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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1819-01-01.
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TABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
Aabcrd4
nde, Pe
Ribiok par J. S. MILSCENT
Tmnait pour
fonbeta
onsenat
Ocean
in
No XI.
SAUYA2E
entiens
2,e Année.
Cruan
Qusta
ce Li2
et
TOuT dea
quorler
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
établase
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
érit,ams
wn instant
tode dia Ce Journal parait les ier. et16 de chaque mois.
ces ofs,
OI
8. olstada le prix de PAbonnement se paye d'avance :
et.deto
uS lesie
25 gourdes pour un an;
veur dece
14 gourdes pour six
ooure
mois;
a buak
8 gourdes pour trois mois.
peraster à M. MILSCENT, Grefier du Tribunal d
Cassation.
SOXVANSE
AU PORT. AU-PRINCE,
1818,
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
ERRATA
fte: 8, page 4, lig. 39, d'inconvenence, lisez d'incontenancs,
47, iniative, lisez initiative.
7,
6e. de la relation, monceau, lisez momance,
11,
8e. vers du Se. couplet, tremblent, lisez tremale
No 9,
7,
29, même l'existence, lisez nient l'existence,
8,
6, alitude, lisez altitudo.
12,
12, supprimez la répétition du sieur:
No, 10,
7,
lk, Concitoyens, lisez Compatrivtes. --- Page 5 ---
Me ws-Pinco, le Ier. Janvier 1819,an 16e. de FIndépendance d'Haiti,
LITTERATURE
EPIGR. A M M E.
Quand je vois un vain étalage
D'écrits de plus d'un livre extraits
Que maint auteur a le courage
De signer sans les avoir faits:
Esope parle en homme sage
Me dis-je tout bas le coeur gai;
De son paon le brillant
ce,
plumage
Devient la parure geai.
trenale
nce,
Envoi.
Le fruit du gui sur la cime d'un chène
Etant porté par un hôte des airs ,
Germa, grandit et par sa hauteur vaine
Insultait des forêts lés arbres les plus fiers,
Le roi des dieux, d'un éclat de sa foudre
Du parasite abattit le support.
Le gui gémissant sur la poudre,
Fit pour se relever un inutile effort:
II ne put jamais par lui-méme
Soutenir son orgueil extrême.
L
Vous qui, par votre plagiat,
Vous couvrez d'un trompeur éclat
Et nous donnez tant de sujets de rire,
Honteux vous ramperiez sur un terrain fécond,
8i, déployant le fouet de la satire,
De ceux que vous pillez Phaebus vengeait l'affront,
FAB L E.
Le mangeur de poulets et l'ennemi des rats
Eurent ensemble grands débats
Pour quelques restes de volaille,
Ls renard en champ clos voulait livrer bataille
Et terininer le différend
Par quelque coup de griffe, ou quelque coup de dent
Lc natou n'était poiut de taille
rire,
Honteux vous ramperiez sur un terrain fécond,
8i, déployant le fouet de la satire,
De ceux que vous pillez Phaebus vengeait l'affront,
FAB L E.
Le mangeur de poulets et l'ennemi des rats
Eurent ensemble grands débats
Pour quelques restes de volaille,
Ls renard en champ clos voulait livrer bataille
Et terininer le différend
Par quelque coup de griffe, ou quelque coup de dent
Lc natou n'était poiut de taille --- Page 6 ---
(4)
A soutenir le choc de son preux coneurrent;
TF fita paix avec le sire.
MMais sur les gens sans foi l'honneur a peu d'empie,
Ls ehat n'avait cedé que par nécessité;
Par desir rdef vaangeance il Fomrpit le traité.
Excitant partout les alarmes
II appela ses voisins sous les armes,
Pour aller en son gite attaquer le renard.
Les coqs craignant quelque surptise,
Prièrent le seigneur griffard
De les dispenser tous d'une telle entreprise;
Les'dindons seuls vinrent de toutes paris
Se ranger sous ses étendards.
Les voilà donc soduits par T'espoir du pillage,
On voit bien à l'aspect de leur gros équipage,
Que ce sont des gloutous et non pas des guerrien,
Les dindons à la tête et le chat a la gneue
Ont à peine fait une lieue,
Que le renard parait sur ses terriers.
Ordre pour que la troupe aussitôt l'enveloppe,
Soudain élie trottel, galoppe
Et parvient au pied des remparts.
L'assiégé les atteint ; à lun il casse Taile,
A l'autre ill froisse la cervelle,
Et réduit aux abois tous ces, soldats criards.
Les plus dispos gagnent le large;
En yain le chat sonne la cihangesl
Ne pouvant au combat ramener Jesi fuyards;
Il se sauve avec. eux ; mais les pauvres truinards
Du vainqueur deviennent Ja proie.
Je vous laisse à penser s'il en eut de la joie,
On a tort de fonder le succès des combats
Sur le grand nombre des soldats;
C'est du génie et du courage
Du chef qu'il faut atterdre un solide avantage,
- N T E RIEUR
Le 23 Décembre dernier, vers les quatre heures de Taprd-mil,a stuel
incendie s'est manifesté dans la maison du capitaine Benjumin, ouvid,
l'entrée de la rue des Fronts-Forts, par le bord de mer. Un lasi
dit-on, qui réduisait du goudron en brai, ayant par impraleses la DUAH
tomberielu fou Gane une chaudière qui servait a son opérstiol,
atterdre un solide avantage,
- N T E RIEUR
Le 23 Décembre dernier, vers les quatre heures de Taprd-mil,a stuel
incendie s'est manifesté dans la maison du capitaine Benjumin, ouvid,
l'entrée de la rue des Fronts-Forts, par le bord de mer. Un lasi
dit-on, qui réduisait du goudron en brai, ayant par impraleses la DUAH
tomberielu fou Gane une chaudière qui servait a son opérstiol, --- Page 7 ---
(5)
jetinma : on crut l'éteindre en jetant de l'eau dessus; mais au conHirt,a en accrut l'activite. Les flammes s'élevérent jusga'an plafond
bientôt le comble. Fort heureusement que le vent cessa
d steignuirent
Nsbowpi PE que Jes citoyens, accourus de tous côrés, pénétrèrent dans
scumbors, monterent sur les toits et parvinrent à empécher que le feu
pft des progrès dont lidée seule effraie l'imagination.
Les effote les plus apparens de cet incendie se bornent à la réduction
aeharbon de queiques solives et autres pièces de bois de la charpente,
abois de la toiture etau dagàt qu'ont éprouvé les marchandises et les
meibles qui ont été jetés de dessus les balcons dans les rigoles. Avec
gal empressement on 8 fait voler en éclat les ardoises et les essentes ! Le
Requ'on dépleya en cette circonstance pour secourir efficacement le malarUK gui était menacé de perdre son bien-être, fut tel que, proitant
MaRqIeDr de désordre,
ei Oà maint Orec affame, maint avide Argien,
44 A travers les charbons va piller le Troyen,
cequce braves gens coururent d'abord aux couverts d'argent, aux sace
rondinsy aux troirs à centimes, tandis que d'autres, peu jaloux dimiter
apadence des citoyens qui A cartaient les objets les plus combustibles,
pepitaient du haut en bas les couchettes d'acajou et les dames-jeunnes,
Weques-uns pousserent lan charité jusqu'a s'introduire dans les maisons
laplas voisines pour. casser des carafes et mettre à convert des pistolets
Ht neufsowe Oh! mes amis, que Dieu yous préserve des iucendies Ce
pailnit n'est pas le moins sincère der, ceux gue je vous adresse à loccaR4 Au renouvellesusas dej Tannée..
Le Commandant de la Place et celui de la gendarmerie, à l'invitation
APrestdent d'Haiti, qui se rendit sur les lieux avec le général Lamothe
Aigron et d'autres officiers supérieurs. interposerent leur autorité pour
Elwimiarchendigee et les ellets qui se trouvaient sur la voie publique
wfissent point furtivement enlewés: le générai Thomas contribua partipuerement à les fairé coliseryer à leurs propriétaires,
Ces événement qniavait exposé une parcie de la ville àun danger fus
Phla, fait desirer den voir prendre des mesures qui puissent la garantir
Jaussi terribles aceidens. Nous avons entendu dire à S. Ex. le President
OHbas quielle donnerait dos ordres pour faire reparer des pompes gai
Hirouvent alarsenad. Puissent-ellet sufire à tous les quartiers de la ville!
e Fasent aussi les citoyens aisés seçonder les vues du gouverneibent en
Hpouryoyant de ces machines SI nécessairés à ha sûreté de leurs maisons,
lout la eustruetion, est de nature à inspirer mulle inquiétudes! Quand nous
Wy verrons plauis leur prudence en défaut a cet egard ni sur d'autres pointa
PR moins essentiels, nous nous écrierons dans toute la sincérite de notre
l:: Ah! que 00u8 avons,étel injustes et impoltiques,
nous
-mdl,
lorsque
AYOAS
ve queiques çitoyans d'ixcUsie!
3tpRe
OUNTREA
nce
1 llliter-ewe
:
ion, est de nature à inspirer mulle inquiétudes! Quand nous
Wy verrons plauis leur prudence en défaut a cet egard ni sur d'autres pointa
PR moins essentiels, nous nous écrierons dans toute la sincérite de notre
l:: Ah! que 00u8 avons,étel injustes et impoltiques,
nous
-mdl,
lorsque
AYOAS
ve queiques çitoyans d'ixcUsie!
3tpRe
OUNTREA
nce
1 llliter-ewe
: --- Page 8 ---
(6)
A Monsieur le Rédacteur de TAbeille
Ilaitienne,
Veuillez avoir la complaisance d'insérer dans votre
l'acte extrajudicinire ci-inclus , et vous me ferez l'amitié numéro da prodia,
après la piace qui est l'original qui me reste.
me Tetacts
Vous obligerez infiuiment votre très-dévoué
compatriste,
Ce 19 Décembre 1818,
HYPOLITE,
Qu'il soit dit et signifié par ministère de I'Huissier audiencier
de Cassation Boisson, et à notre réquisition, Joseph
delace
de Juge au Tribunal de Première Instance de l'arrondissgment Hypolite, Lieutenet
au-Prince, ayant les attributions de celui da Commerce,
da Pat
tification à nous faite par FHuissier de la Cour de, Cassation que de surlm
publique, en date du onze du cotirant, tant de T'arrêt de ladite hlk
daté du vingt-neuf Octobre dernier, d'une injonction à nous Corl
fins de nous présenter pardevant la Cour le dix-sept du faite, aut
de Décembre, que d'un acte en forme de dénonciation collectivre présent moY fate
et signée par les Citoyens Granville., Substitut da Commissaire du
veraement près le Tribunal de Première Instance de cette ville, Goe M
Assesseur audit Tribunal, et Lanier, Notaire public à la résidence Marce, di Ne
Port-au-Prince; ledit acte en date du quinze Septembre présente année, R
jequel se trouve inséré dans le journal intitulé l'Abeille
le
rédigé par Citoyea Milseent, Greffior de la susdite Cour Hantienne,en3 de Cassation,)
Nous, soussigné, disons pour exceptions générales, que leditiaden
forme de dénonciation est une pièce non admissible dans une juwticers
glée, oû les formes doivent s'observer , en tant que cet acte , fat COe
lectivethent, porte un caractère collusoire qui établit man.festement Tu
tention de perter atteinte à lhonneur du soussigné comme Citoyen ehi
son caractère public comme Juge compétent de la République; etsu
aidiairement: , comme c'est un principe en droit que l'intérêt est la mé
sure de l'action, le soussigné n'en reconnaissant aucun dans Taffure diat
ent question audit citoyen Lanier, déclare protester particulièrement CO0N
tre lui pour s'être interferé dans une aiftire où ii n'a été nullement quee
tion de son nom. et dans laquelle il n'a ni direetement - ni indlirecie
ment aucun interêt - le déclarant non recevable dans l'affaire dont sagt;
protestant au surpius le soussigne une fois, deux fbis, trois fois, etale
tant de fois qu'il le croira nécessaire contre ledit acte colieçtif quileer
sidère comme acte collasoire et eversif des lois et fait à cet Ggad,
dans sa qualité de Juge compétent et de Citoyen d'Haiti, toutes 8
réserves de droits, aux fins de poursaivre et d'intinier qui bon lise
biera et contre lesquels il prendra. , par devant les Tribunaux, telescas
clusions qu'il jogera convensbles, et couformément à la loi, son QIr
que guide, dont acte,
HYPOLITR
quileer
sidère comme acte collasoire et eversif des lois et fait à cet Ggad,
dans sa qualité de Juge compétent et de Citoyen d'Haiti, toutes 8
réserves de droits, aux fins de poursaivre et d'intinier qui bon lise
biera et contre lesquels il prendra. , par devant les Tribunaux, telescas
clusions qu'il jogera convensbles, et couformément à la loi, son QIr
que guide, dont acte,
HYPOLITR --- Page 9 ---
C)
mil hoit cent dix-huit,, et le seizième jour du mois de Décenda
Ln quinze de l'Indépendance d'Haiti;
k.m 1la requête du citoyen Joseph Hypolite, Lieutenant de Juge au
Taumel de Première Instance de l'arrondissement du Port-au-Prince s
les attributions de celui du Commerce 3 lequel ayant domicile en
maat sille où il exerce ses fonctions judiciaires : Jai, Jean-Louis Boisrochxa, nate Huissier audiencier exp oitant pour la cour de Cassation de la
Téacny BS Dabique, siégeant dans cette ville du Port au-Prince 9 y résidant, ai
ipéé et donné copie des présentes exceptions et protestations aux CiGRANVILLE, Substitut du Commissaire du Gouvernement près le
ioumal lres de Première Instance de cette ville : MARCOU, Assesseur audit
Tihunal, et LANIER, Notaire public à la résidence du Port-nu-Princes
Ateles fins qu'ils n'en ignorent parlant à leur personne que j'ai trouvée
aleur maison, leur prévenant que l'original, a duément visé du citoyen
laige, Commissaire du Gouvernement près ladite Cour 1 fesant au
laCa mpus, et réitérant au nom du réquérant 3 et dans la qualité qu'il
leutenar 4t, toutes protestations et réserves de fait et de droit, dont acte,
daPes
rln
BOISSON.
lalk Vu et légalisél
Com
Port-au-Prince 5 le 16 Décembre 1818.
ite, 24
Le Commissaire,
ent ED0T
ive fat
B. AUDIGE.
duG
Marcn, Ines-verbal de la 'visite faite par le Grand-Juge atia
denced di Membres des diferens Tribunaux du sud, réunis au pai
anne lats de justice des Cayes.
.09,4
ation. Anjourd'hui le douze Novembre mil-huit-cent-dix-huit, an quinzième de
racten sdependance , à midi,
xticers Le Tribunal d'Appel du sud, séant aux Cayes, extraordinairement ass
futok Wmblé au palais de justice de cette ville, auquel dit tribunal ont été
entlis upints ceux de première instance et de paix de la susdite ville, oinsi
maeilteks officiers ministériels en général dans le ressort desdits tribunaux:
etsu Cette convocation a été faite à la demande du Doyen, satisfaisant a
ame missive du Grand-Juge, en date du dix de ce nois 5 par laquelle il
aredat anytime le désir de voir tout le corps judiciaire réuni, afiu d'en faire
entioe legection pour le bien du setvice, également que connaitre des
entquee mtations de chaque partie du service en particulier 9 et déterminer, s'il
ndureciée Talieu, sur leur régularité.
t $09 lya eu surséance pendant une demi-heure pour la réunion du corps
etal apour attendre la venue du Grand-Juge.
quilgée Après cet intervalle le Grand-Juge s'est rendu dans l'enceinte du
égut Nas accompagné du Général commandant cet arrondissement 9
ontesst Cu Colonel Poisson Paris commandant la place; de TAdminastrateur
luises Fatipal, François Adam; du Commissaire du Gouvernement au tribu:
ellesca ade Cusation, > présent en cette place; du Conissaire du Gouvere
800ER
une demi-heure pour la réunion du corps
etal apour attendre la venue du Grand-Juge.
quilgée Après cet intervalle le Grand-Juge s'est rendu dans l'enceinte du
égut Nas accompagné du Général commandant cet arrondissement 9
ontesst Cu Colonel Poisson Paris commandant la place; de TAdminastrateur
luises Fatipal, François Adam; du Commissaire du Gouvernement au tribu:
ellesca ade Cusation, > présent en cette place; du Conissaire du Gouvere
800ER --- Page 10 ---
nement de ce département : de Rémarais père, son
colas Denis Lafargue, ex. Substitut, membre de la Chambre Substint, des ER
sentans des Conmunes ; précedés de Letang Labossiere,
Rento
olice de Pierre-Paul Féré, Lieutenant, et de Jean-Piere Capisn
Sous-Lieutenant.
Cak)
Les Juges et tous les autres officiers du siège, mème Tes
nistériels de T'assiemblée, a l'invitation du Doyen, se sont levés Ossms e:
reçus, avec rappareil et la pompe nécessaire, 08 ces magistrats, Ott
été placés dans le meilleur ordre possible.
qui O
Le Doyen s'est leve de son siège ct par un discours
qu'il ft, il reçut l'accueil le plus satisfaisant.
wac-luga
Ensuite le Grand-Juge s'est pareillement levé et a répondn
autre discours en felicitation, qui fut résume par une forte exhoraia PB
Ala régularité 'du service de cét ordre.
Le Comniesaire du Gouvernement s'est aussi levé de son fautal,
et a, par un nouveau discours reitéré la conduite à suivre pourl lebo
heur des Citoyens 53 dans les differentes fonctions qu'exercent en gelad
les membres des Tribunaux, pour être toujours en harmonie avecla
lois.
Ces choses termin ées Ja séancel a été levée, et les différens. discont
plus devant exprimés, ont été déposés pour être, en tems et lieu,is
primés à la diligeuce de qui il appartiendra, à la suite du présentpe
cès verbal.
Fait et clos les jour 2 mois et an que dessus, et ont tous les inema
bres du parquet signé, Aisisigné avec paraphes, SAMBOUR, Gxevie
COORVILLE, GLEZILS DAUBLAS, GIREAUD, A. D.SABOURIS, Granb
Juge; B. AUDIGE, J. D. MARION, PoiSsON PARISE ADAM,le
MARAIS, L. LEROY; pour le Juge de paix, BEAUTIER, Gremer,
D. LAFARGUE, et MoURAs, Grefhierren chef
Pour copie conforme à l'origmal,
MOURAB.
Discours prononeé par le Doyen du Tribunal d'sippel IduSed
GRAND-JUGE,
95 Cest, pour les membres des Tribunaux que j'ai T'honneur de prérideiy
ime des plus belles époques de leur carrière, que celle où ils jonisest
du bonheur de posséder le premier chef dei f'ordre judiciairede YDat,
chefgeine sait se servir du pouvoie-quavee prudence, doucear et urbwnité
et dont Thabitude est d'eciairer sans rebuters Si ces membres peuvesi
trouver, une, satisfaction dans le cours de leurs fonctions d'ailleurs 8I ahda,
c'est sans contredit de servir sous les auspices dun Magistrat tel que YOBNY
Grand-Juge. Les Ofciers de cet ordre ont bien voulu me contidk
tre pour vous prier d'agréer leurs vives félicitations et vous inamifee
ter leurcjoie de. vous posseder dans l'enceinte du temple odla jusiel
rend au peuple hajgen; quelques fois ce but n'est pas entéretuk
une, satisfaction dans le cours de leurs fonctions d'ailleurs 8I ahda,
c'est sans contredit de servir sous les auspices dun Magistrat tel que YOBNY
Grand-Juge. Les Ofciers de cet ordre ont bien voulu me contidk
tre pour vous prier d'agréer leurs vives félicitations et vous inamifee
ter leurcjoie de. vous posseder dans l'enceinte du temple odla jusiel
rend au peuple hajgen; quelques fois ce but n'est pas entéretuk --- Page 11 ---
(oj
n'en peut jamais être attribuable à nos intentions; ; meis
bepi, la faute des lois, ou pour mieux dire à leurs conflits quine laisEOrA Yzn qu vide d'absorber nos facultés morales qui ont besoin du_tems pour
patpas le degré de maturité qui peut nous élever jusqu'à la.hauteur des
aude renir
aires magistrats. cct effet, citoyen Grand-Juge, ne négligez pas de nous aider
Pour lumières, elles nous serviront avec eficacité; vous trouverez touPras
pour Texécution de vos ordres, et
jurs en nous obeiseance, poactualité
lanement sans bornes.
remercier le
Ls membres de cet ordre n'ont pareillement chargé de
Fea
Marion, commandant cet arrondissement de sa visite qui ajoute
Geral
à la considération qu'il nous a toujours inspirée par l'ema simunt
D'a cessé de mettre
nous préter secours et assis402 pasniont qu'il
pour
tace claque fois qu'il en a été requis.
DI
Tribunaus
eDend
Dicours du Grand-Juge 3 atr membres des
des
cla
Cayes.
LISCOUY
U,1
CITOYENS MAGISTRATS,
2ntpry Tne ceeurs ont partagé l'allégresse qu'a inspiré la présence de Son É.
IDED kPreedent d'Heiti dans cette ville: personne plus que vous dans l'exera
RENIe iedes fonctions délicates dont vous êtes honorés, ne pourrait en apGntk Hcer les avantages qui promettent les plus heureux résultats.
p Un grand homine dont le nom sera toujours un objet de vénération
,NmI HOUS et pour la postérité, a ouvert par son génie, secondé par
Imour du peuple 3 par le dévouement de larmée et de ses chefs, la
cmère que nous parcourons.
Lamort nous l'a enle vé, et le choix de la nation s'est expliqué en
ineur de celui qui confire par ses belles actions combien ce choix
batjuste et mérité; il honore la République et le Chef.
Sed Parun concours simaltané de toutes les parties qui forment l'état, 9 la
itnce, Tactivité, l'ordre, la régulatité, l'espérance du plas bel aves
irssont emparés de toutes Jes amés, et chacun est jaloux de riva--
TuseT al'envi d'attacher une fleur au trophée du chef qui se dévoue
Féndel, prl la télicité publique:
Piset Ctnyens Magistrats, votre tâche est d'autant plus honorable que vos
at,e tnins sont imposans et dificiles à remplir ; la justice distributive erre
Fbxst, naiieu d'une mner d'incertitude, à defaut de lois positives suffisantes,
Deurel Hlapplication d'antres souvent incohérentes avec l'esprit de la société
anda, Hses usages, compliquées parce qu'elles ont été calculées pour ceux
erray greles gouvernent et non pour nous, et qu'elles se rattachent à une
Dnoide irprudence étrangère 2 qui en sont une pénible abstraction, et dont
pante lmpication deviendrait peut-être une arme dangereuse si la sagesse du
ROREM epstrat, qui le tient à la hauteur des choses, ne venait à son secours
FERLA lage les fories se réunissent auiour delui pour-Tanbastaeser,
elles ont été calculées pour ceux
erray greles gouvernent et non pour nous, et qu'elles se rattachent à une
Dnoide irprudence étrangère 2 qui en sont une pénible abstraction, et dont
pante lmpication deviendrait peut-être une arme dangereuse si la sagesse du
ROREM epstrat, qui le tient à la hauteur des choses, ne venait à son secours
FERLA lage les fories se réunissent auiour delui pour-Tanbastaeser, --- Page 12 ---
(109
Le premier droit ect réquité mhtitrelle, Te promier jntge est l
cience de Thomme de bien. La conciliation est le moyen qukempintu
sage; c'est le caractère du vrai magistrat. Nul doute que dirges parcs
prineipes, vous n'aidiez puissimment le Gouvernement à franehir tlass
tacles qui enrayent jusqu'à présent l'administration de la Justice, Jiniu
moment où nous aurons un code de lois , lequel n'est pas éloigné, greal
la sollicitude de Son Exc. le Président d'Hatti. Veus aurez renpinu
devbirs, acquis des droits à la reconnaissance publique - a Ta biens
lance de notre illustre Chef, si, réunissant VO3 efforts aux siens, PRN
trant ses plus secrètes pensées vous marchez avec lui d'un pas fe
rapide et persévérant vers l'organisation générale, depuis que nousa
Ie bonheur de l'avoir à notre tête.
La Justice est toujouirs présente, Les intérêts divers des citoyes tis
sent le plus souvent des circenstances du moment. L'esprit daupeis
promnpt et impatient : mais il est. hon, et se laisse facilement penulia
C'est au tact du magistrat, à sa douceur mêlée d'une fermeté DécA
kaire, à le consaincre 2 et le succès sera toujours certain.
La justice de paix doit chercher à éteindre les procès jusquer da
leur propre source; ce tribunal est un conseil de fanille, et le jet
Mentor de ses cencitoyens. Les tribunaux de premsièrc instance danst
attention dans linstrection fles Droer
BC vouer à la plus scrupuleuse
être
la nature. des discussions , l'expérience, les usages doivent consis
Les tribunaux supérieurs sont un asyle et un sanctuaire que ki
accorde aux parties qui se croient lésées et qui ont recours àlry Le
torité : rien niest plus saint et plus. respectable que leur ministère, droit
poir du gonvernement ne sera jamais trompé sur ce quila ds
pérer de votre amour pour le bien public.
La confiance que je repose en vous encourage mes de falbles Chef de efnr,d ljs
m'enorgueillit du titre que j'ai Thonneur de porter
Tdl
tice; c'est des membres qui la composent que js désire recevoir voudrsis ne
de ma place, et. clest de vos propres vertus dont je
Tichir. Les attributions du ministère public s'étendent sur presque tottsa d's
parties de I'adoninistration civile: placé entre le Gouvernement da
iribuhaux, il doit être tonjours prêt à agir comme partie pablijae tribunaat
l'intérêt de la loi et dans toutes les causes souises aux
hs
L'inspection des prisons, leur salubrité, 2 Tétat des prisonhiens, des
du
la
apis
taxes
veillance des
pour la subsistance
peuple, garde si nécesins a
lins et des mineurs, Ja nature et le dépôt des fxer actes toute son at'et
repos et à la tranquillité des famiiles, doivent dénoncer ct les
ou
les
les
pour prévenir
empècher
abus,
paunaitd
avaient jieu. Défenseurs,. si vous voulez jouir avec fruit de Findégediot
Citoyens
de Ja loi ; T'apgradiat
de vos fonctions. 2 respectez toujours Tempire cherchez toujours a hirece
Inais du tribanal qu'avec un samt respect :
et. délicats jel
naitre la vérité: soyez modérés dans vos expressions allecter Yos sdresit
Findnlgence pour les reproches qoi pourraient
sans servir vos parties.
paunaitd
avaient jieu. Défenseurs,. si vous voulez jouir avec fruit de Findégediot
Citoyens
de Ja loi ; T'apgradiat
de vos fonctions. 2 respectez toujours Tempire cherchez toujours a hirece
Inais du tribanal qu'avec un samt respect :
et. délicats jel
naitre la vérité: soyez modérés dans vos expressions allecter Yos sdresit
Findnlgence pour les reproches qoi pourraient
sans servir vos parties. --- Page 13 ---
( 11 )
A Que les faibles et lee malheureux trouvent dans votre voix un asyle
0 patre la violence et F'oppression,
thy Arbitres des familles', tremblez à l'idée de la responeabilité qui vous
Qu2 eriroone,
Tatal Cherchez toujours à arranger les parties plutôt qu'à les porter à
TU pider, Soyez génereux et desintéressés, plus riches de vos vertus que
TE avantrges qie peuvent vous procurer vOs talens, et vous jouirez de
Peta idela gloire de la noble profession que vous exercez.
En me réunissant au Corps Judiciaire aujourd'hui, c'est moins pour
S jur dua droit que me donne mes aftributions, que pour lui témoiguer
wate ma satisfaction du zèle avec lequel il rémplit ses devoirs, et ce
N mune des plus agréables eensations que jaurai éprouvee dans ma
Peet amic: en vous recommandant, Citoyens Magistrats de ne faire serS02ia FhJustice que pour soutenir le fable,
l'inponcent et être
DECAN
protéger
Bidu méchant, je vous demanderai pour moi vos conseils et votre
stme, afin de m'enhardir dans la carrière pénible que je parcours :
de
quis
felle n'est pas au dessus de mon zele, l'est bien bien çertainemens
UR4 kasstalens.
UVTEC
procer
nCLIA
eur a
Discouns du Commissaire du Gouvornement.
Le
GRAND-JUGE,
Teda Pénrouve une satisfa ohion bien donce à pouvoir vous asstirer , en de
me Annel,
pwroyi les Oficiers ministemels qai militent dans le ressort jour
Woitte d: la patrie ne compte que des enfans dévotiés et
tesl
Thémie
is ilignés hyérophantes.
et Messieurs les Defenseurs, les premiers -Gn titre par Ja dignité et' la noble
8 Hependance de leur profession, méritent de vous être
WX.
honorablement
mcs par le zele, le désintéressement delicat, a sollicitude active
ls equels ils prétent ohaqute jour leur éloquence au faible que'le fort avec
aple Mue; à la veuve, à Forphelin que Pavarice et la cupidité
op181 liesieurs les Notaires. penétrés de f'importance de lr'espèce poursuivent, de
enai mlure qu'ils exercent, rivalisent l'eforts pour atteindre la régularicé nagisa
teid hoanle la rédaction da leurs actes. Is savent que de gette régularite q1e
Mpmdent souvent et la sécurité kt la fortune des fanililes; leur
did Aleor discrétion doivest aussides distinguer,
assiduite
4? lues Ofciers de notre parquet wat lea plas justes droits à notre
0e le ne pouerions sans injastieu dissimuler fes services
éloge,
- tet Hahs jes pénibles et longs travaux du ministère pubhic. qu'ils nous renbafin, ehicun', ici, a entend'les paternelles exhortations du
Eu, Vet lehacon, révellé par son noble exemiple, est entraide au chefda
disje? au besoin de Timniter,
désity
uite
4? lues Ofciers de notre parquet wat lea plas justes droits à notre
0e le ne pouerions sans injastieu dissimuler fes services
éloge,
- tet Hahs jes pénibles et longs travaux du ministère pubhic. qu'ils nous renbafin, ehicun', ici, a entend'les paternelles exhortations du
Eu, Vet lehacon, révellé par son noble exemiple, est entraide au chefda
disje? au besoin de Timniter,
désity --- Page 14 ---
12 )
Procès-T'erbal de Za Célébration du seizième Amibontiti
PIndépendance d'Editi.
Cejourd'hui premier du mois de Janvier mil-huit-cent-dieent, al
heures du matin; ;
Le Senat assemblé au lieu ordinaire de ses sfances, s'est
Pouvoir Exécutif à l'efet de célébrer le seizième Anniversaire rémin de'lh
dépendance d'Haiti.
Le cortège composé des Grands Fonctionnaires de l'Etat, delbs
Major général des armées de terre et de mer, du Corps jadicfane, d
Employés des Adaministrations civiles, et des Elèves du Lycée Natiead
sous la conduite de leurs Professeurs, s'est mis en marche entrea
double haie de soldats commandés par leurs ofliciers, aux sons duen
tique militaire dont l'allégorie expressive semblait entraîner le ceura
Haitiens au Champ de Mars, lieu préparé pour la plus auguste das LA
rémonies.
Arrivés sur cette vaste place, qui était occupés par différens cored
J'armée dont la belle tenue Sattait l'orgueil national, le Président tme
les membres du Sénat, les Généraux et les Grondo-Ponctesitud
sont placés autour de I'Autel de la Patrie, qui avait été élevé vISent
de la tombe d'Alexandre Pétion. Le Président aprée avoir Fay appiula
les Colonels des regimens, a prononcé le discours suivant:
(6 CITOYENS,
84 Ce jour solemnel nous rappèle la glorieuse détermination qui poma
au peuple haitien, victime autrefois de la plus horrible tyrannie, laon
guète de 8a liberté et de son indépendance, Réunis ici pour célebnee
seizième Apniversaire de notre. émaneipation naitonale, que de.motifisnae
nous pas de nous enorgueillit, lorsque, reportant nos sourenirs sar
passé, nous considérons anjpurd'hul les pas rapides que nous arania
vers Pordre et la civilisation ! Remercious la Providence d'avoir vada
lA République. à travers les périls qui l'ont menacée depsis sa findaine
jusqu'a ce jour, et n'oublions jamais que la plus forte gurantie de ROTY
prospérite, repose sur Lunion qui duit éternellement rèyuer parni nOus
Aimons et respectons surtout les lois. Que les Fonctionnaires pubio,e
tous les Citoyens en général apportent chacun à la patrie ler trbat 4
ses efforts pour la félicité commune, Et vous, Militaires, dpfeuscana
lEtat, vous ses premiers soutiens, continuez A vous distinguer per H
qualités honorables qui vous ont acquis taat de glaire. Que Jes cara
de la nation, s'ils osaient mettre le pied sur notre territoire, repena
toujours en vous des braves qui sauront constamuvent fixer la victiei
leurs drapeaux. Prouvons au monde entier qu'après avoir conquis nos dia
nous saurons les conserver et les transmettre avec honneur à nos enie4
66 Citoyens Magistrats, Généraux, Officiers, Soldats. réunisena
tous à moi près de ce monument cu repose la cendre du grandses
qui fonda la Républiqne, pour renouveler le serm.nt sacré qieai
A qui doit etre netre cri de ralliement.
leurs drapeaux. Prouvons au monde entier qu'après avoir conquis nos dia
nous saurons les conserver et les transmettre avec honneur à nos enie4
66 Citoyens Magistrats, Généraux, Officiers, Soldats. réunisena
tous à moi près de ce monument cu repose la cendre du grandses
qui fonda la Républiqne, pour renouveler le serm.nt sacré qieai
A qui doit etre netre cri de ralliement. --- Page 15 ---
(15 )
luons à la postérité, , à l'univers entier, de renoncer à jamais
seulemient à la domination de la France, mais: à celle de n' importe.
sgalle PIUD pulésance qui voudrait nous asservir, et de mourir plutôt que
rd cesser d'être dibres et indépendans. 9
a 4 ces mots qui ont été accueillis avec enthousinsia, lair ai retenti del
de" ces paroles : NOUS LE JURONS! et les cris: VIVE L'INretmiy 1 potes parts VIVE LE PRESIDENT D'HAiTI! se sont Tait entendre en
de l HESDANGE! tems qu'une salve d'artillerie.
pine"
deTEs Le silence ayant été rétabli, le Président du Sényt s'eet expriné
raire, da A Çes termes ;
Nabma
entre a
i CITOYENS,
duep EU Dans. ce jour solemnel oû Ta République consacre, avec un nouvel
cora mthousiasmie qui se perpétuera d'ige Fen Ago,) lel renouvellement de l'entdas pgenent pur et sacré de maintenir son indépendance, nons croyons eniwve entendre ces paroles qui ne s'effreeront tjamais de nos Anes: 56 La
corai
"matwre frémissait. :0 la mesure était A son comble Huitiens, la
Rcilet Nation s'est levée, et Hatti a été indépendante,
2 :1 reris,
naires, I Quinze années se sont a écoulées depuis que nous jouissons de ce
TAPT péieux avantage; notre existence nous ést moins chère que sa possesappiea mn: tout ce qui peut exiscerde benheur pour nous y est attaché: C'est
kpnix de notre sang le plus pury celui des héros qui P'ont cimenté: en
amot, c'est l'égide puissante sous laquelle la liberté publique repoge 3
Ten ne saura l'ebranier.
fe
N
DROESY L'empire de la loi, la ssgeese de nes institutions, la force
physique
A morale de la nation, l'esprit de sesi magistrats, le patriot sme
célebrae
qui
milamme tous les cceurs, assurent à Tal République les plus beaux
isnatse
jours:
Js devone nous rendre de plus en plus dignes de les mériter,
ursuti
arasia C'est au nom et avec le Sénat que j'ai i'honneur de presider, que
pesmedie-anjomralhai le serment de adelté à la Constitution,-de vivrel
irsda Aree et indépendant, ou de mourir. 17
Fsas
fnisie
d:on Une acclamation générale a couvert ce discours. Le sermnent a été unaanis laement répécé, et une male assurance, une mnoble fierté se mnanifestant
bia,e wle visage des assistans, a offert aux yeux l'expression des sentiniens
tnou4 ieconcorde, Pf de sutisfaction doat chaque Huitien était pénétré par Ja
20ca34 pvdlle garantie donnee aux droits de la Nation.
1A
Le Cortege s'est ensiite dirigé à FEglise
de la
a
I pura
paroissiale
ville, et
SEXA Hesté à un Te DEUM chanté en action de grice du jour anniyersaire
nputa Aune résolution quica dégage Haiti du joug de l'oppression.
vAcLaNel Lacte religieux accompli le Cortège s'est remis en merche. et a ae10,0r4 pmpagné le President d'Eaiti à son Palais. Le Senat rendu àla Maisen
Nas lonuls, a terminé Sa seance.
ANEET4 Tat et clos le présent Proces-Verbal, au Port-au-Prince, les joury
33 Mga au ci-dussus.
DONS
(Signe)
LAMOTHE, Président,
DEGAND, Secretekre,
oppression.
vAcLaNel Lacte religieux accompli le Cortège s'est remis en merche. et a ae10,0r4 pmpagné le President d'Eaiti à son Palais. Le Senat rendu àla Maisen
Nas lonuls, a terminé Sa seance.
ANEET4 Tat et clos le présent Proces-Verbal, au Port-au-Prince, les joury
33 Mga au ci-dussus.
DONS
(Signe)
LAMOTHE, Président,
DEGAND, Secretekre, --- Page 16 ---
( 1 )
Après quie les merabres du Sénat se furent retirés, le Généta)
Aigron, Sous-Chef-de FRtat-Mfaje-Gentral de l'armiées
Lantia
President d'Haiti. au nom, des Généraux
paria sinia
Louis, 3 Mergoree-Triehet, Marc,
Magny, , Bonnet, Nitse
Beativoir et Ladouceur:
Frédérique, et des AdjutamsGnes
CITOYEN PRESIDENT,
6 Je me felicite d'être aujourd'hui Torgane de mes camarades
exprimer les sentimens que nous portons à la patrie et à pourm
Soldate, notre art n'est pas de parler : nous nous
rous-mis
dire que nos coeurs sont à vous, et que l'enaemi ne contentons vous dé m
guand. nous ne serons" plus.
atrtsinirat#
6 Le nouvel an commence : puisse-t-il être heureux pour vous
lh Républigaet,,
sepe
Le président parut très-sensibie à ce discours
mais
sif. Il répondit à MM. les Genéraux, que n'ayant laconique, janais douté expres
dévouement à la Répablique ey il comptera toujours sur leur delez
pour assurer la gloire et la prospérité de la nation,
patriasi 18
Ainsi la célébration du 16e. anniversaire de lr'indépendance
faite à la satisfaction générale; elle a resserré les liens de la d'Hamides icalernif
qui réunit les haitiens autour de la constitution : elle étouffera toutge
me d'inquiétude qai anrait pu prendre croissance dans quelques espnit
incertains peut-être des sentimens qui apiment des amis de la patrie ge
eroyent devoir prendre des voies de douceur, céquité, de prudence d
de persévérance pour affermir la République sur des bases durailes. Qe
chacun se souvienne du sérment qu'i a fait en fice du Dieu de Tai
vers, et 9 'il se persuade bien que tous ceux qui l'ont prononcé saure
le sceller de leur saug, si les circonstances l'exigent, Que lay méliausa
ne prête plos des armes à-la malveillance contre des citovens quise
font ue étudle de tout ce qdi peut contribuer à la félicité pnbrigge
UNION ET OBEISSANCE LAUX LOIS: telle esb-la devise qui doit ciregle
vée dans tous les ccears.
NOUVELLES ETRANGERES
ALLEMAGNE,
Voici la teneur exacte de la circalaire des rainistres des quatre cet
signataires du traitéde Paris, du 20 Noverabre 1815, expédise des*
pourant du mois de Mai deraier, par ordre de leurs gouverais OUX m
nistres accrédités près differentes Cours étrangeres.
<6 Les souverains alliés qui ont signé avec la France le traité d9
Norembre 1815, étant convenus de be reunir Tautomne pruchain pocty
Voici la teneur exacte de la circalaire des rainistres des quatre cet
signataires du traitéde Paris, du 20 Noverabre 1815, expédise des*
pourant du mois de Mai deraier, par ordre de leurs gouverais OUX m
nistres accrédités près differentes Cours étrangeres.
<6 Les souverains alliés qui ont signé avec la France le traité d9
Norembre 1815, étant convenus de be reunir Tautomne pruchain pocty --- Page 17 ---
(1 15 9
pinmément : l'article 5 dudit traité, prendre en considération, de
avec S: M. T.C., l'état intérieur de la France; et, d'après cet anAnOM bncert-a décider si loccupation militaire des provinces frontières de ce
SAN esident, peut cesser , ou bien si elle doit être continuée, mes collègues
Nicoas Kmoi praume nous avons reça les ordres de nos cabinets respectifs de vous
nérat hetre à portée de faure connaitre les mnotifs de eette réunion. Il n'existe
ieun doute que l'article sus-mentionné ne réserve aux souverains alliéy
ktrot exclusif de décider seuls limportante question qui en est l'objet;
epmdant LL. MM. II. et RRI, voulant éviter toute interprétation non
uTroa tadée qui pourrait tendre à donner à leur réunion le caractère d'un congrès,
mnice
en même tems lintervention d'autres princes et cabinets dans
rda téoter k discusions dont la décision leer est expressément réservée, ont ordonné
au P conférence de Paris de faire connaitre, , par l'organe des ministres et
ETOYES accrédités suprès des autres ceurs et états, la résolution qu'tis
poe miprise de décliner toute ouverture contraire qui pourrait leur être adressée
Pxpres idet Égurd, et de n'admettre aucun plénigotentiaire qui serait envoyé
Helez ulien destiné pour leur réunion.
wEn usant d'un droit qui leur est exclusivement réservé par le traité
Hoies e1815, les souverains alliés ne veulent nullement attiter a eux les néitices pristions ehtamees à Paris, Londres et Francfort, lesquelles doivent être
htertii keminées dans les lieux où ces conferences sont établies, et sous l'interputgus tetion de toutes les parties, qui, va la nature des affiires, sont appelées
espnit ly pendre part.
Thonneur, Monsieur, de vous informer de cette
mege Ba conséquence j'ai des
alliés, afin
vous vouliez bient
nce 6 Mermination unanime
souverains
que
Qe tus exprimer dans le même sens, toutes les fois que les gouvernemens
Ton uprès desquels vous" vous trouvez accrédité, vous exprimeraient l'intention
sauzon Nled désir d'envoyer quelque personne, ou de prendre part, directement
ehance Widirectément, aux delibérations réservées exclusivement à la décision
Quie l cours alliées.
dans
riqus WI Dans le cas ou les circonstances fourniraient l'oceasion d'entrer
regra (se explications, vous êtes prié de réunir aux motifs de droit et de conienance qui justifient la mesure adoptée, toute,la délicatesse et les égards
Hopres à la représenter dans les mêmes vues et les mêmes sentimens qui
a let dictée. 7
a
VARIETES
0OR
ta défensenr de T'Amérique ( M. Drouin de Bercy ) ayant pris PEu:
lige pour objet de comparaisun,a énuméré les avantages du nouveau
intinent ainsi gn'il suit.
*L'élévation des montagnes, ces cataractes si célebres, ces fleuves
DUI, Funo largeur inconnue à T'Europe, et qui, après avoir coulé au milseu
ues et les mêmes sentimens qui
a let dictée. 7
a
VARIETES
0OR
ta défensenr de T'Amérique ( M. Drouin de Bercy ) ayant pris PEu:
lige pour objet de comparaisun,a énuméré les avantages du nouveau
intinent ainsi gn'il suit.
*L'élévation des montagnes, ces cataractes si célebres, ces fleuves
DUI, Funo largeur inconnue à T'Europe, et qui, après avoir coulé au milseu --- Page 18 ---
(16 )
des tulipiers, des magnoliers, des prairies verdorantes, transpmter y
Vintérigur à TOcéan > après un millier de lieuss, les ricieak
ce vaste hémisphère ; des, ponts de pierre placés par la nurie
élévation prodigieuse, sur des gouffres écumans, près de Chattodlm,
et d.ns la Caroline du nord, et à dix milles de la grotte do Mataa,
et àcent milles de Mexico, et dans le fameux puramo de laSurs
Paz, et à Quitto; ; des mines sans nombré prudiguaup au comase,
luxe et à l'avarice Tor, l'argent, les diaraans, les Ropases;loemende
les rubis, les marcassites, la pierte du labrador, les amazones,1.
dienne, le cuivre, létain, le fer, le plomb, le zine, Tautinsas,la
senic, le cobalt, la manganèze, le mercure, le cinabre; Vaun,ks
triol,le marbre, Fardoise, le salpêtre, le charbon, les enux miné.a,
lgs, marais satins, les perles, les burgaws de Magellan, les plus sbex
de l'univers, et ces lucs immenses et annombrables sur T'un desquetia
jardins fottans apportent chaque jour des legumes frais et des fritse
licieux à la capitale du Mexique ; et cette transparenoe, cette sérant
du ciel austral qu'on peut admirer toutes les nuits sous la Zone-Toa,
et ce manteau de nouvelles constellations qui se déploie aux yeura
voyageur, à mesure quil avance vers le sud;et cette prodigieuse ques
tite d'étoiles filantes guitoubent. chaque instant, dans le volsinagea
volcans de la province de Qaito, et dans cette partie de la mer desi
(Grand Oséan équinoxial ) qui baigne les côtes volcaniques de Gas
mala: et ces millions de mouches à feu répandant une douce lunièea
éclairant à de grandes distances, celui qui veut lire ou vovager:ca
abondance de poissons volans qui s'offrent aux besoins du navigater, 4pa
avoir échappé aux oiseaux qui les poursuivent; cetre mer toujours calre,
ce ciel toujours pur, la vigueur des couleurs végétales, la forme sig
cieuse des plantes, le plumage si varié des oiseaux, ce grand carcin
de jeunesse et de fécondité.. Voilà certes des titres qtie TAmenigerd
fuire valoir, et que F'Europe serait mal fondée à déprécier 5)
ue
SR
CHARADE
L'amant de Bellone
Brigue mpon premier $
Gantille friponne
Chérit moa dernier $
Pas une personne
N'aime mon entiers
FIN.
DE38 25