarie; la madimne politique est détraquée, la société est en pleine désorganisation.
Quand; ài la formation d'une société, les institutions sociales sont conles à des mains habiles, ilde est facile de les établir sur des principes
-
. Dès que ce sentiment a perdu
baes charmest, chaque individu se retranche dans son domestique 3 l'ésisme pérvertit les vertus civiques, l'harmonie si nécessaire à la prosNité commune ne règne plus : on' se choque, on se contrarie; la madimne politique est détraquée, la société est en pleine désorganisation.
Quand; ài la formation d'une société, les institutions sociales sont conles à des mains habiles, ilde est facile de les établir sur des principes
- --- Page 6 ---
(4)
de ces devoirs respectifs que résultent
l'union et la
e
qui affermissent les états sur des bases
force
rent le bonheur individuel, sans lequel solides, la
et assublique s'évanouit tôt ou tard.
prospérité Pu
Les législateurs des" deux continens
grandes - vérités, s'appliquent chaque jour ayant à rendre reconnu Ces Tefs
individuel inséparabie de l'intérêt national.
lintéret scete
peut être
Ce principe ne se
négligé que sous l'empire Pdu
Oi
Ja
despotisme,
puissance ne se consolide que par des
TeUDr
le pouvoir de l'arbitraire place le petit nombre privilèges, oà
ports au-dessus de la masse de la nation, afin de ses sup. psition
en rendant la condition de cette masse
d'obtenir, TIV
précaire et dépe m
dante, des concessions serviles du sentiment grand et.ge ime
néreux, qui fait des hommes des citoyens aussi pénétresde us du
leur dignité personnelle que pleins de zèle pour la chose U lel
publique (b).
irag
C
conservateurs; et de suivre constamment l'ordre indispensable à leur main. Tarta
tien : Thabitude, le temps en consacre la durée. Ainsi Numa
de woraut
sages lois affermit la puissance et accrut la gloire de la ville fondée par ecre
Romulus. Il faut donc songer à moulerle coeur des citoyens dans le par
salutaire des lois; ; il faut- leur enseigner à aimer leurs devoirs, typa les toyen
mettant à même d'apprécier l'avantage que leur en procure
en lunger
sement. Il est vrai que les nouvelles, lois élémentaires
l'accomplis ordinai not
rement les anciennes habitudes vicieuses; mats l'espèce choquent de balancement uble,
qu'elles occasionnent d'abord, cède bientôt à l'équilibre qui s'établit
une action fixe. Le monde politique n'est-il pas comparable au chaos par Usurer
mitif? En sortant de cet état d'inertie, les élémens, par un conflit spone prk cisa
tané, se mirent confusément en monvement 7 se traversèrent les uns les LaRS
autres pour aller occuper Ja place qui était assignée à chacun, et che mde
miner suivant l'ordre du génie créateur. Ainsi le calme succède à la tem Acan
pête. Ainsi ces fragmens pesans que soulève une onde troublée, vont se 0
reposer sur le corps salide dont ils avaient été détachés par une agitation sain
Dassagère
-
(b) Le tyran du Nord ayant préféré le régime du despotisme à une eZoce
institution libérale, a senti da nécessité de créer une caste privilégiée pour Dete
l'aider à tenir les citoyens dans un servage honteux. L'affaire de Chris- s;
tophe n'est pas la liberté, le bonheur du peuple, mais bien la légrtimité Rtordé
des princes, les droits du trône. II ne songe à l'indépendance que pour w-ent
conserver sa royauté. Quel renversement de principes ! Tel n'est pas le ssem
but d'un gouvernement républicain. Ici le bien-être général doit êtrel'dbe eone
jet de la constante sollicitude des dépositaires de l'autorité. C'eet à force
- s;
tophe n'est pas la liberté, le bonheur du peuple, mais bien la légrtimité Rtordé
des princes, les droits du trône. II ne songe à l'indépendance que pour w-ent
conserver sa royauté. Quel renversement de principes ! Tel n'est pas le ssem
but d'un gouvernement républicain. Ici le bien-être général doit êtrel'dbe eone
jet de la constante sollicitude des dépositaires de l'autorité. C'eet à force --- Page 7 ---
(5)
Il est généralement reconnu que dans les
4881 ls
républiques le
Jonheur public n'est autre chose que le résultat du bienétre de tous les citoyens. Il n'est pas moins certain
Tintention du gouvernement doit constamment se
que
l1 CH
diriger
yers les avantages qu'il est en son pouvoir d assurer à la
inted société dont il est l'agent ou le représentant. Si la société,
cipet en se formant, s'est proposé pour but principal, la
U
sûreté,
O1 A jouissance des droits et le bonheur de chacun de ses
es, membres, on ne peut nier que ceux qui, reunis par leur
Resson. jsition locale, on souscrit le méme pacte,
tout
Otenir
doivent,
en" vivant en bonne intelligence avec ceux que la volonté
denen, suprême a détachés d'eux, considérer ces
etoe commé des ennemis naturels, mais
derniers, non
comme des frères
tresde lars du partage de l'héritage commun,
qui,
choe
leur
5 ayant reçu le lot
qui
revenait, ne peuvent pr tendre chez leurs COjartageans qu'à un droit de passage Otl de station, fondé
sur les bases d'une juste réciprocité (c).
eurmas Partant de ce principe que la raison la plas s'vère ne
par e surait désavouer, nous d signerons, comme cela est conondéepe scré par P'usage, sous la dénomination de
les
slet tma itoyens de notre république, et sous la nalionauz,
s,en let
qtalification d'éccomple rangers, les personnes qui ne sont pas membres directs
ordinak de notre société politique. Cette distinction est
lancemet
sble.
indispenPtablit pe
chaosp dassurer des avantages à la nation qu'on aequiert des droits à son amour
ntitsye dàs sa reconnaissance, S'il est_pénible d'avoir à supporter le
unslas afaires publiques, , il est doux autant que glorieux de mériter fardeau le titre des de
edie Mre de la patrie 3 le seul dont la grandeur d'ânie d'un véritable
àlatn bicain ne puisse pas être offensée:
répuroate (e) L'article 218 de la constitution, en mettant la
des étranagiubse gers ainsi que leurs établissemens dé commerce sous' personne la ioyauté et la
une-garde de la nation, leur assure implicitement le droit de faire le
hein 1égoce en Haiti; mais lés articles 88 et 39 les privent du droit de
giéepee pneté et de l'exercice des emplois publics. Is' peuvent donc être proLunS dans; mais des lois transitoires peuvent modifier la faculté
leur négoaccordée à cet égard. Il est permis de restreindre ce qui n'a qui été est
pusentendu à une époque où ces étrangers avaient déjà formé des éta- que
Vistemens commerciaux, surtout lorsquune disposition
atrela Néche absolument de donner de l'extension à une faculté péremptoire précaire emjeut, qu'ox doit même refuser à ceux à
elle n'a pas été déferée qu'on
Fonier lieu,
a qui
CH
la faculté
leur négoaccordée à cet égard. Il est permis de restreindre ce qui n'a qui été est
pusentendu à une époque où ces étrangers avaient déjà formé des éta- que
Vistemens commerciaux, surtout lorsquune disposition
atrela Néche absolument de donner de l'extension à une faculté péremptoire précaire emjeut, qu'ox doit même refuser à ceux à
elle n'a pas été déferée qu'on
Fonier lieu,
a qui
CH --- Page 8 ---
(6)
Le gouvernement qui a senti la nécessité de
les nationaux est celui qui assure le' mieux la favoriser
de P'état. Celui qui néglige cette mesure rend prospemé
ue
ment le peuple tributaire des étrangers, resserre insensibled
de lindustrie nationale, gêne lagriculture, ruine les bornes a0C
le commerce et desséche les canaux destinés à porter naturelle SUCI
ment l'abondance au trésor public (d).
eSD
N
(d) Ce serait une erreur de croire que les étrangers
des établissemens de commerce en Haiti dans l'inténtion viennent de former
à la prospérité de la République ; ils ne sont conduits ici contribuer no
térêt personnel qui se rattache à l'intérêt de leurs
que par Tins
Cela est tellement vrai que les français voyent ici avec nations respetires. aure
leurs rivaux, de même que ceux-ci sont jaloux des chagrin les angais
chacun d'eux voudrait jouir par privilège du droit américains, et que, mc
merce. Si nous les; accucillons indistinetement. ce d'exploirer n'est certainement notre com: ute
pour notré propre avantege. Ce sentiment domine chez tous les que Cus
il doit nous porter à empècher ce qui peut nous nuire,
bommes:
Ne perdons pas de vue cette vérité, J'étranger n'étant
MS 1
nous attaché à notre sol? sépare son intérêt du nôtre. Il en point résulte comme une
n
Jutte continuelle, Il est naturel que chacun des deux partis cherche à
en. sortir vainqueur. Iln'y aurait aucune injustice de notre part à nous
assurer l'avantage d'un combat qui a Jieu chez nous. L'étranger ne s6a A0S D0
journera parmi nous que Je tems nécessaire pour grossir sa fortune; dèt -
qu'il se trouvera assez riche, il irat jouir paisiblenent dans sa
du
fruit de son industrie. On peut le 'comparer à un pécheur qui va patrie
pler un étang, non pour y fixer sa demeure, mais bien pour assurerst dépeus C
subsistance et celle de sa famille.
A lidée que les étrangers ne recherchent notre commerce
POS
nous appauvrir, qu'on ne se figure pas qu'il faudrait leur fermer nos que poris: pour
le commerce, comme moyen d'échange, peut être plus ou moins étendu,
selon l'imporiance des produits industriels ou du sol qui en font la base, ID
selon aussi le besoin et la consommation de ces objets : il ne devient nui- les.
sible aux. nationaux qu'autant qu'il n'est assujetti à aucun réglement
EUL
fasse
qui
pencher la balance du côté de ceux-ci,
L'ile d'Haiti est un point peu considérable, eu égard à l'étendue des SI
deux continens, et cependant son commerce est ouvertà toutes les grandes
nations maritimes. Ces étrangers sont maîtres des consignations les plis
importantes: ils accumulent les bénéfices, leurs fortunes grossissent sensiblement. Aux dépens de qui? chacun le sait,
Le mal se serait fait sentir plus lentement, si les ressources du pays
s'étaient accrues en raison du nombre des étrangers qui sont venus s'éta- men
blir parmi nous; mais, malheurcusement, il n'existe aucune proportion à
rait
çet égard.
à toutes les grandes
nations maritimes. Ces étrangers sont maîtres des consignations les plis
importantes: ils accumulent les bénéfices, leurs fortunes grossissent sensiblement. Aux dépens de qui? chacun le sait,
Le mal se serait fait sentir plus lentement, si les ressources du pays
s'étaient accrues en raison du nombre des étrangers qui sont venus s'éta- men
blir parmi nous; mais, malheurcusement, il n'existe aucune proportion à
rait
çet égard. --- Page 9 ---
(4)
théorie connue aujourd'hui du monde civis
Quoiqurune
Iisé rende ces vérités vulgaires 2 une expérience impérieuse
tnes
leur donne une force nouvelle pour nous. Une
om
dacablante de notre agriculture est dans un état de langueur
bsnche
C thespérant. Nos sucreries qui nous présentaient un aspeet
s'affaissent sous leurs produits ; nos guildiyes tomfonsant, dans l'inactivité 5 notre commerce nous échappe ; nos
bent
terriormer éablissemens de ce genre s'écroulent ; une calamité
ribuer
nous menace. La flatteuse perspective qui nous souriait
lin ble
de notre régénération, ne sera qu'un vain presves. ilaurore
d'une main sage et habile
giais tige, si le génie tutélaire qui
etque, fit mouvoir les ressorts de notre corps politique, ne se
com: hate de nous placer dans une position ou nous puissions
htique
sans froisser le principe du droit des gens,
nmes: nous maintenir
sans prohibition, 9 sans arbitraires
comme Si nous adressons nos réclamations au premier Magistrat
te une de la République, c'est que nous éprouvons le besoin
che Tintéresser sa sévère, mais paternellejustice. Il n'entre point
nous
s'exerce, exclusivement envers
sé dans nos intentions qu'elle
des mous: Si nous sommes forcés de désirer qu'un équilibre
du éabli par des mesures appuyées sur nos institutions Dolep
de
convenablement des droits
lmtques, nous permette
jouir
urer'st
sans
atteinte à nos rela--
que nous avons conquis,
porter
nous
pour tions avec les étrangers, c'est moins une faveur que
ports: pétendons obtenir a leur détriment qu'une conciliation de
senduy nos intérêts avec les leurs.
base, Ces. réflexions
nous ont paru nécesseires pour
ntnur
préliminaires
de
de
de
nt
quelques persounes
quI empécher Pesprit
prévention
ne vient s'établir dans notre
e des Sif est reconnu que Tétranger
n'est-il
pays
rances quel dans son intérêt ou dans celui de sa nation,
le pas rebuter?, urgent
pe dagir envers lui d'une manière. qui nous convienne sans aviser au
SeO Sile songe à extraire nos richesses, ne devons-nous pas
moyen
deles On conserver?. sans nuire au cemmerce, restreindre le nombre des éta
POR
pourrait.,
actuellement. Le temps le diz
seta Masemens étrangers à ceux qui existent
étéint , le commerce in'en
tion mouerait nécessairement. Fat-il insensiblement. moins long-temps chez
tuffrirait pas; seulement l'étranger séjournant et nous ruinerait moins facilea
tous, y ferait de plus fréquens voyages
Nent
devons-nous pas
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POR
pourrait.,
actuellement. Le temps le diz
seta Masemens étrangers à ceux qui existent
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tion mouerait nécessairement. Fat-il insensiblement. moins long-temps chez
tuffrirait pas; seulement l'étranger séjournant et nous ruinerait moins facilea
tous, y ferait de plus fréquens voyages
Nent --- Page 10 ---
(8).
s'armer contre nos,. intentions et de Rous
nous
que
attendons de notre
dérober le fruit
Nous prions Votre Excellence de respectueuise nous
remontrance
ter, avec quelque méthode le sujet que nous permettre lui
de trai.
a0
et que nous ne désespérons pas qu'elle trouvera soumettons, neor
heures qu'elle donne si fréquemiment à ce
digne des N
buer à opérer le bien général.
qui peut contri.
Nous divisons ce travail en trois
est relatif à Tagriculture, le second chapitres. Le premiet
el
objet, le dernier roulera sur
a le commerce pour us n0
public.
quelques dispositions d'ordre Sous
CHAPITRE PREMIER.
De PAgriculture.
Sous l'ancien régime, cette branche de
a
nale a di sa prospérité aux
Pindustrie natio. Dose
cupidité orgueilleusement
rigueurs, aux cruautés qu'tune me
nité asservie à
barbare exerçait envers Phuma- arre et
la,condition de la brute, La
ent n
truisant le règne des hommes feroces
liberté, en dé.
de crimes
qui se sont souillés inyent
épouvantables, a fait une diversion si
wue
si puissante que la délivrance d'un
odieux soudaine, a
ssens
dans les coeurs une ivresse dont aucune joug
porté
désigner l'étendue. Si ces momens d'une expression ne peut le
naturelle, n'avaient
joie si douce, SI 018201
pas été troublés par la déloyauté, la
perfidie et les attaques de nos ennemis, il n'est pas douCe
teux qu'il nous aurait été facile de conserver,
ter sous l'empire d'une sage liberté, une prospérité d'augmenl'esclavage avait rendue flétrissante. Des malheurs inouis que U1B
ayant long-temps pesé sur nous, nous ayant réduits à la
dure nécessité de préférer la défense de notre existenoe à
la culture de nos terres 9 notre richesse agricole a dû né
cessairement décliner. Ce n'est
depuis
résolution forte nous a affranchis du joug que de l'étranger, qu'une ce n'est
que depuis que le gouvernement, a intéressé Phomme all
sol qu'il a defendu, que le cultivateur a
librement
ses
instrumens aratoires. Les
repris
moyens qui devaient nous mener à une nouvelle prospérité ont été d'abord très-bornés;
les ayances faites par les propriétaires les ont réduits a WH
décliner. Ce n'est
depuis
résolution forte nous a affranchis du joug que de l'étranger, qu'une ce n'est
que depuis que le gouvernement, a intéressé Phomme all
sol qu'il a defendu, que le cultivateur a
librement
ses
instrumens aratoires. Les
repris
moyens qui devaient nous mener à une nouvelle prospérité ont été d'abord très-bornés;
les ayances faites par les propriétaires les ont réduits a WH --- Page 11 ---
dat de gène quils ont supporté avec: une résignation di
d'une recommandation notoire. Leurs premiers succès
gue attiré l'étranger dans les ports haitiens ; le commerce
ont Aenri
quelques années ; mais, par une déplo3f fatalité, pendant l'insuffisance des mesures législatives, ouiable
iliimité au commerce ctranger, ft déborrrant un champ
des objets de consommation
ender dans nos places
qui,
trant' en Concurrence avec ceux de même genre mancfactures
dans notre pays, ont tué notre industrie naissante,
Sotis un gouvernement libéral le travail dépend à peu
pres de la volonté de l'homme. Il est, sans doute ; des
mesures législatives à prendre pour assurer la culture des
terres; il faut qu'elles soient muries par le temps et par
du,
à
est attribué le droit de les
la sagesse
Magistrat qui
attendant
proposer : niais on peut ; on doit méme, en
mesures eneourager celui
donne ses soitis à la
ces
qui
terre et qui ell attend le prix de ses peines. L'encourage:
ment nécessaire ne consiste pas toujours en des sommes
l'argent, 3 mais bien en une attention protectrice qui protoque le débit des productions territoriales: Lhomme libre
est sensible à l'intérét personnel; ; un bénéfice certain et
lcile est laiguillon iqui le stimule de la manière la plus
sduisante (e). Nul avantage ne doit lui étre assuré par une
fe) C'est te vérité incontestable, l'homme sera toujaurs sensible à Vinlérêt personnel. Cet intérêt est le mobile de toutes ses actions ; il influe
même surl son patriotisme, qui ne lui devient supérieur que Jorsqu'il soi se
tonvertit Jui même en intérêt personnel. C'est en rapportant tout à
quen s'intéresse à autroi; en rapportant tou aux autres, on lesintéresse
a
toi. Cette règle est générale: Les plns graads bienfaiteurs de l'humanits sont ceux qui lont suivie le mieux. S'il y a des exceptions. on
peut les considerer comme autant de phénomènes. Liez, liez donc l'injérêt individuel à l'intérêt public, Tintérêt public à l'intérêt individuei.
Bentôt vous aurez des patriotes ardens , pleins de déveuement pour la
chose cemmuné 1 capables de faire de grands sacrifices pour elle, parce
qulls J trouveront ou espéreront y trouver leur compte, soit direclement, seit indirectemient. l'état
ou la chese publique est la
Tel est l'effet de
républicain,
la promriété de tous: iln'y a de juste que ce qui ne biesse pas des liberté
ugule, dutileala nation que ee qui convient à la pluralité
citoyens.
len est autrçment sous le régine du despotisme, La, les moyens ace
capables de faire de grands sacrifices pour elle, parce
qulls J trouveront ou espéreront y trouver leur compte, soit direclement, seit indirectemient. l'état
ou la chese publique est la
Tel est l'effet de
républicain,
la promriété de tous: iln'y a de juste que ce qui ne biesse pas des liberté
ugule, dutileala nation que ee qui convient à la pluralité
citoyens.
len est autrçment sous le régine du despotisme, La, les moyens ace --- Page 12 ---
(do)
force dirtete's mais: it ne convient
sans cesse contre une concurrence pas qu'il aits à Intef sense
cependant ce qui arrive au temps ou décourageante C'est ites
La culture du cafe sera toujours
nous vivons,.
AsSOu
cette denrée, géniralement profitable en Haiti, patca
ae sa valeur par
recherchéel, ne peut
Pinportation; mais
perdte
sucre deviendran onérense si
celle de la canne A
aux inconvéniens qui s'y attachonts Ponone remedie promptéient
blement sur ses peodnits! Onr ne
et influent tropr sensie
iles voisines fotrnissent
pent se) dissimuler
pone
une grande
qneles
PEurope à plus-bas prixiq que lei
quantité der suere à
se débite avee une lenteur tebutanter notre'qui, par cette Taison,
ce qu'elle retarde leur
pour nos sudriers, en von
ouvriers! qu'ils
libération 0 et raientit l'artleur des. 1
a su apprécier lai emploient. dificulte Lel de gouvdmnement, à lavz vérité, mmat
la loi di Se Mai 1819 ml a affranchi leuri position, puisques par teint
terrés, les sirops eti melasses, des droits lesu sucres bruts et mpôt
pesage et de warfige, êt réduit Pimpôt d'exportationynde eoit
surilesdites productions, de 8 gourdes
territorial établi purs
pour lel millier. Cei premier bienfait qu'il étaitia oigourdes l 1OI
iais il aurait été plus a Fructueux
an de 3 être sensibles
d'un accessoiren qui en devait être si la onil'ent accompngné wotna
allons exposer dette véritéuit.
conséquènee. Nous onetr
Les sueriers ne débitant queud
onti cherchéià faine fructifier difficilement lenrs produits, DOUS
sei joint natureliement à la manufacture une branche d'industrie qui Premn1
absorbant
du
ueres
U
tne grande" guantité de
d'une susre-et qaily
menre,, diminue la masse, dix
sirop
qualité inté- 0
lei but-de
sucre ordinaire. Tei a C1E La
distillation Betablfiaement semblait
a des. guildives, Le suecès. de cette Rera
du tafa, dont la
s'asseoir stira l'excellence de la qualie crar
consommation est considerable; mais Pim- 681 Tes
bitraires la forcco rapporten? arrache les todt sacrifices à P'opprerseur , lascrainte enchaine dess voloutési 0
servitude
; les
1 pea intéressés aux succès hommesisont du
desiisujets dlétrjs ARATA la toven
loux deg a gloire erdela
maitre, et nonl desi citoyens j IH
213 Si quelqu'un s'effraie del prespérite ces véritési, deilat hation. 3h
nt
cear, gu'il consultes la natures c'est elle qu'il descende: dans son poopne
prit et qui met en défaat la
quin detro it lése urneurs dorit
politique-la plus rafinés,
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maitre, et nonl desi citoyens j IH
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cear, gu'il consultes la natures c'est elle qu'il descende: dans son poopne
prit et qui met en défaat la
quin detro it lése urneurs dorit
politique-la plus rafinés, --- Page 13 ---
(115 ))
quantité des liqueurs étrangères qui ont été introm
mense dhites dans nos villes, et qui se débitent à un prix aua
la
naissante
-
dessous de la imédiocrité,
anéanti
prospérité influé sur le sort
des gunldiviors. Cette calamité a tellement
du
des sucrierss qu'ils ne peuvent plus faire un mystere
iéau qui menace la culture de la canne.
Il n'est guères possible de. se méprendre sur la cause
principale qui occasionne la dépréciation des produits des
sucriers et des guildiviers; elle dérive de P'importation des
étrangères. Nous sertons la nécessité d'arrêter les
progrès liqueurs de cette importation, mais nous ne pensons pas
qon doive employer à : cet effet un moyen direct de
lest mesures
tendre à la
Ie
mbition. De toutes
qui peuvent
formation d'u abus de ce genre, 3 celle qui, sans porter
atteinte a la volonté des citoyens, assure au trésor puhlic un
impôt quon nen paye que volontairement, ou dont on ne
croit pass'acquitter, est, sans coutredit, celle qu'il faut totjours préférer, Ainsi, pour provoqwerle debit.ou la consommation de nos produits industriels, il nous parait indispensaNequele gouvernement fmppe,a l'avenir, dune taxe extraordinaire toutes des marchandises étrangères qui entrent en
coneurrence avec des objets manufacturés dans notre pays.
Quoique cette disposition n'admette aucune exception,
dans ces objets les-matières
nous n'entendons pas comprendre
notre
ces maa
sont
le
de
sol;
it premières qui ne
pas contraire, produit soumises à un impôt
I uères doivent être, aus
qui
en facilite P'importation. dont nous venons de parler, donte
La taxe extraorlinaire
industriels; les produits
te nera de la faveur à nos, produits
à
I
le érangers de méme genre seront portés
des prix trèsdlevés; mais le peuple gagnera à cette hausse (f); il prendra
() Si le prix des objets soumis à la taxe s'élevaits tellement que les
cituvens"peu aisés fussent obligés lebesoin d'en supporterla qu'il s'en privation, est fait étant leipeuplen'en purement
aonirirait que mnomentanéomenr, une habitude vicieuse. Piut au ciel E que chacun
iomptuaire., contenter ou p'utot de Ja
des biens que la nature a placés près
roulat. se
jouissance
de son superflu pour se proMe,lui, et ne. s'occuper que de Téchange
les
cituvens"peu aisés fussent obligés lebesoin d'en supporterla qu'il s'en privation, est fait étant leipeuplen'en purement
aonirirait que mnomentanéomenr, une habitude vicieuse. Piut au ciel E que chacun
iomptuaire., contenter ou p'utot de Ja
des biens que la nature a placés près
roulat. se
jouissance
de son superflu pour se proMe,lui, et ne. s'occuper que de Téchange --- Page 14 ---
€ I 12 )
Yamour du travail, il se formera aux arts, il fera des pàs
plus rapides vers la civilisation. Quant au X personnes qui,
jonissant d'une certaine fortune, voudront faire usage des 1
objets frappés de l'impôt, il leur sera loisible de s'enyro
curer. Le trésor public s'alimentera aux dépens du luxe.
On serait dans l'erreur, si l'on pouvait croire que l'im.
portance de la taxe nuirait au commerce (g). L'importation a
seulement le nécessaire
ne peut devoir ni au sol ni à l'industrie
curer
qu'il
de L'amour son pays! bien entendu de la patrie doit embrasser la généralité dece H
constitue l'état social, Aimons cette terre sur laquelle fut place le Not
berceau qui
de notre enfancc; que le ciel qui nous a yu naître nous ins
pire un saint respect, que nos conçitoyens spient nos meilleurs amis, que cona
notre piédilection s'attache à tout ce qui s'identifie avec nous, et bientôt
nous serons ce que doivent être de véritables patriotes.
Her
Eh ! quoi, vous avez fait une distinction des hommes des contrées dont a
vous êtes éloignés, vous ne voulez pas qu'ils entrent en concurrence aveo mte
la
du droit de
et dans l'exercice des foncvous dans
jouissance
propriété
ne
à vous
tions publiques, parce que vous craignez souffrirez qu'ils
parviennent tuent votre in- ambr
déposséder ou à vons supplanter, et vous
qu'ils
la nature! dune
dustrie par une importation d'objets dont vous êtes pourvus par aban- ne
Vous contriburez vous-mêmes à Ta dépréciation de vos produits, en
POX
donnant ce que yous avez pour vous servir de ce que Ton vous apporte! pecie
Quelle contradiction de principes ! Ne sentez: vous pas, citoyens, que CG
dangereux superfu des autres pays yous arrache un tribut que YOUS
ressources locales? Ne savez-vous pas quil
ne devez pas, et diminue 703
de ne recevoir que ce qu'il ne saurat
est de l'intérêt de chaque' peuple
et ne désirez
ce quil
offrir? Aimez donc ce que vous, possédez,
territoriales que que zoen
n'est pas en votre pouvoir de produire, Vos richesses recherchés: rere I
le ciel a refusées à mille autres contrées, seront toujours
Mettez nd
vous, réunissez tout ce qui peut alimenter un vaste commerce,
Tar
donc dans la balance ce que vous offrez a'utile, et ne recevez donne que Texemple T'équi
réel. L'univers entier vous
valent dont vous avez'un besoin
de cette conduite.
conformer à la loi qui convient à votre pays. 1
L'étranger doit se
est de l'essence de l'horsme de-leure,
ne s'agit que d'être juste autant qu'il
eu égard aux circonstances ct aux lieux.
avec nos pro-
(g) L'importation des abjets qui entrent en concurrence soit la modicité du
duits, nous nuit sous tous les rapports, quelle que industrie, nous entraine
prix de ces objets. D'abord elle paralyse notre
et finit par RO04
à de folles dépenses; nous inspire des goûts dérèglés de ces objets étant
faire perdre de vue le véritable accessoire. valeur La plupart aux lieux d'oû on nodl
d'une qualité inférieure et ayant peu de
intéressés à nous PA
les apporte, les spéculateurs étrangers sont plus
duits, nous nuit sous tous les rapports, quelle que industrie, nous entraine
prix de ces objets. D'abord elle paralyse notre
et finit par RO04
à de folles dépenses; nous inspire des goûts dérèglés de ces objets étant
faire perdre de vue le véritable accessoire. valeur La plupart aux lieux d'oû on nodl
d'une qualité inférieure et ayant peu de
intéressés à nous PA
les apporte, les spéculateurs étrangers sont plus --- Page 15 ---
- 13) )
assujettis à Pimpôt aura toujours lieti. Elle sera 9
ls objets
ila verité, moins considérable, elle sera proportionnée aux
mais le trésor
rien,
3 aprices du luxe:
public n'y perdra
ne serons
inondés de ces liqueurs fortes dont
eti nous
pas
celles
dans le
le prix est si bas , que
fabriquées
pays,
soique susceptibles du même usage, n'ont presque plus
de valeur (h).
nationaux
a
De deux choses l'une. Ou les
, lorsqu'il y
meurrence , doivent avoir l'avantage sur les étrangers
ou ceux-ci doivent être préferés. Le principe fondamental
de Pordre social décide en faveur des nationaux.
Notre proposition ne tend à opérer aucune innovation :
InS
trouvons l'exemple de notre système chez toutes les
TOUS
Que iations agricoles et manufacturièrés qui ne venlent pas
ntot rster dans une dépendance qui, les rendant tributaires
ont les autres peuples LT 9 les empêche de s'élever à une prosavec perité remarquablo.
bncvous ncombrer qu'à nous enyoyer les choses qui sont d'une qualité supérieure
In: et d'une utilité générale, Ce qu'on nous expédie de cès choses donne peu
ure!
que l'abondance et la vileté
ban det bénélices au commerce étranger, parce
ici un rapport
di prix des marchandises de basse qualité établissent
qui
prtel leprécie celles-qui méritent d'être les plus. estimées,
Co Yoyez avec qu'elle avidité on court après des bagatelles insignifiantes 9
YOUs sion abandonne bientôt pour d'sutres bagatelles tQut aussi méprisables!
quil Oase ruine en. futilités, et on se plaint d'une gêne dont on est coupable.
uratt On donne un bien réel pour avoir un rien! L'inconstance et la vanité
quil tournent les têtes. il en sera toujours ainsi, tant que le superfu sera
que
tant
les mesquineries trouyerout un facile accès
681 mitaré au nécessaire,
que
ettet dang nos villes,
seront accoutumés à ne nous apporter que des
Quand les étrangers une taxe extraordinaire , ils feront un commerce
- djets non assujettis à
nous recevrons d'eux notre véAUSSI fructueux pour PUX donnerons que pour nous; en reteur les denrées dont ils peuI nitable nécessaire, et leur
ils seront contens de nous çomme nous le
eurer vent tirer un bon parti, Alors
ne sera que d'un côté, la satislerons d'eux. Mais tant que l'avantage Accablés de superfluités, nous n'estimetiction ne sera pas réciproque. la véritable richesse : nous serons les esclaves
TODS pas ce qui constitue
LI de nos folies.
indirectes tournant au profit du trésor
(h) L'avantage des prohihitions
les citoyens sont obligés de sup:
pblic, diminue le poids des impôts que
de réformer des abut
prter. Il en doit toujours êrre ainsi, lorsquils'agit lois.
w-de réprimer lp contravention aux
uités, nous n'estimetiction ne sera pas réciproque. la véritable richesse : nous serons les esclaves
TODS pas ce qui constitue
LI de nos folies.
indirectes tournant au profit du trésor
(h) L'avantage des prohihitions
les citoyens sont obligés de sup:
pblic, diminue le poids des impôts que
de réformer des abut
prter. Il en doit toujours êrre ainsi, lorsquils'agit lois.
w-de réprimer lp contravention aux --- Page 16 ---
(c14)
Si Détat de Tagricultume,
dra une consistance qu'il n'a s'améliore notre commercep
sans l'agriculture 5 les moyens pas encore eue,, parce Mren, que
commerce est anéanti. Sans
d'échange
le trésor
disparshent,t
public. reste vide, ou commerce, il
plus de atenla,
pôts extraordinaires. Et
faut arecourin a
t-on les asseoir, si
surquelle branche
desins DU
des
l'agriculture se
induntinlepeme
vivres du pays et renonce à la borne à da prodiction
cuper, que de la simple existence prospérité pour nesloc
liens d'un bescin mutuel
P Que deviendrt Ces
au propriétaire d'une tepre qui unissent le simple oltitater
et des bâtimens d'une
qui offre une certaine étendie
sentiment naturel qui grande valeur? Qui soutiendia Ce
cette noble ardeur s'éranonira pousse 'homme vers Faisance? Avec TO
tisme si nécessaire pour faire l'amour du sol, ce patrio OC
del la commune famille
concourir chaque meunbre
découragement sera général. asliopération La
du bien-de tous. lip
s'agitera sous ses-affieux lambeaux,, misère., la hideuse misère
conservée au prix de tant de
Hélas"! cette. patrie
chérie de ses enfans
sacrifives, cette patrie SL
ginaire, une divinité régénérés inconnue nel séra plus qu'un être ima.
qui est inexorable aux voeux de qui exige beancoup, mmais
tout.
ceux de qui elle attend
Non, ce ne sera pas sous la
que des réclamations commandées présidence du juste Boren
rieuse, tomberont dans Foubli et par une nécessité impe
de trop beaux exemples de
l'indifference. Nous avons
laquelle il poursuit
l'empressement, de P'ardeur avec
Paccomplisement de ses grandes olli
gations, pour ne pas concevoir une
en épanchant dans son coeur paternel espérance fe secret consolante, de notre
jnquiétude et de notre embarras. Le
remède est à sa disposition.
mal lui est connu,e i
du juste Boren
rieuse, tomberont dans Foubli et par une nécessité impe
de trop beaux exemples de
l'indifference. Nous avons
laquelle il poursuit
l'empressement, de P'ardeur avec
Paccomplisement de ses grandes olli
gations, pour ne pas concevoir une
en épanchant dans son coeur paternel espérance fe secret consolante, de notre
jnquiétude et de notre embarras. Le
remède est à sa disposition.
mal lui est connu,e i --- Page 17 ---
(is)
Vi01,
C BAPITRE DEUX
Du Commerce.
tes,
M0S
IE
bsoe
lesi artst celui de
ests inconieptablement
TIA De tous
majs produire: l'art d'échanger est profitaDTTA Wp plus utile à un pays, ; Lies
d'une conlction Wer à toltes les nations.r linfuence dun produits beau agricoles ciel,l sufliront à ses
Soc uce placéci sous
vivre détachrs,du reste des hommess
ubtinsi s'ilsipervent peuple a des commmunications avec
vateur nis,d di moment qu'an il contracte des habitudes nouvelles, des,
endux Cautres secondairess peuplas,
mais qui se font sentir, de manière à
cleoins
deslors.le commerce: dea
Ane rendre Ja privation, pÉnibled
une quanpatnio vienti une nécessité. Maisi si, len solne preduit pas comment
culnve sufisante dobjets nécessaires àg l'échange 3
entretenir d'utiles, relations ? Le signe monéslapimat-on
; mais 1l
bientôt
ISere arel ofre de: grandes ressources du commerce, dispardt et la mipatre asqu'il est le seul intermediaire de lui succéder. Les pro*
tries Re: publique ne manque done jamais
a la: richessel metalliinnz taitsl agricbles sont.
préfermbles foiss Les mines d'Hlaiti
matue, que, la terre. ne donwe sol qu'une saurait Fétrex C'est dansiles
attens ont été épuisées 5 son
ne
intarissable richesse.
minctions de ce sol que a repose json faut
Boia Disons-le donc encore une fois, il
produire pous
impo touvoir échanger Point d'agrigulture, point de commerees
doit embrasser, ces deux
avou La sollicitude du gonvernement d'industriey les seules:
pnissent asraeiranches essentielles,
qui
oue surer a la nation une prospérité. durable,
Slate, Après avoir posé les bases principalds sur lesquelles les
s'ap- de
idque le commerce, nous, allons mettre, sous
yeux
de le réduire
u,otre Excellence les causes oE giu menacent
ilar nullité, oude le métamerphoser en un monopole proinble seulement aux etrangers. lois relatives au commerce ont été
fimparfaites Jusqu'à présent, ébauches; nos elles, n'ont eu deis ssabilité que dans
les
é. durable,
Slate, Après avoir posé les bases principalds sur lesquelles les
s'ap- de
idque le commerce, nous, allons mettre, sous
yeux
de le réduire
u,otre Excellence les causes oE giu menacent
ilar nullité, oude le métamerphoser en un monopole proinble seulement aux etrangers. lois relatives au commerce ont été
fimparfaites Jusqu'à présent, ébauches; nos elles, n'ont eu deis ssabilité que dans
les mupture constante de l'équilibre qui devait maintenir
mtionaux. et les étrangers dans la gondition qui leur convient réipropuement, Sous lengouvermemeut qui a précédé --- Page 18 ---
t1657
éelui de la Répiblique, on avait adopté uffe
sous l'apparence d'une justice réglée par le mesure cuf
donné lien à des abus intolérables. Ce n'était hasard, arait
nationanx perdissent au système de consignation pas que les
numérique; mais la manière d'arracher ainsi les par-onle
des mains de ceux qui les avaient dirigées vérs cargaisins iNsar
présentait un arbitraire qui devait nécessairememt nos ports,
impression fàcheuse sur Vesprit des armateurs
faire une 1ea
ce qui est obtenu par la
tout ce étrangers Tout Dans
libre
disposition dune volonté foree,
qui contrarie la
a
celles
qui ne connait de
que
qui sontiuftablies par la jostice
bymes
exciter le mécontentement et le
Datorelle, doit U ou1
tems-là,
découragemient,
le négociant consignataire était Parbitre absolu Dans ce cDe
commerçant étranger, sans que celtii-ci put
du 1S.
tel ordre de choses ne pouvait tenir contre s'y les opposèr, Un
la raison et de léqnité; sa durée n'a
été attaques de Avan
quoique P'arbitraire eus cessé à l'égard pas des
longaé. Maid matair
du 7 Mars 1807 ne put conduire au but étrangers, s'était la Joi msons
posé, Violée par quelques-unes des
qu'on
pro
le plus d'intérêt a en surveiller la stricte persounes qui avaient
E
exécntion, eile ne
procura au commerce haîtien qu'un moment de
mussa
le laissa bientôt retomber dans la nullitéi
faveur, et
La loi du 28 Juillet 1817 eut pour
de
cet aneantissement; mais lles
objet
le tirer de RIS n
inutiles les dispositions
étrangers surent encore rendre femiez
les nationaux.
qui tendaient visiblement : à protéger S der
Ceux-ci, toujours en butte aux
MnSto'r
des autres, se plaigment en vain des entreprises infractions usurpatrices faites
ltant,
dispositions legislatives; leurs plaintes rendues
aux
en
furent transformées en délations intéressées
publiques
a
rent l'inimitié des infracteurs.
et leur attire- 0R1S
Deux maisons étrangères seulement furent atteintes: le r.com Demme
reste jouit de P'impunité, et les choses allerent
C0-D:
en empirant.
toujours
La calamité qui pesait depuis long-tems sur le commerce
haîtien, suscita de nouvelles mesures
mais bien
loin d'atteindre le but désiré, elles portèrent lézislatives; le
mortel
aux nationaux. La loi du 26 Février 1819, en cotip stipulant
E
Deux maisons étrangères seulement furent atteintes: le r.com Demme
reste jouit de P'impunité, et les choses allerent
C0-D:
en empirant.
toujours
La calamité qui pesait depuis long-tems sur le commerce
haîtien, suscita de nouvelles mesures
mais bien
loin d'atteindre le but désiré, elles portèrent lézislatives; le
mortel
aux nationaux. La loi du 26 Février 1819, en cotip stipulant
E --- Page 19 ---
(19)
1e comtercans étrangers et Tes indigènes dune mas
Hodr
abstraction faite du tarif, est des
4721 ee à peir près égale, de celles dont les haitiens ont à
ueles ene la plus fatale
gde
onure dir parce quelle les livre à Ia merci des étrangers, en.
àn ceux-ci la faculté de débiter leurs
gaisons Imkant implicitemnent
l'intermédiaire des ventes
ports, ugaisons enl détail par
publiune (IeS
diverses
de Ta d'cadence dû commerce
Tout Danis' lés
périodes'
les marcharidises étrangeres ont constamment
des nationaux;
nos
tertitoriales ont
Aondé dans nos ports :
productions
twjours suffi ail retour dit produit des objets importés; eti
sont endettes ou ruians ce untridant les négocians indigènes se
facile'
malheur Pi Eile est
av
Rold du is. Qitel est la cause de ce
er Un stinuer: Reinontons à sa source.
les consis
ues de Arant l'éxtension donnée aux ventes publiqnes,
Maidt aataires' étrangers ne pouvaient guères vendre leurs carleurs'
la
a10t
Risons en détail: quelques haitiens
prétaient, à
it Drok vnté, leur nom, mais' cette supercherie n'entrainait pas
avaient un' prejudice notoire ; la complaisanee" de ces haitiens ne
elem mhissait. essenitiellement que le voeu de la loig l'abus pros
ur,et tbit à certains nationaux, et le mal était supportable: Mais
ls choses ont pris" une autre face- depuis que-1 les étranP
de
des indigènes: Ceso
rer RIS n'ont plus besoin
l'intermédiaire consommer la ruine de
rendre Hemiers ne s'occupent plus qu'à haitien veut: traiter avec un
rotéger a derniers. Si un négociant
onsignataire étranger, ill ne le peut: qa'à un prix exhorpatrices itant," Lalt transaction est à peine terminée. que l'étransemblables à celles
esaur Br envoie à l'encan des marchandises
ut
blique P a' vendues' chèrement àu Phaitien, et làs'opere
attite- Nbais qui ne laisse à P'indigène aucun moyent de sontenir
lest consommateurs
l concurrence: Aussi les détaillans 3
Les
E
tes: neme ne s'approvisionuient plus qu'à l'encan.
gens
burouts u-patentés vendent dans les rues, les habitans des came
eti viennent sinsa
Hehes renoncent aux- travaux agricoles
leursi
hmerce tlet sur les marchés publics; ilst grossissent
sonti pécules, ré
isbiet andis que eeux qui payent des dreits importans: calcnler
mortel ints, éternellement assis devant leurs: portes, às
laprogrès rapides de leur ruine eti les eflets d'abusintos
Knilese
u-patentés vendent dans les rues, les habitans des came
eti viennent sinsa
Hehes renoncent aux- travaux agricoles
leursi
hmerce tlet sur les marchés publics; ilst grossissent
sonti pécules, ré
isbiet andis que eeux qui payent des dreits importans: calcnler
mortel ints, éternellement assis devant leurs: portes, às
laprogrès rapides de leur ruine eti les eflets d'abusintos
Knilese --- Page 20 ---
-
tia)
Qtie sont devenues les maisons de commerce
du premier ordre ? Elles ont fait place aux. hnitiened
lear étaient autre fois consignés.
clranger Squi
de ces maisons se sont relegués infructueusement Quelques-uns des chels
habitations ; d'autres n'ont pas même la faculté sur leurs
une nouvelle condition.
de prendre
Nous ne saurions méconnaître Putilité des ventes
qles; nous pensons même qu'il est
poblidonner plus d'extension mais
indispensable de leur
;
nous sentons
ser
ment la nécessité de lès assujettir à des
aussi fortes eot
une
réglemens
poser
digué au torrent qui nous entraine dans etd'op: de
Il est reconnu quele comnerce de de tail ne
l'abime, Qual
vert aux étrangers qu'ati détriment des nationaux. peut Il être est donc Ou. tore
urgent de persister à le leur interdire, si l'on veut
sage
ver les indigènes.
sauous
Pour sauver l'indigène, il ne faudrait pas permettre à au
P'étranger de détailler ses marchandises à Pencan.
sera
Il serait donc nécessaire d'établir des encan S pour la vente reur
permise aux étrangers, et d'autres pour le débit réservé er
aux nationaux.
oDa
Cette mesure étant une de celles dont dépend le salut uni
du commerce haitien, il n'en pourrait résulter aucun in- mis
convénient.
CUr
Si par l'effet de sa volonté, le consignataire étranger rea
fusait de traiter avec le négociant haitien, il serait loisible LE
à tous les deux de recourir à la vente publique. Les arta
besoins réciproques établiraient naturellement une juste pro:
se
portion dans les prix.
JI en serait de même à l'encan de d'tail, pourvu
tha
dans lun et l'autre cas On ne formât pas des lots' M tait
valeur trop importante ni trop minutieuse. IL fandrait que
tout fût en rapport depuis le consommateur jusqu'au consi
gnataire.
Ii faudrait de plus qu'il n'y eût que les négocians et marchands patentés pour le gros qui pussent étre admisa l'encan en gros. Il serait inutile d'étendre cette restriction sur
l'encan de détail, parce qu'il n'est pas possible de pres
crire les besoins du consommateur, Ilappartient à l'autorié
tait
valeur trop importante ni trop minutieuse. IL fandrait que
tout fût en rapport depuis le consommateur jusqu'au consi
gnataire.
Ii faudrait de plus qu'il n'y eût que les négocians et marchands patentés pour le gros qui pussent étre admisa l'encan en gros. Il serait inutile d'étendre cette restriction sur
l'encan de détail, parce qu'il n'est pas possible de pres
crire les besoins du consommateur, Ilappartient à l'autorié --- Page 21 ---
(19 )
enne diargéo de survéiller l'exécution de la loi des
800 fempécher les gens non-patentés de se livrer à un patentes
chef merce qui leur est interdit : ce soin doit lui être recom- comleurs mande (J),
endre Nous ne vcyons dans notre système rien qui pût blesser
1 liberté du commerce. Il serait loisible à
Pubi. vendre de gré à gré au négociant haitien, Pétranger de
leur L faculté de sapprovisionner à Pencan,
qui aurait aussi
interdite à
et une plainte fonforte leserait
Pun comme à l'autre, Le résultat
d'op. ment efficace de cette mesure, serait
vraid'empécher Pétranbime, ger de priver Vindigène du bénéfice du detail.
eou. Quant à Ce qu'il est juste de statuer a légard du
donc wbre des consignataires haitiens, nous
petit
Satl- L sagesse du gouvernement.
l'abandonnons a
Nousi ne pouvons nous dissimuler que la
tre a Ité du commerce de consignation des produits presque totaustera dans les mains des étrangers. Cet
exotiques leur
vente sure une prépondérauce à laquelle nous ne avantage saurions être asserve atiferens: Il serait juste autant que nécessaire
les
nionaux pustent se garantir un égal avantage. Le que
salut 6t unique: le négliger, ce serait perpétuer la faute moyen
01 10- ommise nos prec cédentes ligislatures,
qu'ont
Laranger ayant Rentrepôt de ses produits, Thaitien
prre- rait avoir celui des siens. Cela serait naturel autant deisible ustez
IIS S.001 -
que
Les Partant done de ce principe , qu'une profonde
fon semble
méditaprou terdit à
consacrer, nous estimons qu'il devrait être ine Thabitant Petranger d'acheter directement du cultivateur Ou,
que errait
aucune des produetions de notre
ce droit
d'une
être réservé aux seuls commergans haitiens. sol:
Qué
consk J) Depuis T'extension donnée aux
les patentes avec Ja plus grande facilité. yentes Lès publiques 9 on élude la loi
mar ja boatique : ils courent les rues, vont de maison speculateurs ne tiennent
lax Ment aucun droit au trés or public. Facilité
en maison, et ne
Cunds. pateatés 5 et menace de
abusive qui nuit aux marjosur 6tt tojours tolérée
diminuer les ressources de l'Etat, Si
pres Ars
3 un grand nombre de petits marchands renonceront elle
Dintiques pour se rendre spéculateurs ambulans et
a
DIS mwrlimpos auquel ils doivent être Rssujettis,
s'exempter Aa
maison speculateurs ne tiennent
lax Ment aucun droit au trés or public. Facilité
en maison, et ne
Cunds. pateatés 5 et menace de
abusive qui nuit aux marjosur 6tt tojours tolérée
diminuer les ressources de l'Etat, Si
pres Ars
3 un grand nombre de petits marchands renonceront elle
Dintiques pour se rendre spéculateurs ambulans et
a
DIS mwrlimpos auquel ils doivent être Rssujettis,
s'exempter Aa --- Page 22 ---
690)
Comme le hienfait qu'il serait bon d'accorder 2uix nds
tionaux deviait s'étendre SUT toutes les classes dela socitté,
la faculté d'acheter des denyées du pays entre les maios
des agriculteurs ne pourrait être restreinte par aucune CX
ception. Seulement il serait mécessaine dc faire reftuer les
petites parties vers les grandes massessn en interdisant ai
marchand détaillant la faculté de pouvoir vendreà Ketrane
moins d'un millier pesant de chaque es
ger pice consignataire de denrée. Le droit de patente pourrait étre baso
sur cette donnée pour Jes marchands détaillans.
Par cette mesure: salutaire, les nationaux auraient une
véritable consistance commerciale. Les étrangers n'aunsjent
plus intérêt à attirer à eux les agriculteurs net a operer
une espèce de division d'opinion que les patriotes éciairis
remarquent avec chagrin, et dont les conséquences penvent devenir extrêmement funestes. I s'etablirait naturellement entre les diverses classes des comameiçans des rea
lations d'une utilité générale, L'etranger se rapprocherat
de PHaitien; Fun ne. verrat plus dans l'autre un conmpé
unéchangiste
Le ebea
titeur dangereux s mais
indispensable.
soin d'une liaison réciproquement utile ranimerait une conlfiance agonisante, 9 nécessiterait une conduite honorabley
rétablirait un bien-être ginepal, Des béncfices peu consilé
rabless mais souvent répetés, mettraientiles nationaux dans
une aisance qui se ferait sentir à toute la société, parce
gu'une grande prospérité est tonjours. extensiblé,
Nous disons qu'il devrait étre permis.a tous les marchands serait
haitiens d'acheter des deurees du pays, parce qu'il
nécessaire d'empécher les capitalistes d'exercer le monopos
Nous disons qu'on doit interdire au marchand détaillant d'un
la faculté de vendre au consignataire étranger moins
millier pesant de chaque espèce de denrée, parce quels
commerce de détail est interdit aux etrangers, e: quiliet
uirgent.de. les, accoutumer, a, traiter, avec les négocians qul
payent une patente qui doiti leur assurer quelqte trouvennet avantage
Sil l'on s'écartait de ce principe, les étrangers marchands ct
encore Te moyen d'attirer à eux les petits
d'entraver les optrations des négocians en gros,
ier pesant de chaque espèce de denrée, parce quels
commerce de détail est interdit aux etrangers, e: quiliet
uirgent.de. les, accoutumer, a, traiter, avec les négocians qul
payent une patente qui doiti leur assurer quelqte trouvennet avantage
Sil l'on s'écartait de ce principe, les étrangers marchands ct
encore Te moyen d'attirer à eux les petits
d'entraver les optrations des négocians en gros, --- Page 23 ---
21 )
devrait être interdit aux consignataires
d'em:
049 1
éttanger
Mperdes commisionnaires ou courtiérs haitiens pour acheter
mains des agrieulteurs.
diES des
haitiens ne pourraient espédier d'une
et Les
négocians
place
a une autre des denreès aux consignatatres
E
etrangers,
l'entremise d'antres
hittens, domiciliés
al
négocians
alus
par même lieu
les consignataires étrangers.
tDamk e
que
que lus Haitiens n'ont pas assez
es On objectera pent-étie acheter les denrées du pays, récoltees dans
bass de cupitaux pour
connaitre bien
les hommes
Tamnée. 11 fauidrait
peu,
pour
sur cette objection. N est-il pas évident que le
une sapnesantir des achéteurs nationaux étant considérables, les
pajent sonbre:
seraient immenses21 y a plas, les consignataires
operer apitanx
des marchands indigènes pour faire
Clatres arangers emploieraient
isschats de denréds, moyennant une commission. Ce moyen
pdl memmédiaire rentrainerait aucun inconvenient, puisquil A
turel
tout ce
lui
sans
S TBA pofiterait à Haitien. Or,
qui
profite, Le
herat liesser les lois, est ce qu'il faut toujours préferer.
ommpe nali ne consisterait pas en ce que PHaitien pourrait n'être
commanditaire, mais en cé qu'il serait privé des avanLe.bes que du commerce national par Tinsufisance des mesures
ecot lages
rable, lgslatives (k).
pnsilk.
X dans (k) On a posé cette question : les haitiens sont-ils assez riches pour
anger seuls leurs opérations commerciules? On a répondu, non. Et on
parce rlaissé les étrangers s'emperér du commerce haitien; majs T'experience
chanca A prouvé On demande qu'on muitenant a eu tort. si Tes nationaux dbivent avoir Ia préférence
serat arles' étrangers : on répond oui, Et cependant on ne saurait nécessairement se déciopol der à oxclure ces derniers, Les négociuns haitiens seront
aullatt Iuinés, Raisonnons. Tout doit tendre a Ta prasporité dés nationaux. Comment
du Tnourra-tion parvenir?" En Tes mettant à mème de bien faire leurs
que E afaires, Tout se - falt pour eux, tout deit dépendre d'eux, Mettez donc
et Taranger dans la nécessité de recourir a eux. On, ne trouve pas un
motif raisonnable' d'empecher Phattien d'être Tagent prineipal ou le comuSt Qu manditaire de
au contraire, 2 on doit désirer que cela soit pour
AUR rendre le dernier l'étranger. dépendant du premier. Pour obtenir ce résultat
ernnclt
létablissemeht
J
Inrait, comme nous l'avons déjà observe 2 empecher
a a
de
Ne
mouveaux consignataires etrangers, porter le droit de patente
ceux
tous len
dja établis, à un taux dleve,et Taugmenter progressivement
comuSt Qu manditaire de
au contraire, 2 on doit désirer que cela soit pour
AUR rendre le dernier l'étranger. dépendant du premier. Pour obtenir ce résultat
ernnclt
létablissemeht
J
Inrait, comme nous l'avons déjà observe 2 empecher
a a
de
Ne
mouveaux consignataires etrangers, porter le droit de patente
ceux
tous len
dja établis, à un taux dleve,et Taugmenter progressivement --- Page 24 ---
(22 )
Il ne serait pas possible que les
laissassent leurs capitaux dans linaction consignataires dtrangny
non plus pr'sumable que les Haitiens
; il ne serait Das
monopole des denrées du pays : les besoins pretendissent faire le
poseraient nécessairement un frein à la
réciproques OD.
marchands interm diaires, étant toujours cupidité, Ceux des
neraient Pimpulsion à ceux des négocians plus du pressans, don.
S'il n'est pas de la nature de Phomme de premier ordre,
qui peut lui préjudicier, il n'est pas de Pintérêt provoquer des ce
merçans d'enrayer le char du commerce. Si
com,
nouvelle mesure, les opérations mercantiles par l'effet d'une
siette, elles se rassiéraient bientôt
changeaient d'a
libre serait maintenu. Lhabitude fait invarablement; léquie
de la rendre profitable a tous.
tout. Il ne s'agitique
L'état actuel des choses est fatal aux
l'équité, l'intérêt public
à
nationaux : la raison
proposée, commandée s'oppose sa perpétuité. La mesure
patrie,
par la nécessité, par l'amour de la
relles, circonscrirait les étrangers dans leurs limites
9 sans les priyer des avantages
ils
natu.
de prétendre; elle devrait être la loi auxquels de l'état. ont droit
S'il est de toute justice de
le motif
les armateurs étrangers à consigner respecter leurs
qui porte
cargaisons à ceux
ans. En se prenant de la sorte, on n'aurait, en
consignataires nationaux, Qu'importerait qu'ils s'associasseent peu d'années que des
pourvu qu'ils fussent pré ponderans et gu'ils
des étrangers,
hational? Ils retiendraient une partie des
profittassent du commerce
les seuls étrangers, et parviendraient
bénéfices que font maintenant
ils sont actuellement privés.
nécessairement à une aisançe dont
On dit qu'il faut tout rapporter à la patrie. Cela
UT
que la patrie? La généralité des citoyens.
est juste, Qu'est-c V
être de cette m asse, et la patrie
Songez donc à assurer le bien:
Tant que Tétranger trouvera sûreté prospérera.
votre commerce; ; ille recherchera lors pour ses opérations, il recherchera
yous aucun établissement,
même qu'il ne pourra former chez
On se souvient de cette parce vérité qu'il a besoin de ce commerce.
Pétion : guand même On braquerait des sortie de la bouche de l'immortel
pour en rendre périlleux le
canons à Pentrée de nos poris
gain, risqueraient leur vie passage, daus
ces hommes attirés par Fappas ds
L'exclusion désirable devraitetre indirecte Pespoir de faire fortune.
la prolibition de
et profitable au trésor public,
Fomme
a certaines marchandises.
se souvient de cette parce vérité qu'il a besoin de ce commerce.
Pétion : guand même On braquerait des sortie de la bouche de l'immortel
pour en rendre périlleux le
canons à Pentrée de nos poris
gain, risqueraient leur vie passage, daus
ces hommes attirés par Fappas ds
L'exclusion désirable devraitetre indirecte Pespoir de faire fortune.
la prolibition de
et profitable au trésor public,
Fomme
a certaines marchandises. --- Page 25 ---
23 )
de leurs compatriotes qui viennent s'établir dan's notre
ilh ne serait pas moins nécessaire de nous
des pays 2
teprises qu'ils font sur les prérogatives qui préserver nous sont dues. ena
Nous seuls sommes les défenseurs nés de ce sol
à
tous les genres d'envahissemens, Devons-nous être exposé
lement depossédés?
morare,
0e
CHAPITRE
Omn.
TROIS.
une
De gitelques mesures d'ordre public!
SECTION I.re
Des mesures d'ordre public gii intéressent Pagriculiure.
Nous avons démontré que
IS0n
l'agriculture, la première
Hede la richesse nationale, avait besoin
brans
sure e que toutes les productions
d'encouragement S
la oncurrence avec celles de Dotre étrangeres qui entrent en
jatu, Trenir, frappres d'une taxe extrsordinaire. pays, devraient étre; a
troit Il serait nécessaire que le taux de cet impôt fàt
moins, à quantité egale, le double de
au
porte uctions indigenes de méme
la valeur des proceux 1e en devrait être de même genre,a les l'époque de la taxe:
pour
objets manufacturés
iletranger et qui entrent en concurrence
de inigués dans notre pays.
avec ceux faberce gers, L'importation de ces divers produits devrait être
enant sumise à une déclaration : une clausé pénale serait toujours
dont tte à toute contravention à cet égard.
attaIfandrait, autant que possible,
st-0;
empécher la contrebande.
Dien: V'impôt territorial sur le sucre devrait être basé sur le
POX courant de l'anne e.
chera
SECTION
cheg
It
laquelues mesures d'ordre public qui intéressent le commerce:
Les patentes de commerce pourraient être divisées en
tatre classes;
1, Celles des consignataires :
2.2 Celles des négocians en gros ;
80 Celles des marchands en gros 3
.
attaIfandrait, autant que possible,
st-0;
empécher la contrebande.
Dien: V'impôt territorial sur le sucre devrait être basé sur le
POX courant de l'anne e.
chera
SECTION
cheg
It
laquelues mesures d'ordre public qui intéressent le commerce:
Les patentes de commerce pourraient être divisées en
tatre classes;
1, Celles des consignataires :
2.2 Celles des négocians en gros ;
80 Celles des marchands en gros 3 --- Page 26 ---
((24)
A or Cellesi desi détaillans.
Tout marchand détaillant qui vondrait jouir du droit del L
pouvoir vendre des denrées du pays aux consignataires étran.
gers, serait assujetti à un droit proportionnel:
Nous le: répétons, il ést laissé à lar sagesse du gourernement de statuer sur le sort du consignataire haitien,que
nous ne considérons que comme un négociant en gros dur
premier Lors de ordre. l'embarquement des. denrées du. pays, les con
signataires étrangers seraient tenus d'en produire le certificat d'origine, appnyé dès bordereaux d'achats qui seraient
enregistrés. à la douane, serait atfachée à toute fraude qui
Une clause pénale
serait cemmise à cet égard.
A la publication de la loi qui établirait la taxe suir les
productions exotiques, les commerçans qui se trouveraient' Lu
inunis des objets de cêtte nature, déjà importos, seraient
tenus d'en faire la déclaration.
Six mois après l'établissement de la taxe, ilne pourrait e
plus être vendu des objets qui y séraient soumis, à" un
prix inférietr atl taux de l'impôt, à peine de confiscation,
à - moins que ces objets ne fussent soumis avariés à la (1): taxe extraorLes consignataires des de objets
note de la vente qu'lr
dinaire, seraient tenus
garder
en feraient, et d'en jnstifier, quand ils en séraient réquis IE
Les marchands qui achetteraient de ces objets, seraient
tenus, lorsqu'ils en seraient requis, d'en produire Jes bordereaux d'achat. Une clause pénale serait attachée à toute
fraude qui serait commise à cet égard.
trois encans
On pourrait conserver au Port-at-Prince et deux
publics, dont un pour lai vente: en gros,
pour
celle en détail.
vendre
de deux
Aucun dcs encanteurs ne ponrrait
plus
foiss pars semaine, ni ài F'amisbiey
de nation, poura
Tous les consignataires, sans distinction
raient faire vendre aux encanse en gros
contrebande
(1) Le but de cette prohibation.seralt d'empocher-la
ise à cet égard.
trois encans
On pourrait conserver au Port-at-Prince et deux
publics, dont un pour lai vente: en gros,
pour
celle en détail.
vendre
de deux
Aucun dcs encanteurs ne ponrrait
plus
foiss pars semaine, ni ài F'amisbiey
de nation, poura
Tous les consignataires, sans distinction
raient faire vendre aux encanse en gros
contrebande
(1) Le but de cette prohibation.seralt d'empocher-la --- Page 27 ---
(25 5
Aux, seuls Haitiens appartiendrait le droit de faire vendré
Aux encans en detail.
Les seuls commerçans haitiens patentés pour le gros, pourtient acheter aux encans en gros.
Toutes personnes patentées ou non patentées, pourraient
acleter aux encans en détail.
Il ne devrait pas être interdit aux particuliers non patentés de faire vendre à l'encan de detail, des objets de
roduction nationale.
Tous commerçans qui voudraient faire vendre aux encans
das objets d'importation, seraient tenus d'exhiber leurs pael tentes aux encanteurs, s'ils en étaient requis.
Les deux classes d'encanteurs seraient tenus de faire conU nitre, à toute réquisition, les personnes qui auraient mis les
dujets en vente. Toute fraude a cet égard serait rép primée.
les Toute marchandise vendue aux encans paierait un droit.
ilent Le droit sur les marchandises vendues aux maisons d'enatent cn en gros, serait de sept et demi pour cent, dont deux
t demi pour l'encanteur.
rrant Le droit sur les objets vencus aux maisons d'encan de
unt Mtail serait de cinq pour cent, dont deux et demi pour
101, Iencanteur.
Nous pouvons nous dispenser d'appuyer CeS dispesitions
raor- iur aucune réflexion, parce qu'elles tendent Sensiblement
0US a la conservation des droits de chacune des classes des
quis wmmerçans.
iient 1l serait également urgent que Votre Excellence provobor muat des mesures pour regler les opérations dès courtiers,
foute numettre ces agens d'affaires à un cautionnement, et prérenir les abus qu'ils commettent très-souvent en cherchant
cahs à detourner, 9 au détriment des uns des autres, les venpour deurs de denrées.
Nous pensons aussi qu'il serait nécessaire d'assujettir les
demt msignataires étrangers à faire connaitre la quantité des
denrées du pays qui se trouvent actuellement en leur pouQUIA roir, afin qu'ils ne puissent pas en embarquer au-delà de
cette quantité, sans en produire le certificat d'origine.
0 vous dont le coeur est embrâsé de cette ardeur hé:
ourner, 9 au détriment des uns des autres, les venpour deurs de denrées.
Nous pensons aussi qu'il serait nécessaire d'assujettir les
demt msignataires étrangers à faire connaitre la quantité des
denrées du pays qui se trouvent actuellement en leur pouQUIA roir, afin qu'ils ne puissent pas en embarquer au-delà de
cette quantité, sans en produire le certificat d'origine.
0 vous dont le coeur est embrâsé de cette ardeur hé: --- Page 28 ---
(-26 )
roique, qui porte les chefs d'état à prodiguer leurs velles,
leurs soins, à donner une constante sollicitnde à la sûreté,
au bien-être des citoyens : au bonheur public; digne stce
cesseur du meilleur des hommes, soyez attentifà nosjuste
réclamations: que vOS contemporains et nos générations
futures puissent devoir à votre patriotisme et à vOs lumières
le palladiwn de la prospérité d'un peuple qui vous doitdji
un éclatant témoignage d'une reconnaissance commandée par
des travaux qui lui font entrevoir une glorieuse perspectivel
LITTERATURE.
ROMANCE.
D'un prisonnier, la voix plaintive
Exprimait le poignant souci;
Prêtant une oreille attentive,
Je l'entendis chanter ainsi:
c6 Au mileu des maux que j'endure,
et Ciel, je respecte tes décrets;
6e Sans t'offenser par le murmure,
66 Je puis exhaler mes regrets.
et Loin des lieux où je pris naissance,
8 Privé de secours et d'appui,
€ Je traîne ma frêle existence.
66 Accablé d'opprobre et d'ennui
ec Devenu la triste victime
€ D'un ministre injuste et puissant,
6 Ces murs élevés par le crime,
45 Me renferment quoiqu'innocent.
e Près d'une femme aimable et sages
ee Jadis je connus le bonheur!
& Aux plaisirs, dans mon esclavage;
46 J'ai vu succéder la douleur...
4 D'un insensé la folle audace,
4c Rève un complot contre son Roilwa
de La foudre tombe et le terrasse;
e Mais elle éciate aussi sur moi!
ime
€ D'un ministre injuste et puissant,
6 Ces murs élevés par le crime,
45 Me renferment quoiqu'innocent.
e Près d'une femme aimable et sages
ee Jadis je connus le bonheur!
& Aux plaisirs, dans mon esclavage;
46 J'ai vu succéder la douleur...
4 D'un insensé la folle audace,
4c Rève un complot contre son Roilwa
de La foudre tombe et le terrasse;
e Mais elle éciate aussi sur moi! --- Page 29 ---
(27) )
64 Brilians instans de ma jeunesse a
E Depuis long-tems vous n'êtes plus lukes
86 Momens filés par la tendresse,
66 Vous êtes aussi disparus
66 Jours parsemés de quelque gloire,
64 Trop tôt je vous ai vu finir...
66 De vous il n'est, dans ma mémoire,
66 Resté qu'un triste souvenir.
€ Dieu ! qai connaft mon innocence 9
eL Sur moi, quels sont donc tes desseinsP
66 Verrai-je, enfin la providence,
66 Me redonner des jours sereins
66 Ne soit pas sourde à ma prière 9
66 Rends moi la liberté, la paix
66 Jusqu'a la fin de ma carrière,
66 Je célébrerai tes bienfaits! 29
Ses sanglots alors étouffèrent
La voix du malheureux reclus :
Quelques sons confus s'échappèrent, 1
Mais je ne les distinguai plus.
Regagnant mon gite, 3 en silence,
Sur ses maux mon coeur s'attendrit:
Et du prisonnier, la Romance
S'offre toujours à mon esprit.
Par S. A. MILSCENT, alné.
< A
INTERIEUR.
Part-au-Prince. Poe Le 28 Mars, il a été célébré en P'église
Moissiale un service funèbre en cominémoration de feu Alex.
RTON, Président d Haiti; le Président Boyer, son étatsjor, le corpsjuliciaire et differens fonctionnaires publics
Tont assisté. Ce service devait avoir lieu, conformément
ila loi, le 29; mais il a été avance d'un jour, à cause
ela semaine sainte.
ma Le 29 du même mois, la corvette anglaise Nantillus,
renant de la Jamaique, a mouillé sur notre rade.
Le2 Avzil, la fête anniversaire de la naissance de feu
RTON, Président d Haiti; le Président Boyer, son étatsjor, le corpsjuliciaire et differens fonctionnaires publics
Tont assisté. Ce service devait avoir lieu, conformément
ila loi, le 29; mais il a été avance d'un jour, à cause
ela semaine sainte.
ma Le 29 du même mois, la corvette anglaise Nantillus,
renant de la Jamaique, a mouillé sur notre rade.
Le2 Avzil, la fête anniversaire de la naissance de feu --- Page 30 ---
(28)
A. Pétion, annoncée la veille par une salve
tillerie, a été célébrée suivant l'usage.
générile d'ax, Lam
Le 15, M. Jean-Marie, professeur de musique, du
arol
africain, a donné un concert dans lequel il s'est
sang
comme premier
violon; il a été secondé par
distingue
tears, et notamment par les citoyens Sévère plusieurs fils et aniatous deux haitiens. Ce dernier a fait
de Redon, por
exécutant un air de flûte de Berbignier. preuve
talent en
Le
Le Colonel Caneaux, jaloux de la gloire de son
NeC le
et se plaisant à encourager les haîtiens qui cultivent les pays Le
avait permis que ses jolis appartemens servissent au concert arts, 100
de M. Jean-Marie. La société qui y a assisté était nom.
breuse et distinguée.
La corvette anglaise Nantillus avait annoncéla
uc
chaine arrivée en notre ville de l'amiral sir Hom Popham, procommandant l'escadre stationnaire de la Jamaique ; mais un
bâtiment expédié de cette ile, ayant informé le capitaine
de la corvette que la fille de l'amiral était morte à la suite eand'un repas qui avait eu lieu à bord de la fregate sur la.
quelle sir Hom Popham devait se rendre parmi nous, nous
avions perdul Pespoir d'être visités par Phonorable personnage
qui fit un accueil gracieux aux envoyés du Président ac- Le
tuel, lors de la moit d'Alexandre Pétion : la corvette ayant ont
quitté nos eaux le 20, nous allions être confirmés dans nos par
regrets, lorsque le 27, au soir, la fregate montée par en
l'amiral et commandée par son fils, a jeté l'ancre sur notre eurs ne
rade. Le lendemain, elle a salué notre ville par une salve
d'artillerie, à laquelle tous les forts de la place ont Téx To
pondu. L'amiral, en descendant à terre, le 28 au matin,
avec son fils, son neveu, et le fils de lord Manchester, croit
gouverneur de la Jamaique, a trouvé des voitures qui Tatten- tue,
daient et qui les ont conduits dans la maison
Zeur
le Président Boyer. Ils y ont trouvé tout ce qui qu'ocupat poutait Tarta
en rendre Phabitation commode et agréable.
Le colonel Lerebours et le capitaine Vicsama. aides-de. mare
camp du Président d'Haiti, ont été placés près de P'amiral,
pour l'acoompagnmr et recevoir ses ordres; ils se sont acquittés de cette charge ayec beaucoup d'empressemenk Wiait
,
daient et qui les ont conduits dans la maison
Zeur
le Président Boyer. Ils y ont trouvé tout ce qui qu'ocupat poutait Tarta
en rendre Phabitation commode et agréable.
Le colonel Lerebours et le capitaine Vicsama. aides-de. mare
camp du Président d'Haiti, ont été placés près de P'amiral,
pour l'acoompagnmr et recevoir ses ordres; ils se sont acquittés de cette charge ayec beaucoup d'empressemenk Wiait --- Page 31 ---
29 )
Lamiral a d'abord visité P'Ecole Lancastérienne, PEglise
poisiale, les environs de la ville, et a assisté à l'insjection des troupes, qui a eu lieu le Dimanche 30. Sarisfait du zèle da capitaine Vicsama, il lui a donné une
de bienveillance en lui faisant présent d'une caune
preuve d'or, empreinte de ses armoiries.
ipomme soir de ce même
l'amiral, son fils, son neveu
en Le
jour,
diné
ele fils du lord Manchester, ont
aul gouvernement
PaT avec le Président d'Haiti et son état major.
Le ler. Mai courant (), Pamiral s'est rendu à la maiarts,
de
de Volant, où il a reçu son audience
ncert son
campagne Ila remis à la voile dans la nuit suivante.
IOmk de conge.
des instructions suivantes nous impose
L'importance
pro. le devoir de les consigner dans notre journal.
nam,
Port.au-Prince, 3 le 11 Avril 1820.
aS U
itame Jean-Pierre BOYER, Président d Haiti, au Gran-Juge de
suite
la République,
ur d
nous
Citoyen Grand-Juge,
mnage Les commerçans nationaux, spéculatears et détaillans,
ac ont formé des plaintes contre les encanteurs publics, qui,
ayant par leurs procédés, leur font éprouver de grandes pertés
nSTOs et entravent leur commerce. Ils voient, avec peine, que
pat leurs marchandises périclitent dans leurs magasins et qu'elles
motre Tie peuvent point entrer en concurrence avec celles qu'on
salne debite en détail chez les encanteurs.
nt Te Tout en respectant ce que l'équité a fait consacrer en
natin, droit pour les étrangers, on a cependant toujours eu en
ester, vue, dans la combinaison des lois reglementaires, le bonatte heur et la prospérité des citoyens de la République. En
cupat partant de ce principe , la raison aurait dà faire pressenoural tir aux encanteurs et à ceux qui sont chargés de surveiller leurs opérations , que ceux-là ne devaient vendre les
lesd8 marchandises qui leur sont envoyées, qu'en suivant la rèTL
nt 30 Notre journal n'étant pas imprimé à cette date, nous rapportons
fait par anticipation,
ison des lois reglementaires, le bonatte heur et la prospérité des citoyens de la République. En
cupat partant de ce principe , la raison aurait dà faire pressenoural tir aux encanteurs et à ceux qui sont chargés de surveiller leurs opérations , que ceux-là ne devaient vendre les
lesd8 marchandises qui leur sont envoyées, qu'en suivant la rèTL
nt 30 Notre journal n'étant pas imprimé à cette date, nous rapportons
fait par anticipation, --- Page 32 ---
(s0 )
gle de leur profession, pour ce qui concerne le
L
vendre, et en se soumettant à ce que la loi
mode de 20rol
les propositions que doivent faire les
prescrit sur
différentes classes
de
commerçans 3 pour le débit des objets qui forment
de 1e
tériel de leur commerce. C'est-à-dire,
le ma.
3 que les
ne doivent vendre qu'à son def tambour ou de encanteurs
en criée publique 5 qu'ils ne doivent rien vendre cloche, chez et
de gré à gré, soit en gros, soit en détail; et
eux
le
tant des marchandises en vente publique, ils qu'en met
server
doivent
dans la fermation des lots, ce que dit la loi à ob. P'é. feurs
gard du commerçant qui a envoyé ses marchandises à mOUSFencan. C'est-à-dire encore, que si ces marchandises viennent
d'un consignataire, les lots doivent être formés dans la
proportion des choses que le consignataire est autorisé à
vendre; si c'est d'un spéculateur, d'un marchand en
ou en détail, la méme règle doit être observée, afin gros de
conseryer à chacun les avantagés et la protection
la
loi lui donne droit d'espérer.
que
Inst
Si le Ministère Public, en se bien pénétrant de ses de.
voirs, donnait aux obligations de sa
tous
charge
les soins qu'elle nécessite, les abus qui existent importante, dans
les encans auraient un terme, car les articles V. VI. VIL
VIII et IX. du titre X. de la Loi du 15 Mai
En
sont
1819,
très-positifs ; mais la négligence mise à en exiger 110
l'exécution, , a fait drs générer en une habitude nuisible au
commerce et à la bonne police, cette institution qui de- ance
vait au contraire servir à faciliter les transactions conimer- epen
ciales, non de la manière que l'intérét de chaque comLn
merçant peut le concevoir, mais d'après le inode adopté ste
pour la protection de tous les individus.
SU
Je viens d'expliquer de qu'elle manièreles encanteurs doi. Mmtc
vent dorénavant vendre, et j'ai fait voir
ne doivent Mes
tenir
qu'ils
ni boutiques ni magasins de détail, et qu'ils ne
vent non plus vendre en gros, de gré à gré. II me reste peuà dire que pour qu'ils ne trouvent plus le moyen d'innover dans ce qui est prescrit, ils tiendront un registre d'entrée pour les objets qui leur seront envoyés, et auront
soin d'y distinguer la profession de celui qui les aura- en
yoyés.
vent dorénavant vendre, et j'ai fait voir
ne doivent Mes
tenir
qu'ils
ni boutiques ni magasins de détail, et qu'ils ne
vent non plus vendre en gros, de gré à gré. II me reste peuà dire que pour qu'ils ne trouvent plus le moyen d'innover dans ce qui est prescrit, ils tiendront un registre d'entrée pour les objets qui leur seront envoyés, et auront
soin d'y distinguer la profession de celui qui les aura- en
yoyés. --- Page 33 ---
(31 )
Les Commissaires du Gouvernement ou leurs Substituts
aoront soin de veiller à ce qu'ils ne s'ecartent plus du but
de leur création, et ces Commissaires seront personnellement responsables de tous les faits des encanteurs 3 con--
traires à la Loi et aux dispositions de la présente
eurs
lettre,
en est l'explication ), qu'ils ne
et (qui
poursuivront pas
les Tribunaux.
eux pardevant
Je vous requiers, Citoyen
de faire notifier
Cle
Grand-Juge,
Atous ceux chargés du Ministère Public et à tous les
00encanteurs, les
de ma
missive,
1C
dispositions
présente
d'en veiller
tous-méme l'exécution., après m'en avoir accusé réception,
lent
Je vous salue avec une parfaite considération:
Signé ) BOYER.
CrOs
Insiructions aua Commandans d'Arrondissement, et d ceut
des places sous leurs ordres.
de.
nte
JEAN- PIERRE BOYER,
lans
Président d'Haiti.
VII
En acceptant la charge oà m'appela le voeu de mes conetoyens, je sentis le besoin de visiter la République dans
au le plus grand détail, afin d'acquérir de nouvelles connaisa
de- sances sur ce qui pouvait affermir son bonheur et son iner- dependance.
omEn conséquence, 9 depuis 1818 juisqu'à ce jour, j'ai visité à deux reprises, 9 toutes les communes 9 pour porter ma
solicitude sur le service public, 2 dans ses nombrenses Tadok mlications. J'ai eu la satisfaction de rencontrer partout les
vent meilleures dispositions, et j'ai acquis la certitude que, si
petk qelquefois des irrégularités avaient eu lieu, c'était par la
reste igligence de quelques fonctionnaires, mais jamais par
inno- de mauyaises intentions; c'est donc pour prévenir dorênaen. Vant ces irrégularités et mettre chacun bien au courant
ToI de son devoir, que les présentes instructions sont expéCI Aices,
nombrenses Tadok mlications. J'ai eu la satisfaction de rencontrer partout les
vent meilleures dispositions, et j'ai acquis la certitude que, si
petk qelquefois des irrégularités avaient eu lieu, c'était par la
reste igligence de quelques fonctionnaires, mais jamais par
inno- de mauyaises intentions; c'est donc pour prévenir dorênaen. Vant ces irrégularités et mettre chacun bien au courant
ToI de son devoir, que les présentes instructions sont expéCI Aices, --- Page 34 ---
tse
* Ant. Ter. Avant d'entrer dans lés détails des
obligatiene OL
des Commandans d'arrondissement et de place, je doisles
prévenir que le service public ne doit plus souffrir ; que ceux
qui sont revétus d'un commandement quelconque, doivent,
dans toutes les occasions, préferer les obligations de leuri
charges d leurs occupations pritées ; que le moyen de con. OS
server leur autorité, est de donner lexemple de la ponc.
tualité et de Pactivité à en satisfaire les devoirs.
ART. II. Le Commandant d'arrondissement est, pour le
maintien du bon ordre, PAgent principal du Président YVC
d'Haiti, dans l'arrondissement qui lui est confié; comine
tel, il est responsable de la tranquillité publique et del
sécurité de tous les citoyens. Jl doit veiller à cé que la
concorde et Pharmonie règnent parfaitement entre toutes
les autorit's, tant civiles, militaires qu'administratives; il
usera de son influence et des voies de douceur et de per.
suation pour les porter à se reunir souvent, afin de se
communiquer leurs idées, pour que le concours de Jeurs
lumières les mette, chacun en son particulier, plus a méme
de bien s'acquitter de leurs devoirs. Le Commandant d'ar
rondissement pourra au besoin réclamer du Ministère pu- elle
blic et des Juges-de-Paix, des renseignemens sur ce qui N!
sera opéré dans P'administration de la justice civile, amn
de le mettre à méme de faire, à qui de droit, les re- COr
montrances ou représencations que le bien public lui suggérerait, ou pour donner aux effets de cette administration, toute l'action et la force nécessaires; il devra encoré i
faire observer les égards qui sont dûs aux autorités; ; il leut
fera au besoin les représentations convenables, s'ils s'écartaient de leurs devoirs ; et si, après les représentations nécessaires, il n'avait pas pu les ramener à faire ce à quoi
elles sont obligées, et que son autorité ne lui permettrik AL3
de réprimer leurs torts, il devra m'en informer ausi.
tôt, pas afia que je prenne contre les délinquans les mesures 01)
convenables.
ART. III. Le Commandant d'arrondissement est chargé
de l'inspection des cultures dans Pétendue de son commandement; il a pour les activer, sous ses ordres, Iea a
ations nécessaires, il n'avait pas pu les ramener à faire ce à quoi
elles sont obligées, et que son autorité ne lui permettrik AL3
de réprimer leurs torts, il devra m'en informer ausi.
tôt, pas afia que je prenne contre les délinquans les mesures 01)
convenables.
ART. III. Le Commandant d'arrondissement est chargé
de l'inspection des cultures dans Pétendue de son commandement; il a pour les activer, sous ses ordres, Iea a --- Page 35 ---
(38 )
tommandans de place; la gendarmerie et les troupes dé
lim qui se trouveront dans l'arrondissement.
Il devra. faire, aussi fréquemment que le service l'exigera, des tournées dans Pintérieur
ours
pour vérifier et faire
exécuter tout ce qui est relatif au bien desdites
con. Dans ses tournces, il ne se lassera pas de
cultures.
onc.
bien
répéter tout ce
que jai
expliqué par-tout oà j'ai passé: que Pinten--
ton du Gonzernement est de restaurer la Culture ;
de
nane que le militaires pour defendre
ques
leni
PElat, est oblige a 212
wrice achf, dans lequel il est assujéti aua règles de la distipalinte, lagriculteur dort s'occuper dfaire fructifier la terre qu'il
labite, en Se soumettant a des
de
: a
règles
police qui doivent
êre bien observées 3 ces règles sont : que Pon a la
outes 1e demeurer ldi ou lon
Jaculté
.
voudra, pourou que lony travaille,
taprès des arrangemens que Pon sera tenu de
per. k propriétaire du sol, et de bien les observer prendre a
avec
ese tes denrées, telles que le Café, le Sucre, le ;
culiiver
leurs fm et des ciores, suivant quele terrain le $
Cacno, le Coméme Gie Ton ne peut pas se borner à ne faire permettra; des
mais
d'ari de tiores, parce qu'il faut à l'Etat des denrées que
sur jardins lespu- ruelles se prélévent des droits qui sont indispensables à sa
pospérité.
1 Ant. IV. Le Commandant d'arrondissement
re- ecore les proprietaires des terres qu'ils ne doirent préviendra
sug. wfrir sur leurs propriétés que personne
reste dans point
istra- inelt: et cela, parce que Poisiveté enfante 3 tous les Poiincore susibles a la société. Il préviendra de même
les cices
lleut R doivent étre gardés que dans deshattes
que
cabrits
CCAT lons cultivces
tous
éloignées des habita-
; que
ceua de ces animauz
nsne quO Se trouveront la ou il
a des cultures
destructeurs
00I truils ;
les bétes d
J
, doivent être 16a
que
cornes doivent être maintenues
ettralt paur par des gardeurs, et que des ordres
en trous
2U3S ront données contre toutes celles
seront très-sévères seIIC jdins o il
qui
trouvées dans des
y aura des denrées et des vivres.
AxT. V. Le Commandant d'arrondissement prendra les.
jrecautions nécessaires pour que tous les
COml- 80 travail dès le lundi matin,
agriculteurs soient
a
Les heures du
jusqu'au vendredi au soir.
travail sont fixées, le matin au lever du
ordres
en trous
2U3S ront données contre toutes celles
seront très-sévères seIIC jdins o il
qui
trouvées dans des
y aura des denrées et des vivres.
AxT. V. Le Commandant d'arrondissement prendra les.
jrecautions nécessaires pour que tous les
COml- 80 travail dès le lundi matin,
agriculteurs soient
a
Les heures du
jusqu'au vendredi au soir.
travail sont fixées, le matin au lever du --- Page 36 ---
(84)
soleil jusquti onze heures; l'après-midi depuis
jusqu'an coucher du soleil. Pendant les
deux heitet
Le
heures
M 1
on
cidesus
fixces,
ne pourra pas quitter le travail ponr rester
éases ou se promener dans les grands
le aux M0n
mandant veillera aussi à ce que les danses chetnins; Com. CO
au
n'aient lieu que depuis le samedi jusqu'au dimanche tambour à mic (omn
nuit. Il veillera encore à ce qu'il ne se fasse
per
pas dans les jonne
campagnes aucur commerce de denrées ; excepté celui de ela
sirop qui doit être converti en tafia : les autres
doivent être portées dans les villes ou
denrées NuU
achetées
lés
bourgs potr yetre pete
par
commerçans patentés à cet eflet. 1 fera
supprimer tontes les boutiques qui sont établies sur les Fre0s
habitations en opposition avec la loi; parce que c'est danz mners
les villes', oû ceux qui payent patentes doivent Jes éta: spr
blir, et non dans la campagne ou l'on doit
la culture:
s'occuper i E
ART. VI. Le Commandant d'arrondissement doit porter MOD
son attention sur les nouveaux conicessionnaires de terres, LES
tant dans les plaines que dans les montagnes, afin
ces but
sortes de piopridtds s'etablissent de manière a procurer que des scrit
ressources à PEtat et ne point servir de gite aux pares- Bpa
seux et auix oisifs. Il portera les concessionnaires à faire ANT
arpenter leurs terrains, pour que le gouvernement puisse
connaitre ceux qui se trouveraient encore disponibles.
Il étendra sa sollicitude sur Jes réparations des routes pus dast
bliques pour les faire maintenir toujours en bon état pour re.
la commodité des voyageurs.
iter
Dans les tournées des campagnes, le Commandant d'at KICCU
rondissement aura soin de réunir les habitans et les cultia ART
vateurs pour bien leur faire concevoir que la sollicitude du ice
Gonvernement pour le travail se rattache à leur propre Bpr
bonheur et à la conservation de la liberté ; il devra être arce
fort soigneux à entendre les plaintes qui lui seront adres rter
sées ; il usera de toute son autorité pour concilier les pare
ties et les porter à vivre d'accord et en bonne intelligenice,
les uns avec les autres ; il ne manquera pas de leur an AR
noncer qu'un des moyens de mériter mon estime, d'est
d'être laborieux et ennemi de la paresse.
se rattache à leur propre Bpr
bonheur et à la conservation de la liberté ; il devra être arce
fort soigneux à entendre les plaintes qui lui seront adres rter
sées ; il usera de toute son autorité pour concilier les pare
ties et les porter à vivre d'accord et en bonne intelligenice,
les uns avec les autres ; il ne manquera pas de leur an AR
noncer qu'un des moyens de mériter mon estime, d'est
d'être laborieux et ennemi de la paresse. --- Page 37 ---
(35 )
d'arrondissement réunira dans la ville
Le Commandant lorsqu'il le jugera convenable, un cerpà il se trouvera,
et
des habitations de
tain nombre de proprictaires il fera faire la gérans méme réunion par les
la commune, , de et place des autres communes , afin de forCommandans
laquelle sera chargee de
mer une chambre d'Agriculture, les
à faire pour le bien
donner son avis suf
nouvelles améliorations découvertes
relatives;
iela culture 5 sur les
négessite ; sur 12 abus qui
tes SNU les encouragemens Ceite qu'elle chambre informera aussi les aletre imêtent ses progrès. serait
à leur insçu dans les dif-.
tera torités de ce qui se
elle passé désignera les cultijvateurs des
les firens qua.tiers, et enfia les
seront en meilleur état ;
cantons dont
plantations
dans livers
dont les habitations seront nés
eta: ls propriétaires entretenues, ou gérans ne
pas assister à la
tiges ou mal
pourront tant qu'ils n'aus
iunion de ces chambres d'Agriculture, rétablir le bon ordre chez eux,
ortef font pas fait d'efforts pour
fesant mention dè
de ces réunions,
ries, Les proeés-verbaux intéressera la eulture, et dans lesquels seront
eces tout ce qui
de tous les assistans, me seront adresdes iscrits les noms
d'Arrondisenent.
aresi RS par le Commandant
d'Arrondissemert placera sur
faire ANT: VII. Le Commandant des postes de gendarmerie, de caulisse les points convenables,
de
qui se trouveront à
nlerie 0u autres troupes
ligne, le désordre et le vagabonpu. 3a disposition i 7 afin de réprimer des patrouilles chargees de
pour tage, De ces postes, les partiront divers çantons pour g'assurer de
tisiter et dinspecter ordres donnés.
d'at lexécution des
Commandant d'arrondissement doit veiller
cuit ART. VIII, Le
entre
s'exécutent religieusement
ice que les engagemens des terres et les agriculteurs ou travailleurs,
lsp propriétaires
bonne foi
existera entr'eux, qui les
etre harce que c'est la activement qui de la culture, Il devra avoir
jortera à s'occuper la décision de qui de droit les autres
af win de renvoyer à
de leur compétence.
nicei slires
no seraient pas
d'arrondissement veille à ce
alk Anr. R Le Commandant
bien tenus et a ce qu'ilg
et que les militaires soient toujours
il fait aussi exécuter,
ciservent les règles de la discipline 5
istera entr'eux, qui les
etre harce que c'est la activement qui de la culture, Il devra avoir
jortera à s'occuper la décision de qui de droit les autres
af win de renvoyer à
de leur compétence.
nicei slires
no seraient pas
d'arrondissement veille à ce
alk Anr. R Le Commandant
bien tenus et a ce qu'ilg
et que les militaires soient toujours
il fait aussi exécuter,
ciservent les règles de la discipline 5 --- Page 38 ---
(86 )
par les corps de différentes armes, les exercices tel que
C
l'ordre en a déjà été donné. Il fait observer regulicerenent
les parades qui doivent avoir lieu le Dimanche, etil ins, jenle
pecte les armes pour s'assurer de leur bon état : il en fait ART.
de même du fourniment du soldat qui doit être toujours VISI
complet.
IL est prévenu que la garde nationale ne doit faire aul bon
cun service public, à moins d'ailarme générale, Celle des ASUSO
villes devra être inspectée tous les trois mois, conformés
ment à P'arrêté du 22 Juin 1818. Et il aura soin de re. ou
commander à ceux qui doivent en faire partie, d'avoir
toujours leur armement en bon et complet état.
TE
ARr. X. Le Commandant d'arrondissement donnera ses 01 rap
ordres pour que les militaires absens de leurs drapeaux ne
soient pas réfugiés dans leurs commandemens; ceux qui A I0S1
s'y trouveront deyront produire des permis en règle, Si ur 16
mon être renvoyés à leurs corps.
gar
Il ne permettra pas que dans l'étendue de son comman. Se
dement aucun recrutement ait lieu sans ses ordrès, lesquels 108,
ils ne donnera qu'en vertu de ceux qu'il aurait reçus de dat
moi; il ne permettra pas non plus qu'aucune mutation de le
militaires d'un corps à un autre soit faite sans une auto. mo
risation spéciale du Gouvernement.
besc
Il visitera souventles hôpitaux, sil s'en trouve dansson Aar.
commandement; il fera porter les soins les plus efficaces etou
aux malades qui en auraient besoin et qui ne pourraienb
être mieux traités dans leurs famillessil fera accor- cY
p:s der des permis à ceux qui auraient besoin d'aller se faire a 0
traiter chez eux et qui en auraient les moyens; il reprik Det
les abus ordinaires des
il
mera
soigneusement
hôpitaux;
visitera les prisons, afin de s'assurer que personne n'y soit 28
détenu en contravention aux lois.
Le Commandant d'arrondissement, en inspectant les trou- 8
reconnaitra ceux des hommes qui réellementine poutpes, raient plus servir à cause de leurs infirmités; il fera CODStater Vétat de ces sortes de militaires et me fera passer la
son rapport avec celui du médecin pour
je décide
s'ily a lieu. Les militaires
retournent A
retiraul
reformes
assurer que personne n'y soit 28
détenu en contravention aux lois.
Le Commandant d'arrondissement, en inspectant les trou- 8
reconnaitra ceux des hommes qui réellementine poutpes, raient plus servir à cause de leurs infirmités; il fera CODStater Vétat de ces sortes de militaires et me fera passer la
son rapport avec celui du médecin pour
je décide
s'ily a lieu. Les militaires
retournent A
retiraul
reformes --- Page 39 ---
(87)
la eulture, s'ils n'ont pas une industrie qu'ils désirenient exercer, et ce, afin qu'ils puissent s'occuper hono:
mblement après avoir bien servi la patrie.
AnT. XI. Le Commandant d'arrondissement aura soin
de visiter souvent les fortifications qui se trouveront dans
Mendue de son commandemient t, afin de les faire tenir
en bon état, sur-tout les batteries de côtes. Aussi-tôt que
I susdites fortifications nécessiteront quelques réparations,
matériel
mes
wit dans les ouvrages, soit dans le
de PartilleIe ne, ou dans les corps-de-gardes, le Commandant d'arronavoir lsement en fera relever le devis par l'Officier du Génie
buargé du service, et il me fera parvenir ledit devis, avec
ases s01 rapport pour avoir de nouveaux ordres. Il portera sa
de
UXT no slicitude sur la conservation des munitions
guerre, en
qUI les inspectant souvent et en prenant des mesures pour pré.
détérioration
aura
de faire
1 SI venir leur
; il
soin
réunir, par
les gamnisons , tous les boulets et les projectiles d'artillerie
man. muise trouveraient épars. Il se fera rendre compte chaque:
squels aois, par les garde-arsenaux ou Directeurs d'artillerie, de
Tetat de leurs arsenaux', et après avoir compulsé et vérion e be le compte d'entrée et de sortie, il l'enverra, à la fin
autoe du mois, à la Secrétairerie-Générale pour y avoir recours
a besoin.
amsson ART. XIT. Lel Commandant d'arrondissement devra prenncaces Ore toutes les précautions pour empécher que la contreut
raieat Bande ne se fasse dans son commandement, A cet effet
Accor- idevra faire surveiller rigoureusement les mouvemens des
fame (ens de mer, les embareadères 9 les anses et les lieux oi
TpIk de petites embarcations pourraient aborder ; il ne manquera
X; Pas de moyens pour découvrir les entreprises qui pourraient
Sout bre faites pouri élnderla loi; soit en introduisant des: maral
tandises prohibées'y soit en débarquant d'autres marchantrou- dees ou des denrées là où il n'y a point d'agens de PAd
pour mnistrationi des Finances.
Fn
COIS- ART. XIII. Le Commandant d'arrondissement veillera à
Dasser 08 quies lesiarpenteurs qui pourront operer dans Pétendue
del SOIk commaridement, ne s'écartent point des règles étas
arnet Vies pour cette partie du service. Ils ne pourront faire au
tandises prohibées'y soit en débarquant d'autres marchantrou- dees ou des denrées là où il n'y a point d'agens de PAd
pour mnistrationi des Finances.
Fn
COIS- ART. XIII. Le Commandant d'arrondissement veillera à
Dasser 08 quies lesiarpenteurs qui pourront operer dans Pétendue
del SOIk commaridement, ne s'écartent point des règles étas
arnet Vies pour cette partie du service. Ils ne pourront faire au --- Page 40 ---
(38 )
eune opération d'arpentage
de terre, sans la permission pour moins de cinq
Ils seront tenus
spéciale du
carreny
des voisins
dl'exiger la présence, à leurs gouverenes,
de s'arrêter limitrophes du terrain où ils
operaties, ART
aux moindres
doivent
point emporter
oppositions des parties; opereri de ne mom
tre personne d'établissemens ni de
S
di
que par leurs
jardins faits par Tau. ART
une terre alience ou concédée requérans. Lorsqu'il s'agia jes
daut d'arrondissement decidera de par Pétat, le Comman.
nant pour base que celui qui a
la discussion, en pre TL
qui a joui sans empéchement, cultivé de bonne foi et
jusqu'a nouvel ordre de ma part. conservera ses établisemen TCOL
tige sera contendue par des
Lorsque la terre en li, OE
draient d'une autre source personnes de
dont les droits viens a to
nes nationaux, il tâchera deles que
l'aliénation des domai. Miers
il les exhortera a faire arbitrer leurs concilier; s'il ne peut pas, d2T
s'il ne réus.issait pas à les
dhifferends; et eufin, ume
pardevant la justice civile.
persuader, il les renyerrait
ART. XIV, Le Commandant
les voies les plus raisonnables d'arrondissement empleiera er
de son commandement à vivre pour dans persuader les citoyens 0
de Pétat, afn de rendre la
Punité de la religion
salutaite ; il devra
concorde plns parfaite et-plus
les associations
employer son autorité pour supprimer
nominations, telles supersticiensey connues sous differentes dé IBT
sayoir distinguer lesi que Gangans, Faudoule, etc. Il devra Es
diriger sur eux la astucieux chefs de ces sectes pour Tel
ceux qui ne sont devenus surveillance et la répression, d'arec
ou par bonhomie.
leurs adhérens que par faiblesse ant
J ART. XV. Le Commandant
le bien du servicé dont il est d'Arrondissement doit, pour
quemment avec ses collègues chargé, correspondre frédissemens voisins
qui commandent les arronsures qu'ils
, afin de se mettre au courant des me
instrisctions. adoptent pour la parfaite exécution de mes
justitier la Enfin il ne doit rien laisser à faire s'il veut
tous ceux doat confiance les placée en R lui et satisfaire l'aitente de
vigilance,
intérêts et le bonheur reposent sur 8A
Arrondissement doit, pour
quemment avec ses collègues chargé, correspondre frédissemens voisins
qui commandent les arronsures qu'ils
, afin de se mettre au courant des me
instrisctions. adoptent pour la parfaite exécution de mes
justitier la Enfin il ne doit rien laisser à faire s'il veut
tous ceux doat confiance les placée en R lui et satisfaire l'aitente de
vigilance,
intérêts et le bonheur reposent sur 8A --- Page 41 ---
80)
Des Commandans de place.
D TTON
Ant. XVI. Lés Commandans de place sont, dans les
tommunes sous leurs ordres; subordonnés aux Commandans d'arrondissenient.
ART. XVIL. Pour qu'un Cominandant de
place soit dans
le cas d'attirer à lui les regards du gouvernemient,
a
il faut
qu'il seconde parfaitement le Commandant
de
d'arrondissement dans tous les points du service : c'est
le
et Commandant de place ne saurait jamais être pourquoi actif à
eng parcourir toute la commune dont il est
trop
a
chargé; et, comme
le Commandant d'arrondisement, son service
PRe être toujours préferé à l'occupation de ses interêts public doit
ale culiers.
partiS, ART. XVIIL Lorsque le Commandant de
n, bournée ( ce qui devra arriver très-souvent place sera en
alt dant de place le remplacera
); son Adju:
; lorsqu'il sera dans la place .
PAdjudant fera sa tournee; pour vérifier si les
pra lintérieur sont gardés comme ils doivent l'être postes de
e0s vice de ces postes se fait- exactement; si les ; si le seron circulent rgulièrement et remplissent
patrouilles
IS service 3 et si enfin, il n'existe
bien Pobjet de leur
er
pomt dans la commune
rien de contraire au bon ordre.
Anf. XIX. Les Commandans de
vra tes les
place entendent de touplaintes ou discussions entre les militaires, décident
ou rentoient par devantle Commandant
rec celles qu'ils ne pourront
d'arrondisement,
sse
pas décider ; ils renvoient
devant le Juge-de-Faix celles des affaires qui ne sont par
de leur competence ; et ils emploient toutes
pas
pur lécessaires pour faire vivre en parfaite harmonie les tous mesures
qui exereent ane fonction publique dans la
ceux
is se trouvent. Ils iuformeront le
commune ou
1e éement de tout ce dont ils
Commandant d'arrondisles fulier dans le service public. s'appercevraient de plus irrés
ART. XX. Les Commandans de
sont
les Commandans d'arroudissement place
prévenus que
Sont Ceux avec lesquels ils doivet desquels ils dépendent,
correspondre directea
hent, et ceux-là avec moi, pour tout ce qui regarde le
ceux
is se trouvent. Ils iuformeront le
commune ou
1e éement de tout ce dont ils
Commandant d'arrondisles fulier dans le service public. s'appercevraient de plus irrés
ART. XX. Les Commandans de
sont
les Commandans d'arroudissement place
prévenus que
Sont Ceux avec lesquels ils doivet desquels ils dépendent,
correspondre directea
hent, et ceux-là avec moi, pour tout ce qui regarde le --- Page 42 ---
(40 3
service public. Cela n'empéche pas qu'ils poutront m'4 haIs
crire dans les oceasions où ils seraient eux-mémes intéres
rel
sés à le faire.
Donné au Port-au-Prince, le 18 Avril 1820, an 17
de l'Indépendance.
BOYER.
NOUVELLES ETRANGERES.
sure
La nouvelle de l'assasinat du Duc de Berry, le 17 fe sage
vrier dernier, à sa sortie de f'opéra, par un sellier attaché aux équipages de la maison du Roi, a été confirmée
par les papiers français. Le corps du Prince a été exposé,
pendant plusieurs jours, dans une des salles du Louvre, ns
la tête ceinte d'un bandeau et la blessure a découvert,
- 21
VARIETES
On assure qu'un député de la partie Sud-Otiest d'Haiti, Hermi
chargé de propositions de la part du Président Boyer, est vom
enfin arrive a Paris après avoir été retenu à Nantes, Oi CL
il : a débarqué il y a un mois. S'il en est ainsi, nous pou- 3
vons espérer de voir rétablir nos relations commerciales
avec Saint-Domingue ; car nous ne saurions croite que la eice
France persiste à ne pas reconnaître Pindépendance des
habitans de cette ile. Lors de l'expédition du Général
Leclerc, le ministre de la marine fit appeler M. Page, de
premier dépaté de l'assemblée de Saint. Marc, pour le
consulter sur cette déplorable tentative. 66 Si vous voulez
se vous battre, répondit M. Page, vous envoyez trop
enla
60 peu de troupes ; si vous voulez négocier, vous
eus
voyez 40,000 hommes de trop. 33 Il prédit Pinutilité,
Lors de l'expédition du Général
Leclerc, le ministre de la marine fit appeler M. Page, de
premier dépaté de l'assemblée de Saint. Marc, pour le
consulter sur cette déplorable tentative. 66 Si vous voulez
se vous battre, répondit M. Page, vous envoyez trop
enla
60 peu de troupes ; si vous voulez négocier, vous
eus
voyez 40,000 hommes de trop. 33 Il prédit Pinutilité, --- Page 43 ---
t41)
fhais éncore le
de cet armement
S
danger
qui ne pouvait
que rendre un jour plus difficile tout accord entre les deux
pyS3 et sa prédiction ne s'est que trop bien vérifiée! Aus
jurdhui, la France enverrait cent mille hommes pour
soumettre St.-Domingue 2 qu'elle n'obtiendrait pas plus de
sucdès: si Phabileté des hommes d'état consiste souvent à
savoir se ployer aux circonstances qu'ils ne peuvent maitriser, le moment nous paraît venu d'en faire preuve. St.-
Domingue est perdu pour nous comme colonie ; mais ce
pays peut être rattaché à la France par les liens du langage et des habitudes 3 par un traité de commerce et par
lassurance de notre protection. Si le
le
gouvernement prend
ce sage parti, nos manufactures, notre commerce
ta- marine, lai auront enfin une obligation dont il et notre
lee sible d'appre cier l'importance,
sera pos=
se,
Les amis de la prospérité publique ont-ils
ej
pu lire,
sans' éprouver une émotion, 66 qu'un envoyé du Président
Boyer est arrivé à Paris, qu'il est porteur de propositions
conciliatrices relativement à la partie de St.Domingue, gouvernée par le Président Boyer P 99
Cette nouvelle est-elle fondée P Dans ce cas, qu'elles espérances pouvons-nous en concevoir ? Comment, à quelles
conditions opérer un rapprochement si désirable? Le passé
ne doit-il pas nous faire coneevoir des inquiétudes sur des
dterminations ultérieures?
est Comment en effet ne pas se rappeler l'ex
OL dernier
pédition du
gouvernement, et surtout les instructions
Ou- ases agens ? Qui croirait que les conseils les qu'il donna
Ales tes furent donnés par des hommes
plus funes.
a merce et dans ladministration? Il est distingués dansle comdes ne
vrai que le courage
manqua point à quelques bons citoyens pour en
rer de plus sages. Eu vérité $ avec un
bon suggére, et de bonne foi, il était
peu de
sens
D
les
impossible de s'y tromper ; mais
premiers flattaient
lez
l'esprit dominateur du chef qui ne
troyait pas qu'aucun obstacle put l'arrêter. Ils
IOD ssement; de sorte
conciliation
l'emportèrent
en tes
qu'une
facile, dont les suia
eussent été si fécondes en heureux résultats, se transa
forma en une guerre d'extermination,
suggére, et de bonne foi, il était
peu de
sens
D
les
impossible de s'y tromper ; mais
premiers flattaient
lez
l'esprit dominateur du chef qui ne
troyait pas qu'aucun obstacle put l'arrêter. Ils
IOD ssement; de sorte
conciliation
l'emportèrent
en tes
qu'une
facile, dont les suia
eussent été si fécondes en heureux résultats, se transa
forma en une guerre d'extermination, --- Page 44 ---
(42) )
Cette terrible leçon qui nous offre Tentière destructimn B aVE
de 50 mille soldats, les plus braves qui furent jamais au L It
monde, pour ne pas nous laisser même l'espérance quant
au but de Pexpédition. A-t-elle au moins jeté quelquesla
mnières sur lavenir? Non, si lon en juge par des instruc.
tions postérieures données à quatre commissaires du gous a, C
veraement, chargés en 1814 de négocier la remise de la AUOS
souveraineté de St.-Domingue.
En lisant cette pièce on reste confondu, Malgré tout
ce qu'on a vu, on ne peut encore concevoir un tel égh
rement si elles n'étaient assez fréq ente ; c'est qu'ily ait
des hommes, jouissant de quelque considération, capabler
d'antant de folies, et que de tels hommes soient portés a
de hauts emplois. Ne sentira-t-on pas enfin qu'il est im possible de regler le présent à qui ne. conçoit ct n'admire
que le passé,
Croirait-on que, dans les instructions, la première regle
prescrite aux commissaires est de revenir, qutant que poss TOTA,
sible, à Pancien ordre de choses. C'est bien là le ministère Uville
de 1814. On proposait de rétablir des castes, bien entendu are
que la prééminence appartiendrait aux blancs; et cetaità
des chefs noirs, armés, qu'on devait faire cette proposi
tion! Le rétablissement de l'esclavage ébait de rigueur. On
ne réfléchissait pas que le seul soupçon de cette intention
de la part de la métropole avait plusieurs fois embrasé la
colonie; enfin, menaces d'invasion et d'exterminationt, S
Pon ne se soumettait à ces conditions. On comptait appas
remment que les restes encore palpitants de notre armée
doneraient du poids à ces menaces. Je le répète, legse
rement ne peut aller plus loin.
sils'e
Mais enfio, quel parti conviendrait-il de prendre rien n'est
gissuit de négocier? Ou je me trompe fort, ou
les
plus facile. En partant de deux points bien simples,
inoyens de rapprochemens ne le sont pas moins. consite
Sur le premier point', l'intérêt de la France ne de k
pas à forcer la colonie à reconnaitre la sotiveraineté du mométropole 5 le véritable intérêt, Pintérêt impérieus
direor MEUT
ment, est de rétablir avant tout des comunications
prendre rien n'est
gissuit de négocier? Ou je me trompe fort, ou
les
plus facile. En partant de deux points bien simples,
inoyens de rapprochemens ne le sont pas moins. consite
Sur le premier point', l'intérêt de la France ne de k
pas à forcer la colonie à reconnaitre la sotiveraineté du mométropole 5 le véritable intérêt, Pintérêt impérieus
direor MEUT
ment, est de rétablir avant tout des comunications --- Page 45 ---
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tes avec St.-Domingue. Toute considération doit céder à
ce premier besoin, , ou l'on méconnaitra le voeu de la patrie,
Le second point 2 non moins essentiel, et qui doit être
traité avec le même abandon et la même loyauté, c'est
guil faut se désister de toute idée d'employer dans aucun
ças, et quelque chose qui puisse arriyer, la force, encore
moins la ruse et P'intrigue (m),
CHARADE,
m.
Cent décuplé, 2 plus nn, ne fait pas mon premier,
Dix décuplé, moins un, ne fait pas mon dernier.
Mon tout a célébré les vertus de BoyER.
F. THEVENIN.
084 NOTA,
Le mot de cette Charade a été donné au rédacteur de
ere TAbeille haîtienne ; mais il y aurait trop peu de modestie de sa part à
du lf faire çonnaitre"
OSl
Un
FIN,
(m) Nous avons extrait ces articles des papiers français, pour avoir
occasion d'assurer la fausseté de la nouvelle de l'envoi d'un député e
porteur de propositions du Président Boyer au gouvernement français,