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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1819-01-16.
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a TABEILLE
HAYTIENNE,
We
ET
18s1a,
JOURNAL POLITIQUE
LITTERAIRE,
Jaria
Risrei par J. S: MILSCENT
1OO
ra
No XII.
2. Année.
ren
oin
eux
E
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
Que chacun à l'Etat apporte son tribut
Guax
miered
oatt Ce Journal
les ier; et 16 de chaque moiss
anrd
paraît
C2l
de PAbonnement se
d'avance 3
esgy Le prix
paye
carccict
25 gourdes pour un an;
que
14 gourdes pour six mois 3
8 gourdes pour trois mois.
Sudresser a M. MILSCENT, Greffier du Tribunal 86
Cassation.
AU PORT- AU-PRINCE
1818:
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
att Ce Journal
les ier; et 16 de chaque moiss
anrd
paraît
C2l
de PAbonnement se
d'avance 3
esgy Le prix
paye
carccict
25 gourdes pour un an;
que
14 gourdes pour six mois 3
8 gourdes pour trois mois.
Sudresser a M. MILSCENT, Greffier du Tribunal 86
Cassation.
AU PORT- AU-PRINCE
1818:
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
MAITYA
A 3 a 1
Le
LE
8.18 --- Page 5 ---
le 16 Janvier 1819, an 16e. de lIndépendance d'Halsi,
losshiate,
LITTERATURE.
FABLE
Secondé d'un vent frais 9 un vaisseau fèrement
Sillonnait la plaine liquide,
L/équipage charmé de sa course rapide 9
Oisif alors, s'égayait librement.
Seulement le patron, observateur fidèle 9
Sur la boussole avait toujours les yeux,
A quoi bon étaler cet inutile zèle 2
Lui dit le navire orgueilleux 2
Tes soins sont superfius. Le Ciel est sans nuage 6
Je puis sans toi terminer nit mon les voyage: vents ni les flots ?
Je ne crains maintenant
Laisse le gouvernail et jouis du repos.
Des ingrats fortunés voilà bien le langage.
Cependant par degrés une noire vapeur
Couvre le pur azur de: lai voute Céleste.
Des fougueux Aquilons le retour trop funeste
Remplit les matelots d'épouvante et d'horreur.
Les flots: de-leur masse - liquide
Du bâtiment pressent le flanc humide.
Dans la voile tendue exerçant sa fureur,
L'air siffle horriblement : la foudre : éclate gronde ,
Et le Ciel par torrents laisse échapper son onde.
Dans ce péril affreux , d'une plaintive voix,
Du patron le navire implore l'assistance.
A son secours il vole en diligence a
Et le sauve encore une fois,
vous qui dans la bienfaisance
Eprouvez des plaisirs si doux
En renversant la corne d'abondance 9
Fermez lesi yeux, détournez-vous.
En vous, 2 de vOs bienfaits cherchez la récompense,
Car sur des coeurs ingrats souvent ils tombent tous,
a
onde.
Dans ce péril affreux , d'une plaintive voix,
Du patron le navire implore l'assistance.
A son secours il vole en diligence a
Et le sauve encore une fois,
vous qui dans la bienfaisance
Eprouvez des plaisirs si doux
En renversant la corne d'abondance 9
Fermez lesi yeux, détournez-vous.
En vous, 2 de vOs bienfaits cherchez la récompense,
Car sur des coeurs ingrats souvent ils tombent tous,
a --- Page 6 ---
(4
Réferions SUT. le Chefd'aupre de la Création, et
difications, 2 par le Citoyen Aleanndre, Notaire des
hcitin,
Dieu vit que tout énike
La Providence dans" T'oeuvre de'la Création f Moise: : Genese, Chap. 1, Fmsa)
de su main divine: tout était dans son principe imprima à tout tiepa
nisme: chaque objet était un élément séparé ; aussi, simple nul dans son Dky
tronblait TPharmonie, ni l'ordre ni la beauté.
désordne ia
mais tacite du grand Architecte avaiti marqué Cependant à l'échelle yne loie expres
moment où les élémens, soumis à une loi attractive, des teou,k
leur simplicité primitive, enz combinant leur pringipe , devaient patx
gène, 9 pour donner naissance à desi corps mixtes: qui ou-matière devaient eian
scène nouvelle et féconde en merveillesh à l'univers étonné: oumiras
changement de ces corps quin ser dacemposent pour sei recréer Danl
veau avait des nuances insensibles et des formes
dess
nuture, agent de la Diviiitéy nien était pas moins impartutes; active dans mas ses'in.
Yaux lents et sullimes, quildoivent résondre le
grand ceuvre, et de la volanté suprémes Les, époques probleme,inexpicbsé se
la nuit dests siècles ,ets lése générations. quisont leur siqui perdeaten
les seuls témoins de ce: que-darmature eufante par ses contemporins, travaux hardse s0t
majestueux, et qa'une mainvdivinén a: seule la puissance de
car quel mortel assez présomptueux oserait se vanter de donner produme;
à ces grands phénomènes composés d'élém ens étrangers et refractaira, naisans
qui se cherchent et s'unissent par une, loi aveugle,, afin ques dans Jesr
terrible conflit, ils prociament pompensement, dans toute la création
puissance et la sagesse dei celui quil est le centre de toutes les vetta,
qui sont le complément des la force et du pouvoir
régissent tou
par des lois auxquelles le monde est soumis.
qui
Les choses arrivées au point marqué par les décrets absolus, prite
d'autres formes et d'autres couleures pour changer de nouyeau en SU4
vant la chainé immense des variations que leur impose leur sublime dle
tegr, dout les jeux mobiles sont inepuisables comme sa sagesse et s4
moyens qui échappent à daind faiblesse de Fhomme superbe et qui parae
gent ses lumières et sa science.
Con.bat du monde physique,
6 e 0 de tous les fléaux assemblage 0 terre déplorable!
ei D'inutiles douleurs éternel entretien effroyable! !
ce Philosophes
Ci ef Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
44 Ces débris, ces lambeaux, çes cendres malheureuses;
# Ces Sous femmes 1 rees enfahs,. Tun sur l'autte entassés.
et Cent ces mille marbres infortinés rompus ces la membres disperses;
de Qui sanglàms, déchirét, que et palpitans rerrel dévore encore, 1
4 44 Enterrés sousleure toits terminent sans secours
Dans. Thorigur des tourments Jeurs lamenlables jours:
c'est T'effet des terribles Iois.
Volkre. Desusire de Lidennty
malheureuses;
# Ces Sous femmes 1 rees enfahs,. Tun sur l'autte entassés.
et Cent ces mille marbres infortinés rompus ces la membres disperses;
de Qui sanglàms, déchirét, que et palpitans rerrel dévore encore, 1
4 44 Enterrés sousleure toits terminent sans secours
Dans. Thorigur des tourments Jeurs lamenlables jours:
c'est T'effet des terribles Iois.
Volkre. Desusire de Lidennty --- Page 7 ---
(A )
Toutr dans l'univers doit ptendre naissance par un déchirement :
W ()
est. soumis à cette Joi cruelle mais, inévitable, doit être en
eM, tot,Ce douleur.. aussi parcourez le monde physique yous n'y yerrez
a
:
pue tourmente et les combats de tous, genres : un long conilit entre
pE, la
d'être, de se conserver,
31) Laree eti la faiblesse produit par la nécessité
à chaUdies Ede se reproduire : le besoin de se, pourvoir d'étémens propres
mécy
corpe, pour se maintenir 21 sait en s'amalgamant, afin d'opérer les
ye
par l'auteur de toutes choses; soit pour ohéir a
PeRa angemnens commpandés veut
par une mobilité constante, le monde
prese, aloi, impérieuse qui
que,
aussi toutes Ces causes
Pms, fire, le grand tableau des variations sans nombre;
perda
Tempiétement : l'empietemnent est, un. signal de, guerre, et lus
sioestent
hgtén. srers en est le grand théatre,
funèbre,
Pvrirua Le Démon du mal l'infame Arimane 9 enveloppé du crêpe
bali piane sur le monde condamné à un destin funeste : i entoune le chant
n01 de combats précurseur dela, mort. Soudain tout se frappe, se presse,
mais 4
L'univers n'offre que cadayres sanglans et mutilés : que lame dechire. les oiseaux de
monceaux
sestrk baux putrefes. quer se disputent
proie; que
able
fasemens, monumens affreux des crimes de Thomme, del la rage des
ntdeny Ntes carnivores et de la colère des élémens. La terre, l'eau et Tair
: 8Ott ROUSORE de ces calamités dont is sont les vastes cirques. Tout se livre
ardise caraage, depwis Thomme dans T'enceinte des cités, le lion dans FeM
le
Poduire; Miseur des forêts tenébreuses 2 l'aigle dans les plaines éthérées,
aisunte Zamie (9) dans les ondes glacées; tout, jusqu'aux insectes, faibles hactaind, liaas dest prairies. se liyre une guerre destructive : mème pour come
Ansler peter Thorreur de ces scènes épouvantables, les élemens se déchainent
LIOD a Lpurmentent le globe effrayé; ici, ce sont les fiers autans qui s'assoYertu, cent Aux eaux furieuses pour attaquer la terre qui s'arme de ses tonnerenttol PeS devrans. qu'elle enfermait dans sès profondes cavernes, et qu'elle
lance avec fracas. dans Tatmosphère embrasée. Alors l'imagination croit
phre) ssister à la déstruction générale de tous les mondes. ensu. A ces convulsions de Funivers, s'il m'était permis de passer aux imaneal P5 detaillées je vous dirais': voyez dans les déserts de la sauvage Abiset 8 lue, quel malheureux besoin enflamme le sang dans' les veines renflées
paris dlion- et du tigre; quel instinct sanguinaire les porte au carnage et à
ldestruction en semant d'afreux débris ces climats apres et solitaires; :
0) Toutes, les nations tant civilisées
barbares nous offrent dans leurs convulsions pG.
passer aux imaneal P5 detaillées je vous dirais': voyez dans les déserts de la sauvage Abiset 8 lue, quel malheureux besoin enflamme le sang dans' les veines renflées
paris dlion- et du tigre; quel instinct sanguinaire les porte au carnage et à
ldestruction en semant d'afreux débris ces climats apres et solitaires; :
0) Toutes, les nations tant civilisées
barbares nous offrent dans leurs convulsions pG. Inques des déchiremens qui donnent à Ttnkéhes le speciaele d'un nouyel orire del choses. boti le règnes animal, tout parvient aux portes. de la vie par un déchirements domjs
Inmaume jusqu'aux animaux tout paye cette delte imposée par la nature. Ilea est. de mêms
Rige végetal, car le plus perit grain biise avec efiort son 1 enveloppe pour commencet
wregeation.. lia a des arbres qui donnent l'étennant phénomène des moyens employés par la nature
Ker.p perpêtuer leur espèce. Le philosophe adinire avéc un sentiment religieux, la manière
wrenente dont le fruit de l'arbre appele vulgeirement dans lesiles, arbre a sablier, 1 a
arec fracas pour disséminer les graines qu'il enferme, et qu'illance a plus de: trente
# Les plantes siliqueuses, : telles que la balsamine, etp., déploie te mene jeuse et pour
ameme fn. Une grad de partie de fears ne s'épanouissent qu'en déchirant les langes de
krtalice prolonge, abn de developper la richue.e de lewrs couleur.. de leurs formee
iut parfuras. (8) Le Requin- --- Page 8 ---
(6)
guolle Boi aveugle et barbare éveille le grand courage de' Taian 8
du rhinoreros, 2 en faisant mouvoir ces masses enormes qui, danskn
déméles accomplissent les décrets de la mort. Parcourez les bordse K
vent ensangiantés du Nil, de l'Amazone et de POrénoque denemg P
hunides du crocodile, vons y yerrez les traces indélébiles de la mo. FE
palité 1 Les poles glacés de ce globe sont les lices permanentes ot da T
damilles innombrabies de bêtes carnacières, habitants ces. deux élémen, TLU
livrent sans relache une guerre perpètuelle ; elles changent ces liceseer
arène qu'elles font gémir de. leur craauté, qu'elles teignent de leur propue
sang et qu'elles jonchent de cadavres afreux. Tout porte en soil'instna
du-mal. Yuyez la timide Grebis dévorer des milliers d'inseotes cacla
sous l'herbe qui lui doit servir d'aliment. Hélas! pendant que je fusi Les 1te
l'innocente brebis le reproche d'une cruaute qui n'est point inhérenei
fon camnctère, quel horrible siffement entends-je retentir dane Tarii H
Cie!! n'est-ce pas là le chant de mort du serpent insidieux, arme 4 L4n
derds et gonde de poison. et dont l'obliquité de la marche tortuene DU
L pn piage tendu à toute la nature vivante dont il est la terreur e a
RLLH le plus implacable ?
l'innocente brebis le reproche d'une cruaute qui n'est point inhérenei
fon camnctère, quel horrible siffement entends-je retentir dane Tarii H
Cie!! n'est-ce pas là le chant de mort du serpent insidieux, arme 4 L4n
derds et gonde de poison. et dont l'obliquité de la marche tortuene DU
L pn piage tendu à toute la nature vivante dont il est la terreur e a
RLLH le plus implacable ? Je yous dinais encore : jetez un coup-d'ail rapide sur la nature morte Eces
et mue par les mêmes lois et pour les mêmes fins; puis considérez Thomee
AH milien de ces acènes terrifiabtes : les étendre par son inquiète fureur,
les surpasser par le arcours d'une raison plus brutale que n'estlin
ten destructeur du tigre, du crocodile et du zamie,
Pourquor ces vastes amas de corps enpernis de sooffre, ide sel,d
eubopne dydrogene, de bitume et d'autres matières hétérogenes, ga
je calorique enfammes, en les faisant se Jutter violemment, et quis datt
cette lutte déchirent avec fracas les entrail es des montagnes, od ilsdec
maient paisiblement depuis tant de. siècles; lesquels en se creant unpe
sage par un borrible cratère, vant renverser les empires et détruire erler
nations? Pourquoi
debordemens à qui rien ne saurait servir de de ec
gre, qui sembie nous ces ramiener encore à lige de Noes et dont lese eaur AXC
bhuilonnmates paraissent êtve échauffées par les feux de T'Erebe? Pomw LExc
940i ces feux gui partent en fèches 3 qui parcourent avec vélocité T6 2IreT
tendue de Patmosphère', et qui réduisent en poudre tout ce quisopae -
A leur passnge P Pourquoi. ces tremblemens de terres qui font disparaite
88. 1A surtace du gpbe des, continens arrachés au noyau de la des tue,d eaux? gui donnent naissance. à des iles qui. gemblent nager au sein
semv
Pourquoi ces snbles mouvans ec ces guz, mortifères 2 Les premiers anE
pibles a une mer agitee qui, dans SA Auctuation se promenneny deserte,
fureur dins les déserts immienses de Sahara et de WArabie. immortaise Te
Rartaint fla sterilite, la funine et la mort, et, qui ont
C0B
Aesdlition fiale de Cambiae. et la fin malheuteuse. de ses infortuné ertre
rignons darmen? Les derniers en nous enveloppant d'une vapeur eTH
ppisounée, et dimn Jniasine moorbifique qui vicient en nousle das.lane prinojer
Telr.ek aprds uncionguei cryelle. agonie., nons.cogevelinent les aliuens etdt
éternelle : Pourquai enfin, ces paisons, infiltrés dans
Técoerel
E!
ition fiale de Cambiae. et la fin malheuteuse. de ses infortuné ertre
rignons darmen? Les derniers en nous enveloppant d'une vapeur eTH
ppisounée, et dimn Jniasine moorbifique qui vicient en nousle das.lane prinojer
Telr.ek aprds uncionguei cryelle. agonie., nons.cogevelinent les aliuens etdt
éternelle : Pourquai enfin, ces paisons, infiltrés dans
Técoerel
E! uides Qui doiyent mOus, servip. de nourriture, qui dérangeut --- Page 9 ---
(7)
UM fnimale et qui ont presque toujours des snites
SOT
de
si finestés2 Ces charrnes
eurer ipisant Tamour, qui, 1 par son attraction enchanteresse, nous entor. innent irrésistiblement vers l'objet qui nous a charmé, et reus fait
der fprourer., par l'abus et l'excès de la jouissance le sort du maiheureux
A8,8 Tion, ou une jeunesse décrépite et soufrante 8
nune Ala suite de ces tableaux afligeans d S ca amités qui couvrent le
DtE moade d'un long deuil, que vois-je, grand Dieu? n'est-ce
T'homrde
dans ces révolutions
pasla
stinct ti;
3 ardent, furieux, se plait à
ber Sux malheurs de la nature en soufrance.,, qui les aceroît, les prendre. part
als nest la victime, tombe et meurt à côté du frénétique
multiplie, le retis
ile Nace, Oui, c'est là ce prétendu maître du monde qui peuple qui
bé d'autant de bourreaux qu'il y a de victimes, qui, de chaqjue conmat fait un vaste
chaque climé 0e
tombeau dont il aime à célébrer les horribles
tuew Dans ces grands fléaux qui forment la chaine des ldis du funérailles, monde,
ur e # pourrait douter que ces calamités ne soient impérieusemierit
Hlires pour conserver et maintenir I'ceuvre sublime de la
neces.
more penit et renait tous les jours par le concours immédiat de création ces
, qui
1omme de ces effets qui en sont pour ainsi dire l'éternel aliment.
causes et
ureur,
MAUUSTO 1 - (La suite au
TIOS
prochain numéro. ))
d
:
I N T E
R.
RIEU
sdor
pas
re Bn Le 4 de ce mois, le citoyen Pierre
de d. elécole Lancastrienne,
André, chargé de la direction
a présenté les élèves de cet
seaur Exc. le Président d'Haiti, qui les a accueillis avec
établissement a
Pouw SExc. les a interrogés les uns après les autres et beaucoup leur
de bonté:
téle Imorer toujours de sa sollifude paternelle.
a promis de lea
pOse
Le corps du Commerce
est aussi
traitre reUx à Son Exc. à l'occasion du étranger nouvel an: il venu présenter ses
e,8 kplus gracieux.
en a reçu l'accueil
eauri
Le Grand-Juge de la République ; A: D.
semk k10 de ce mois à trois heures de l'après midi; Sabourin, est décédé
avet Ieu avec toute la pompe due aux
ses fenérailles ont eu
81 terps a été enterré dans l'église
grands fonctionnaires de l'état. Soni
Jer ls amis de la
lui paroissiale, sous le banc qu'ily: decupait,
CO Le 18,les République Colonels
ont payé un juste tribut de regrets;
et les Officiers
eIC tent, ont fait faire un service funèbre de lac Garde du Gouverneperk wtince, en mémoire de feu Alexandre en l'église paroissiale du PortRu lpaine du Cul-de-Sac, différens
Pétion. Déjà les habitans de
del ta,infitmes et aveugles de la ville, corps de l'armée et jusques aux pauXA Alet tribut aux vertus de ce
, ont payé: successivement un sèm:
Penur nes seffacera jamais du coeur premier des Pèra.-de la Patrie dont le souz
Ht, selon toute
haitiens, et leur exemple sera
apparence, par la généralité des Citoyens:
oissiale du PortRu lpaine du Cul-de-Sac, différens
Pétion. Déjà les habitans de
del ta,infitmes et aveugles de la ville, corps de l'armée et jusques aux pauXA Alet tribut aux vertus de ce
, ont payé: successivement un sèm:
Penur nes seffacera jamais du coeur premier des Pèra.-de la Patrie dont le souz
Ht, selon toute
haitiens, et leur exemple sera
apparence, par la généralité des Citoyens: --- Page 10 ---
(78))
La troisième Session du Corps Ligilatifrareté ouverte anjovriti
par le Président d'Haiti en pérsonne:
d'Haiti a
Le 16e. anniversaire de VIndépendance
ete-oelebreme
dans tontesles viltes de la République : le même enthovwanet
pompe dicté les discours des chefs militaires qui y ont preside,
Cours de Granimaire Frarçaise.
Sur ton esprit fais tn Effort: 10.
eApprenits r'eni perds jumais Tenvie; 899
46 Car lignoranee en cette, vier
Est une image de la mort:
te Sieur LOUVET, Professeur au Lycée National du Port-at.fis
Phonneur de
les Citoyens de cette ville, quit se
ce; a
prévenir Février prochain, unl Cours de Grammnire fr
pose d'ouvrir le premier
çaise où il n'admettra que douze écoliers.
Elles comimenceront A-sicleued
Les leçone scront-d'une-heure finiront à
et demie. Cependant ceux des É
demie du matini et
sept
la
la trouveront ouret
liers qui voudront faire leur devoir dans Classe,
jusqu'a dix heures:
deux-dans-la semaine, pour l'étude del
Il y aura un jour ou
les élèves seront avancés dut
Sphère et de la Géographie; et lorsque
Rechorque,re
la Grammiire, on Teur dnktr-enigersas.As
les former à Part d'écrire:
écolienie
Le Professeur tiendra unantre Cours pour ceusides
Pheute de six heures et a demie ne conviendrait "pas:
voudrets
Le prix est de six gourdes par mois.n] Les écoliers qui
wre ce' Cours Isont invités à faire ineerirerleurs noms chez-lentsides delotntw
et à payer le mois d'avanee, pour lui faciliter/lesineyets
établissement.
Sosle
:
S'adresser Maison dé Mademioiselle: FANCHON Fen fxeerda
missire-L,eSTAGE.
usides
Pheute de six heures et a demie ne conviendrait "pas:
voudrets
Le prix est de six gourdes par mois.n] Les écoliers qui
wre ce' Cours Isont invités à faire ineerirerleurs noms chez-lentsides delotntw
et à payer le mois d'avanee, pour lui faciliter/lesineyets
établissement.
Sosle
:
S'adresser Maison dé Mademioiselle: FANCHON Fen fxeerda
missire-L,eSTAGE. NOUVELLES
Nous croyons faire plaisir: à nos concitoyens en leur domiautinte ils denai
-
français:
eles suivans que nous avons estraitemdes papiers-f
fircae
prouvert que les journalisteerde Eettesnaton pabliunt quelgue
rités qui nous latéressent: --- Page 11 ---
(9j
R Une lettre, da Port-an-Prince, datée du 10 Avril dernier, et arrivée
par le navire l'Africain, contient ce: qui suit':
Ntttai ( Nous avons perdu un père dans Je Président Pétion : iln'a été malade que huit jours. IC a été exposé trois jours aux re gards du
Yeane
peuple;
quatrième jour nous avons fait son enterremeat, Son corps a été
PAKUETI
place
sur un char attelé de six chevaux. Un peuple immense suivait le convoi;
tout le monde était en deuil et en larmes. En sortant de l'église, les gépéraux haîtiens ont dételé le char et l'ont trainé jasqu'au lieu de la séjuture: Les restes de notre Président ont été déposés au pied de Farbre
dela libe erté, comme il l'avait ordonné. Cet arbre est un grand palmier
panté sur la place, vis-à-vis le: Palais National. Le cercueil a été dé
ANÉ sous une voute, de manière que les compatriotes de l'illustre Présdent peuyent venir sur sa tombe faire les prières d'usage.
( Le Sénat a nommé le général Boyer à la place du President d'Haiti.
Tout le monde est content de ce choix.
4 Nous nous tenons en garde contre les mouvemens que pourrait faire
notre ennemi. S'il dse ndus attaquer 3 malleur à lui. Cind bataillons J'ont
pandonné pour passer sous nos drapeaux. La Replblique d'Haiti
a6.74 t plus forte que jamais, et nous ne craignons personne. 15
seno
aireinn
a MG a illimme
heurer Eatrait du Pilole,
: du
des 6c
journal.Frangeis
82 Octobre is18.
t ourert
Port-au-Prince, le 3 Août 1818.
le de Le calme qui règne assez généralement dans cette
sur les
cés d duandises, sèches, a été cette année plus profond que saison, jamais,
mar:
pl
Ordinai:
ue, mment les arrivages de l'Europe cessent après le mois de Mars, vu la
Lculté de faire des retours, et le peu de débouché qu'offrent les artiensd a des dimportation, 3 qui alors ne se Vendent que pour la consommation de
(ette rille, parce que les cultivateurs n'achètent
mesure
drontsi dat leurs denrées. Nous
qu'à
qu'ils vens
nous sommes défait du peu de marchandises
Trolese tonS restent des importations pendant la récolte, et souvent même à des qui
otaet Hix avantageux.
Pendant cet été les importations n'ont pas cessé un moment me
dasle at parvenu quantité de marchandises sèches de tout
; il nous
iendant la récolte, terme ordinaire des
genre, qui, même
# une baisse
ventes, auraient, provoqué du calme
sur le prix. Delà il résulte
notre
M kmurchandises
que
marché est encombré
depuis plusieurs mois ; que la vente est nulle, et
Pit sont en général de 15 et 20 pour cent plus bas que l'année dernière: que les
Cependant cet état de choses ne pourra
durer
Lous
pas
long-tems ; déjà nous
Henite, apercevons d'une petite amélioration; et plus nous approchons de la
smpent plus les demandes augmentent les payemens qui se font dans ce
avec
€t se
alors
&
feront
a
Depuis le mois lenteur, de
avec plus de promptitude.
emineti Htées dans
Juin, trois cargaisons considérables du Havre sont
gutanty
notre_port. Leur vente a établi les prix des marchandises,
pas
long-tems ; déjà nous
Henite, apercevons d'une petite amélioration; et plus nous approchons de la
smpent plus les demandes augmentent les payemens qui se font dans ce
avec
€t se
alors
&
feront
a
Depuis le mois lenteur, de
avec plus de promptitude.
emineti Htées dans
Juin, trois cargaisons considérables du Havre sont
gutanty
notre_port. Leur vente a établi les prix des marchandises, --- Page 12 ---
10)
de la France. Nous nous
en plus grande partie, importées
eimpreemy
-de vous en remettre la note pour votre gouverne, , et nous Dous pereek
observations genérales sur la manière
tons d'y, ajouter quelques
doute
traitent les affaires dans ce pays-ci:
Les ventes se font à un terme de 3 à 4 mois; maisla plaperéen
détaillans n'ayant pas de moyens, ne ont pas très-exacts et ne MTet
qu'à mesure qu'ils vendent. Ordinairement on ne peut calculer Guer
da rentrée des denx tiers des dettes dans ce tems; le reste est soiièn.
iron deux mois après. Les achats de denrées se font au comptant; 0
fois, il est vrai, acheter à crédit, mais en payant 41
peut queique de
obtenir un terme de deux à trois semaines, Cher
six sous
plus pour
à laquelle des maisons respectables ne se soumettraient qu'avec répuganc
Les droits d'entrée sont de 5 pour cent sur les marchandises anglaiss,
cent sur" celles
de toût autre pays. Lista
et de 10 pour
importées
Un tànf SARI
sont prélevés sur la valeur des marchandises, stipulés par
modéré: on avait autrefois la facilité de les payer en papier du goues
nement, qui était à 35 pour cont d'escompte.
disnart
Depuis la mort du Président Pétion, ce papier a entièrement
attribuer
mesures d'économie prises par le Presdat
ce qu'on ne peut
qu'aix d'améliorer les finances de ce
llyse
Boyer quir n'a d'autre but que
cent pays. sur le mottas
core un droit de consignation de 1 et demi pour
frais
de la facture, et un léger droit de cabotage; les autres
nesu celuit
considérable. Tous les pavillons sont admis; à l'exceptionde
pas
les bâtimens français entrent dans nus ports sanséi
ja France. Cependant
ou hollandais.
ficulté sous pavillon anséatique, prassien la
du faux frêt, ilestnks
Pour éviter autant qu'il est possible charge
veut faire des retown,
saire qu'un bâtimeut qui apporte une cargaison à et 130 tonneaux, ef ail
ne soit pas au-dessus de la capacité de 120
couditions OA jel
ait aumoins 100 à 130 jours de planche. A ces
y compter sur les deux tiers environs du produit des ventes. sucre,wi
Les retours peuvent être faits en enfé, coton, , l'on caeao, trouve BUSSI
de campêche quelque fois en bois d'acajou, et
petites quantités d'écailles.
articles. Le sucre est dupa
Le café et le coton sont les meilleurs
aA
assez fort, néanmoins. il ne, peut pas, encore entrer en concurener an, d cen
éelui des autres iles : on en fait de 3 à5 millions par les demne
augmentera sans doute. La grande demande pour
quantité
i up
pendant toute Cette année les a poussées graduellenest
énorme. Notre poids est celui de France, et 165 sols équivalept 100cia
ou un dollar ( gourde )
la
a EInd
La dernière récolte a été tres-abondante République seTa F30e
plug de 25 millions de café. On espère que la prochaine Les arva
meilleure et plus précoce, le tems ayant été superbe. les SOUs nc0F
quels les cultivateurs ont pu, depuis 25ans, apporter
saires, sont chargés de fruits.
énorme. Notre poids est celui de France, et 165 sols équivalept 100cia
ou un dollar ( gourde )
la
a EInd
La dernière récolte a été tres-abondante République seTa F30e
plug de 25 millions de café. On espère que la prochaine Les arva
meilleure et plus précoce, le tems ayant été superbe. les SOUs nc0F
quels les cultivateurs ont pu, depuis 25ans, apporter
saires, sont chargés de fruits. --- Page 13 ---
(11
ressone
Derm
VARIETES
De ICA
De
que
Eatrait du
eD.
public Leager.
ant:
Londres le 10 juillet 1818.
ant
,
Choy Nous inséràmes le 23 du mois dernier une lettre de la Jamaique, dans
ugnanc
la conduite
de Sir H. Popham
nglaiNs, laiolle on approuve beaucoup
gracieuse
annoncer s3
es drog envers la députation envoyée par le Géméral Boyer, pour
nonination à la Presidence d'Haiti. On y ajoute que la manière polie
unfse avec laquelle il a traité les députés,a fait sur le nouveau Président
gone une impression qui a été tràs-avantageuse aux intérêts des négociants
résident dans son territoire. D'après le contenu de cettelettre,
disoane inghisiqui
la conduite
Presdat 1 parsitrait que les journalistes dé la Jamaique ont considéré
Iiyas da brave Amiral, dans cette circanstance - sous un point de vue tout
monta diferent, et qu'ils lui reprochent : avec.beaucoup d'aigreur, d'avoir admisà sa table, au milieu de sa famille, Te nègre haitien, comme s'il
snee sétait rendu coupable d'un crime de haute-trahison. L'Amiral, nous penecaas sansé SODS, se. consolera, aisément, en réféchissant que tout en respectaut la
dignite de la nature humaine, ila aussi consulté les intérêts de la nas
estnkts tion britannique. S'il eût agi autrement, on convient presque générale
sreton ment, que nos négociants eussent reçu l'ordre de partir suri Jes champ,
leurs
montant à un million et demi sterling, auraient
et 0 aque
propriétés,
O D été en grande partie confisquées,
pere, AlEditeur du public Leager. 1 Traduction libre de Panglais,
AUNSE
Monsieur T'Editeur,
du
rrence L'extrait que vous avez donné dans votre gazette du 10du courant d'un
ef papier de Kingston, relatif à la réception que Sir Home Popham fit aux
es decre Commissaires haitiens , a du avoir éte lu avec un sentiment d'indignation
U0 par beaucoup de vos lecteurs instruits.
Ia fallu s'être dépouillé de toute pudeur pour pouvoir avouer cette
Ocerte stucieuse politique que les colons ont été si long-tems à établir, et qui est
devenne plus insupportable à la race africaine que l'esclavage personnel
a m qui attache simplement - T'homme à la glébs. Si ce sujet a échappé à
sera V foservation des amis des noirs, permettez qu'une plume haîtienne essaye
a dele marquer du sceat de l'improbation.
s'être dépouillé de toute pudeur pour pouvoir avouer cette
Ocerte stucieuse politique que les colons ont été si long-tems à établir, et qui est
devenne plus insupportable à la race africaine que l'esclavage personnel
a m qui attache simplement - T'homme à la glébs. Si ce sujet a échappé à
sera V foservation des amis des noirs, permettez qu'une plume haîtienne essaye
a dele marquer du sceat de l'improbation. L'orguetil et la cupidité n'auraient jamais inventé un système aussi
Contraire au bonheur de l'espèce humaine et dont les conséquences lai
fusent plus fanestes, s'il acquerrait toute l'étendue qu'on s'est proposé
N. --- Page 14 ---
12 )
de lui donner, , que ce plan conçu par des hommes dont la plapon 6
rent leur originé de la ciasse inférieure de la société et qui vodaitis
cheter la bussesse de leur extraction - s'entendent pour ravaler à Teul
des brutes les malhenreuses victimes qu'ils ont condamnees à grositle
trésors suns lesqueis quelques uns d'eux seraient les plus xiepriabioia
êtres; car il ne s'agirait pas moins que de placer hors du pacte sicial
Jes menibres de la grande fimille dont l'épiderme est dilierent ndeel
de la minorité puissante qui les opprime. On était déjà parvenudledds
grader tellement en les empèchant d'acquérir es lumières de Tinstrjactian,
et en les accusant d'une inhabilité morale, qu'ils étaient eux-mènesre
dits à se croire d'une naturé inférieure aux astncieux politiques qui'e
avaient avilis et qu'ils regardaient comme des demi-dieux, à dla pates
tion desquels ils ne pouvaient prétendre. Ainsi je préjuge avait Tatda
progrès SIF un grand nombre des individus contre lesquels on Tavatus
bii, et qui seraient encore dans un état d'abrutissement SI la volons
divine n'avait pas permis que les oppresseurs fussent à leur tour accabla
de malheurs inouis et que la liberté ne brisat les chaines de Teschavage
sur quelque point de notre pianète. Les Grégoire, les Wilberforce, d
d'autres illustres philantropes ont plaidé éloquemment la cause de d race
africaine, Saas ces grands avocats de Phumanité, peut-être quela totalté
de cette grande sectign de notre espèce, serait encore courbée sous l
joug d'une atroce prévention. Le secret d'une injustice révoltante a été
dévoilé par des philosophes dignes de la vénération universelle, etquen
ne peut accuser de faiblesse ni de partialité. puisqu'is ne tiennent QUI
opprimès que comme des hommes issus du grand Etre, et DOn par deg
liens d'intérêts privés. Ces généreux défenseurs d'une cause dont l'équté
fat d'abord contéstée, sont devenus des arbitres dont les jugemens peDe
vent être d'autant moins révoqués, qu'ils ont acquis une nouvelle auto
rité par la conduite prudente et paeifique de la partie du peuple quis
maintenant des
d'une liberté qui ne blesse
aint justifié , qui jouit
avantages
dont la
point la loi naturelle, s et qui s'est constitué un gouvernement delEe
régularité et la sagesse égalent aumoins celles des plus parfaits
rope.
sont devenus des arbitres dont les jugemens peDe
vent être d'autant moins révoqués, qu'ils ont acquis une nouvelle auto
rité par la conduite prudente et paeifique de la partie du peuple quis
maintenant des
d'une liberté qui ne blesse
aint justifié , qui jouit
avantages
dont la
point la loi naturelle, s et qui s'est constitué un gouvernement delEe
régularité et la sagesse égalent aumoins celles des plus parfaits
rope. Monsieur
les lumières
la raison étenx
N'est-il pas bizarre;
Jorsque
de leur
dent au loin leur empire : et que lès hommes reprennent les dignitép
mitive, de voir encore T'orgueil et la cupidité tenter de
replongt
Gans l'état d'avilissement oû ils étaient tombés ? Est-il dono pemistior honté
politiques en dépit des lois divines et humaines? N'est-ce pas une la faut
pour la morale et la religion , de voir afficher l'insensibilite et la
seté, étouffer la voix de la conscience et fouler aux pieds juste,
avoir la jouissance exclusive de quelques biens perisubia.sis
pour
contraint d'abandoaner après les avoir accumulés au detic
est toujours
au bothet
nient des sentimens les plus nobles et les plus çonvenables
général? L'aveu d'une pareille dépravation serait trop afiligeant pouris avout
manité. Immortaliser le vice parce qu'on est habitue à le tolérer, de bronei
sans cesse le.mot de vertu dans la bouche et porter un cceur sont ID4
dire
ies hommcs sont I'geuvre du supreme createur, quills
-
que --- Page 15 ---
( - 19 )
inctement appelés au même bonheur, et en former la route à la pluNe jut d'eux, C'est établir un principe subversif. donner à entendre
le
etat
la consiste à faire le mal, que les gens vertueux sont des dupes, que et
aquel la félicité de ce monde n'est réservée qu'aux ames
deg Cen'est pas ainsi que pensent ces hommes qu'on a voulu déprécier corrompues. en
adsignant avec dédain par 6 peuple de couleur. Doués de tous les senticalui mosqui peuvent porter l'espèce humaine aux actions honorables , ils ne se
le. smeront jamais à en faire un vain étalage, et quels que pourront éire
tion, k obstacles qu'on fera naitre pour contranier les succès qu'ils doivent
sre. aendre de leur courageuse persévérance, on ne réussira pas à leur faire
ufes kd'une manière diametralement opposée aux' préceptes d'une saine re. eutec Igon et dune conscience pure. Forts de' la justice de leur cause , ils la
rds Wendront avec un dévouement inaltérable, et ils voueront au
tla. isles sophismes que la fourberie et l'immoralité essaient encore' mépris
Olonté
d'accret
htr pour les empècher de s'élever au rang qu'ils doivent
CaDles 8 mations.
es kd'une manière diametralement opposée aux' préceptes d'une saine re. eutec Igon et dune conscience pure. Forts de' la justice de leur cause , ils la
rds Wendront avec un dévouement inaltérable, et ils voueront au
tla. isles sophismes que la fourberie et l'immoralité essaient encore' mépris
Olonté
d'accret
htr pour les empècher de s'élever au rang qu'ils doivent
CaDles 8 mations. occuper parmi
avage Ce peuple essentiellement bon, franc et loyal, quoique maltraité dans
efoyers, était attaché à ce qu'on l'ayait accoutumé àl nommer sa mé
race mpule; il conserya long-tems pour elle une docilité sans
otalité resé son sang pour elle, et il a fallu une nécessité
borhes; ila
busle iger i s'en détacher, Ce n'est pas lui qui a suscité les impérieuse ésènemens pourloéré Int porté à T'indépendance : si Pon eût été plus justé envers lui , qui
quon migue de son sang, et plus observateur des promesses
inoms
taur Etas, il n'eût point songé à briser ses liens, Aucun être qu'on luiavait
des paut le blâmer d'avoir fait ce que lui commasdait son valut:"Le raisonnable ne
quité spour lui une leçon t-rrible, Ses apprélensions sont fondées
passé
peda ura de sûreté doivent dépendre de son choix. Ceux
KJesime
auto Det trouver en défaut peuvent bien déverser le blâme qui'sont sursa intéressés
quitace. ne sera pas à leur jugement qu'il soumettra ses"
conduite:
lesse itince. La première base des traités est la bonne
motiaderres
utfut pour la détruire , on ne peut la rétabiir
foi; quandron a
T'Eu irdtés suflisantes, Cette vérité est devenue incontestable qu'en accordant des
tente de la France enyers les puissances
par la conduire
éten Sene anent
alliées, Si nos forces numére
pas une égale importance à nos prétentions celles
eprW slocalités et de la stabilite de nos résolutions
,
de
nget sice divine fera le reste,
y suppléeront, et la
rète Larolons n'ont jamais voulu user de bonne foi envers
R 33
honté apisins, ils Dous ont immolés
nous; quand ils ont
ls m,is nous ont assassinés
publiquement ; après la perte de leurs 'pout
mystérieusement: maintenant
tce, Espius en contact'avec eux, ils se
que nous ne soidul ire, En quelque lieu du monde
vengent en nous haissant de toute leur
Betne
que se trouve un de ces cceurs
Herscomnaitra sans peine au poison qu'il exhale
gangrénés,
abeut Hexsonner par le fer: Qu'avons-nous à attendre contre les victimes qu'ilin n'a
Phox wentiment que celui de la vengeance
deces êtres qui n'ont d'auavol auemples de
et qui, à force de nous donner des
haine, se sont rendus détestables à
0261 Pait nous étonner de leur
nos Yeux?
leur
Betne
que se trouve un de ces cceurs
Herscomnaitra sans peine au poison qu'il exhale
gangrénés,
abeut Hexsonner par le fer: Qu'avons-nous à attendre contre les victimes qu'ilin n'a
Phox wentiment que celui de la vengeance
deces êtres qui n'ont d'auavol auemples de
et qui, à force de nous donner des
haine, se sont rendus détestables à
0261 Pait nous étonner de leur
nos Yeux? si quelque chose
HF
part, ce serait une apparence de
Imporekos envers nous : mais Dous.les
justice dang
lipmais
connaissons - trop
d'esperer una surprise de cette nature,
pour qu'il novt --- Page 16 ---
14 )
Croyez-vons, Monsieur T'Editeur , que lar crainte d'une révolesitkeg
de la politiqne des colons? Non assurément; car les puissanices europenag
qui ont traité avec douceur les peuples qui sont en servitude dans lennyck
lonies, les ont plus attaches à leurs métropoles, qne si elles avaient MERTIRE
T'esclavage de ces serviteurs. Cette politique, enfant d'un sot orguel, sek
tient par une basse jalousie; les eclons redoutent l'énergie de Tespnitd téaje
ple de couleur; ils ont peur que son activite ne mette en danger leur Uo0k
pole prolongé et peu mérité des richesses des deux Indes, et ne leur TNTSg
quelques unes des distinctions qu'ils ont. accumulées exclusivement sur en
têtes.
Si cette politique, qui est celle de l'égoisme et du sordide intérêt, Dene
dait pas de ron intensité, il en pourrait résulter de grands malheurs peerae
hommes qui s'obstinent à s'en servir; le peuple de coulsur formelest stroaquas
de la population des colonies ; son attachement à une métropole ne peea
affermi que par ine conduite tout-à-fait différente de celle qui est meinvea
suivie à son égard, en plusieurs endroits, des procédés si outrageans etse
gradans, quer nul homme douer d'une ame sensible, ne peut en lairel'épma
sans s'abandonner à un profond ressentiment, , ne peuvent proluiregea
facheux résultats. Plaise au ciel qu'on ne se croie pas encore obligedes
prendre d'exterminer tout un peuple dont le seul crime était davair fte
bien justes réclamations pour s'assurer la possession d'un pays quonpene
conserven sans outrager l'humanité. Nous avons sous les yeux de grandins
plesi; espérons que tous les amis des hommes se réuniront pour les fareset
à l'adoucissement du, sort des malheureux qui ont à Se plaindre des poe
de la deloyanté.
le
omiral
Vos lecteurs considéreront, sans doute, que galant
Srlie
Popham a consulté les intérêts bien entendus des Anglais, en traitanther
talièrement les Commissaires Haltiens. Sa conduite, en celte circonstue
applaudie par ses. compatriotes les plus sensés, n'a pas été approuse
de cias
le jouraaliste de Kingston, qui, pour flatterlorgucil d'une poignée
domiciliés en ce lieu, aurait voulu qu'il eût donné un exemple diondtae
mais le suffrage d'une classe d'hommes judicieux n'est-il pas préfenaici
l'aveu des gens injustes et passionnés ?
Vous êtes dans Terreur, Monsieur l'Editeur, si vous pensez quel ap aract
priétés anglaises auraient été confisquées en Haiti, si ies Commissaires la lopuat
été mal-accueillis: L'article 218 de notre constitution place sOus
etn la shuve-garde de la nation, la personne des étramgers sinigreia forut
établissemens de commerce; et je vous assure qu'aucun évenzmen
ne portera les Hartiens à violer leur foi et à compromettre Thanonskce nd
fiance avec laquelle grand nombre de négociants sont venus trafiquer edao
pays. Le caractère haitien a souvent été calomnié par la poliligueé
lons; nais il sera mieux appreié à m esure qu'il sera connu, 1 avec wtamscie Cleusie
tance divine nos enfans disputeront la palme de la civilisation
blancs.
avec la Jlumie
Nous sommes très-éloignés de désirer une communication inclinatioe Unee
11 n'est pas de notre intérêt non plus que dans notre
de nenE
Folution se fasse là; ct quoique nous plaiguions la dégradation
calomnié par la poliligueé
lons; nais il sera mieux appreié à m esure qu'il sera connu, 1 avec wtamscie Cleusie
tance divine nos enfans disputeront la palme de la civilisation
blancs.
avec la Jlumie
Nous sommes très-éloignés de désirer une communication inclinatioe Unee
11 n'est pas de notre intérêt non plus que dans notre
de nenE
Folution se fasse là; ct quoique nous plaiguions la dégradation --- Page 17 ---
( 15 )
moins que tout autre peuple un évènement qui pourrait êtte
M8 dairons
leurs
lanei fital à nos frères qu'à
oppresseurs.
I1
FNT
heureux et satisfaits dans la jouissance de notre terre.
peenos Nous sommed
de molester les habitans d'autres pays; majs
cursck Hatre point dans nos principes sacrifier
la défense du sol
nous est
prèts à tout
pour
qui
agrni woUs sommes
880 her sous tous les rapports.
dapes
Hayti n'obéit qu'a d'équitables lois:
rmous
L'orgueil n'oppose plus ses mépris a nos droits.
Vainqueurs de nos tyrans, fiers de notre victoire,
r rarse
Nous vivrons sans opprobre, ou mourrons avec gloire,
surika
de
ne se retracera jamais à notre souvenir sans
Le.r nom TAngleterre
inspirer un sentiment de reconnaissance, et quoique puissent dire
nene NUS faire les incurables de la Jamaique, pour nous insulter, nous saupourca 00
distinguerla conduite libérale de Sir H.Popham de celle d'une
OISQUI naLt tojours
mercantiles
ne savent calçuler que le puxde
de spéculateurs
qui
peule etn piguée
ainteta or,
setge
- épreat
re'que
Darfour, Rédacteur de 1 Avertisseur Haitiens
A Monsieur
dotrs
oIr fate
Monsieur,
9i8
onpota
ndsma Jai lu, dans votre feuille périodique, votre notice du 8 courant, dans
atreserg lquelle vous avez trouvé à propos de vous livrer à des réflexions qui
pre VroM TN me cencernent dans l'affaire de Mademoiselle Eloise Chambelland. Quoigon eût pu desirer de vous voir prendre préalablement des renseigneSirlle mens sur quelques eirconstances qui y. ont rapport, 2 avant de donner au
anthog public vos observations, je ne laisserai pas derme montrer reconhaissant
constee par ce que vous avez bien voulu dire d'obligeant à mon égard.
roureer En. répondant à votre notice, je suis moins conduit par le désir de
decoig me faire imprimer, que par la nécessité oû je me trouve de vous faire
politee remarquer l'erreur que trop de précipitation dans le jugement des choses
étérabe peut oceasionner. En effet, les fausses notions sont tonjours dangereuses,
et nous conduisent d'une manière trop incertaine pour ne pas nous égarer.
lesm Je suis loin de vouloir entrer en lice avec vous; et dans une lutte ou
resarad le combat serait trop inegl, je me refuserais de m'engager avec vouss
la loraa Masil estfacheux que votre plume, si propre à produiredes vues utiles, ne
lea Ne pénètre pas assez de la nécessité de se renferner dans ses véritables
entfar Inites. Quelques observations de ma part pourront mieux me faire goûter,
prablee 02 evous feront sans doute remarquer combien sout peu fondées vOS ré
quer dd Sexions.
juedad L'etablissement d'une chambre de commerce a été décrété, d'après
recis lloi du Sénat du 23 Avrii 1807, relative aux consignations. Il parait
leursie que Cette institution qui est utile à tout pay's commerçant, n'est pas entore du guût des nationaux, puisque la loi n'a pas eu son effet. Mais,
Janis dans le cas que cette chambre de commerce eût été établie, tel que
iOu0ed rous paraissez le désirer, permettez-moi de vous observer que yous élen
nobreny
d'après
recis lloi du Sénat du 23 Avrii 1807, relative aux consignations. Il parait
leursie que Cette institution qui est utile à tout pay's commerçant, n'est pas entore du guût des nationaux, puisque la loi n'a pas eu son effet. Mais,
Janis dans le cas que cette chambre de commerce eût été établie, tel que
iOu0ed rous paraissez le désirer, permettez-moi de vous observer que yous élen
nobreny --- Page 18 ---
( 16 )
driex trop ses attributions, en lui reconnaissant le
du crédit, l'intérêt dû aux capitaux, etc. Le
droit de Emtlig
ventions particulières. 5 peut fixer le crédit; ane commerçant, ) pard decs
prend et arrête le cours du change, établit le prix chambre des de Commen
marchandises, connait des affaires de commerce; mais la denrés 44
gislative seule doit régler l'intérêt de l'argent; c'est à puisesel 6
appartient de décider sur un point aussi sérieux, aussi elle seter 01
en matière civile, soit en matière de
et important. Mi
T'entend le législateur, est un aête de commerce; sotveraineté, ce droit, til R
Vous trouverez aussi bon que je saisisse cette occasion
peler l'article 3 de notre constitution, conçu en ces
pour : ( VONsTE
d'asile est sacré et inviolable dans la République, sauf termes Lees
tion prévus par la loi. 93 Ce principe
les eas d'etes
et sans l'assistance de l'autorité
posé 3 nul ne peut agir de son che
publique: C'est donc en vertu
ment. rendu par le Tribunal de Première Instance, le 8 Décembre duj jn
nier, que la saisie-exécution a eu lieu contre Mademoiselle Eloise de
belland. Ami de mon pays et de la justice, je serai toujours Cne.
chir sous. les lois salutaires et bienfaisantes de la République, prèt àfs
Agréez, je vous pre i l'assurance des sentimens de considération anel
lesquels
J'ai l'honneur d'être très-parfaitement,
Monsieur,
Votre dévoué concitoyen,
J. F. LESPINASSE
Le mot de la dernière Charade est CHARDON.
d'après
recis lloi du Sénat du 23 Avrii 1807, relative aux consignations. Il parait
leursie que Cette institution qui est utile à tout pay's commerçant, n'est pas entore du guût des nationaux, puisque la loi n'a pas eu son effet. Mais,
Janis dans le cas que cette chambre de commerce eût été établie, tel que
iOu0ed rous paraissez le désirer, permettez-moi de vous observer que yous élen
nobreny — Page 18 —
( 16 ) driex trop ses attributions, en lui reconnaissant le du crédit, l'intérêt dû aux capitaux, etc. Le droit de Emtlig ventions particulières. 5 peut fixer le crédit; ane commerçant, ) pard decs
prend et arrête le cours du change, établit le prix chambre des de Commen
marchandises, connait des affaires de commerce; mais la denrés 44
gislative seule doit régler l'intérêt de l'argent; c'est à puisesel 6
appartient de décider sur un point aussi sérieux, aussi elle seter 01
en matière civile, soit en matière de et important. Mi
T'entend le législateur, est un aête de commerce; sotveraineté, ce droit, til R
Vous trouverez aussi bon que je saisisse cette occasion peler l'article 3 de notre constitution, conçu en ces pour : ( VONsTE d'asile est sacré et inviolable dans la République, sauf termes Lees
tion prévus par la loi. 93 Ce principe les eas d'etes et sans l'assistance de l'autorité posé 3 nul ne peut agir de son che publique: C'est donc en vertu ment. rendu par le Tribunal de Première Instance, le 8 Décembre duj jn
nier, que la saisie-exécution a eu lieu contre Mademoiselle Eloise de
belland. Ami de mon pays et de la justice, je serai toujours Cne.
chir sous. les lois salutaires et bienfaisantes de la République, prèt àfs
Agréez, je vous pre i l'assurance des sentimens de considération anel
lesquels
J'ai l'honneur d'être très-parfaitement,
Monsieur,
Votre dévoué concitoyen,
J. F. LESPINASSE
Le mot de la dernière Charade est CHARDON.