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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1819-12-01.
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No. 4
3.e Année
TABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
Ripici par J. S. MILSCENT
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal paraît deux fois par mois. L'abonnement est
de douze Gourdes par an. Chaque trimestre est exigible
d'avance.
S'adresser au Rédacteur.
IMPRIME AU PORT-AU-PRINCE.
1819,
Source gallica.l bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
OURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
Ripici par J. S. MILSCENT
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal paraît deux fois par mois. L'abonnement est
de douze Gourdes par an. Chaque trimestre est exigible
d'avance.
S'adresser au Rédacteur.
IMPRIME AU PORT-AU-PRINCE.
1819,
Source gallica.l bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
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ET
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VE
Port-au-Prince, le ler Décembre 1819
an 16 de lIndépendance.
Ecole nationale Lancastérienne.
Nos avons déjà et occasion de parler de Pécole confiée
ila direction de notre estimable compatriote Pierre Andrés
que les soins persévérans de ce zélé Citoyen
les espérances ont fait concevoir sont loin d'être déçus: les progrès
nous élèves deviennent chaque jour plus sensibles. Après
de ses
vraiment
aux
woir résisté avec un courage
patriotique
obstacies qui
à la marche de
HNCANAIONE
miers
à lui s'opposaient donner une organisation dont on ne
iest parvenu d'apprécier les heuret X effets. L'intéressante
manquera pas
instruit, moins comme un
jortion des jeunes gens qu'il
les
sugister que comme un père de famille, a déjà reçu
totions qui doivent la conduire à une instruction converable à sa destination : soumise à une sage discipline, maintenue dans les limites de la politesse et de la décence,
elle ne ressemble plus à ces petits indociles qui mettent si
la
des instituwavent aux plus pénibles épreuves
patience
n'est
tears des écoles inferieures, et dont la turbulence
omprimée que par la ferule. Le Président d'Haiti, attenif à tout çe qui doit contribuer aux progrès de Pinstructiou, mère de la civilisation, sans Jaquelle un peuple ne
Reut prétendre à une prospérité durable, a témoigne à
M. Pierre André beaucoup de bienveillance, en facilitant
Thonorable tâche qu'il s'est imposfe. Son Exc. lui a accordé on local qui réunit tout ce qui peut le rendre propre
a son objet et commode autant peur le directeur que pour
les élèves.
rendant compte à lu Commission
M. Pierre André, en de Pétat actuel de Pécole LancasPnstruction publique
tribut de reconnaissance à la
trienne, a payé un juste
le
a jeté les
mémoire de Phomme respectable qui
premier
fndeniens de cet établissement parmi nous : ce témoignage
le gratitude de notre concitoyen honore trop ses sentimens
ce qui peut le rendre propre
a son objet et commode autant peur le directeur que pour
les élèves.
rendant compte à lu Commission
M. Pierre André, en de Pétat actuel de Pécole LancasPnstruction publique
tribut de reconnaissance à la
trienne, a payé un juste
le
a jeté les
mémoire de Phomme respectable qui
premier
fndeniens de cet établissement parmi nous : ce témoignage
le gratitude de notre concitoyen honore trop ses sentimens --- Page 6 ---
:
(4)
pour que'nous ne hous empressions pas de lui
de
publicité. Nous éprouvons d'autant plus de domeàl
acquitter en cette occasion du devoir
plaisir à DOus e VIlI
imposé de signaler toutes les actions que louables nous nous sommes 6 SU
drost à notre connoissance,
cela
qui parvien. MF POUD
faire
que
nous met à
lantre
remarquer que M. Pierre André a fait d'utiles mémed - (
tions au système de Joseph Lancaster, et
ce adds Tet
Bociété doit lui savoir gre de ne s'étre pas qu'a borné à titrel
tation passive d'une invention qui intéresse toutes les P'imk JV
tions qui s'occupent de l'accroissemment des lumières, 1IlA
RarronTfit auz membres composant la Commission d'int C0x
atae
truction publique, par Pierre André.
urs
11 smros
PEMIERE PARTIE,
9V1100
Introduction.
entour Messieurs,
PCT6
Le pluslouabledes sentimens
pnissent animer T'homme, UE
Penorgueillir et le rapprocher 3. Pautenr des étres, estle
désir sincère du bonheur du genre humain et Tamour de
la patrie ; et de tous les vices, celui qui porte le carae
tère le plus odieux et que tout étre pensant doit craindre, c'est Pingratitade.
Telles sont, Messieuns, les considérations quim'ontd dé
terminé, en rendant compte de l'Ecole Lancastérienne, Mte
parler un moment de çelui qui le premier l'a établie en en
ce pays,
M'adressant à une Commission éclairée, composée de PAOS
Citoyens patriotes, S tous jaloux de faire fleurir l'instruction - étal
publique dans leipays qui les a vu naitre ; tous portéi e eU
honorer la mémoire de ceux qui
ont donné leurs soins; IS
combien ne suis-je pas heureux a2 lui dire que le zélé et
très-estimale T. Bosworth, 3 respectable, tant par unel belle -
éducation que par des principes philanthropiques, est ley prée VArI
mier qui, quittant lAngleterrs, sa patrie, faisant abnoge S0C
struction - étal
publique dans leipays qui les a vu naitre ; tous portéi e eU
honorer la mémoire de ceux qui
ont donné leurs soins; IS
combien ne suis-je pas heureux a2 lui dire que le zélé et
très-estimale T. Bosworth, 3 respectable, tant par unel belle -
éducation que par des principes philanthropiques, est ley prée VArI
mier qui, quittant lAngleterrs, sa patrie, faisant abnoge S0C --- Page 7 ---
(5)
d'affection, abandonnant les agréméns
el de ses objets et les distinctions d'une des plus brilnous Eune ville policée, dont il était membre, est venu établir dansi
mes hntes sociétés cette école, suivant le système de laquelle
ien. W Républigne
sans beaucoup de dépenses 2 enseigner 9
ede Mn Maitre peut,
de dix-huit mois, à lire, écrire et
addi, lans lel court espace
à un nombre de mille a douze cents
l affer simultanément,
Imt elans. Messieurs, tout abandonner, 9 braver les rigueurs
1G4 Oui,
sans autre intérêt que le plaisir
Tun elimat dangereux, bonheur de ses semblables, est une entreK coopérer au
Tel
se distinrise d'une âme forte et peu commune.
qui toutes les
ea ces signes est certainement Phomme de
'imA onleurs et de toutes les contrées. A ces titres la RepuNique ne doit-elle pas à la mémoire de M. Bosworth un
immage public et la postérité la place qui distingue les
lanmes célèbres ?
M. Bosworth reçut
Arrivé dans cette capitale en 1816,
les
E Père de la patrie , l'illustre Pétion, toutes
marques
à considération qui lui étaient dues. A peine avait-il comhme, suiqué son intention à ce digne chef, que peu letablisse- de jours
estle e suffi pour lui procurer un local provisoire pour
les
de ment de son école. Cependant il était a craindre que
d'une institution aussi nouvelle ne fussent retararae mgrès l'obstacle des
pour l'en garantir, le gourail- spar
rendue préjugés: natiqnale et l'a mise sous sa protecrmement la
tdé bon immédiate. école de
étant établie, M. Bosworth pene,4 Cette
garçons les
filles,
il mourut.
en ait à en établir une pour
jeunes de lillustre quand Pétion et
C philanthrope emporta les regrets
de etous ceux qui l'avaient connu. de la
de son au1011 Deti établissement se fût ressenti
perte
fût trouvé
- tur et eût péri peut-étre avec lui, s'il ne se
MissionIns
H, dans le même tems, le Révérend Brown,
et
et
Aire Méthodiste, homme non-moins respectable
philanimnpe que l'était M. Bosworth, et qui, ayant une connaispre ence parfaite du système, s'en était chargé, en attendant
BR la société des écoles Britanniques lui envoyât un maitre,
son au1011 Deti établissement se fût ressenti
perte
fût trouvé
- tur et eût péri peut-étre avec lui, s'il ne se
MissionIns
H, dans le même tems, le Révérend Brown,
et
et
Aire Méthodiste, homme non-moins respectable
philanimnpe que l'était M. Bosworth, et qui, ayant une connaispre ence parfaite du système, s'en était chargé, en attendant
BR la société des écoles Britanniques lui envoyât un maitre, --- Page 8 ---
(5)
Les choses étaient en cet état, quand le
trie, le fondateur de la
Père delane
République nous laissa
mortelle. Son successeur, à peine élevé
sa dépoak
portant ses regards bienfaisans sur toutes les au gouvérnenet,
ministration, les a arrêtés sur l'instruction parties delAL
un des points essentiels d'ou découlent la felicité publique comne fori
périté des états,
etla pron CIL
En réfléchissant sur le moyen le plus sûr
du
cher cet établissement avec sécurité,
pour faire maN eu
de notre climat, Son Excellence
eu égard à la forge Ar
d'en faire apprendre le
a pensé qu'il était Sagu
système par un homme du
pour ne plus exposer à la mort des amis
M,bet
que Pa été M. Bosworth: elle fit choix de philanthropes, tel
pris du Révérend Brown.
moi, etjel au 9 over
Honoré du choix de mon
la direction de cet établissement gouvernement, moins de j'apporte datu opor
savotr que mon,
profond amour pour la patrie, un zèle et un
sans
deyouemapcly
bornes; et pour base de l'instruction
aUSSt
à mes élèves, le soin de leur former le coeur que je done da
plus quer
l'esprit, afin de donner., s'il est possible aux pères et mef de
res de bons fils aux parents de bons parents, etàlape Am
trie des patriotes plutôt que des rhéteurs.
Nous avons eru devoir conseryer à notre école la d6e
nomination d'école Lmenstérionne, plutôt que de chercher mamne
toute autre qualification, parce que nous avons
que a
cet
pensé
hopneur étant dû à Lancaster 3 qui a été l'invemeaPé être
de Pintitution, ç'aurait été une ingratitude marquée que me
de vouloir Fen priver,
Ayant fait quelques additions à ce système, depuis ques
jai la direction de Pécole, et étant d'une convention UR
nerale, que tout Maître qui fait quelques découvertes ten toole
dant à P'amélioren ou à lui donmer plus d'extension et R casse
dans P'obligation de les rendre publiques, permettezna,
Messieurs, de les mettre sous VOS yeax : elles seront! T'od Ne di
jet de la troisieme partie de ce rapport,
IN
que me
de vouloir Fen priver,
Ayant fait quelques additions à ce système, depuis ques
jai la direction de Pécole, et étant d'une convention UR
nerale, que tout Maître qui fait quelques découvertes ten toole
dant à P'amélioren ou à lui donmer plus d'extension et R casse
dans P'obligation de les rendre publiques, permettezna,
Messieurs, de les mettre sous VOS yeax : elles seront! T'od Ne di
jet de la troisieme partie de ce rapport,
IN --- Page 9 ---
(9)
N
I
SECONDE PAXTIE:
Progrès dès Elces.
brome Victorin DAGUILLA, premier Moniteur gnéral, passède
PTOk hitement le système ; après avoir analysé toutes les parlies du Discours, 9 est à la Syataxe et à la
IaGéograplie 3
urant eu une notion de la Cosmographie.
fore En Arithmétique, il a passé les règles de proportion et
Sag0 las fractions inclusivemient; est en CC moment aux carréss
pays, Etant doué d'un bon caractère, une fois
aura,
tel timt làge prescrit, je pense que le gouvernement qu'il
ata
elap Temployer utilement comme Maître.
pourra
dau D'ici à l'année prochaine, j'espère pouvoir vous en faire
in rapport encore plus favorable.
emon
ement Jean-Baptiste THERVILLE, second Moniteiir général,
donne ede aussi parfaitement le système; est à l'analyse des posque ties du Discours, et à la Géographie, ayant eu une par- noa
etme Ean de la Cosmographie.
lapa En Arithmétique, après avoir passé les règles de
eution, est en ce moment aux fractions. Etant doué d'une proa
la de gande facilité, il n'y a pas de doute que d'ici à l'année
ercuer lochaine il ne soit aux carrés et à la Syntaxe.
QU6 Par la suite, une fois qu'il aura l'àge qui convient, il
Tenteur purra être aussi employé comme un bon Maitre.
que Voila, Messieurs 3 comme vous me le demandez 3 et suitant les remarques que j'ai faites jusqu'à present, les deux
nsqne tères qui pourront être placés par la suite à la
n
tête
de éole publique:
d'une
sta I'école Lancastérienne est composée jusqu'à ce
de
onet teuf classes simples; savoir o
jour
mo Classe des
V 00
Premiers. L Huitième Classe. L
Clase. - Sixième Classe. - Cinquième Classe. - Septième
tième Classe. L Troisième Classe. - Deuxième QuaClasse à sable, ou première Classe.
Classe.
Le nombre des élèves est en ce moment de
kt, Sans comprendre les absens.
quatre-vingte
éole publique:
d'une
sta I'école Lancastérienne est composée jusqu'à ce
de
onet teuf classes simples; savoir o
jour
mo Classe des
V 00
Premiers. L Huitième Classe. L
Clase. - Sixième Classe. - Cinquième Classe. - Septième
tième Classe. L Troisième Classe. - Deuxième QuaClasse à sable, ou première Classe.
Classe.
Le nombre des élèves est en ce moment de
kt, Sans comprendre les absens.
quatre-vingte --- Page 10 ---
(8)
Classe des Premiers.
La Classe des Premiers est celle des élèves les piuas Adu
cés; ils sont à l'analyse du Discours et à la Grogals 01 I1S
En Arithmétique, la première division de cette claer nS
est aux fractions, ayant passé les règles de proportios AU
La seconde division est à la quatrième regle, juspi re
celle de proportion.
Huitième, septième et sizieme Classes,
Les élèves de ces classes lisent bien couramment e etO
méritent des éloges.
En Arithmétique, la huitième classe est à la troisent
règle ; la septième à la deuxième, et la sixième à lapo dit:
mière.
c00S
o
Cinquième, quatrième, troisième, deuziëme et premiere Clates:
Les élèves de ces classes répondent parfaitement à m
désirs ; j'espère que d'ici à Pannée prochaine je poumd pai
IUI
vous faire le rapport le plus favorable sur leurs progns pper
Si dans une Maison d Education le maintien, P'obvionate -
et l'application 21l travail sont des titres faits pour salt partal
ter de l'encouragement 9 les élèves de l'école Lancastérie
auront droit de prétendre à celui du gouvernement: detae
pourquoi, si cela pouvait entrer dans les vues de la Carmt
mission d'Instruction publique, je l'aurais supplife de m CusuIy
siter cet établissement au-moins tous les trimestres de T'amo aursta
et comme organe du chef de PEtat, de souscrire pour qi ileur
récompenses. La Commission en y sonscrivant auns
d'autant
de bien à
daneotrase
Hlac,
plus
l'instruction, que
toyens patriotes, je n'en doute pas,, auraient imité aa wuer
exemple, ainsi que cela se pratique en Angleterre poura Tartues
genre d'école.
Comptez, je vous prie, Messieurs, sur le patiosen 1 de
qui m'anime dans la direction de cette école, et CvMN
que contribuer au bonheur de mon pays, est ma seleas
rien pi
bition, et qu'en conséquence, je ne négligerai
Alts
mériter la confiance du Président d'Haiti.
c
je n'en doute pas,, auraient imité aa wuer
exemple, ainsi que cela se pratique en Angleterre poura Tartues
genre d'école.
Comptez, je vous prie, Messieurs, sur le patiosen 1 de
qui m'anime dans la direction de cette école, et CvMN
que contribuer au bonheur de mon pays, est ma seleas
rien pi
bition, et qu'en conséquence, je ne négligerai
Alts
mériter la confiance du Président d'Haiti.
c --- Page 11 ---
(9)
TROISIEME PARTIE.
Additons Jaites au système de Joseph Lancaster.
aTat
aphie Depuis un an, par expérience , je me suis convaineu qn'od
Clasy heut enseigner avec rapidité la Grammaire et la GeograLion, ihie aux élèves d'après ce système ; voici comment j'en ai
jusqui litl la remarque (1).
En parcourant tous les demi-cercles pendant l'interrogas
tom, j'ai pris un des tableaux de la huitième Classe, i'y
a interrogé moi-même les élèves que j'ai trouvés, à mon
ientel gud étonnement, si au courant de ce tablenu, qti'ils ont
peque tous répondu à mes questions ; dela, j'ai passé à
a septième Classe qui m'a aussi bien satisfait ;
me
013nent
alors,je
snis dit: pourquoi ne repondraient-ils pas de même aux
lays questions sur la Grammaire ?
Jai dond Fait choix des élèves les plus avancés, après
Clasas svoir placé à leur tête un Moniteurs j'ai débuté par lt
onjigaison écrite sur des grandes feuilles de papier en
àm
pla:
urds, parce que j'avais fait attention que la troisième
pourra
perjnne plurielie des verbes était, pour ainsi dire; 3 la
rogres
pierre
Zschoppement qui les arrétait souvent dans leur lecture
eissaoe
;
jai vu avec satisfaction qu'en moins d'un mois ils ont
Ur mcs
conjutériena ne parfaitement bien les verbes avoir et étre. Delà, j'ai
hc:de mccessivement passé à la première, deuxième, troisième
MCe t quatrième conjugaison 1 5 en donnant au besoin à chaque
des terbe un régime.
l'anoea Poursttivant, j'ai composé, sur la Grammaire de Letellier,
ouro que pusieurs tableaux gradués que j'ai fait suivre aux élèves qui
un Jont à leur quatrième règle oul quil'ont finie; ce qui forme
utres0 Une classe à part : je ne les passe à un autre tablean
nite gA qand ils ont bien eritendu le premier 5 et, pour leur
ex
pore aculquer les leçons de ces tableaux , je leur fais analyser
les parties du Discours sur un autre tableau de lecture,
tnisaer En récompensant grénéreusement ceux qui s'acquittent le
Ce Meux de Jeur devoir.
seuleas Ainsi; en commençant par la conjugaison de différens
eI D () Alors notre compatriote n'avait pas en son pouvoir tous les élés
POj de ce systèmer
ont bien eritendu le premier 5 et, pour leur
ex
pore aculquer les leçons de ces tableaux , je leur fais analyser
les parties du Discours sur un autre tableau de lecture,
tnisaer En récompensant grénéreusement ceux qui s'acquittent le
Ce Meux de Jeur devoir.
seuleas Ainsi; en commençant par la conjugaison de différens
eI D () Alors notre compatriote n'avait pas en son pouvoir tous les élés
POj de ce systèmer --- Page 12 ---
- 10)
tes sortes de verbes 5 donnant toujours à chaque reted
régime au besoin, 3 et en passant par toutes les parties sdi
Discours successivement, les élèves arrivent à la Syntate,
Xin
sans de grands efforts.
Fles
Pour former mes tableaux de Syntaxe, , j'ai suivi lant
thode de M. PAbbé de Levizac, en m'attachant àla STO
pau
taxe de partie du Discours séparément.
Quant a la Géographie
en suivant la méme marshe,
les élèves qui raisonnent bien sur le globe terrestre etqi onS
décomposent habilement la Splière armillaire sur tin granl les
tableau peint en noir, placé a Pécole, sont toujours re
compensés généreusement.
0 est
Tout cela est calqué absolument sur le'système de.lonnt expé
Lancaster; la seule différence sensible qui s'y troure, est tpour
que, cette classe étant composée des elèves les plns avan:
283, ils ne font point partie des classes de dictée. Ilssont
à part et s'occupent pendant le tems de la dictée a an2
Jyser quelques morceaux que je leur donne, d'après la lecon Eacore
de leurs tableaux, à coujuguer différentes sortes de verbes oic qu
et à faire leurs règles; mais dès que Pheure de Jectue Pnes es
arrive, ils prennent leur rang à la tête de la huitiène ede
classe, et vont à leur demi-cercle.
voir QU
Le Directeur, est pour ainsi dire, le Meniteur ginénl eernéd
de cette classe ; cela doit être, tant pour maintenir Por ache pi
dre, que par rapport à des petites explications que luised iles
peut faire aux élèves ; ce qui ne dérange en rien les clases uret et
de dictée sous les ordres du Moniteur général, quand Oll Aoment
y a établi une bonne discipline.
Pel bas
Telles sont les additions que j'ai faites au système, et mD
afin de mieux me reposer sur la lecture qui se fait dans 1e, a
les demi cercles, c'est de cette classe que je tire mes ariron
Pd J
Moniteurs.
Lancastériam: nest
Fait et clos le présent rapport à l'écolé
16 de PIo evise
du Port-au-Prince, le 6 Novembre 1819,an
sera
dépendance d'Haiti.
Le Directeur de Pécole nationale Lancastérieut;
Nce
PIERRE ANDRE.
et mD
afin de mieux me reposer sur la lecture qui se fait dans 1e, a
les demi cercles, c'est de cette classe que je tire mes ariron
Pd J
Moniteurs.
Lancastériam: nest
Fait et clos le présent rapport à l'écolé
16 de PIo evise
du Port-au-Prince, le 6 Novembre 1819,an
sera
dépendance d'Haiti.
Le Directeur de Pécole nationale Lancastérieut;
Nce
PIERRE ANDRE. --- Page 13 ---
(11)
Extrait du Jamaica Courant.
CAXC,
Kingston, le 7 Pegrier 1820. (1)
K] Les journaux de Paris font mention
Colonel
me.
qu'un
franpIs, de larme du Génie, nommé
SVO
la
Guillermin, a proposé
un plan pour
conquête de Saint-Domingue, Il dit qu'il
fut que P'Espagne cède à la France la partie
She,
espagnole
eles qu'il faudra en suite mettre à sa
qui
disposition quelques-uns des vaisseaux de ligne
rand
qui pourrissent actuellement
lans les ports de France et
T T
quelques milliers de ces sol.
Asquilanguissent dans l'oisiveté, Il ajoute en outre qu'une
wcicté est prète â faire l'avance des sommes requises
osept stte expédition, et que 25,000 hommes de troupes pour
et
suffirunt pour soumettre toute l'ile. 39
ava:
S sont
ana
lecoan Encore un nouveau plan de conquéte Est-il rien de plus
righiocule que d'assurer arrogamment qu'une armée de 25,000
cueammes est plus que suffisante pour réussir à faire la contimpte de St.-Pomingue? Ce qui fait encore plus pitié c'est
e voir que M. Guillermin se charge du commandement de
noalate expédition, Haitiens ! si ce nouvel Hidalgo de la
Por Nanche pique sa Rossinante, gardez-vous bien de brûler
inss villes à sa terrible approche. Laissez-le mettre la lance
classes aarrêt et enveloppez-le avec ses échappés de Moscow.
nd 01 Conment serait-il dit que 25,000 hommes vous feraient
rettre bas les armes, Jorsque vous avez sous les yeux
e Taemple récent qu'une armée aussi forte, et encore haidas semne, a été contrainte, après un siège de quatre mois
me M environ, de lever honteusement et précipitamment le
age du Port-an-Prince !
rienne In'est pas à présumer que ce fameux Calonel,
sans
Ple ente vise au Généralat, ait arrêté dans sa petite cervelle, qui
MI sera convenable à l'acheminement de ses vastes deskeate 0)3 Nos de lecteurs s'apercevront, sans doute, que nous avons dépassé
Pmeiuté, notre journal pour ne pas oter à cet article le mérite de la
environ, de lever honteusement et précipitamment le
age du Port-an-Prince !
rienne In'est pas à présumer que ce fameux Calonel,
sans
Ple ente vise au Généralat, ait arrêté dans sa petite cervelle, qui
MI sera convenable à l'acheminement de ses vastes deskeate 0)3 Nos de lecteurs s'apercevront, sans doute, que nous avons dépassé
Pmeiuté, notre journal pour ne pas oter à cet article le mérite de la --- Page 14 ---
(19) )
seins, de diss.miner sa formidable armée sur
de
plasleumpiay
de Pile; encore moins serait-il à présumer qu'il voulut l
conduire dans nos triples montagnes : car sans être touta
fait ignorant, M. Guillermin verrait qu'aussi tôt que cet Ve
colonnes seraient débarquées, : elles seraient défruites par DOS L ttour
Cosaques, aussi vite que les colonnes de fumée se disigenti us devi
Papproche du vent. Tout fanfaron qu'il se montre, 11 dot QuI
savoir qu'en débarquant ses troupes SUT un seul point, 1 1 E auss
ne peut se promettre de chasser dévant lui les arméesds SokuSceIn
pays ; et de victoire en victoire, les pousser jusqu'an efes
sommets de nos mornes imposans, où il les contraindrait osale
enfin à faire leur soumission.
taxte
Il est facile à ce vaillant guerrier de dire qu'il ilfamiqs eut dim
TEspagne cède à la France la partie de l'ile qu'elle OC. P80 laiss
cupe ; mais il devrait avant tout s'assurer de l'adhésien da leur
habitans de I'Est, Il est plutôt à croire qu'ils préfereraiet ropre
imiter, dans cette conjoncture, la conduite de leurs come uenations
patriotes du Cantinent d'Amérique, que de se remettre SOUS Prance
le joug de leurs anciens tyrans, qu'ils ont repoussés de puer 2V6
jeur territoire.
De savans diplomates, d'habiles guerriers français se sont E
figurés depuis quelque tems et ont méme écrit que la ten M prin
rible résolution que nous avons prise d'incendier nos ville, empa
à l'apparition de la flotte française, était une mesture dicx T TAR
1ée par la crainte et par P'impuissance de ne pouvoir lan E Indi
conserver. Ils sont dans P'erreur. 11 est vrai que lorsqe 5se
nous eûmes conquis notre indépendance, la France avat 6-C1
encore de grands moyens à employer contre nous. Laraste De
étendue de P'Empire français; la facilité qu'avait Napoia et
de lever de nombreuses armées, dès que celles quil dis ils S
tribuait aux peuples étaient consommécs 3 sa marine quia Rions D
soutenait, ( malgré la perte de plusieurs batailles namis) N serv
par les dépenses considérables qu'il fesait pour empécder eetait
Tar APCS
sa Aotte ne se pourrit dans les ports impériaus;
lcz belliqueuse des troupes de P'empire qui s'était relieat des
par sa dilatation à St.-Domingue ; mais qui n'avait pase sceq
core été comprimée par sa condensation en Russie; la atrit tte,
gui existait alors et qui laissait l'espérance douce 'et fWk AU
is) N serv
par les dépenses considérables qu'il fesait pour empécder eetait
Tar APCS
sa Aotte ne se pourrit dans les ports impériaus;
lcz belliqueuse des troupes de P'empire qui s'était relieat des
par sa dilatation à St.-Domingue ; mais qui n'avait pase sceq
core été comprimée par sa condensation en Russie; la atrit tte,
gui existait alors et qui laissait l'espérance douce 'et fWk AU --- Page 15 ---
(13) )
ieuGe de réparer la dépopulation projettéc.: tout, en un
mot, fesait présumer aux haitiens que la France, si puisuta punto a cette époque, aprait pu équiper une nouvelle flotte
Cel clever une armée de plus de cent mille hommes, qu'elle
TOY purait toujours entretenuepar de nouvelles expéditions. Ainsi,
nt npUS devions misonmablement, en 1804, adopter ane me01t sure qui aurait été dictée, si l'on veut, par le désespoir 5
mais aussi soutenue par la ferme détermination de mourir
esd poreusement au champ d'honneur, plutôt que de recevoir
aux des fers de nos persécuteurs. Maintenant cctte puissance
rait allosale s'est évanouie, cette ardeur martiale slest éteinte,
atraite est abolie, la marine de France a considérablequs nent diminué, les français sont devenus plus censés, ils
0C. nese. laissent plus emporter par la fureur des conquêtes;
nde asi leur gouvernement ne prend pas toujours la philaneraient tiropie pour guide, il semble ponrtant la suivre dans ses
COml serations. Par conséquent , si Pon admettait même que
resour LFrance ent la prétention chimérique de pouvoir nous subde nguer ayec la petite armée que propose M. Guillermin a
iny a point de doute qu'il nous deviendrait inutile d'inesont endier nos villes. Cette armée ferait le siège d'une de nos
laten illes principales 2 mais serait-il certain qu'elle parvint à
vills, Ven emparer ? Nous avons vu que Christophe a échoué deréidic rnt les murs du Port-an-Prince, avec une armée de 25
oirla nille Indigènes. On ne peut alléguer que les troupes franprsque caises se battent mieux que les troupes haitiennes, puisque
avat elles-ci les ont vaincues dans différentes batailles. Les franvast pis peuvent-ils nous canonner et nous lancer plus de bompoléna et d'obus que Christophe ne nous en a régalis ? Peuide rent-ils s'adosser contre nos murailles et se coller à nos
qu1 N istions plas près qu'il ne Fa fait, au point que le même
iesé servait à deux redoutes opposées et epnemies; qu'une
échat tite était enlevée anssitôt qu'elle s'elevait au- dessus des
Tar NMArS; et qu'avee de longues torches on brolait les galeit Kons des assiégeans P C'est ce qui n'est pas à suyposor,
asee dest ce que M. Guillermin lui- méme ne peut révoquer en
trait Gnte, malgrs toute sa jactance. Il était à Santo-Domingo
Inque Dessalines, alors Gouverneur Général de lile, fs
ite était enlevée anssitôt qu'elle s'elevait au- dessus des
Tar NMArS; et qu'avee de longues torches on brolait les galeit Kons des assiégeans P C'est ce qui n'est pas à suyposor,
asee dest ce que M. Guillermin lui- méme ne peut révoquer en
trait Gnte, malgrs toute sa jactance. Il était à Santo-Domingo
Inque Dessalines, alors Gouverneur Général de lile, fs --- Page 16 ---
(14)
le siège de cette ville. [l n'ignore point que nos
avaient planté leurs gabions au bord du fossé de l frompa
que de la rive gauche de POzama, elles défendaient Naees
assiégés de passer impunément d'une rue à une autre; aUT
si les canons qu'on attendait de Jacmal fussent
que 19 d
la ville aurait été enlevée d'emblée, 3 avant l'arrivée arrive,
née de l'escadre française qui se trouvait dans ces inonk
mais qui fut ensuite détruite par les anglais. On paragas; est dou. ulla
blement dans l'erreur, lorsqu'on affirme que le debargs Ret tant
ment de trois ou quatre mille hommes de renfort aito sila
traint Dessalines à lever précipitamment le siège de Santo. rmpagr
Domingo. Larrivée de ce renfort ne fut pas la Cause de ses
cette résolution ; elle fat inspirée par l'idée que les franL'
çais avaient sans doute entrepris une nouvelle expéition du COL
contre Haiti, et Pon arrêta, dans le conseil tenu par les at de
généraux à cette occasion, qu'il était urgent de se retirer, eicerd
atin de se porter de suite a la défense du pays contrele Clom
envalisseurs,
cure
UISCO
On a reçu en ville des lettres de lalamaiqmeri RnCe
annoncent que les colons français établis a Kingston, 88 des
sont beauconp réjonis de l'esprit imaginatif de M. Guillr le 12
min, qui, d'un trait de plume, a enfanté la sublime cide as de
de faire la conquétede Saint-Domingne, avec 25,000homms public
de troupes. Dans un de Teurs festins, ils ont portéle de Lle SOT
lire jusqu'à s'imaginer que ge nouveau plan allait étre squi
adopté. Quant à nous, nous pensons que cet effort d'un
brillant génie ira grossir les mille et un plans poudreus
oubliés dans les archives des Chambres.
Nota. - Nous devons cet article à un de nos compa
triotes distingué par les qualités du coeur et de l'esprit qui
commandent la consideration et l'amitié : nous regrettons. jour
que sa modestie nous impose le devoir de ne park me
nommer.
Uet
imaginer que ge nouveau plan allait étre squi
adopté. Quant à nous, nous pensons que cet effort d'un
brillant génie ira grossir les mille et un plans poudreus
oubliés dans les archives des Chambres.
Nota. - Nous devons cet article à un de nos compa
triotes distingué par les qualités du coeur et de l'esprit qui
commandent la consideration et l'amitié : nous regrettons. jour
que sa modestie nous impose le devoir de ne park me
nommer.
Uet --- Page 17 ---
(isj
INTERIEUR
A
aUx
Que
du
mois Son Exc. le Président d'Haiti a
es
Le 9
présent
HEuni à sa table, 5 à six heures du soir, les Officiers de
ges; la fregate anglaise dont nous avons annoncé précédemment
don. le mouillage sur notre rade (1). S. E. a traité ces convies
arec tant de politesse et de cordialité, qu'ils se sont lirque RrES à la gaité la plus franche. On a porté divers toast,
Col.
d'une musique
et MM. les Omanto. wompagnés
expressive,
de ciers se sont retirés très-satisfaits del'urbanité de S. E. (2).
IranL'examen des élèves du Lycee haitien a et lieu le
lition i0 du courant, dans un dés bâtimens destinés au logearles ment de la garde du Président d'Haiti; Si E. a assisté à
trer, ret excercice, et a été satisfaite des progrès des élèves.
rele M. Colombel a rendu compte de cet examen dans une
brochure dont le mérite se trouve fortement soutenu par
le discours que M. Laprée 3 Directeur du Lycée; a proequt ioncé à cette occasion 3 et par des vers de M: Louvet,
80 Ton des Professeurs attachés à cet établissement.
tiller Le 12 du même mois, M. Louvet a fait jouer 3 par les
1ee lères de sa classe; une petite comédie qui a fait plaisire
nmes le public doit des éloges à cet estimable Professeur pour
leds le zèle soutenu qu'il apporte à l'instruction des jetnes haiétre Hens qui lui sont confiés.
d'an
reut
-
NOUVELLES ETRANGERES.
mp
eltons Un journal français contient la lettre suivante écrite de
aS Cayenne,
(1) Cette frégate fait partie de l'escadre qui est sous les ordres de
Taniral Sir Hom Popham à la Jamaique.
1 Il est certain que la malheureuse affaire de la Mouche, dont nous
hots parlé dans notre précédent numéro, n'a eu aucune suite facheuse
struction des jetnes haiétre Hens qui lui sont confiés.
d'an
reut
-
NOUVELLES ETRANGERES.
mp
eltons Un journal français contient la lettre suivante écrite de
aS Cayenne,
(1) Cette frégate fait partie de l'escadre qui est sous les ordres de
Taniral Sir Hom Popham à la Jamaique.
1 Il est certain que la malheureuse affaire de la Mouche, dont nous
hots parlé dans notre précédent numéro, n'a eu aucune suite facheuse --- Page 18 ---
(16)
c6 Nous nous occupons beaucoup dans ce momett Ge
bizarres prétentions de vos ultra. Les lettres particulite, 3 ai
les journaux, surtout depuis qu'ils sont affranchis
Un
II
delat
nébreuse censure de la police, sont pour nous une abon.
dante source de jouissance, nous donnant matière àde ponCe
rapprochemens qui pourront vous paraitre curieux, Noy 282
applaudissons aux nobles intentions de VOS écrivains llA. not
rauz 3 qui défendent victerieusement les franchises natie mace
nales, et signalent avec courage les abus qui deshononet ustre
l'administration. Nous aussi nous avons nos ultra. Jet puis urep
vous certifier qu'ils ne le cédent en rien aux vôtres, soit mune
pour les passions, soit pour le ridicule. Au moins dash antes
Métropole le mépris public venge la raison outragic,-1
leur ligue impuissante vient se briser et s'humilier derantsehir
le faisceau national: 3 mais ici ils ont tout pouvoir; Tad enues
ministration de la colonie leur est confiée: : ils comptent EAS
pour rien les lumières de la raison et les sentimens deler,
nature $ ils y font régner Pintolérance etl'orgueil; 1S PA 22es?
raissent avoir oublié que PEurope entière s'est sbrante potr Daves
faire reconnaitre Pégalité de T'homme devant la loi. QaRes,
nous sommes loin d'optenir franchement ce résultat! Nospar
gémissons sous le poids des exceptions, des mesures ambl tateu
traires, et sous l'oppression des vieux préjugés.
Wrend
65 Les hommes de couleur composent les trots quartsà
la Fopulation réputée libre de cette colonie, Ils posstdlet
dans la même proportion les richesses et Pindustrie; cepew
dant ils sont abreuvés de dégoûts, ils y sont en battel
tous les genres imaginables de vexations, et Ce pays, dpta
naguère on vivait en frères, veit régner dans son scinla IL
désunion, linquiétude et la discorde. Ile en résulte quedis ,
eun cherche à réaliser sa fortune pour la transplanter en mant
Europe', ou, sous la prôtection des lois, un honmed Rleur
quelque couleur qu'il soit est légal d'un autre homme isse
66 L'exemple de Saint- Domingue ne suffit-il pas paut
et que S. E. le Président d'Haiti a réussi à concilier Thonneur nstimal
avec. les égards qui sont dûs à une puissa ge amie. La fregate angbid
a remis à la voile le 12 du présent moie.
la transplanter en mant
Europe', ou, sous la prôtection des lois, un honmed Rleur
quelque couleur qu'il soit est légal d'un autre homme isse
66 L'exemple de Saint- Domingue ne suffit-il pas paut
et que S. E. le Président d'Haiti a réussi à concilier Thonneur nstimal
avec. les égards qui sont dûs à une puissa ge amie. La fregate angbid
a remis à la voile le 12 du présent moie. --- Page 19 ---
(1 17 )
wprendre de que peut un peuple outragé pat des distinetons avilissantes ?
: Un seul espoir nous reste ; c'est un changement dane
lalministration de cette colonie; ce
nous a été
changement
ammoncé par quelques lettres de commerce. Cet
se
de
espoir
nalise, Nous apprenons officiellement que M. Carra SaintNox lilks OT, notre Gouverneur actuel, est rappelé, et qu'il est
umplace par M. Laussat, ancien Tribuns ayant
ad.
tatiodijà
sinistré la Martinique. Cet administrateur est
ici
norent
précedé
ela réputation la
honorable. Notre
a
plus
situation lui of
tnra une belle occasion de faire le bien et de justifier les
Anllantes espérances que nous donne son
tans
caractère: 33
ce.
a L'arrété du Comte Carra Saint:Cyr, que nous al.
deratins offtir à nos lecteurs, ne justifie que trop les plaintes
ad- mnteriues daris la lettre ci-dessus. Est-il possib'e que des
pnpteni hunçais puissent donner un exemple de despotisnie aussi
S e deux; lorsqu'ils affectent d'avoir pour nous des intentions
1ST lérales? Qui de nous pourra croire à leurs fallacieuses
C DOnt momesses, quanid ils prennent le soin de les dementir ?
Qa intiens, comptez plutôt sur vOS cou ragetises résolutions
Vous me sur les belles paroles de ces hommes qui, Si vous aviez
esanur E malheur de tomber en leur pouvoir, seraient préts à
Wus vendre comme des bétes épaves (1).
vartsde
ossedent
Arrêté de Police.
cepet
buttei
YS, 0 Auts Lisntemant-Geéznfral des armées de Sa Majesté, Com:
SCIn mandant et Adm mstrateur de Cayenne êt Guyane franl
ueds mise, etc., etc., etc.,
ter a Vonlant que les gens de couleur,
pme d
qui ont acquis
bent leur liberté, et qui sont porteurs de titres
juste:
omme 4i jouissent, sans pouvoir être
légaux,
S
jer Rt
inquietés, conformément
dispositions contenues dans les ordonnances royales sur
e otjet, et désirant qu'ils ne se trouvent pas confondus
natonl
angat 0 Engemis du systèmc colonial, , excusez notre indignationi
etc., etc., etc.,
ter a Vonlant que les gens de couleur,
pme d
qui ont acquis
bent leur liberté, et qui sont porteurs de titres
juste:
omme 4i jouissent, sans pouvoir être
légaux,
S
jer Rt
inquietés, conformément
dispositions contenues dans les ordonnances royales sur
e otjet, et désirant qu'ils ne se trouvent pas confondus
natonl
angat 0 Engemis du systèmc colonial, , excusez notre indignationi --- Page 20 ---
(18 )
avec ceux qui peuvent avoir usurpé le titre de Wibres, mous dqe le
avons juge qu'il était nécessaire de renouveler les actey ement
de liberté qui ont été délivrés jusqu'à l'époque mémorable semens
de la reprise de possession de cette colonie, au nom de ART.
Sa Majesté Louis XVIII.
Epence
Cependant. nons avons eu à remarquer et nous arong 18 indiyt
acquis la persuation que malgré les avertissemens que nous B munis
fait
un
nombre d'individus de COUk. HOVCS da
avons
publier,
grand
leur, porteurs d'actes d'offranchissement, ou de leurs extratt ipsition
d'age, s'ils sont libres de naissance, n'ont pas encoreobi T.
Tribun
a ce qui leur a été demandé;
au Con
A CES CAUSES,
besoin
Nous avons arrêté et arrêtons ce qui suit:
andant
ART. Ier. Tous les gens de couleur, libres, de Tun d l dire
l'autre sexe, qui n'ont pas encore deposéleurs anciens actes m, Tesécu qui
d'aslsanchissement, sont tenus de les remettre, pour la
ville, dans le délai de quinze jours à notre secrétariat, et Donm
les quartiers, dans le délai d'un mois, à MM. leurs ms,le
pour Commandans de quartiers respectifs, pour être remplac't
nous, conformément à ce qui a été fait jusqu'à ce jout -
par ART. IL. Tous les gens de couleur se disant libres, qu Mend
n'auraient pas, dans les aélais fixés, repondu aux dispos ats mille
tions de l'article précédent, ou fait leurs declarations, Se
ront désignés comme devant rester pendant un an sousk la arjeune
eurveillance de la haute police, pour, à lexpiration de ce Atie de
délai, étre vendus a l'encan' aul profit du Domaine, d'ua sis Roi et
n'ont pas justidé de leur affranchissement, çe délai
Ieur étant accorde pour s'en procurer les moyens. avoir pends ATPARC
ART. 1II. A Pégard de ceux qui allégueront
putise
leurs titres de liberté, par quelque cause que Grefe ce du
être, ils devront en retirer une expédition au en étre
Tribunal de première instance, . pour le dépôt soit
fait, dans les délais ci-dessus, soit à notre secretariat, les cas.
a MM. les Commandans des quartiers suivant couleur, aux
Il est bien entendu que ceux des gens de
signé de
guels il a été remis un acte d'affranchisement, de ce titte
agUS, se treouvent dispensés de faire la remise
, par quelque cause que Grefe ce du
être, ils devront en retirer une expédition au en étre
Tribunal de première instance, . pour le dépôt soit
fait, dans les délais ci-dessus, soit à notre secretariat, les cas.
a MM. les Commandans des quartiers suivant couleur, aux
Il est bien entendu que ceux des gens de
signé de
guels il a été remis un acte d'affranchisement, de ce titte
agUS, se treouvent dispensés de faire la remise --- Page 21 ---
(19 3
otl t que les obligations imposées par le présent 9 ne conacte ement que ceux qui n'ont pas encore répondu aux avers
Dorable igemens donnés jusqu'à ce jour.
10m de Anr. IV. Au premier Janvier 1819, il sera fit, à la
tigence de M. le Procureur du Roi, une recherche exacte
ATOMA des indiyidus de couleur qui, se disant libres, 2 ne seront
lenom ps munis d'actes d'affranchissemens; ; et ceux qui seront
decoy trouvés dans ce cas, seront passibles de l'application des
extrats ispositions de l'article 2.
te 0081 Air. V. Le present arrêté, qui sera enregistré au greffe
d Tribunal de première instance, au bureau du Domaine
e au Contrôle colonial, sera lu, publié et affiche partout
dl besoin sera, et adressé au Procureur du Roi, au Commandant de Ia Gendarmerie, a PAgent principal chargé
Amael la direction du Domaine, et aux ommandans des quarens-acter ters, qui demeurent charges, chacun en ce qui le concerne
pour l de l'exécution de ses dispositions.
riat, Donné en notre hôtel a Cayenne, sous le sceau de nos
M leus mes, le 19 Octobre 1818.
mplac'i
Signé, Comte CARRA SAINT-CYR,
cejout
La loi sur la Conscription militaire s'exécute on
res,
;
vetend que la France met sur pied une armée de trois
cuspO rents mille hommes.
1005,
Mr. Roux, Instituteur, chargé de Péducation de
SOUR4 rjeunes Princes africains, fils de deux Souverains
n
dea
d'une
ne, 8L artie de l'ile de Madagascar, a été admis a les présenter
d'ma m Roi et à la famille Royale, Le Roi, la Duchesse d'An.
palème et les Princes les ont bien accueillis et leur ont
Aressé itérativement des
IT
paroles obligeantes.
IN
FIN.
W --- Page 22 ---
-
A
I C
L
1E
Oouze
wance,