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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1818-10-16.
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HAYTIENNE,
TADEILLE
t
ET LITTERAIRE;
TlC
JOURNAL POLITIQUE
J. S. NILSCENT
TDATEY
Risick par
No VI
2, Année.
Texpan
S8 donuzs
L'Epée et les talens doivent n'avoir, qu'un but :
trésord
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
piecaa
cet-aco
nallenan
et 16 de chaque mois.
bce Jen, CiJournal parait les 1er.
Comed a
de PAbonnement se paye d'avance :
-Géha Là prix
Pacelar
25 gourdes pour un an;
ombardion, reone
14 gourdes pour six mois I ;
inniers
8 gourdes pour trois moiss
aut W
permet M Palresser a M. MILsCENT, Greffier du Tribunal de
Mana,
naisd
Cassationa
nte
TAr
- -
AU PORT- AU. - PRINCE
1818.
Source gallica.bnf.fr/ / Bibliothèque nationale de France
PAbonnement se paye d'avance :
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Pacelar
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ombardion, reone
14 gourdes pour six mois I ;
inniers
8 gourdes pour trois moiss
aut W
permet M Palresser a M. MILsCENT, Greffier du Tribunal de
Mana,
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Cassationa
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AU PORT- AU. - PRINCE
1818.
Source gallica.bnf.fr/ / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
L AITYAIE
GaiEu
STAROTEL TI RUOIPIOT JAVUOL
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31013 wOg asbruog
SOXIIT-UA-T0T UA --- Page 5 ---
Na-Prince, le 16 Octobre 1818, an 15 de TIndépendance d'Halti,
POLITIQUE
me
soRHE
Saile des réflerions sur quelques passages de la Genese.
DEUXIENE ARTICLE.
Linéeulte de ce que nous avons déjà dit, que l'Etre Suprême a
jipé la terre de différentes races d'hommes, et
ce primitivement
ibeisance d'Adam ni le crime de Cain qui a occasionné que
Ja n'est variété pas la
art épiderme, Une réflexion inévitable vient à l'appui de ces
de
is'que Moise qui. ne connaissait pas plus le continent de
vérités
erksiles de J'Océan, n'a pu nous apprendre de quelle manière l'Amérique ils ont
xaleurs premiers habitans; il affirme que la terre a été
ieplée; mais il ignorait que l'immense étendue des mers et généralement les
urpdles du monde fussent des obstacles insurmontables à
glaces:
ration des peuples originaires del'Arabie, Il n'a connu
la transmi
eibaropes et il a pense, , comme l'a aussi eru Hercule, que P'Asie.TAfrique les
kladantique étaient les limites de la terre. Cette erreur que
rivages
mel Noise, quoique animé d'un génie sur-humain, était
à nous prouvé
tane ia généralité des hommes Il n'est
sujet se tromper
Derlui avait confié tous les secrets de 'la pas création, possible il de croire que si
nons pour se taire sur: ce qui çoncerne la moitié du eût pu avoir des
sement ignorance de sa part, ou defaut
globe. II y a cersueanmnins justifié si, comme tout porte à d'intelligenee le
de. la nôtre, Il
ag Thonme a été modifié
cruire, il a entendu nous
moductions de la terre,
physiquomient selon les climats et les
en les races. Dans ce maistqu' cas,
ny a point de difference essentielles.
1d donné celle de chaque en'nous tranemet ttant Vhistoire d'Adam, il
ee-humain, et la Genèse Doffre race; le"premier homme est pris pour ler
laté dorigine. plus de malédiction qu'uo sens allégorique. Alors plus
len partielle. Les contradtictions Barticuliere , nirde signe de
keuheur des
cessent." Cet sont les passions répro
hommes, c'est un forer entérement
qui font
HTaIs biens de ce monde les
de qui leur foat préferer
tac cunidité, et immoler leur conscience jouissances
Torgueil - de l'ambition,
mes, dès les premiers tems du- mondle, à leurs coupubles plaisirs. Ces.
Bnot tant de calamités ils
furent poussés si
ils
9 corrompirent
loin,
caulesaire de régénérer les races, Les tellement les"cours, qu'il devint
Lhsese netaient que des, hommes vains géans (a) dont il ést parlé dans
Hlt et qui s'en servaient au detriment qui de avaient usurpé un pouvoir,
leurs semblables. Ler mot
Hin Aly ge.de avait renoin, des gcans sur la terre.. Ce sunt ces puissans hommes
(GEx. ch. 6, verset 4he
qui de tcut temg una
corrompirent
loin,
caulesaire de régénérer les races, Les tellement les"cours, qu'il devint
Lhsese netaient que des, hommes vains géans (a) dont il ést parlé dans
Hlt et qui s'en servaient au detriment qui de avaient usurpé un pouvoir,
leurs semblables. Ler mot
Hin Aly ge.de avait renoin, des gcans sur la terre.. Ce sunt ces puissans hommes
(GEx. ch. 6, verset 4he
qui de tcut temg una --- Page 6 ---
(4) )
A
ne
point a leur stature, mais a Ténshant
femn
SEANT
sapplique
dete
iniquité. Comme la justice est la mere de toutes led vertus et qu'elle assimik sur
T'humanité a la divinité sur la terre, piisqu'elle annonce le trionphe a E82S moth
la pure essence sur la matière grossiere, T'homme qui parut juste e
intègre devant Dieu dans les tems de la dépravation primitiwe, ,Ne E00L
déscendant de Cain', dut échapper a la vengeanee céléste, DA Tret
quoigte Jui ordonna de construire Varche, de sy loger, avec sa famille, et dr mle
faire entrer des animaux de toutes espèces (b). Suisissons ici Tepritd Ascdle
Moïse. Ayant YII le monde tel qu'il est, et annoncé
Dieu Taris 1l
setoh sunl bom
iT a juge que tout était"
quit YNt
Fodr
fait variété dans lee races phisir, et unité dans l'espece, et que tott deniten
d'apros ceite règle qui s'appliquait même à ce donti Vire DeN 80
explique lait pis. 11 a va une partie" de las creation' echapper # la destruen HRE RYF
generale; il opere son salut dans le même sens que le nionide seteta, Andie
il skuve lés animatix même inutiles suivant nous * parce' quil 4 Ww H a
réproduction compiete: mais il n'a pas prétendu nous persuader que
memes Volatiles ouries reptiles qui sont sortis' de l'arche après ledie Ne
aient traverse tait d'eatr pour ailer se muitiplier depuis les terres mags
detroit de Davis: que grand nomb e d'animaux da
lniques trouvent jusqu'un dans" les ieux d'ou ils sont primtivement partis, Mienrad a
se
plus
d'attrés animaux' qui sont mainteinnt i asatt
unt obstacle à 19 rranstnigration continent, et qu'après le deluge les Patagons lt
connus' au nouveau
les Tartares etl lés Chineis se suient Edtmd 10831
Mexicning, lès Lapons,
n Ji
Wre
TAfrique: trois flsdNod. Sei, Cam' et Japhet sont autanf dé racerdian iterre Rnite
Les
Si 1 daluge a été universel et que Ta surac:d
rariéer au physique: Da pas ehange d'assiette depiis la cessation de Tinaw
terrestre"
C
Hobe tfat.on géherale L H faut croire qu'une portion de ia creation Hete Tinnmit mte
servée duns tous les lieux separes de Pancien contineut par
a Cutree
des mérs et oà il se troave des honnes et des animux, qui palsatie detrosa ade
hommes ét ces animnrX offrenr des differeneus originaires ls la De
inconcevable, Allegaat-0h que
Iw possibilité doncevoir d'une tranigration Fidee der Jal mrigation en voyant Parche fhte Ie
mes purent
won senlement que la botssore n'etnt pas cotzt
sur les éaux, Jobjecterais reculés, mais encore que les animax dont lér espiorii DY
duns ces tems
le mêie mioyen.
palsatie detrosa ade
hommes ét ces animnrX offrenr des differeneus originaires ls la De
inconcevable, Allegaat-0h que
Iw possibilité doncevoir d'une tranigration Fidee der Jal mrigation en voyant Parche fhte Ie
mes purent
won senlement que la botssore n'etnt pas cotzt
sur les éaux, Jobjecterais reculés, mais encore que les animax dont lér espiorii DY
duns ces tems
le mêie mioyen. Sitt
innonibrubles; n'auraient pu se deplac-r par il y. a eu prétervatia patr -
pus eu de transmigration de chaque espèce, les seuls trois fils de Noé qui 0
tiellè. En ce ças, de ne sent pas
fepeunlé le'monde:
ni les peuples de TAmérique ni ceux des at tent
Moise ne connaissait
toute la stirfice de la
raer du'sud: iiiis ilretiit peistade d'an quie
il a présams 17i8
tn habitée, N'ayant T'idée que
esatinent, et lest animax qui aviel
avoir éré repeuplé p.r Sem, Cam et Japhet,
a (b)D ist e tout ce qui a vie d'entre toute chair, le tu mâle en feras et le ountrerdeox femelle, (G.e de Apratie 6, veaisa
faxches pour lea conserver enyieavec soi,eavoir:
retiit peistade d'an quie
il a présams 17i8
tn habitée, N'ayant T'idée que
esatinent, et lest animax qui aviel
avoir éré repeuplé p.r Sem, Cam et Japhet,
a (b)D ist e tout ce qui a vie d'entre toute chair, le tu mâle en feras et le ountrerdeox femelle, (G.e de Apratie 6, veaisa
faxches pour lea conserver enyieavec soi,eavoir: --- Page 7 ---
(5)
Tarche. Les découvertes des siecles sont venues AE
foments dans
S'il a erré sor un point; peut-il être infailpwer contre son opinion. La réponse à cette question eppartient aux esprits conNe sur dantres?
me crois suflieaminent autorisé à raisonner dans
a Kquhs Pour moi, je
de la part de ce grand législateur. Il parle
d'une meprise
ste Npshine Dieu tout-puissant, mais il'agit souvent en homme passionné.
d'un
W ARI
la bénédiction de l'Etre Suprême soit. inefficace (c)
Jveut que
ses créatures devient fatale
Paut
d'une de
(d)-Commant
dir kauidition Canaan: jeune et inexpérimenté, aurait mérité d'être conpasible que
pour n'avoir pas su cacher la faute de'son grandamnne 3.ln'servitide encouru une simple correction, je Tadmets: inats
al Nte7 Qu'il eût
dars ses descendans,
3u
eu le
de le châtier jusques
Phu Noé ait
pouvoir
Moise cherchant à rapporter les effets à leurs
une absurdité insoutenable. les droits des ainés sur leurs cadets; érrendre
Qses, a voulu consacrer Naturellénient ennemi des peuples de i'occident de
ETA hervitule tolerable, barbares et
il crut trouver le moyen de legi-
#al TAnbie, alors
ignorans, un motif
était la
tiner leur assbjettissement en alléguant
puissant, qui
mal
milédiction terrible en ce tems et encore redoueteg allotion patamale.
nagi ie dans celur oû nous vivuns, Canaan n'est certainemént
l'origine
de
pas
OHI La prétendr ue dégra:lation
dont on s'est servi pour l'excuser. Il
aiente blaclavage: c'est un prétexte il fut établi
ces oppresseurs nommés GEANTS.
ivnts anstait' avant le deluge,
par fort. Abel succomba sous Cain,
DS leplas fuible fut toujours oncles soumis Cet au abus plus passa en privilège et fut conaad (anaan féchit sous ses
les
de
wucré par lusage," LE Nos patriarches étaient des princes : il produetions leur fallait des
et
constictaient leurs richesses:
hoa lterre des trompeaux- esclaves; il était naturel qu'ils imaginassent
riacslt xrriteurg, des sujets, degr *absolument de la liberté de Jeurs peuples ou
IBs de raisons pour disposer vaincus. Des nations entières ont été trainées en capr
etce Al leurs ennemis avoir été: du la
de Canaan; cette postérité même mit
TONA inité, sans
dans les postevité fers
elie ent la force en partage D
oue al lautres générations
besoin
quand' son despotisme du prétexte d'une
arid kelle n'eut pas alors
dlappuyer - R
We mléliction paternelle, enchaîna 5
les premiers captifs, la cupidité fit les
de Linimitié paissante
consacra tous les genres de serviCION autres esclaves: Pambitieuse politique les
mais l'instruction et
Neasi mies, la faiblesse et l'ignorance
prolohgèrent ; oà les lumières
Sidrl raison' rétabliront Thomme dans sa dignite partout tax
pourato0N rt étendre leur empire,
: ahs
C La suite ali prochain numéro. - )
L W)1 Dieu bémt Noé et ses Eis( Ges.ch9ver, I )e
a Nos dit; maudi; soit Canaan;isgra serviteur des serviteurs de SGS frères. (Id vCr6, 25)
Neasi mies, la faiblesse et l'ignorance
prolohgèrent ; oà les lumières
Sidrl raison' rétabliront Thomme dans sa dignite partout tax
pourato0N rt étendre leur empire,
: ahs
C La suite ali prochain numéro. - )
L W)1 Dieu bémt Noé et ses Eis( Ges.ch9ver, I )e
a Nos dit; maudi; soit Canaan;isgra serviteur des serviteurs de SGS frères. (Id vCr6, 25) --- Page 8 ---
(6)
LITTERATURE
FABLE.
Durant T'ardente canicule,
Par le hazard un jeune homme conduit
Passa près d'un torrent qui roulait â grand bruit,
Tout prêt à s'y jeter, il hésite, il recule;
Mais brûlé par les feux d'un astre rigoureux,
Il se laisse glisser dans l'onde turbalente.
D'abord docile à sa raison tremblante,
II se tient près des bords des flots tumultueux
Et: les maitrise avec adresse,
Mais bientôt ecoutant sa force et sa souplesse,
L'imprudent s'aventure au milieu du torrent.
Alors, en vain il veut mettre ien 1 usage
Et Tart et la vigueur pour gagner le rivage;
Il ne peut résister au rapide courant.
Il se debat longtems. à la fin il succombe,
Et rouler au fond des eaux qui deviengent sa to.nbe,
Les passions du coeur humain
De ces fiots ont la violence,
Quand on se livre à leur puissance,
Elle ne coanait pius de frein.
Ayons done un peu de prudence;
Combattons un mauvaas penchant
Auesitôt qu'en nous il- commence;
S'il peut nous céder en naissant,
11 nous subjague en vieillissant.
INTERI I EU R.
Ertrait des reristres du Grde du Tribunal de Cassation d
la Republigue d'Haili, séant at Port-au-Prince,
ARBET REGLEMENTAINE
Anjourd'hni, vingt quatrième jour du inois de Septemibre nail huitoat
dix(huit, quinzi êmei années de Fiedependance,
Le Tribunal de Cassation, reunt au lieu ordimaire de ses audiences s01
étaient prescus les gitoyens Linard, Doyen, Fresncl, J. Thézan, JR
.
Ertrait des reristres du Grde du Tribunal de Cassation d
la Republigue d'Haili, séant at Port-au-Prince,
ARBET REGLEMENTAINE
Anjourd'hni, vingt quatrième jour du inois de Septemibre nail huitoat
dix(huit, quinzi êmei années de Fiedependance,
Le Tribunal de Cassation, reunt au lieu ordimaire de ses audiences s01
étaient prescus les gitoyens Linard, Doyen, Fresncl, J. Thézan, JR --- Page 9 ---
(5
Menaste, , Lemérand, Pitre cadet et T. Christ, Juges: ce derniek
iapliscant les fonctions de Commissaire du Gouvernement; par l'absen.
edi titulaire.
Considérant, que l'administration de la justice étant une des principrte
l garagties des droits des citoyens , il est urgent d'asstrer à chacun
Teuk le recours et l'appui qui sont la base de son institution: :
Considérant que la Loi relative à T'organisation de ce Tribunal, en le
derlarant permanent, avait pour but la prompte exécution des affaires
Nesiques, mais que le Tribunal n'étant composé que de sept menbres
jcapris le Doyen et d'un Commissatre du Gouvernement, l'absence
smultanée de plusieurs de ses membres l'empècherait de pouvoir rendre
jsice à ceux qui la requerraient, puisque ses arrêis ne sauraient être
hesibs par moins de cing Juges:
En conséquence de ce, et en vertu de l'article 20 de la Loi organi
Gue du 11 Juillet 1817, letjuel lui attribue la faculté de règler l'ordre
des $a Holice et de son service,
A arrété et arrête ce qui suit :
Article lér. Le Tribunal de Cassation tient ses séances ordinairement
lus les Jeudis, lés membres en seront prévenus la veille par l'audiencier
gien reçoit l'ordre du Doyen; ies audiences commencent, à dater du
let. de Mars de chaque annéa jasqu'au 30 Septembre inclusivement à
Theures du matin : et à partir du ler. Octobre jusqu'à la fin de
1s beures, également du matin.
Fevrier,
Art. 2. Tout membre ou officier du Tribanal qui ne se tendra
Taudience aux heures et jours indiqués par le présent réglement, hors pas à
tas de maladie ou de congé légal, sera tenu de consigner au Greffe le
it Tribunal une aniende qui ne sera pas moindre de deux ni plus du- de
quatre gourdes, 1 laquelle séra réglée par le Doyent, en raison dus
dce dccasionné à ladministration de la justice par l'inexactitude du préjus
trerenant.
conArt. 3. Les membres du Tribunal, au nombre déterminé
Taudience aux heures et jours indiqués par le présent réglement, hors pas à
tas de maladie ou de congé légal, sera tenu de consigner au Greffe le
it Tribunal une aniende qui ne sera pas moindre de deux ni plus du- de
quatre gourdes, 1 laquelle séra réglée par le Doyent, en raison dus
dce dccasionné à ladministration de la justice par l'inexactitude du préjus
trerenant.
conArt. 3. Les membres du Tribunal, au nombre déterminé dela Loid organique. sont chargées des rapports des Causes à tour par de l'article 7
mlé dansle cas d'absence ou de maladie
rôle, exhemis dans" la
; ces rapports doivent être faits et
quinzaite 3 nais lorsque les deux sections du Tribanal See
michnrgées de plusieurs rapports dans une inême audience, s elles
hai jours de délai pour chaque cause succe-sivement, eti tour auroot
Art 4 Dans les vingt-quatre heures de la mise au
de rôle.
of ,le Greflier remettra à THuissier audiencier toutes les rapport d'une cauupport avec l'extrait du procès-verbal de la nomination pièces Y ayant
prteurs faite par le
des . Juges rapà
Doyen : copie duquel sera de suite
ieon leurs défenseurs avec injonction de produire les signifiée aux parif cati (ontre et les documens en faveur de leurs cliens auxdits pièces pour ou
Ems, dans le délai de huit jours à dater de celui de Juges tapperPsélequel délaiils demeureront fort clos. Cet extrait du
Tassignation s
waination des Juges rapporteurs leur sera remis avec l'assignation procès-verbal dela
KaConmuaire du
au bas, vix
Gouvernement, ensemble lesdites pièces du procee:les
aux parif cati (ontre et les documens en faveur de leurs cliens auxdits pièces pour ou
Ems, dans le délai de huit jours à dater de celui de Juges tapperPsélequel délaiils demeureront fort clos. Cet extrait du
Tassignation s
waination des Juges rapporteurs leur sera remis avec l'assignation procès-verbal dela
KaConmuaire du
au bas, vix
Gouvernement, ensemble lesdites pièces du procee:les --- Page 10 ---
((-51)
Snges 3 rapporteurs. qui auront négligé de fainerles rapports-dot J R erde
rent-chinge dons.le délai voulu par Tarticie précédent seront soumt R
une amende chacun, de trois gourdes, laquelle sera consignee eau Gres Tcoe
dudit Tribunal.
tenu. d'avoir uin registre
pu
Art 5. L'Huissier andiencier est
qti Seracm
té et paraphé par le Doyen 5 pour: la transcription detous les actes 0A Cala
son ministère.
au Tribunal d'avoir
a
Las oireanetances: ne permettant pas
Loi le comlas
allouès
l'article 27 de la
ides 5 Huissiers qui luijsont
par
orguiga,
d'audiencier est chargé ide tout le service, jusqu'à nouvel ordre,
ento
Arti 6a1 Plus de deux niembres du Tribunal de Cassation ne petrat goent
ss'absenter eni même tems.
le Commiseaire du E
NTaceI
Art. 7. Le Doyen, ainsi que
du Gouvernenet,
s'absenter plus de trois jours, sans congé
GGrand-Juge,
BM
-peut LArt. 8. Les membres etautres. officiers du Tribunal qui auront besny sort
de s'abisenter pour un mois ou deux au plus, aurant à faire Viser I
le conge qu'ils auront obtenu du Doyen, et_si 15pm
le Grind-Jug?, dudit congé l'absent n'est pas ravenu,à son pone. 1
-après T'expiration
Je tèms excédant relui qui aétéator
ieera privé de son traitement pendant dertificat legal, les, cas fortuits quyE
ndérà woinsquiil ne: justihe par-un maladie ou autres causes majeures, et dasi
iraient donné lieu , tels que
il en
cette labsence durerait plus. - de six mojs,
sera.lat TApe
easi ou
au Grand-Juge. dongé ne pourra être accordé. pour un délai de.p
Art. g. Ancun Fautorisition du chef de "Eraes.dans,c cas, lescia
de deux mois, sans:
dudit Tribansl.
icongés seront enregistrés au greffe le Tribin de Cassation s3 deni
Art. 10. Les nembres Co mposant bon ordre, l'exemple d'une ehmoaie lant
à euxemêmes et sau : maintien du,
chacan dansl layn Le
imianie, ules Oifieiers lettousiautres) Emmplayés y attachés,
s'observeh riare
de ses devoirs et de son service, devront essentiellement et autres Employes sdutokek
Art. 11e Le Grefber : THuissier andiencier de peines de disciplinei ees peua
bunal # de Cassation, sont passibles
Ja réprimande ou la suspension gouveropment, provisoire.
sur. T'invitation, da Dyma
Art. T2. Le Commissarendu tode la police à l'ett de: fure repdre, afe
sequerra le. Coamandant
un,
de gendrma
-
fois quil en sera besoin,
piquet
ade Justice, chique
mainfenir Tarise peiad Iee
eammande parin: Oflicieride. çe: corps, pour.y
Faudience 2 du a Tribunal. ainsi que le Commissaire du gouvermertoet Spe
Art. 13. Les Juges less arrêts rendus par le Tribunal sont tapar
nla feuille de présence:. Greflier, et le Geeilier d en délivre expedition colsAeml a
le Doven et Tel
Trba
à qui de droit.
la police intérieure du
Art. 14. Au Doyeniseul appartient de Tordre de son serrict.
nide Cassation 2 ainsi que le maintien la diligence. du, ministére paik
Art. 15. Le Tribunal.ordonse qu'à senvoyée au Gosad.lagh.sie
ex; inpomnpman
sont tapar
nla feuille de présence:. Greflier, et le Geeilier d en délivre expedition colsAeml a
le Doven et Tel
Trba
à qui de droit.
la police intérieure du
Art. 14. Au Doyeniseul appartient de Tordre de son serrict.
nide Cassation 2 ainsi que le maintien la diligence. du, ministére paik
Art. 15. Le Tribunal.ordonse qu'à senvoyée au Gosad.lagh.sie
ex; inpomnpman --- Page 11 ---
(s)
aux Greffesi dès Tribunaux d'Appel et de Première Instance
mmitré
, et inséré au bulletin des lois.
EA République Palais de Justice, les. jour, mois et an. que dessus.
Dané au
(s Signé ) LINARD,D-yen
J. S. MILSCENT, Grefiers
(Mlationné pour expédition conforme,
( - Signé ) J. S. MILSCENT.
b
Polae
canigua 1
Lontinne à nous arriver des transfuges de la partie du nord : tora
ferg
la nouvelle de lexplosion de la Ferrière: mais ils ne sont
mirment sur le nombre et les noms des' personnes qui ont été vic
181 13 slcoard ies de ce terrible événement, qui parait avoir été occasionné par le
Deans uer, lesort de nos malheureux frères qui gémiss nt sous le joug del ChrisViter mie devient plus déplerible chaque jour: Cette portion de notre famnille
lopal nroie à une telle misère, qu'elle s'affsibiit autint par lai mortalie
PejRer parl la fuite des gens qui s? dispersent dans les bois et quifinissent
BEP wse refugier dans le sein de la Republique. Ces victimes d'une cruelle
OTIX manie recoivent du Président d'Halti un accueil bien consolant pour
to dansa ceurs opprimés: Son Excellence pourvoit à eurs premiers besoins,
Ladec saure leur denument et les traite avec tant de bone qu'elle leur fais
estr vivement la diflerence qui existe entre un chef qui est le père
de.n pitrie et un despote qui en et le fleau. Il n'y a pas d'appad, SRp Fce qu'il prenne envie à Christophe de nous attaquer. car ses trousasraient promiptement l'occasion de se dégager de leur servitude en
nimau
bonnea enillant à nous,
Haslan Le Président d'Haiti est parti dans la nuit di 15 de ce mois
servret wi faire Ea tournée dans les communes du Sud : son voyage dont le
adbe est le bonheur du peuple, sera d'environ deux mois.
peaut
doD Dra
NOUVELLES
au Pe
me
drepesn Dapres une lettre écrite de Saint-Thomas, en date du 6 Août dery
,1 parait que l'armée patriote devait être commandée par les Lieunent.sce wans-Genéraux Paez, Arismendi 9 Bermudes, Grégor-M.-Grégor 9 et
isms7 Netbo. Bolivar devait être Président. Le Général M, Grégor avait descolgpes ehOrénoque avec 600 recrues européens. Plusjenrs vaisseaux anglais
lent arrivés avec desi munitions de guerre de toute espère. Les paTiu Feer avaient dessein d'ouvrir lai cainpagne en Décembre prochain et
imurer Tindépendance de Vénézuéla. L'Amiral Brion avait fait fusilles
re GxO oficiers anglais, le Colonel Gilmore Set un frère du Colonel CampRg est maintenant aux Etats-Unis en mission d'Angostura.
Eur
énoque avec 600 recrues européens. Plusjenrs vaisseaux anglais
lent arrivés avec desi munitions de guerre de toute espère. Les paTiu Feer avaient dessein d'ouvrir lai cainpagne en Décembre prochain et
imurer Tindépendance de Vénézuéla. L'Amiral Brion avait fait fusilles
re GxO oficiers anglais, le Colonel Gilmore Set un frère du Colonel CampRg est maintenant aux Etats-Unis en mission d'Angostura.
Eur --- Page 12 ---
(101)
e 200 Larticle ativant que nous avons extrait-dajodmal deCormia
de POLITIQUE et de LITTERATURE de Paris, noas a paru aigeia
offert à nos lecteurs : ils poarroat l'opposer aux saphismes que dea
françaia ont débité pour accrediter les idees liberticides,
papiers
O
Paris, le 14Jilt
La liberté n'est plus, une plarte délicate dont certaines coniéaren
puissent recevoir et deveropper le germe; perfectionnée par lacha
elle poussera des racines profondesr-et portera des fruits abondass
sertain quon aurait autrefols juge le moins favorable à ses progres.
peuples chez lesquels lignoraace et le fanatisme ne forment pluisom
amne ligne de doumes établies contre l'iatrodaction de la pensée,ctal
vieux préjugés oni, ayec le tems cédé eàla force de la raison, quesa
soient le soi et lei climat qu'ils habitent, sont dignes d'appréciurias
faits del la liberte capabliesr de lap cougaérir par de longs elbrs, de
da conserver paride grands sacrifices. iy a. dit-on, des contrers
theureuses que deur situation physique condamne pour jamais à l a
sde. Nous gémirions de le croire: nous ainons mieux panserqueln
grès de la civilisation 1, des institutions fortes et des mceurs. seiN
triompheraient partout den cette pernicieuse ind ence, en supposanta
existàt. L'homme quia goûté les charmes de l'independauce acquicta
idéesi, des setimeus, des forces, une energie, qul lui etaient inomg OKE
et si, sous an ciel ardent qui porte à la mollesse, 6 dans Sois UDeN escinm"
de tous cêtés à l'invasion, tout lui disait autrefois:
les
woix plus forte que le climat, T'encourag-ant à supporter n1 fuigal
à braver les périls, lui répétera désormiis: 66 Sois lbre,
Nous ne pouvons done nous trouver d'accord avee M. Aziway
tains points de la nouveile brochure qu'il vient de publier. Cai breed
parait croire que quelques peuples - , énrervés pir la da chaleur sol
hiata
leur climat, ou livrés sans Aéfense par la natare
quile
tenter
d'inutiles e forts pour se créer une exitere
ne peavent. Gette que opinion, réduite en théorie, appuyée sur daca
ndlépendante. tances trés-étendues, et parés du-charme d'an styie tyjaus diezst dela
saurait capendmt noas sediire. Qunl on voit les duscendans dans csad
d: ou de Léonidas trembler dovant le bion d'ur Tarc. quand on rotl
lieux oà leurerancètres wvecaranf-libres et triomphans;
lie, après avoiridone laedoinau - mond, laureeévain sturaidari de frne
plès dont élle esti Heneironnnées et réduite à F'umnphismnce
nation,-on cominsnee - à donterida l'induence du c'imat, Ele etlaie ouCa
plus de canfance à 'emoire dest institutions politiques, reste le Dégs
dans la Grèceret dans VItalie : mais le climat l'habitaient ests se Roniae a:
Hetait contraire, comment dlesg peuples quis
de ceux 1qu
39 hietpS'itrest favorable, ,salou vient-labelameacat
sujourdhulpre Duin2
E
4 Vr 037
Je pirén
A T'époque oà le sytème féodal, der tous les syatèmes
dar
egassuit etedasolaitle mwonde,lfalatgs
reur dedembune,
èceret dans VItalie : mais le climat l'habitaient ests se Roniae a:
Hetait contraire, comment dlesg peuples quis
de ceux 1qu
39 hietpS'itrest favorable, ,salou vient-labelameacat
sujourdhulpre Duin2
E
4 Vr 037
Je pirén
A T'époque oà le sytème féodal, der tous les syatèmes
dar
egassuit etedasolaitle mwonde,lfalatgs
reur dedembune, --- Page 13 ---
(11t:j)
des barrières bien puissantes le dérobessent.à eds
OVMIRA sie firetnble ou etait rédnite alors à chercher un asile sur let
visselnge, Elle milrea des mers qui baignent et protègent VeniAp snde Ja Suisse, mière att les marais du Batave ; mais aujourd'hui que 8rS
tard di
nombreux, elle a moiss
Kepor inoins" puissans et ses partisans plus
MTIS sont
inaccessibles Du sonimet des lieux elevés, elle peus
de retraites
et s'y fortifier. Si, comme onla
trees pise evndre dans la plaine, sy maintenir à plaindre
que Tair qu'ils resy
lacehe
il est des peuples assez
pour E
contre leur
ndanss mad, la terre qui Jes nourrit conspirent en iuelquo façpn
Nret et
de leurs législateurs dopposer las force ded lois
TOgTEA Aaté. C'est à la sngesse
clinat mais
justice
plus C aiapire des mceurs à lal contagion du intentions $ de M. quelque Azais - nous
ee,eu nous nous plaisions à rendre aux
doit consulter la juss
meer que teut pays qui aspire à Tiwlependance ses forces et son courae
cier Tipar de s cause , son penchant, ses besoins,
VCTS
i est
forts, R
le degté de latitude ou de longiude
lequel
Ontreas R platôt que
S
sur la carte.
al a ERES
que Rar a ey
3 DOUFA
S.
posante
V ARIETE
acquet
DCE
FIN DU MANUSCRIT VENU DE SAINTE-HIELENE
esciare,
tatgial
ziNS Nivis refasé la paix qu'on m'offrait à Chatillon, parce que bas. j'étnisste
Cae money de France et qu'elle me faisait descendre trop
Mais je
brin tivais acceptsr celle qu'onta avait accordée aux Bourbors parce que jo
rilsha ieis de l'ile d'Elbe, et l'on peut s'arrêter: quand on anonte, jamaie
xistetel en' descend.
renaPal lecros que TEurope, étonnée de mon retour et del'énergie du peuple
craindranit de recommencer la guerre avec une nation dont elle
H wrat la témérité, et avec un homme dont dle caractère élait plus fort
cadilie seul que toutes ses armées.
été
et
nous eussions
lo Weh auraitéte amsi si le, congrès eut
séparé
que
-topr.al hité avec les souverains un à un; mais leur amour propre s'échauff
de.fra pre quils étaient en présence, E et mesn efforts pour nmaintenir Ja paix
To1e mboutirent à rien
3 otde Vaureis' da prévoir ce résultat et profiter, sans retard, du premier
e nes Emn d peuple pour montrer à quel point nous étions redoutables. L'enImi aurait pali devant notre audace ; il ne vit qute la faiblesse dans mon
Wonement. Il avait raison, car je n'agissais plus d'après mon earactère.
Mon attitude pacifique endormait la nation, parce que je lui laissai
moire que la paix était possible. Dès lors mon systême de défense fut
minsparce que les moyens de rtastancew-sentéreot. au dessous du danger.
Emn d peuple pour montrer à quel point nous étions redoutables. L'enImi aurait pali devant notre audace ; il ne vit qute la faiblesse dans mon
Wonement. Il avait raison, car je n'agissais plus d'après mon earactère.
Mon attitude pacifique endormait la nation, parce que je lui laissai
moire que la paix était possible. Dès lors mon systême de défense fut
minsparce que les moyens de rtastancew-sentéreot. au dessous du danger. --- Page 14 ---
I 12 )
- f fallait réeommencer une révolution pour me denner toute kE fl
sources qu'elle crée. Il fallait remuer toutes les pa-sions pourpniées HS
leur aveuglement ; sans cela je ne pouvais pas sauver la France Jas us
rais été quitte pour régulariser cette seconde révolation, comme jels
vais fait de la première : mais je n'ai jamais ainé les orages popuas, T
parce qu'il n'y a pas de bride pour les mener, et je me SuIS stnmta
croyant qu'on pouvait défendre les Termopyles en chargeant les ETCA e
en douze tems.
BR
J'ai voulu faire cependant une partie de cette révolution, Comrei Net
n'avais pas st que les demi-partis ne valent rien. J'ofiris àla naha tetan
& la liberté, paice qu'elle s'était plainte d'en avoir manqu e 800s M
premier régne.
Cette liberté produisit son effet ordinaire: elle mit les paroles Alepa utte
des actions. La caste impériale se dégoûta, parce que j'ebranlai le
tème auquel elle avait attaché ses intérêts. La foule de la nation le
les épaules 3 parce qu'elle se sentit fort peu de la liberté; ler ripus nS
cains se méfierent de mon allure, parce qu'elle n'était pas dasa du
fature.
Ee
Je mais ainsi moi-même la désunion dans l'état ; je m'en apperta trat
mais je comptais sur la guerre pour la rallier. La France venait dex kueut
relever avec tant de fierté, elle avait montré tant de mépris pour l
venir , sa caase était SI juste ( puisque c'etait le droit le plus sacreia
nations ) que j'ospérais voir prendre les armes à tout le peuple
un seul cri d'honneur et d'indignation : mais il était trop tard:
mer
Je sentis le danger de ma position.Je mesurai l'attaque à la diles ine
elle n'était pas en proportion. Je commençai à me défier de mes mores
tais ce n'était pas le moment de le dire, Par un hazard malleumt, OUI
mna santé se dérangea aux approche S de la dernière crise, Je nens les
plus qu'une âme ébranlée dans un corps souffranta Les arméess'avangie Edus
Dms. la mienne il y avait du dévouement et de l'enthousiasme dalee
soldat; mais il n'y en avait plus dans leurs chefs; ils étaient fatigné; Toama
ils n'étaient plus jeunes; ils avaient beaucoup fait la guerre, Ils aned (sit
des terres et des palais. Le Roi leur avait laissé leurs fortunes etlas DsI
places, Ils venaient comme des aventuriers les risquer de nouveat aR pade
noi. Ils recommençaient leur's carrières; et quelqu'amour qu'on ait pur
la vie, O1t n'aime pas à y repasser deux fois; c'éiait peut-être trop, ag
de la nature hamaine.
seul contre le monde entier, Jes
Je partis pour le quartier général
de le combattre.
Sdèle le
mais elle nous trompl
La victoire nous fut
premier jour :
vint finiram
-Jendenrain. Nous fàmes vaincus, et la gloire de nos armes
les mêmes champs oû elle avait commencée vingt-trois ans auparane
J'aurais pu nie défendre encores car mes soldats ne n'aunsietM auxfurm
abandonné: mais on r'en voulait qu'à moi seul On demanda lacheté peurs
de me livrer aux ennemis: c'était leur demander une
Cai
forcer de sG battre. Je ne voulais pas un si grand sagrilice
endenrain. Nous fàmes vaincus, et la gloire de nos armes
les mêmes champs oû elle avait commencée vingt-trois ans auparane
J'aurais pu nie défendre encores car mes soldats ne n'aunsietM auxfurm
abandonné: mais on r'en voulait qu'à moi seul On demanda lacheté peurs
de me livrer aux ennemis: c'était leur demander une
Cai
forcer de sG battre. Je ne voulais pas un si grand sagrilice --- Page 15 ---
(13) 1
démettre: je n'avais pas même de choix. Décidé à me rendre
ler Hoi ir me j'espérais qu'ils se contenternient de T'ôtage quej'allais mettre
proiten A0X ennenis,
et
placeraient la couronne sur la tête de mon fils.
Jau dins leurs mains, qu'is de mettre cet enfant sur le trône en 1814; la chose
amel Iétait imposeible convenable en 1815. Je n'en dis pas les motifs; l'avenir
populang bitje crois
trme lad dévolera peut-être. la France qu'au mement où l'ennemi s'est approché de
les a jen n'ai quitté
eut que des français autour de moi, j'ai voulu
Di retraite. Tant qu'il n'y
C'était la dernière
de
au milieu d'eux , seul et désarmé.
preave
COmte Tester
d'aff ction
pouvais leur dontier C'était un grand téal N hetinée et
rentais que à leur je loyauté à la face du monde.
80u8 mignage que je
dans moi le malheur, jusqu'au momient oà j'ai
La France a respecté
J'aurais
en Amérique , et
àle euttè, pour jamais son rivage. monde pu mais passer avoir
sur
nlai Mvener ma. défaite dans le nouveau
après d'autre régné
il ne fallait pas avilir son trône en cherchant
gloire.
nation a Frince,
n'ai
à defendre que la rés
les repa Priconnier sur un autre hémisphère , je
plus
S dast Niation que l'histoire me prépare.
tout un peuple s'est
ne
homme 9
Elle dira: qu'un
pour qui
dévoué, le
éenait pas être si dépourvu de mérite, que ses contemporains
préa
appe
renait 4 kadeuts
pour
EXPO S E
sacre
peupes Ds tentatires qui ont été Juites dernicrement 9 pour fora
mer; sir les côles de idfrique - ou dans un autre licris
a dia tme colonie des gens de couleur libres, qui se trouvent
esmme
malbeurm auz Elats-Unis.
Je nian Lesiècle présent est témoin d'un grand nombre de changemens innata
avamu tedus, et parmi ces chiangemens l'homne de bien jette un ceil satisfait
smae das sor ceux d'ou peuvent naitre quelques avantages pour l'aspèce humaine.
nt fatea Comme un voyageur, fatigué de l'aspect sauvage d'un pays stérile et
Ils aret dsert, jouit avec transport de la vue d'une campagne riante et fertile;
nes eth tinsi le philanthrope, souffrant à la vue des maux qui règnent dans une
paveau R g.nde. partie du nonde, voit avec plaisir ) les heureux événemens préon ata jnés par la providence ; il voit T'empire du Christ s'établir avec une noutrop a tule goire, il voit régner cette religion qui mone la paix sur la terre,
dl la solonté entre les hommes. Les succès qui accompagnent les 80Ja ciétés de charité et de bienveillance, ont souvent surpasse l'attente de
kurs amis et de leurs protecteurs, et soit que le public soit encouragé
trom parl le succès de ces entreprises, soit que Sa sensibilité s'eveille à la vue
ntfura u350 misères qui aceablent tant d'êtres humains, il faut avouer , qu'il n'exita
Irmparane jmais, ua si noble desir, un zèle si ardent de secourir l'humanité soufursiet cante
ux Rrrg Mas par cette considération , nous offrons au public, l'exposé des tente pour tutives que T'on a faites en dernier liea, pour établir une colonie de gena
Caa de couleur libres,
'eveille à la vue
ntfura u350 misères qui aceablent tant d'êtres humains, il faut avouer , qu'il n'exita
Irmparane jmais, ua si noble desir, un zèle si ardent de secourir l'humanité soufursiet cante
ux Rrrg Mas par cette considération , nous offrons au public, l'exposé des tente pour tutives que T'on a faites en dernier liea, pour établir une colonie de gena
Caa de couleur libres, --- Page 16 ---
14 1
On T n'ignore pas que cet établissement a déjà fixé l'attention, ete tel
le. zèle d'un grand nombre d'hommes distingués dans les Etats-nis. Dt
mesures préliminaires , très-importantes > ont été prises à ce sujet. Qoe
tems après le commencement de la présente session du Congpra,
que
hommes re-pectables des différens Etats de l'Union, tourneet
plusieurs
résulteraient
les Etats-Uns
keur attention sur les avantages qui
pour le
de
Fetablissement d'ane colonie de. gens de couleur. Tout monde Conte
Bait de l'utilité d'an pareil établissement, il ne s'agissait quie des moyen
de T'exécuter. L'on croit qu'un projet d'une si haute importancs, si
timement lié aux intérêts des habitans des Etats-Unis, 8i propre àak
liorer le sort d'une classe nombreuse de la communauté, qu'un tel ps
jet ne devait être abandonné qu'après avoir tenté tous les moyens pa. sibles de le mettre à exécution. On proposa donc la formation dus D
société coloniale. Plusieurs furent d'autant plus portés à adopter cettema M
sure, qu'ils savaient que ce sujet occupe l'attention d'un grahl nombe #
dans les differens Etats, et même de la Lépi
de citoyens respectables
considérables de TUnion, celur de la Via
ture d'un des Etats les plus
suivent, furent
r
ginie, Comme le préambule et la résolution qui
nécesatre aptoa
vés
la Chambre des Délégués de cet Etat, it est
del
par ici, tels qu'ils ont éte- amendés et adoptés par le Sénat. exposer
direna
6 Attendu que l'assemblée générale de la Virginie a essyéàd
d'obtenir hors des limites des Etats-Unis, un asyle pauria
teptises de couleur actaellement libres, ou qui pourraient le devenir perk
suite gens sous les lois de cet Etat, et que ladite assemblée a Vu toutese natoat
Stentatives échouer, soit par lés troubles qui existaient chez les elerm
soit
causes domestiques egalement défavorables:
étrangères ,
pardes
oà
cicatrise les plaies de Ths
fite maintenant de eette époque
la.paix de
ont concourn arec : HR
manité, et ou les principalee nations
11 L'Europe traite des esclaves, n tr3
gouvernement des Etats-Unis, à sbolir
avait cherché à abolir)pt
que cet Etat avant et après la révolution,
le pouvoir ext* 1V
renouveler ses efforts; eta résolu en conséquence le que Président des Exdk hn
tif de cet Etat sera requis de correspondre avec ou dans tel autre Hieu hot
Unis, afin d'obtenir sur les côtes de r'Afrique.
ou les principalee nations
11 L'Europe traite des esclaves, n tr3
gouvernement des Etats-Unis, à sbolir
avait cherché à abolir)pt
que cet Etat avant et après la révolution,
le pouvoir ext* 1V
renouveler ses efforts; eta résolu en conséquence le que Président des Exdk hn
tif de cet Etat sera requis de correspondre avec ou dans tel autre Hieu hot
Unis, afin d'obtenir sur les côtes de r'Afrique. au gehs de CoM
des limites des Etats-Unis, un territoire qui serve ceux d'asyle
leur hbres qui désireraient s'y transporter, ainsi qu'à les qui sénateurs poumieatye ela
la snite acquerir leur liberie dans cet Etat : et que seront requis e
représentans de cet Etat aul congrès des Président Etats-Unis, des Biat-Uas,
congourir de toutes leurs forces avec le
contrat ou me
succès de ladite entreprise, pourvu toute fois qu'aucun cêt Etat dk
territoire 4 ne soit obligatoire pour
-goment , touchant ledit
près qu'il aura été ratifié par la législature. avait 95
adopté ce yojte
Croyant que la législature de la Virginie
et désirant poises
la ferme résolution d'en poursuivre Texécntion,
le succès, eneno
tuguvement général et simultané, propre à accélérer
à Tele dule
tant l'attention du gouvérnement général , une axsemblée pour k #
coloniale, fut convoquée à Wasbinton-City
ner une société --- Page 17 ---
£15)
Un nomore considérable de citoyens s'y rendit au jonr
Menbre 1816. exeit hé
su'vans relatifs auX procédures de l'assemblée sont tirés da
8. Dw Les extraits Intelligencer du 24 D-cembre,
Quek Msal
Clay (du Kentucky) ayant été appelé à occuper le fautcuil,
ongia, Nr Henry Dougherty (de Washington) ayant été nommé seerétaire. umeret ale Thomas
sa place dit, quil avait espéré voir appelé à l'honUnis de Nn Cley en prenant Tassemblée. un homme (le juge Washington), dont le
Confe pAUF de présider élevé et les vertus éminentes, lui aurarent donné plus d'éRUOYEIE pAP, le rang comme ce citoyen di-tingué était absent, il essayerait
8 De dal Mais que de s'acquiter des devoirs que lui imposait la présidence. amnk srec. paisir
l'objet de l'assemblée était de considérer Tutilité
teps # avait appris des que
de couleur libres des Etats Unis, d'aviser aux
Fenspa. dmme colonie
gens et de former une société coloniale à cet efet. on del piyens de l'établir de la communauté était dans une situation singucettems Qe cette çlasse
des droits de citoyens libres, qu'slle n'é
nonbt lite, Qu'elle ne jquissait pas aux incepacités des esclayes, mais qu'elle
Ligis H polat sujette non sorte plus aux qunlités de ces d ux classes, qui ne
laTia prisipait en quelque jamais de s'amalgamer avec les blancs de ce pays;
apprtop jaar pearmatrient était donc à désirer, et pour eux et pour le ri ste de la popus
redela uil
fussent établis ailleurs.
ens libres, qu'slle n'é
nonbt lite, Qu'elle ne jquissait pas aux incepacités des esclayes, mais qu'elle
Ligis H polat sujette non sorte plus aux qunlités de ces d ux classes, qui ne
laTia prisipait en quelque jamais de s'amalgamer avec les blancs de ce pays;
apprtop jaar pearmatrient était donc à désirer, et pour eux et pour le ri ste de la popus
redela uil
fussent établis ailleurs. Que plusieurs projets de
at. latiga du pays, qu'is
avait même eru qu'une partie
àdirena onistion avaient été proposes, 1 qu'on
à cet etablssement. Mais
4 notre" continent offrait un lieu convenable
pour.a
à lui (Mr. Clay ) il desirait plutôt que letab.issement eut lieu
nir Fark Guant les côtes de TAfrique; que la colonie etablie sur ces, côtes pourtoutesan sur
à introduire les arts, la civilisation et le christiaaisme dans
p nated rait serwir
Quily avait convenance morale à les rendre au pays
:ellem pet immense pays. et si au lieu des maux et des souffrances que nous
deTa ke lears sincétres aux habitans de Tatrique, nous pouvons leur transAvec : avens fait les éprouver bienfaits de nos arts, de notre civilisation et de notre religion,
th9l metire" serons
en partie de la grande dette morale que nous
olir Dot nous nous
acquitiés
continent. Ce qui doit surtout nous
oir exex avons contractée avuc ce ma.heureux entreprise avec
c'estle suCe
der Exa encourager à poursuivre notre
de la Sierra persévérance, Leone,
elieut hal ris qui a couronné s'était Petablissement étubhe, il
avanit vingt ou vingt-cinq ans, sous
pns sdece Cette colonié
y. d'Angleterre. Le fond de la
de
population
Fraitet N les auspices
simples particullers d'esclaves fagitits des Etats du Sarl
eurs 8B de cette colonie se de compasjt la
ayaient d'abord été transportés
e
revolutions
#:
requis pendant la guerre
Tan
sur leur
deUas, la Nouvelle-Ecosse, et qai depus (vers
1792)
propre
mande, avaient été transférés sur ja côte occidentale de lAfrique. Cette
etouar arhea colonie, après avoir lutté contre des obstacies inouis, obstacles provenant
Etat e del la barbarie, de Tignorance et des? préjugés des naturels du climat,
rojet m des guerres des naturels soit entr'eux soit avec les nations europér nnes B
en avait triomphé, avait fait des progres constans, et avait enfin acquis
rocure enen un degré de force et de stabilité qui promettait de couronner du plug
Bet dem beureux succes les travaux de ses foudateurs.
après avoir lutté contre des obstacies inouis, obstacles provenant
Etat e del la barbarie, de Tignorance et des? préjugés des naturels du climat,
rojet m des guerres des naturels soit entr'eux soit avec les nations europér nnes B
en avait triomphé, avait fait des progres constans, et avait enfin acquis
rocure enen un degré de force et de stabilité qui promettait de couronner du plug
Bet dem beureux succes les travaux de ses foudateurs. Nous avons leur expéw
ouf --- Page 18 ---
€ 16 )
siençe sous les yeux. Peut-11 y avoir une entreprise
qui, en même tens qu'elle délivre notre
d'une plus noble mawly
inutiles, pernicieux, pour ne pas dire
pays
classe doemns
les limites de la civilisation, fera sortir dangereux de la barbarie 9 contribuera à étete
une partie du globe qui est encore' couverte d'une nuit et de ligponus,
Qu'il était nécessaire d'observer' que l'objet de l'assemblée épaisse,
d'agiter une question délicatetouchant une autre classe
n'était nulenet
quise trouvait dans le pays; qu'il nes'agissait pas de d'hommes decminet
sion de l'émancipation de nos nègres ou sur l'abolition délibérer snrla Que
ce n'était qu'à cette condition qu'un grand nombre de de Teseclavag, Qa
du Sud et de l'Ouest avait consenti à faire partie de citoyens des Enn
coopérer avec elle. Ce n'était q''à cette condition
Tassemblée el
rendu. Il se contenterait d'ajouter qu'il espérait
lui-mème FTAl
les membres
que
leurs
3ir.
de l'assemblée seraient guié par la
delbénatins
tesse et une défcrnce convenable pour ics opinions mo-ération, les"
la pat
Inais quand il jetait les yeux autour de lui et voyait uns des autre;
posée d'un si grand nombre de membres respectables. l'assemblée COD
motif noble et hamain qui les avait réunis, il sentait et se rappelith
recommandations n'avaient pas besoin d'être répétées. que de parelly
Mr, Elias B. Caldwell, ( de Washington ) se leva
ce n'etait pas sans une sorte de défiance qu'il osait soumettre alors: il ditoe
xions à une assemblée où il voyait plusieurs des hommes les ses rede
gués de notre pays. Je demande votre indulgence
plusdistis
frant à la considé ration de l'assemblée. les résolutions continua-til, end
main,et pour les éclaircissements dont je dois les
que je tiens àl
de cette assemblée, a été clairement
accompagner. Lebu
dent, Il s'agit de considérer d'abord les éxpliqué par son honorable péis
avantages du
d'aviser aux moyens de l'exécuter. L'utiliré de la colonie plan proposé:0
être envisagée, solt par rapport à son influence sur nos proposée pest
viles et sur les moeurs et habitudes du peuple Américain, institutions soit C
port au bonheur futur des gens de couleur. Nos meilleurs parrer d
nos plus sages politiques, depuis l'établissement de notre citoyens
ont toujours Vu avec des sentimens de regret et d'une
indépendane, la
le sort de cette classe d'hommes qui est comme un profonde monument sollicitude, de r
proche aux principes sacrés de la liberté civile, qui sont le fondenet
de LOS constitutions.
(La suite au prochain numéro.)