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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1818-06-16.
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TABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
REDick par J. S. MILSCENT
N." XXIL
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Clournal parait les le, et 16 de chaque mois.
AS lyix de PAbonnement se paye d'avance :
CLO
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois.
fenuer UnR
a M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S: Ez,
le Président d'Haiti.
a
AU PORT- AU-I PRINCE,
DE L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
1818.
Source gallica.bnffr / Bibliothèque nationale de France
parait les le, et 16 de chaque mois.
AS lyix de PAbonnement se paye d'avance :
CLO
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois.
fenuer UnR
a M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S: Ez,
le Président d'Haiti.
a
AU PORT- AU-I PRINCE,
DE L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
1818.
Source gallica.bnffr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
HU -
E --- Page 5 ---
(s)
- te
Pwia-Princs, le 16 Juin 1818, en 15 de VIndépendance d'Halsi,
LITTERATURE
EPITRE a Mr. LEERISON, Citoyen d'Acquin,
Peesemnvasr des neuf sceurs, toi dont la noble audece
Ose, au printems de l'age, aspirér au Parnasse;
Toi qui, malgré l'effort de nos vains détracteura,
Veux prouver qu'Haiti peut fournir des auteurs
Qui, briguant une place au temple de mémoire,
Seront de leur pays les soutiens et la gloire,
Sais-tu que par cet art dont l'attrait te séduit,
Aux chagrins, aux dégoûts tu te verras réduit?
Fruit d'une longue étude, et non pas du ciprice,
Un bon vers ne s'obtient que par le sacrifice
De la nuit destinée au repos, aux plaisirs,
Et du jour qu'attendaient d'agréables loisirs,
De ce métier bizarre autant que difficile
Le succés est douteux, l'avantage futile,
Encor n'est-on pas sûr, après de longs travaux,
De se mettre à l'abri des traits de ses rivaux.
Souvent l'envie injuste, à nuire toujours prompte,
De nos soins redoublés ne nous fait aucun compte
Ses brocards contre nous excitant mille cris,
Du fiel du ridicule entachent nos écrits
L'implacable Déesse, au mal accoutumée,
Nous punit d'envier un peu de renommée;
Et des soucils facheux assemblant les essaims, e
Elle en fait un obstacle à nos hardis desseins.
Jamais un jeune auteur, sans fatiguer son zèle,
Ne parvint à braver les traits de la cruelle,
Le laurier d'Apollon, 9 pénible à conquérir,
Par un faible écrivain ne se peut acquérir.
Ce prix qu'au talent seul réserve un Dieu sévère,
Se refuge aux désirs d'un aspirant vulgaire;
Des rochers escarpés en défendent laccès,
Et Phaebus le dispense aux solides succès.
Un conquérant qui court sans cesse après la gloire,
Apprend, dans les combats, à fixer la victoire;
Sur N Wn champ tout couvert de débris et de morts,
ollon, 9 pénible à conquérir,
Par un faible écrivain ne se peut acquérir.
Ce prix qu'au talent seul réserve un Dieu sévère,
Se refuge aux désirs d'un aspirant vulgaire;
Des rochers escarpés en défendent laccès,
Et Phaebus le dispense aux solides succès.
Un conquérant qui court sans cesse après la gloire,
Apprend, dans les combats, à fixer la victoire;
Sur N Wn champ tout couvert de débris et de morts, --- Page 6 ---
4)
La palme du vainqueur ccuronne g0s efforte,
Ainsi, Bous l'étendart du la fiere Ballone,
Comme aux lieux gouvernés: per le filada Latose,
Le brillant appareil d'un triomphe fameux
A l'obstacle vaincu doit son éclat pompeux,
Tu conçeis le. travail quertom ambur tepprite,
M
Tu vois ce- quil en coûte à devenir pocte,
Et, novice tremblant, tu veux par ma leçon
Te frayer un chemin dans le sacré vallon.
Mais en vain je m'anime à te servir de guide;
A l'aspect des écueils mon esprit e'intimide:
Téprouve: avec regret, qu'um, astre rigoureux:
Uu
"Ma refusé les dons. de ce génie heureuxe
Qui sait préter à tout. un charme inexprimable;
Et convertir en or et Targile et ler suble,
Apprenti circonspect dans lété de mes ang,
Je n'ose hazarder des conseils imprudens;
Je crains de t'égarer sur les bords du Permerse.
Ce
Hé! comment me firai-je à men peu de sagesse,
e
Pour te parler du ton d'fiorace ou de Bolleau?
Ou thouver des beaux vrrs un; exemple nouveaul
Consulte ces auteurs. dout, le fécond génie
Sut nous d.cter les lois dine docte manie.
Si le latin t'élève au haut de Ilélicon,
L'aristarque français murira ta raison.
Forme-toi, donc sur eux. Devenu plus habile,
Lis le 'divin Homère., et feuillerter Virgiles
Ensuite, de Milton admirant les beautés,
Remarque ses défauts et ses absurdités,
Aux peres de Cinna, de Phèdre, et de Mérope,
A ces maîtres savants dont s'honore PEurope,
Tu sauras décerner la couronne et le prix
Consacrés en tous lieux à des talens chéris.
Alors, toi-même aidé d'une, utile lumière,
Et lançé sans effroi dans l'illustre carrière
O1 se sont signalés tant d'esprits excellens,
Tu marqueras tes pas de, queiques traits brillans,
Pégaze à t'obéir habitué sans peine,
Fera jaillir pour toi les eaux de Thypocrène,
La
d'Apolion résonnant sous tes doigts,
Les
à seg sons viendront unir leur voix.
i
NEAA
Tu sentiras l'effet de, cette douce ivresse
Qui produit des accords marqués par leur justeste;
Et d'un art enchanteur les secrets merveilleux
ua
Beront, au plus grand jour, exposés aous tes yeux,
he
ans,
Pégaze à t'obéir habitué sans peine,
Fera jaillir pour toi les eaux de Thypocrène,
La
d'Apolion résonnant sous tes doigts,
Les
à seg sons viendront unir leur voix.
i
NEAA
Tu sentiras l'effet de, cette douce ivresse
Qui produit des accords marqués par leur justeste;
Et d'un art enchanteur les secrets merveilleux
ua
Beront, au plus grand jour, exposés aous tes yeux,
he --- Page 7 ---
(8 )
A ton but parvenu, mets à profit létude
Qui t'a fait supporter une épreuve si rude.
Du langage français constant observateur 2
Exerce enyers toi-même une utile rigueur.
Eclairé du Bambeau d'une raison rigide,
Marche:an beau. Ne va point, par une cuvre inaipide,
Accabler un lecteur animé du désir
D'occuper noblement un précieux loisir.
D'un pinceau délicat, élégant, magnifique
Trace-lui d'un tableau le charme poétique,
Aseortis tes sujets. Sache les embellir.
Ug-vers: est incorreet. Il le faut bien polir.
Ce mot est dissonnant, Que ta plume Tefface,
Qn'un terme plus heureux vienne occhper sa place:
Cette froide peinture offense 1 le regari;
Cette image est sans force et demande que Fars
Lni prête un coloris qui l'appelle à la vie,
Ce trait mal dessiné veut qu'on lé rectifie.
Reviens sur ton ouvrage, et ne le quitte poiat
Quil,ne soit agréable et parfait en tout point,
Libre en son vol hardi, l'audacieux poète
Enrichit à-son gré chaque sujet qu'il traite;
Mais tout licencieux quil soit en ses excès,
Jamais à la raison il n'intente un procès,
Souvent il peint le faux sous un air vraisemblable,
Sur: lal vérité nue il jette une voile simable
Sans oser toute fois, en ses écarts fougueux,
Dédaigoer du bon sens leg décrets rigour 16 eux.
Si, pour m'entretenir d'une beauté fidèle,
Un auteur. prend Helène ou Venus pour modele,
De son choix équivoque irrité justement,
Je le livre soudain à mon ressentiment;
Je détruis, en courroux, son ouvrage profane 9
Et porte mon encens aux autels de Diane.
Veux-tu parler des Dieux? Connais leurs attributse
Chacun a son pouvoir , ses moeurs et ses vertus.
Jupiter dans sa main tient la foudre allumée.
La mer est par Neptune agitée, ou calmée:
Le trident de ice Dieu, redoutable aux vivansp
Ebranle l'univers jusqu'en ses fondemens.
Linflexible Pluton préside au noir rivage.
L'impitoyable Mars ne se plait qu'au carnage:
Bellone au coeur de bronze est Ba cruelle sceur.
La prudente Pallas guide un héros vainqueur.
Apollon, sur. un char qui roule dans l'espace,
i
sa main tient la foudre allumée.
La mer est par Neptune agitée, ou calmée:
Le trident de ice Dieu, redoutable aux vivansp
Ebranle l'univers jusqu'en ses fondemens.
Linflexible Pluton préside au noir rivage.
L'impitoyable Mars ne se plait qu'au carnage:
Bellone au coeur de bronze est Ba cruelle sceur.
La prudente Pallas guide un héros vainqueur.
Apollon, sur. un char qui roule dans l'espace,
i --- Page 8 ---
(a)
Fat le père du jour et le Dieu du
La superbe Janon, jalouse de ses droits, Farnasse,
Tente en vain de soumettre un époux à ses
De perles enrichie et de rubis parée,
leia.
L'Aurore est l'ornement de la yoûte azurée,
Le Zéphyr s'insinue et soupire aux bosquett;
L'impitueux Autan mugit dans les forêts,
Floré dans les jardins a fixé son empire.
L'amour tendre et malin cause notre
Il épuise sur nous lex traits de gon martyre;
Et règne sur le cceur des bergers et carquois, des rois.
Mais laissant-là les Dieux chéris du
:
Tu prétends dex mortels célébrer T'héroisme, Paganisme,
J'approuve ton dessein. Determine ton choix,
Plus d'un héros fameux peut occuper ta voix.
L'intrépide Lamare, assis sur un trophée,
Attend Tla palme due à sa valeur
Le preux Courtilien, au fatal monument trompée,
Du
Terappelle le trait d'un rare dévoument.
Ar
Mais sous T'ombrage doux d'un paimier
O0
Une voix retentit dans l'urne cincruire; solitaire,
Des
L'ombre de Pétion te montre 8es lauriers.
lee
Nos souvenirs frappés de ses exploits
Vous
De sa vaste bonté, de ses vertus civiques, guerriers,
Avar
Excitent notre muse à des chants heroiques
Sorte
Rassemblons nos crayons, esquissons ses hauts
Cet
Et cadençons des vers dignes de sea bienfaits, faite,
Tous
Boyer, son soccesseur, comme lui notre
Tous
Sourit à nos essais, nous promet un salaire père,
Qui Alatte notre aniour, satistait notre voeus
Hatons-nous, et sachons mériter son ayeu.
Des mortels tels que lui T'homorable
D'un titre glorieux est le précieux suffrage
Borgella, Gédéon, Binjemin, Bazelais, gage.
M
Lys, Francisque, tous ceux qui, par de
Lon
Ont des haitiens coaquis FIndépendancr, brillants sfait,
LEVE
Ajouteront du lustre à notre récompense.
St ce grave sujet fatigue ton
Tu peux te délasser par un riant pinceau, tableau
Des produits qu'Haiti pompeusement étale,
Aux trésors étrangers sa richesse est
De ces roseaux sucrés vante nous la egale, douceur,
Exalte du café Tagréable saveur.
Du coton dépoutlié du fardeau de 68 graine
L'étoanante blancheur tripmphe de la jaine,
brillants sfait,
LEVE
Ajouteront du lustre à notre récompense.
St ce grave sujet fatigue ton
Tu peux te délasser par un riant pinceau, tableau
Des produits qu'Haiti pompeusement étale,
Aux trésors étrangers sa richesse est
De ces roseaux sucrés vante nous la egale, douceur,
Exalte du café Tagréable saveur.
Du coton dépoutlié du fardeau de 68 graine
L'étoanante blancheur tripmphe de la jaine, --- Page 9 ---
(7)
Easmeinone ces fruits dorit le goût et l'éclat
Erchantent le palais, la vue et l'odorat.
Cueillons la pomme d'ar, présent des Hespérides:
Des ananas mûris mes désirs sont avides.
Humble sous ses dehors, mais riche en qualité,
La mod-s ste. Sapote augmente ma santé.
C'est en vain qu'Apollon de sa carrière ardente
Epand sur moi les flots d'une famme bralante,
Jappelle à mon secours nos bienfaisans melons,
Et leur pulpe rosée humecte mes poulmons.
Sous ces vastes berceaux je vois la grenadille;
J'unis ses grains de laque au nectar qui pétille,
Je brise le coco ; son amande me plait;
a
J'en prise la blancheur, j'en savoure le laits
Je prire l'abricot de sa grossière écorce;
Son parfumn me séduit; mais je crains son amorce.
Je goûte la fraicheur gous ces Bananiers verds.
Beaux arbres, aux mortels vous serez toujours chers
Du premier des humains vous fûtes la parure;
A votre ombre il trouva son abri, sa pâture.
0 que j'aime à vous voir, répondant à leurs soins B
Des héritiers d'Adam apaiser les besoins
Tels qu'une mère sage et pleine de tendresse,
Vous marquez par neuf mois votre chaste grossesse;
Avant qu'un heureux fruit, objet de tant d'amour,
Sorte de votre ssin et se produise au jours
C'est peu de me donner un aliment solide;
Vous étanchez ma soif d'une liqueur limpide;
Vous derobez mon front aux ardeurs du soleil,
Et fournissez un lit propice à mon sommeil.
Ahlei jamais du ciel la bonté libérale
Livre à mes veeux un coin de ma terre natale,
Chers Bananiers, au bord d'un tranquille ruisseau
Je vous réserverai l'asyle le plus beaus
Mais, ami, c'est assez captiver ton génie.
Ton cceur 3 peut être épria d'une femme
e
AN
jolie,
Rève au bonheur qu'on goûte aux pieds de la beaut&
J'ai connu, comme toi, cette félicité.
Heureux, alors, j'osni, fortuné téméraire, 9
Divulguer les secrets d'amour et de 8a mère.
Puirje blâmer en toi ce qui flatta mon goût?
Vénus a des autels et doit régner par-tout.
Offre-lui ton encens, 9 donne-lui quelques veillee.
De myrthes toujours verds et de roges vecasilles
Sa main couronnera tas amoureux désins,
'ai connu, comme toi, cette félicité.
Heureux, alors, j'osni, fortuné téméraire, 9
Divulguer les secrets d'amour et de 8a mère.
Puirje blâmer en toi ce qui flatta mon goût?
Vénus a des autels et doit régner par-tout.
Offre-lui ton encens, 9 donne-lui quelques veillee.
De myrthes toujours verds et de roges vecasilles
Sa main couronnera tas amoureux désins, --- Page 10 ---
(8)
Mais, crois-moi, erains l'attrait de ses trop doux
On ne s'illustre pas à lal cour d'Amathonte : Dialml
En y cherchant la gloire, on y trouve la honte.
Maintiens l'amour chez toi dans un paisible état.
I.e bonheur domestique, 9 ennemi de l'éclat,
A des plaisirs bruyans est: tonjours préfeable.
Qui peut le procurer? Une compague aimable,
uns
MILSCENT
TEs
Le dernier jour de S. E. ALEXANDRE
ccomIIT
PETION, rdu
Président d'Haitis
Air: Pawcre Jacquess
6mes amis, il faut nous séparer;
Jei touche à la fin de ma vie,
Mon ceeur se brise en vous voyant pleurer:
Mais je vous laisse une patrie. n Bis.
Ah! si j'ai pu faire votre bopheur,
Votre bonheur a fait ma gloire a
Et'e'est par vous, c'est par votre, valeur
Que mon nom vivra dans I'histoire.
mes amia, etc.
Boyez unis, 8 mes concitoyens !
Votre. union fait votre force :
Et l'ennemi, qui connait vos moyens,
N'osera bràler ane amorce,
mes amis, etc.
ST
Pleurons, hélas 1 pleurons. amèrement,
Pleurons le plus tendre des peresz
0 Pétion:t reçois-en lels sérment,
Nous vivrons: tous a çommed des frereis
mea.amis, ste
Par un Haltien,
histoire.
mes amia, etc.
Boyez unis, 8 mes concitoyens !
Votre. union fait votre force :
Et l'ennemi, qui connait vos moyens,
N'osera bràler ane amorce,
mes amis, etc.
ST
Pleurons, hélas 1 pleurons. amèrement,
Pleurons le plus tendre des peresz
0 Pétion:t reçois-en lels sérment,
Nous vivrons: tous a çommed des frereis
mea.amis, ste
Par un Haltien, --- Page 11 ---
69 -
INTERIEUR
a
LOY
cmat el sb
a
a -
Nox; ils ne chairgeront jamais de système ces gens nés et vieillis
déns le despotisme colonial. Ces êtres insensibles; plus cruels.que les'barbares qui erwent dans les forêts, ne connaissent ni la raison ni l'équité.
Les lumières, la morale, la piété, toutes les qualités qui rendent lhomme
OY, wommandable et l'élèvent au-dessus des autres créatures; sont un trésor
jerdu aux yeux des monstres à figure humine, quandr elles se trouvent
ruaies en des individus qu'ils sont intéressésa hair et à opprimer. Le
pejugé des couleurs, fruit d'une politique reconnus.absurde, est toujours
lel fantôme que ces convulsionnaires opposent au triomphe de la saine
Alilesophie. Lorsque ces valétudinaires systématiques s'aperçoivent que le
etas des illusions est passé, ils éprouvent des sensations semblables a
celes qui alitctent.certains animaux et qui leur inspirent de l'horreur pour
Tantilote que réclament leurs entrailles brûlantes.
On pourrait attribuer à l'inimitié età la vengeance une accusation
ben fondées la vérité paraitrait une exagération, si, armés d'une
shentique, nous ne produisions pas un nouvel échantillon de la pièce
inde scélératesse de nos antagonistes: mais avant de donner cours-à pro- la
js indignation qu'elle excite dans notre âme, nous allons mettre sous
a yyeux de nos lecteurs ce chef-d'ceuvre de la perversité des
b
incurables
Giens.
Ertrait de la gazelte de Fulnoudi-Tamoigue, du 6 Mai1s18.
( Il est aussi douloureux de censurer la conduite d'un homme
Hic qu'il est pénible de désapprouver celui à qui l'honneur du
puBritannique est confié.
pavillon
Nous avons entendu parler avec plaisir de l'urbanité de PAmiral
tnel da la station : les bonnes mutrs veulent que la politesse soit acbien observée sur le gaillard d'un vaisseau que dans une salle de aussi comjegnie; et le Commandant dès forces navales, qui réunit la bravoure
nanières agréables, n'est point étranger à cet usage. Ce tribut de louan- aux
ges est dû à Sir Home Pophan : nous avons oui dire
c'est un
lerateur aussi ingénieux que distingné dans la bonne
litCes vérités
i.dite
favorables à l'Amiral, empècheronr I nous
rélexions qui vont suivre, d'être attribuées, par la
l'espérons ) les
motifs
malveillancel, a des
rations personnels dues
Out à d'autres sentimens indignes : ce sont des' considétin.ns
au public et qui surpassent ce que le respect' ou des sen--
deles particuliers taire
pour un individu imposent. 11 n'est' donci pas
sans devenir soi-1 même
permis
K Le public sait
coupable de son silence.
qu'il y a quelque tems qu'un bâtiment vemant de St.-
dit Domingue a mouillé au Port-Royal. Les
étaient
avoir des dépèches
le Gouverneur personnes qui
à bord ont
pour
et TAmiral de la Jamaique-
et qui surpassent ce que le respect' ou des sen--
deles particuliers taire
pour un individu imposent. 11 n'est' donci pas
sans devenir soi-1 même
permis
K Le public sait
coupable de son silence.
qu'il y a quelque tems qu'un bâtiment vemant de St.-
dit Domingue a mouillé au Port-Royal. Les
étaient
avoir des dépèches
le Gouverneur personnes qui
à bord ont
pour
et TAmiral de la Jamaique- --- Page 12 ---
(ioj
"La conduite du représentant de Sa Majesté 2 en cette occasion, T8 wodre
aussi régulière et honorable qu'eller pouvait l'être : elle a été, denti a
fait, exactement ce qu'elle devait êtré. Il est inutile d'en parier La Be
porteurs de ces déplches étaient des, hommes de couleur: avec dis Lr00
blables personnes le Gouverneur de la Jamaique ne pouvait avoir autu heur. 0 dommunication directe. et
Icur
1a
166 Ces guns- là a peuvent être riches, bons.,. éclairés relgiutise
: sela sont des qualités personnelles et privées ; mhais ils sont venus da reriOS
un daractère public eti oficiel
aretr
k C'est: dans leur qualité publique qu'ils ont fait la connaissance Abcel Jac
Sir Home Pophàm, et il les a reçus
il iles à invités. à dhinerl. Mt 00
eils.ont diné avec lui et sa famille!.. il a placé.s soni épouse entrelaimas
adel cesimnègresci.ti. Et qui plus est, il a euvoyé, 3a propre voitare, ,.980S
des DUMESTIQUSS BLANCS, lesj chercher à Pembarcadaire, lesi calajeot
chez lui, et il lès a renvoyés de même de sa maison au bord elem
mer
HUESO
aC sSir Home Popham a-t-il reçu ces. gens-là dans leur caractergoanro
blic?.. S'il la fait., quelles sont ses prétentions en agissant en o Jestl
sition directe avec la politique connue du gouvernement angiais, H Be
défend toute relation entre ce pays et St.-Domingue, aucune recons 8 am
sancel de leurs fonctions, et qui désavoue leur existencer politiquel
64. Les d-til reçus comme des personnes privées ? Dans ce cas,4 a
voudrions savoir si tn Amiral anglais, en station à la Jamaique,
2 choisir cii ses. compagnons dans une bandel de nègres Doit-om ASNIE
fer à des sentimens personnels les considérations que l'on doit tàla Deu
publique? Est-ce pour expier Toutrage.fait. Milady Pophan que mesde
respectables négocians de Kingston ont été soumis à la dégridatal Ven
étre présents ? Croit-ou, ne rien devoir aux sentimens, aux intéren
à la sécurité de cette Isle? Mais il est inutile de s'expier surces
la juste indignation d'un peuple insulté attsindra Sir Home PopaaN
une, autre voie, que la nôtre., 77
repral
Ces miscrables arguties nous font pitié.
trage.fait. Milady Pophan que mesde
respectables négocians de Kingston ont été soumis à la dégridatal Ven
étre présents ? Croit-ou, ne rien devoir aux sentimens, aux intéren
à la sécurité de cette Isle? Mais il est inutile de s'expier surces
la juste indignation d'un peuple insulté attsindra Sir Home PopaaN
une, autre voie, que la nôtre., 77
repral
Ces miscrables arguties nous font pitié. On ne. pourrait,y
ponctuellement qu'en répétant ce. qui a déjà été dit pour demapes
audacieuse et, la, cruanté réfechie de ces cceurs dépraés,
D01 pucrisie durcis, par la plus détestable cupidite, eti quis sourds au cri-de
conscience, % osent encore professer des principes aussi immoraux guat nom
pies. Mus par un sentiment qu'on devinera sans que nous le cancains
nous aurions condamné à l'oubli Tinjurieuse agression de nadfsde
aui w.persticateuce: sions
mais, ces pervers, qui réunissent toutes les TANSEI TUN
du gonie de la méchanceté, attribueraient notre silence à 1ai Ou - tance
snité o4 alimpoewbilite de repousser leurs attaques, et ils senisa dctamntks
un titre pour nous déclarer indignes de T'intérêt des illustres
etr de Thumauité. opprimée. Ainsi,, nous vaincrons le dégoût que Doaplweon
pire toute, discussion avec des gens constamment oppuses aianis de dP Be LCI
andquie tour, en la foulant aux pieds, veulent toujours avoir gain
Nous soinmes à même d'apprécier le caractère des vénitaiblerrm nous MARI
Laccueil qu'ils reçoivent chez nous doit les persuader que --- Page 13 ---
( de 11,)
3O0,TA rundre juntice a leur loyanté, et que nous avons une haute epinion
Qag dei leur tpolitese. Nous Ples distingtons de Ces transfuges hétéroDarer, dlites. qui.a s'efforcent: de cacher leur origine pour jouir de la coosiavec de a dération due à des honmes dont la trempe est touta-fait diférente del
avoir 310 Wwleur. -
LE
Vieuxy Colons , nos anciens tyrans, c'est vons que nous' abordons, sorir
Mgvery lunde Herrière da toile officieuse qui vons' sertd'bli: parrdesez antiques'i
venua 4 rotérans d'un sot préjugé. Vous faites benne coutenande dépuis que vous
Bes retrarichcs Join da pays' ou vous' vons sipnalates Barics proueeses
AURUE dane lacheté cruelle et astucieuse, Places sous lantorité dan gouvernepatel nenti dont la Bagesse égale les lumières; vous Auriez mainteuebt hunte'de
aenteia innresmiler à TOrang-Outang : Yous grimacez horriblement pour avouer
votut,e pue-nous sommes deslhommes 3 niais', ruses, renards que vous êtes, vous
le Cha renurez de nouveau à da supercherie pour arriver à vos fins. Ces! g
bord el iquir vous refusiez Vintelligence, lesl vertus sdciales,'lel coutage. le
ptisme;' CES GENS-LA, dités-votts , PEUVENT ETRE BONS, ECLAIRES
caradeny HI RELIGIZUX: tant de belles qualités leur donne des droits à l'amtie
Santena tàlestined des autres nations. Depuis des siecleg on travaille a rendre
anehas, 1O03 les hommes tels que sont ceax-la; mais... votre sang bouilionne,
me reCue rire àhe est bouleversée, leaspectrel noir.
iales,'lel coutage. le
ptisme;' CES GENS-LA, dités-votts , PEUVENT ETRE BONS, ECLAIRES
caradeny HI RELIGIZUX: tant de belles qualités leur donne des droits à l'amtie
Santena tàlestined des autres nations. Depuis des siecleg on travaille a rendre
anehas, 1O03 les hommes tels que sont ceax-la; mais... votre sang bouilionne,
me reCue rire àhe est bouleversée, leaspectrel noir. vous épouvante. Quelle
oitiquel halation pour vous! Des NEGRES! vous donnent lexempt le des bience.ca,1 Nacay de la modération dela 1 bonne foi, de la justice de la piéte;
Anaique, mesthommeyrun Amital anglais les envoie chercher en voiture
Doiton 8
par
EMMESTIQUES BLANCS, les invite à diner chez lui
aved sa
l0
famille't
doita ADieul.. Que cêttel politesse est accablante pour vous 1 II vous est
nan ORe prs de jeter les hauts cris,. car votre
2 recu le
a
orgueil
plus terrible
003. Vengoz-vous. C'est peu d'injurier La Amiral
bravé et
A nlete
éclaire,
panthrope 1 et de lai faire 'un 'crime d'avoir des sentitnens 8i
surce
dignes
eln onatien qui lui a confié T'honnetr de son pavillan; vous' vous ren--
Pgiat kles interprètos de la politique de son gouvernement. Téméraiees"
Cabhaet da: St.-James et le Parlenient dAngleterre vous ont-ils notifie
V MR kaursi intentions P En admettant Ie pavillon Haitien à Londres, en auto2mnastp4 tsant des relatione commerciales avec notre pays., vous ont-ils fait condéprais, sitre qtis idesavovaient notre existence politigne"? L'habitude de
ume emaitres vous écarte étrangemént de votre-devoir. Nous en serions parler etonmoraur ag.0OUS ne eavions pas quelle espèce ode" gens vous êter. le cAe Hos.sommesi trop ainis de Pindépendnnce
vouloir
on den TORA itires de nos voisins. Si les'circonstancds ont pour
nous, meler des
la0es lentan une demarche dout il n'aurait pu se engage notre sans heurter gouverne--
dispenser
Jes
twenancce, les Envoyés de la
se sont
enl
Nisionwaveer
Republique
acquittes de leur
toute la circonspéction
tres dELA mside
qu'exig Eit"les locantés. La sécualamaique n'a nullement été compromise
cette
qu8 n0 Sitelen avait pu porter atteihte à la
de la par
ambaseardesim
mal
dignite
Dation britamnigns, - -
elbmleian, caeilie
3 quir nignore point ce qu'il doit" a son pays Feut acr
avec des procédés
eussent manifeste
rbles m La conduite de Thonorable qui
son meconccntoment. TNONS plus olamnable
Amiral, en cette occasion, n'est pas
que celle du Gourerneur de-Santv-Datuags, qui a com --- Page 14 ---
(12)
blé d'égards et d'hennéteté les Envoyés que S. Ex. le
avait également dépêchés vers Jui, etia répondu à Président cette dla
prévenance par les assurances les plus amicales. margut TONaN
C'est vous seuls, colons travestis, qui cherchez à
PRI
tions, Jes plus pures et à ternir les plus belles actions, corrompre les inlat. LC
prétendez porter à la chose publique n'est qur'un
Lishaitene 10G pae
manteau à votre orgueil humilié.
S. Ex. le
avait également dépêchés vers Jui, etia répondu à Président cette dla
prévenance par les assurances les plus amicales. margut TONaN
C'est vous seuls, colons travestis, qui cherchez à
PRI
tions, Jes plus pures et à ternir les plus belles actions, corrompre les inlat. LC
prétendez porter à la chose publique n'est qur'un
Lishaitene 10G pae
manteau à votre orgueil humilié. Celte liberte, cette, prétexte qui sentie EPouroir
nous ne devons qu'à nous-mèmes, est lunique cause de indépendanes
il
votre
panr
nous importe peu quelle soit sanctionnée par vous II
desenuet Casile
de feindre de croire qu'une BANDE DE NEGRES n'est
vous est loae reien
des droits des hommes policés; mais vous ne ferez pas digne dejset ousit
serez les seuls à vous bercer de J'erreur
: plus de dapes:a
core
notre. qui vous flatte. 2 Vous
mda
que
existence politique est dangerense; mais les direre. id
connaissent nos principes ne s'en, rapporteront pas à
chomnasi
justice à notre prudence : ils déposeront avec
vous; ils.Jenbe
sommes point des novateurs exaltés, mais des victines congance, que nows 11eu1
des tyrans et qu'on a réduites à la nécessité de conquérir échappées R0e
peuvent garder sans troubler la paix des peuples. ombienigil Aur
Froids égoistes! vous ne voyez que vous dans. ce, monde; toutel
prérogatives vous sont dues en: apparence, et vous
tions bienfesantes des hommes
préparent
méçonnaissez lesia
du sort de T'espèce humaine et T règne d'une graduellement justice universeile, Tamélionse
lez, si vous pouvez, l'époque, gui doit reconcilier tous les membres Ren
méme famille et les rappeller à la jouissance du bonheur
du
ces ssez enfin de vouloir faire rétrograder le teins. Indépendans primitif; de fitt i
devons par nécessité, nous ne reviendrons pas à la discussion de. nos droits Na
notre émpancipation au sentiment qui solbeitel l'homme de
à sa coneeryation; nous ne la perdrons qu'avec! Texistenee. Il n'estiaucar Tale
puissance hunaine qui puisse nous faire changer de, résolution à cet égul
Il faut bien que Findépendance des natious soit un besoin comti, LNDRE
puisque TEarope, l'Asie et l'Afrique brisèrent le joug des Roniains;pes RET
que PAmérique septentrionale s'est détachée de la Grande-Bretagnere 21. que FAngleterre la Russie et. TA Allemagne ont détruit le pouvoird UE
Napo'éon Ronaparte ; pujsque TAmériqne méridionalel e'est.souleréecmn
PEspagne. Nous savons que la politique des Sou.verains ne s'accordepa
toujours avec l'équité naturelles mais quand la justice est méconnue,4
opprimcs ont recours a la force pour resister, à la force. Nous ignorons quel sera le terme de nos
mais, enoit 20 VIa0
une fois, une annee de liberté nous est préférable prospérités à des siècles ; de servitat Radese
La noblesse des sentimens de Sir Hlome Pophami, en 5 faisant resei ERRIX
davantage la bassesse des procédés des Colons, le xend T'objet de TAL MERaSO
mration et de la Fecomnaissance d'un Peuple-regénéré
Thonmeg 41
de notre gratitude le consoler de Finjostice des, méchans Puisse qui ne peundt Vacd
souffrir en autrui les vertus qu'ils n'ont pas !.
cles ; de servitat Radese
La noblesse des sentimens de Sir Hlome Pophami, en 5 faisant resei ERRIX
davantage la bassesse des procédés des Colons, le xend T'objet de TAL MERaSO
mration et de la Fecomnaissance d'un Peuple-regénéré
Thonmeg 41
de notre gratitude le consoler de Finjostice des, méchans Puisse qui ne peundt Vacd
souffrir en autrui les vertus qu'ils n'ont pas !. RI0 --- Page 15 ---
(18
A recumingissence a
dH LOI portant
mationale, 4280 servesess
baroued rendus a la Patrien par- le_fets Président d'tiditis ALELANDAES
PETION. OV
Tehi
E
0 K
1C3 inter. Ia Chambre des, Représentans des. Communes rélnie
lai a
Cquere enjeles après SvOIF entetdit lecture: dimojet 181q08
Al
a 8Se ar
EPowir Exécuif, sous la date. du L6 courant, et wvoin delrbere sur
dance.n @ teneur;
10s
0r
deenats Cosidérane que Ja conscience nationale ne serait point satistaite, si,
estloal a millen. deuregretiigul ulligent tousesi coehrsl, lecCorps Lagislatif ne
ederig Voal Ksmpressait de consacrer de la manière la plos solenmelle lap Teconnaisapes:
du peuple buttien pour les servicrs sE aies 994 Te feu
T
dimmelee
Présidentit
pmmese d'Haith, LEXASDRE PETION 31
La coustanguent UD sU reneus Y VA anien pen. 81 rendre dant S.i chomguse Vieq
eodehnoa Shol'l 3
(omilérant Que ce vertueux Magistrat de la Hépublique 9 en travailnour rileuvre de Ir'regcheration, dHalty avat fait le sacrilice
des 20
de tout
enqia erét personnel pour ne spbctiper S
uniquenient que du bonbeur publie,
asule ambitionfr qurdiy consequence de Ce deaintéresement, 18a foriouts) tar purticulière ne peut offnra sa famille un sort heureux, 2 qu'il est
el yrandeur haitienne de fixera
lesin lirts les trois lectures la Chambre, usant des droits que lui donne
ucliona lbntitution, a awétoce quiAsuif: T a 00 1. A
le. Re Ji. ler. Il sera érigé au
Tarbrer der
/
bres Gel
piet de
lan Liberté 9T Tou le
OAIKKANDRE PETION est
un
tit:
dévose,
Mausolée pour éterniser
inewedur fundateur destia
a
de
Regmbuigsecafftoats bu seront-t tratées'lde
actions qui ont honoré sa vie. Le Pouvoar
oits
Bxéentifwt.charpéns
de Tar eladhyumon dumplan 98aejhigergreantarme auiveeurde larnationut -
to recresse, fansr laodapitale ddesla
estiauce
Iopublione, conei
cet 7: Lu
no de Fort Nationd porteraes desermais; rcelutte a de Hort
AEANDRE et a Place dArmesron Champade-dlats, ne'abpellera la
comun Pacei PETION. mit 51
st0rot 13 9
auns; ART. I11. Pendant trois a années,ole 29de Mars, ib
rne:pe
sera célébré
bouvore dwtoutes les Rglsespe:le Repubiqnespiumt Servicer funebre en comme 75
véecin arration du défjnt, auguel toutes lesr Antomités assisterent ent D corps, Oi
peOneA, Dejour, de deuil sera marquel par, la Bertuetures des:magasing our bouti-l?
st0rot 13 9
auns; ART. I11. Pendant trois a années,ole 29de Mars, ib
rne:pe
sera célébré
bouvore dwtoutes les Rglsespe:le Repubiqnespiumt Servicer funebre en comme 75
véecin arration du défjnt, auguel toutes lesr Antomités assisterent ent D corps, Oi
peOneA, Dejour, de deuil sera marquel par, la Bertuetures des:magasing our bouti-l? L ef Pyiby lao suspension des trayaux a dans éhest eainpagnes. 93 ssh
ARt, kVw Las snation décernesn pa Vorgmne des areritprfoasena, une
Tension viagère et annuelle a la 1 Citoyenne OELIE PETIONICN 8ous 1a
mtsic de sa mère ) d'une sommer dadtarkelume Gourdes ; età ses
Anaese Neveuxix les Citeyene MERONE ÉtoAsEAINE FTYROUX une sems
Rde deTe pension.-de Qbaxzs-CaxtaGourdeai scmamgipagabls gar-trinmektreves
hoone Alln VLa presente Loi seraul envoyee aui Senatodela République 2
peuna Ma.SOD. accemtationasont enul 19 inion suot
tu92
inp
Taite et donné ien Chambres des Communesy ssniPortoau-Prince, le 279h
Auil 1810, an 15, de FIndépendanee. 00 d9
1 298
olgm
101 Taut
le2 noSigns )1 BARONNET, Président,. anos
P. ANDRE et LEFRANC, Secretaires. E --- Page 16 ---
(14),
Le Sénnt décrète l'acceptation dela Loi portant Je
sance Nationale des services rendns à 1ay Patrie, titre de: Reces unce
d'Haiti, ALEXA NDSE PETION:
par lel feg Prede
res, expédiée au Président d'Haiti, laquelle,xorav-dans avoir
lès vinigt-gansii E
le mode établi par Ja Constitution. pour
son exécution, SERE DA la Maison Nationale, du Port-au-PHnce le 4 Juin
cnser
de FIndépeadance,
1818, A0 154
LAROSE, ex-Président.
N. VIALLET, ex,: Secrétaire,
98 HAUI NOM DE.LA R EPU BLIQUE
Le Président d'Haiti ordonne que la Loi ci-dessus, du
Jatif. kdit? revêtue du Sceau de la
Corps Let to
Donne au Palais National du Port-ati-Prince, Repabligue, publiée et execule
de l'indépenciance.
le6 Juin 1818,
peadance,
1818, A0 154
LAROSE, ex-Président.
N. VIALLET, ex,: Secrétaire,
98 HAUI NOM DE.LA R EPU BLIQUE
Le Président d'Haiti ordonne que la Loi ci-dessus, du
Jatif. kdit? revêtue du Sceau de la
Corps Let to
Donne au Palais National du Port-ati-Prince, Repabligue, publiée et execule
de l'indépenciance.
le6 Juin 1818, M BO YER,
Par le President:
Le S.oriaire-Giencial,
PalD
B. INGINAC
endob
e ROC L A. M T IO M
JEAN-PIERRE BOYER,
President dHaiti.
n
Lebnt der toute révolutions Hoitoetrmilgtilité publigee et la
&
sea desileffonts qu'elle 1a coité
an Ga 910 nTOD 110 UE
récrm pde
Quel peuple fut jamais nlus malheuteuxi? Quelle nation A déveint
plusiode, courage: et de petevénthcelque la notrez Sa conduite TOINO
ferme: ebsoge impoger silence a ses détracteure 3 qui rougiraient desdr
seins crininels' aquaisl osebta encore former peut-être,
Acde
et notre Indépenrdance, si toutefois le crime savait rougir. -contre: Ce-nete nos'tna 3300
d'avoitt élevé l'edificer de notre gloire, si nous'nè cherehons
Eueet
servern et à Je fortifier par les moyens quillsonto dans Bos mains, alece Ca a0e
mêmes bras qui oat fait) triompher la causer
la
et qui sontitonjours prêts à la
sncréende Libere tadeu
défendie 5 doivent également demanderii
terre les trésors qu'elle recèle dans son sein
a D
hesoias, àt notre subsistances retaux
poar pourvoir
hral
avec Tetranger rendent de jour en jour échanges pluis que avantageux. nos 'communicite dn
la Culture: que nous trouverons tous les biens qui peuvent eneore' C'ist ros RRTA
manquer. La Culture est lart le plus noble et le
révété de Inke
tous les peuples éclairés: clest eller qui acivilisé plus le monde: de tile
est Ja source dus commerce, de lindustrie Iet des arts , et legume
précieux qui : seul 2 peut nourrir et faire fructifier Jes seneice
de; nos institutions politiques. Cuitivons hlas terre ; fmisons un NR
emploi de ses produits, 2 et nous. verrons se réumir autour de nos
tous lesi élémens de notre bonheur,la morale, l'instruction publiqu
-
15 IHALA --- Page 17 ---
ei3 )
des funilles; 1a richease del TEtat. La République sera dans doute
Aepes junce force. Aucune puissance huniaine ne pourra l'ébranier.
Prsta A Ed
nos enpemis : le territoire est devenu notre propriété.
quatrela armes repoussant et de la terre , voila nos biens. Lat loil nous a fait une sage
SERE Das Gamibution de la terre que notre valeur, a conquise, et nous saurons. la
Nos magasinb, nos arsenaux Boit pleins"t duer pourniois-neus
an 15e oaterrer. demiunderions-muus denpints2'Nous avonst tott ce qu'il faut
darer? que
fuire respecter nos droits et assurer notre tranquillité, Conservons
paar armes : donnons tous nos soins à la Culture, et nous' serons'tous heuDOs Initohs! Ylest peuples de la plus haute - antiquité, et soyons à la fois
- rut. ueriens et cultifateurs.
FEL 09
pleins"t duer pourniois-neus
an 15e oaterrer. demiunderions-muus denpints2'Nous avonst tott ce qu'il faut
darer? que
fuire respecter nos droits et assurer notre tranquillité, Conservons
paar armes : donnons tous nos soins à la Culture, et nous' serons'tous heuDOs Initohs! Ylest peuples de la plus haute - antiquité, et soyons à la fois
- rut. ueriens et cultifateurs.
FEL 09 La uet
IY D Eoi acceptant la premiére. ringistrature dej la République, jai.contracté
Kecutee firmenses obligations : elles, m'auraient etirayé sije n'avais: consulté mon
818,4 net mon amour pour mon pays. Ce sonts cesi obligations, Citoyets
voulrais remplir dans toute Jeur étendue, et qui T sont l'objet de
wjs ardenten sollicitude. Chaque instant deu ma vie sera consacré a
moaxioir mplus la félécité publique, à éclairer de peuplel sur ses seuls intéina,vet Wlui traceri ses devoirss Je serai soutenur dans cette ferme etinémelable résolution: par toutesb les autonités quis concourent à faciliter
liction du Gouvernement , par tous lesos gens de bien, 90
189 DD noid
leplus puissant motif: squi doitr diriger Fhomme est s81 conservation,
tig garantie de sa propriétés La Culture, première ssurce delas prospémb FEtat, seri protégéen et encouragées la justice Tetla confiance ré
oque en assureront la durée : je la surveillerai moi-môme.dans tous ses
lauls, Je croirai avoir servi la République toute les fois que je pourrai
récnms madre sur, mes occupations le moment d'être témoin des etforts du CulTrataur, Il recevra toutes l8s marques de ma sstisfaction ses soins; ses
derein tavaulx seront payes par le fruit qu'il en retirera. Il sera recompensé. Le
ite or talivatenr qui, oubliant ce qu'if sedoit à lui-meme, ce qu'n doitoala
ent 1e0 inciete, préfererait l'oisiveté au travails la censure., la'privation des avannos de bges qu'il pourrait attendre du Gouvernement, 33 le mépris, la punition,
DeiX enient la conséquence de sa mauvaise conduite. Ce ne sera pas en
alee TaiD que je me serai adressé à mes Coacitoyens : ils entendront ma
mnains tux; dest celle m d'un pèfe e qui
a à
qu'il chérit tous
a
parle
sessenfans
Liva fgiement. Je n'aurai, du-moins je Tespère, que des éloges à donner,
snders point à me plaindre. La paresse sera ragardée comme un vice, et
oir ktravail honoré comme une des principales Vertus publiques : 0u2
La
DC
ist 1
présente Proclamation sera lue, publiée et affichée par-tout ou behoore ne ioin sera. d
anb. 09
Juin
ercteé 0E Dnde au.Palais National du Port-au-Prince, le 15
1818,,an 15
008es del Ildépendance.
oaaies de
SII Ig
nova3
e dre
S nsg BOYER. beat
serzke
Par le Président,
UA FE
Le Secretuire-Général;
B. INGINAC
présente Proclamation sera lue, publiée et affichée par-tout ou behoore ne ioin sera. d
anb. 09
Juin
ercteé 0E Dnde au.Palais National du Port-au-Prince, le 15
1818,,an 15
008es del Ildépendance.
oaaies de
SII Ig
nova3
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S nsg BOYER. beat
serzke
Par le Président,
UA FE
Le Secretuire-Général;
B. INGINAC --- Page 18 ---
635)
etuob asb
N O UVELLE S nollis
FAALUQ TLODA
a
Te S xont Siehator
DOI
Ri RRI ANICLE.T 6l s6 - IL
Projet de LA presenté a
des
Qes
-
taChembre
Dinntés
partemenss dans: sa- séances eht -12 Marsa
S7 euort 1910888 39 3idih o0
LOUIS, etc.. saoolus al & enios eott eaot 2000h0h
Bi02 Nousia avons ordonné et: ordomnons que lex Projet de Loi deirhy
neur suit, sera présenté en notre nom a la Chanbre: des
T
eitret Ministre. Secretairesd'Erat de lariMtarines et desColonies; Députe epall PES
niler Comteo Siméon etil les Banon Mousnier, Conseillers d'Reat, quan
chargeons, d'ent.exposerrdes.s motifa ettdenisonrenin las discussion.
6b Arto'Ter Toute part quelconque qui serait prise par des
stjeticé
naviresfrançais; en quelques lieux; sous quelque conditions ret précanten
soit,et par des individust étrangers dans.Jesi pays soumisa la denitses
çaise, au trafic connu sousi lei nomu dennab TRAITER DES Noms,
punie parala confiscation du navire et I deud dao cargaison, et par Tins
tion du capitaineyns'il est français. Rto! TRg doset
no2.vi Gesi affaires seront instruites devant lesi tribunaux qui connaises urn
contraventions de Douane, et jugées par eux.
193 Donné aux Tuileries, le.. jour dur mois der Mars, de lan ep TIX
e ce 1818, et de notre règne le 236. tert0og or
53001 0
LOUIS
40 db 10
C
Sighé, -
Dans le prochain No, de PAbeille, nous donnerons le discent
a été: prononcé à la Chambre des Députés par le Comte Molé,6
tre de la Marine, pour développer les: motif du Projet: de Loice
sus. Ce discours respire. un esprit de philanthropie qui fait lemerider
auteur.
Prix coarans des principales denrées en gros,
4D SUD
BHUL
Cofé,
12 à 43 S.
Beurre,
37 C.etdni
Sucre,
12.gd. le 100,
Morue,
138 le16
Coton,
38 dito
Vin,
lère qualité, 00 gourdes
Sirop,
0 dito
2e dto
00 dto
Farine.
26 dito
Se dto
56 ato
CI 1 Huile,
17 dito
Betf, o1
25'g.lebid
Savon,
gel 112
Vin en caisse, blano,: 0
Chandelle,
- : 37 cent. 112
Porcr,
36g.eta
FIN