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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1818-05-01.
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HAYTIENNE,
TABEILLE
POLITIQUE ET LITTERAIRE,
e
JOURNAL
SOn Die
Risroi par J. S. MILSCENT
N. XIX.
t
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
celeur
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Iserer
andse CJournal parait les ler. et 16 de chaque mois.
La necs CHR le prix de PAbonnement se paye d'avance:
uels
25 gourdes pour un an;
mat
14 gourdes pour SIX mois ;
ul a
trois mois.
unaLite
gourdes pour
de TAe Sadresser d M: COLOMBEL, Secrétaire particulier de S. Ex.
lef 2e:
Président d'Haiti
procure
le
ebarass
prémien
a sate
Paris,
ticule
AU PORT- AU-PRINCE,
DE L'TMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT.
simp
Pore
1818.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
- L 0e A
GROTE
Au
Lt
C
D
L
TAO9 --- Page 5 ---
le ler. Mai 1818, an 15 de TIndépendance d'Haîti,
Tat-an-Prince,
LITTERATURE
La Bergère Somnambule. onet
nE
Suer un D0 berceau paré des dons de Flors,
Et non loin d'un ruisseau qui fuyait lentement,
Dormait au lever de TAurore
La jeune et fère Adèle; et son fidèle amant,
Caché dans un bosquet, fixait les yeux sur elle.
Pour l'amoureux Tircis quel propice moment
De ravir un baiser ou deux à la cruelle ! )
Il délibère, il veut' à l'instant même
Punir par un larcin cette beauté rebelle;
Mais saisi du respect que fait naitre une belle,
Dieux, dit-il, si soudain arrachée au sommeil
Elle me voit si près Lss.. hélas ! à son réveil,
Elle sera plus inflexible...
Inutile combat ! Un amant plein d'ardeur
Cède au pouvoir du Dieu qui subjugue son coeur.
Mais Adèle soupire en amante sensible.
Elle parle, écoutons: 66 Digne objet de ma flamme,
69 Je t'aime : c'est toi seul qui règnes dans'mon àme;
9) Pardonneà mes rigueurs, toi qui sus m'enflammer.,,
A ces mots, Tircis couvre Adèle
De plus de cent baisers d'amour."
Elle s'éveille et feint d'être encore cruelle :
Mais Tircis est payé du plus tendre retour.
s
Par LHERISON, Haitien.
5u0
Ballade.
Ami, crois-moi : le beau sèxe est léger:
Ainsi que nous, il chérit l'inconsance.
Le sentiment qui nous fait voltiger
Régit la femme en mainte circonstance.
Le feu d'amour est un feu passager 9
Que nouveauté soumet à sa puissance.
Un jeune ceeur est sujet à changer 2
Quand il gémit de l'ennui de l'absence.
Fidélité l'époux veut axiger
De la moitié dont il fuit la présence;
ade.
Ami, crois-moi : le beau sèxe est léger:
Ainsi que nous, il chérit l'inconsance.
Le sentiment qui nous fait voltiger
Régit la femme en mainte circonstance.
Le feu d'amour est un feu passager 9
Que nouveauté soumet à sa puissance.
Un jeune ceeur est sujet à changer 2
Quand il gémit de l'ennui de l'absence.
Fidélité l'époux veut axiger
De la moitié dont il fuit la présence; --- Page 6 ---
(4 )
atel
Mais un rival souvent sait déranger
Les beaux projets de parfaite constance,
Ainsi l'amant qui vient à voyager
Court, je crois bien, à peu près même chance,
Un jeune coeur aime à se dégager,
Quand il gémit de lennui de l'absence,
N'en croyons point un discours mensonger,
Un vain serment, dicté par la prudence.
En s'éloignant, il ne faut plus songer
A la beauté qu'on laisse en concurrence.
De cent rivaux, ardens à se venger
Un en secret aura la préférence.
Un jeune coeur aime à se dégager,
Quand il génit de l'ennui de l'absenee,
ENVOL
A la maman qui veut te protégar
Ton Aglao doit-eile obeissance?
Un cceur peut-il se laisser diriger
Quand. il gémit de Fennui de l'absence 2
TE
MILSCENT
Stances.
Muses, reprencz vOs pinceaux;
A lise jai promis d'écrires
Elle veut quelques vers nouveaux;
Hâtez-vous donc de les transcrire,
Déjà tu prépares tes traits 2
Amour,, et je te vois sourire.
C'est. vainement : d'autres attraits
M'ont engagé sous ton empire.
Quel sentiment me fait la loi?
Quel est ce feu qui me dévore?
A Phylis j'ai donné mafoi;
Mon coeur, il t'en souvient encore.
Cependant Te ne sais pourquoi
Un sécret penchant me maîtrisse.
Sans être inconstant, malgré moi 2
Un houvel objet m'électrise.
Lise, je crois t'entretenir
Le soit, le matin', à toute heure;
L
De ton aimable souvenir
Et
Je m'occupe dans ma demeure.
De tes appas que je chéris
A moi la forme se présente,
dévore?
A Phylis j'ai donné mafoi;
Mon coeur, il t'en souvient encore.
Cependant Te ne sais pourquoi
Un sécret penchant me maîtrisse.
Sans être inconstant, malgré moi 2
Un houvel objet m'électrise.
Lise, je crois t'entretenir
Le soit, le matin', à toute heure;
L
De ton aimable souvenir
Et
Je m'occupe dans ma demeure.
De tes appas que je chéris
A moi la forme se présente, --- Page 7 ---
(5)
Et sur le papier où j'écris
Je vois ton image charmante,
Le sommeil commençant son cours
M'ofire-t-il de brillans mensonges?
Le même objet parait toujours,
Je vois Lise dans tous mes songes.
Si je pouvais trahir ma foi,
Bràler d'une flamme nouvelle,
0 Lise 3 ce serait pour toi
Que je voudrais être infidèle.
Objet qui sais si bien charmer,
Je suis soumis à ton empire;
Mais quand Tamour vient m'enflammer,
J'exprime fort mal son délire.
Si le talent manque à Pauteur,
Du ryoins il sait te rendre hommage :
Il dresse un autel dans son coeur :
Il y dépose ton jmage.
Le même,
Fable.
Apollon aujourd'hui m'inspire;
Muse, soutiens ton nourisson.
C'est à vous, charmante Thémire 2
Que j'adresse cette leçon.
Jeune et gentille bergerette,
A la foire ayant fait emplette
D'un, oranger et d'un jasmin,
Les rendit l'ornement de son joli jardin 3
Et se, chargea de leur culture.
Soir et matin une onde pure
Par elle était puisée et les rafraichissait.
Au tour d'eux , point d'herbe ennemie 2
Point de cailloux, une terre choisie
S'élevait ou s'abaissait
Au gré d'une main légère
Qu'adroitement dirigeait la bergère.
#é! quels plants recevant des soins si délicats
Pourraient languir et. ne profiter pas ?
L'oranger se couvrit d'une verte parure;
Et le jasmin paya son tribut de verdure,
Bientôt aprés ils firent d'autres dons.
Ils offrirent d'abord quelques tendres boutops 8
Point de cailloux, une terre choisie
S'élevait ou s'abaissait
Au gré d'une main légère
Qu'adroitement dirigeait la bergère.
#é! quels plants recevant des soins si délicats
Pourraient languir et. ne profiter pas ?
L'oranger se couvrit d'une verte parure;
Et le jasmin paya son tribut de verdure,
Bientôt aprés ils firent d'autres dons.
Ils offrirent d'abord quelques tendres boutops 8 --- Page 8 ---
(6 )
En suite des fleurs odorantes.
Le jasmin infructueux
Borna là ses présens. L'oranger généreux
Promettait des pommes brillantes ,
Qui devaient satisfaire et le goût et les les
:
yeux,
Mais la bergère un jour de fète,
Eprouvant un désir coquet 9
Voulut se parer d'un bouquet
Pour s'assurer quelque conquête,
L'oranger allait en souffrir *
Elle venait de s'en saisir.
A tomiber sous le fer une branche était prète,
Quand l'arbre dit: bergère, arrête,
Je t'ai donné des fleurs; c'est peu. Dans quelque tems
Je' te serai bien plus utile.
Laisse passer l'été pour avoir mes présens.
Si tu veux un bouquet, mon voisin ést stérile, le
Pare ton sein à ses dépens.
A cette prière plaintiye,
La bergère prétant une oreille attentive,
Fit grace à Forunger ; mais le pauvre jasmin
Se vit sacrifier soudajn.
Profitez de votre jeunesse ;
Mais songez bien que le tems fuit.
De jouir si ce Dieu vous presse
Cueillez la fleur, gardez le fruit.
eNre
Le même,
A la mémoire du Président PETION.
L'inexorable mort de sa faulx meurtrière,
A done plongé dans le tombeau,
PETION, lui qui fut de cet état nouveau
Moins le chef que le père.
Il n'est plus ! 6 douleur ! 6 regrets éternels !
Ciel! que va deyenir son Haîti chérie.
Hélas! mais n'est-il pas au rang des immortels ?
Eh! qui peut mieux que lui protéger la patrie ?
Aux Cieux, où l'ont placé ses trop rares vertus *
Il va lui préparer de hautes destinées:
Et pour que ses désirs ne soient en rien déçus,
Orphelins 9 que vos cceurs, par sa,perte abattus
Rappèlent les leçons qne ce sage a données.
p fut sur cette terre un modèle pour vous,
Certains qu'il vous contemmple,
Imitez son exemple,
'est-il pas au rang des immortels ?
Eh! qui peut mieux que lui protéger la patrie ?
Aux Cieux, où l'ont placé ses trop rares vertus *
Il va lui préparer de hautes destinées:
Et pour que ses désirs ne soient en rien déçus,
Orphelins 9 que vos cceurs, par sa,perte abattus
Rappèlent les leçons qne ce sage a données.
p fut sur cette terre un modèle pour vous,
Certains qu'il vous contemmple,
Imitez son exemple, --- Page 9 ---
(7 )
Et votre sort bicntôt deviendra des plus doux., résides
Que chez son successeur son bon esprit
Elevé par ses soina, il a ses sentimeus, 9 de
C'est assez pour le rendre, en lui servant guide,
Et l'idole du Peuple et l'effroi des Tyrans.
EPITAP H E
Du Ceur d'ALEXANDRE PETION.
Ce cceur fut des vertus l'auguste sanctuaire.
Dans les Cieux il en a déjà reçu le prix. 2
Qui reste malheureux sur cette triste terre
Ses enfans chéris:
Par Z..ne
INTERIEUR
AVIS.
les Abonnés d PAbeille Haitienne, qui n'ont point
MM.
de la souscription. sont invités
ncore satisfait aux conditions
du dernier triiramplir leur engagement avant Pexpiration
sestre.
se croire autorisé à dire que le peuple haitien ne
Si l'on pouvait toutes lea
morales qui distinguent les nations
Méunit pas encore achevée remonte qualités à une époque très-éloignée 9 on ne
Gant la civilisation nier l'amour
porte à la vertu. Ce sentiment s'est
peurait néanmoinis dans la malheureuse qu'il circonstance de la mort du Pré.
ureloppé en lwi, d'une manière
Avec quelle sincérité il a pleuré
eent Pétion,
descendre frappante. dans la tombe! Quel respect reThomme vertueux qu'il a vu
Igeux il attache à sa mémoire ! Il ne prononce son nom qu'en l'accomsugnant de louanges et de bénédictions. Ce que le père de la patrie a
fat est sadré pour lui ; ce qu'il a dit prend à ses yeux le caractère celle
mophétique, L'idée de Pétion s'est identiniée dans son esprit avec
devertu, et il honore l'un et l'autre en rendant hommage au héros.
In'est point barbare le peuple qui, en voyant périr ce que l'humamité offre de plus admirable, s'humilie devant le Dieu de l'univers, lui
timoigne par des larmes les regrets que lui coûte la perte du bienfaiteur
9il devait à la bonté suprême 3 et se résigne à la volonté divine avec
une confiance illimitée. Le sentiment douloureux dont il a été pénétré a
entièrement développé son caractère, et prouvé que lunion la plus parfite règne entre les divers membres de cette fanjille, Le malheur, loin --- Page 10 ---
(8)
de les aigrir. les a mapprochés les uns des
et
établi entre eux une plus grande intimité depuis autres, il semble Tli
qu'ils étarent d'accord pour apprécier et chérir qu'ils le se sont COTA
attendu avec calme le résultat du plus déplorable même objet, he (atés,
effervescence n'a agité les esprits, et le Sénat de la événement: 20a
interpréter dans le silence le voeu de la nation, en Répubine 4
seur d'Alexandre Pétion.
les uns des
et
établi entre eux une plus grande intimité depuis autres, il semble Tli
qu'ils étarent d'accord pour apprécier et chérir qu'ils le se sont COTA
attendu avec calme le résultat du plus déplorable même objet, he (atés,
effervescence n'a agité les esprits, et le Sénat de la événement: 20a
interpréter dans le silence le voeu de la nation, en Répubine 4
seur d'Alexandre Pétion. nompant le 8A0S
Nous gommes trop intéressés à parler de ce qui nous touche
dietement, pour n'être pas accusés
iEC
doute de la vérité
d'enthousiasme; mais si Au loas
que nous annonçons telle
nous en appellerons aux témoignages de MM. qu'elle les a paru à nos JAL CCT
vent dans la République; car ce sont eux qui nous Etfangers qui 8ts m
les particularités qui se rattachent à une circonstance ont'fait remeng extorC
Le tems se déploie devant nous. ; il étendra l'empire importauts de la Ds VOLL
L'injustice et la calomnie cesseront d'élever leurs voix et
Mepa
hoinmes à la discorde. Lorsque ramenés à la bonnefoi
la d'excirs
voudront assigner un rang aux nations qui ont poursuivi par la raisa,
leur liberté avec un courage qui n'a pu être ébranlé par des conpuet dhxtur
qui paraissaient invincibles, ils n'hésiteront pas à marquer la
SU
doit occurer lal constante Haîti après avoir eu à combattre des placre
de toute espèce. difau
Nos premiers succès ne seront pas perdus ; la
ble se manifester en notre faveur, en détruisant la justice fausse suprèmea Re
avait de nous au dehors. Nous devons ce précieux
ropinionsi au
ats
tueux que la volonté toute-puissante nous a retiré; nous avantage en
chde E
tres non
derroste
moins importans au digne successeur de PETION,
rons
etinoase
enfin se perfectionner l'ceuvre qui doit assurer la tranquilied
prospérité de notre patrie. Le PIILANTRROPE, brig armé de l'Etat, est de retour den A
voyage à la Jamaique. Le Colonel Lerebours, qui était chargé dese
pêches de notre Gouvernement, relatives aux derniers 4 événemens, am IO0
au Fort-Hoyal un aceueil dont il se loue beaucoup, et qui done ILDer
haute idée de l'urbanité de la nation anglaise, Dès que Sir Homel Nunoir
pham, Gouverneur de l'ile, eut apptis l'arrivée du Colonel Lerebome e les
connu le caractère dont il était revêtu, il donna des ordres pour al
voiture fût mise à lan disposition de P'Envoyé de la République, ain E ure,
le transporter chez lui. Sea intentions ayant été parfaitement
Je
le Gonverneur, après les premières civilités, traita le Colonel Larewa rempie anot a
avec autant de cordialité que de noblesse. Il le retint à diner et-lue mP
nagea des petites scènes d'une agréable surprise. Il témoigna ensuite, 09 SOUY
l'entretien qui suivit le repas, une disposition favorable à la bene 18NO
ligence qui doit continuer de régner entre les deux Gouvernemens. Is e
mit au Colonel Lerebours une Lettre adressée à Son Excellencekls *rIx,
sideht Boyer, contenant des assurances très-flatteuses.
avec autant de cordialité que de noblesse. Il le retint à diner et-lue mP
nagea des petites scènes d'une agréable surprise. Il témoigna ensuite, 09 SOUY
l'entretien qui suivit le repas, une disposition favorable à la bene 18NO
ligence qui doit continuer de régner entre les deux Gouvernemens. Is e
mit au Colonel Lerebours une Lettre adressée à Son Excellencekls *rIx,
sideht Boyer, contenant des assurances très-flatteuses. coune
Le rapport satisfesant fait par le Colonel Lerebours sur la roe
tion quiluia été faite par Sir Home Popham, êt la politesse des erpo
sions de la Lettre de ce Gouverneur, sont un he ureux présage dete R ace
Jations pacifiques et amicales que nous pourrons entretenir avec QRE f a TA --- Page 11 ---
(9
des
éclatantes d'une libéralité pliffanthropique. 2 dea qui a doané Gouvernement preuves. ne manquera pas de saisir avéc empresse
Cates, notre
les sentimens que nous inspirent les Wi
AI ment Toceasion d'interpréter en
la
haute estime et Ta plus
berforbe et les Granville, ,
témoignant
plus dont lame Est aussi sensible
le Su0 sucere gratitude à un de leurs compatriotes
TIsTOiE
Gue belle. sortant du
a mouile
uche
Une corvette Américaine, le Comte Cap-Français, de Limionade a refuse de
au lan sur notre rade. Il paraît certain quie
le Gouveradressés au GENERAL* CHRISTOPHE par
C ncenodir des paquets
retlamer des sommes que cet usurpateara
et sement des Etuts-Unis, pour américains. On assure aussi que Christoplie n's
retur evtomquées i des négocians
en
de Consul, attendu qu'il n'ertante, pas voultu agréer le sieur Taylor
qualité
de la Tes tt pas revêtu d'un caractère authentique. d'excie
Mii.scèst. a raison,
conqee
DE STE. S HELENE. des OONL
SUITE DU MANUSCRIT VENU
ia piace
artotas 1N
mS
des cltfic
Hien, mais je fis le contraire. Au lieui de changer 1a
mprèmer Te raisonnai
comme
l'en avais menacée 2 je lui rendis
imstie Prussienne 1
je La
ne nie sut
de n'avoir
Ppiniona ses, après les avoir morcelés. Pologne
pas gré
s'était
au chdt ibs en liberté que la portion de son territoire dorit la Prusse obtenir daHervost epnée Le royaume de Westphalie fut mécontent de ne pas
etnout intage, et la Prusse, furieuse de ce que je lui avais ôté, me jura une
iquilinet line éternelle,
des souverains
Je m'imaginai, je ne sais pourquoi, que
de dépossedes la
retourdl Fk droit de conquêtes, pouvalent devenir" reconnaissant
part
pargeial leur laissait.
son territoire dorit la Prusse obtenir daHervost epnée Le royaume de Westphalie fut mécontent de ne pas
etnout intage, et la Prusse, furieuse de ce que je lui avais ôté, me jura une
iquilinet line éternelle,
des souverains
Je m'imaginai, je ne sais pourquoi, que
de dépossedes la
retourdl Fk droit de conquêtes, pouvalent devenir" reconnaissant
part
pargeial leur laissait. J'imaginai qu'ils pourraient, après tant de revers,
de bonnefoi avec nous, : parce que c'était le plus sûr. Jimuginai
E
dod paroir étendre ainsi les alliances de T'empire, sans me charger de Todieax
Homel que les révolutions trainent après elles. Je trouvais énfin que e'était un
Lerebn rand rôle à jouer, que d'ôter et de rendre des couronnes; je. m'y laissai
paehine Je me suis trompé, et les fautes he se pardorrient jatnaies
que, ail Je voulus corriger au moins be que J'avais fait en Prusse; EH 6rga:
ent Ratinat la confedération, du Rhin, parce
j'espérais contenif lan
lesfaure Pour former cette conféderation, Ta agrandi les états de Raldt
eretlat QUES souverains aux dépens d'une cohue de petits prices, qui ne serensuit. vaient qua manger Targent de leurs sujets, sans ponvor leur être bons
Mhire. Jattachai ainsi a ma oause les souverains dont j'avais grossi le
emens, tolme, par Tintérêt de leur agranditeemment, Je les fis conquérans inallencell ge eux, Mais ils se trouvèrent bien du métier. Ils' ont fait volontiers cause JISVE
conmune avec moi. Ils ont été fidèles à cette cause tant qu'ils Tont pu. sur la 1e Le continent Be trouva pacifié pour la quatrième fois.
leurs sujets, sans ponvor leur être bons
Mhire. Jattachai ainsi a ma oause les souverains dont j'avais grossi le
emens, tolme, par Tintérêt de leur agranditeemment, Je les fis conquérans inallencell ge eux, Mais ils se trouvèrent bien du métier. Ils' ont fait volontiers cause JISVE
conmune avec moi. Ils ont été fidèles à cette cause tant qu'ils Tont pu. sur la 1e Le continent Be trouva pacifié pour la quatrième fois. J'avais étendu
edes ep la surfacé et la prépondérance de l'empire. Mon pouvoir immediat se'ten:
sage del dait de TAdriatique. jusqu'aux bords du Wéser. Mon pouvoir d'opinion
vec QaEl sur toute
UT 9n (SIT delist
D
de
TEurope,
Mats FEurope sentait, comme moi, que L cette pacification n'était --- Page 12 ---
ia03
encore qu'une ceuvre provisoire; parce qu'il y avait
résistances,. et qu'en traitant avec ces résistances, trop ddrmeil rolan,
tort de Je faire, je n'avais fait que reculer la difficuité. , comme Jensul et
Le principe vital de la résistance était en Angleterre,
is
moyen de Tattaquer CorPS a corps, et j'étais sur que la Je danaia
vellerait sur le continent, tant que le ministère
guerre Seneu
en payer les frais. La chose pouvait durer iongtems, anglais aurait da
fices de la. guerre alimentaient la guerre. C'était un cercle parce que lel beR
Je résultat était la ruine du continent. II fallait donc trouver vicism, 4
détruire les bénéfices que la guerre maritime valait à
un IJTR I
ruine T
$
le crédit du ministère, On me: proposa, dans ce TAnglidens Nous
continenta). Il, me parut bon, et je Tacceptai. Peu ele gens hab.kedex
ce système. Ons'est obstiné à ny voir, d'autre but
celui ont CIEm recevoi
le café. Il devait avoir de toutes autres conséquences, que
de rada
Il devait ruiner le commerce anglais. En cela, il a mal fat SZE
voir, parce qu'il a produit, comme toutes lesun-TE
rissement: ce qui est toujours à T'avantage du prolibitions,, et
ne peut être assez complément établi pour bannir coumerce, la contrebande, pare T
Mais Is système contineutal devait servir encore à désigner
nos amis d'avec nos ennemis. Nous ne pouvions pas nous J
clais L LECOLIDY
chement au système continental témoignait de, lattachemient tromper, a notreg BO
parce qu'il était son enscigne et son palladium.
Ce système, s1 débattu, était indispensable dans le moment 01 en
établi; car il faut qu'un grand empire ait non-sei wement une tendanee
nérale pour diriger sa politique mais son econoniie doit avoir unea mat
dance pareille. Il faut une route à Tindustrie, comme a toutes cias Mendlation
pour se mouyoir et pour avancer. Orai la France n'en avait point 04 Cette
je, lulai trace sa.Toute
donnant le systême continental.
M
Léconomie de la
était portée avant la révolution, Tesi ant au
colonies
1e
et le commerce déchange. C'erait la mode alors. Elle a
su de grands succes. A quelque point qu'on ait vanté ces"succès, iStRE
vaient eu cependant d'antres résultats
ceux d'amener la ruine da es
nances de létat > la perte de,aon credit, que la destruction de sonsea te
militaire 3 la perte de sa consideration au-dehors la langueur deiat
griculture. Ces succès, l'avaient amenée finalement a signer un traité
commerce qui, livrait son approvisonnenecat. aux Anglais.
La Françe avait à Ja vérité de beaux ports de mer et quel
goclans dopt les fortunes étaient colossales.
00d La guerre avait détruit sans retour le système maritimé. Lespati
mer étaient ruinés Aucune force Aumaine ne pouvait leur rendre-cee
la révolation avait aneanti. Il talait donc donnér une autre impi
Tesprit du Iralicist PONT rendires la yie. a lindustrie de Ta: France. I!
avait pas d'autres moyen dy, paryerur quen celui d'enlever aux Aorus
monopole de Pindustrie manylacturieres pour faire de cette indostme 8
tendance générale de l'économie de letat.
11 fallait créer lespsis Oter
continental: Il fallait ce système 10,
et rien de moins; &
parce UB
quit fallait donnere Rss
prime énormie aux dfabeiguenp pour engager le comieree nettre
. a lindustrie de Ta: France. I!
avait pas d'autres moyen dy, paryerur quen celui d'enlever aux Aorus
monopole de Pindustrie manylacturieres pour faire de cette indostme 8
tendance générale de l'économie de letat.
11 fallait créer lespsis Oter
continental: Il fallait ce système 10,
et rien de moins; &
parce UB
quit fallait donnere Rss
prime énormie aux dfabeiguenp pour engager le comieree nettre --- Page 13 ---
(11)
E rétablissenent de tout un ensemble de fa
Aehois Jes avances qu'exige
TE 0 brication,
en ma faveur: Jai déplacé le siège de Tiadastrie,
eu
Le fait a prouvé la.mer. Eile a fait de si grands pas surle continent,
mlui fusant passer de concurrence à redouter. Si la France veut prospe:
auDE grelle D'a plus mon
en changeant son nom. Si elle veut de
reby. reft quielle arde reconinencer systèrue des
martunes; car les ri
- cheirs elle n'a quà
premire EHerre, expeditions J'ai été forcé de porter le
plais les détruiront ala a Pextrome,
guil avait nour but de faire nols
LE awème continenjal du bien a la France, muis parce du mal à rAngleterre. 10g7a kalement
coloniales
par son ministère,
E Nous ne recevions les denrées
que
11 fallait donc
SIEC elpne fut le pavillon qu'elle emnpruntat pour naviguer. COTOTA recevoir le moins possible, 11 n'y avait pas de meilleur mcyen pouF
IClEn dlique en
d'en élever Je prix outre mesure, Le bat politique était rempiles finances de l'étut en prontaient, Trais Jai désolé les bonnes
son6 iames, et elles s'en sont vengees. L'experience montrait chajue jour,
reuce pele systême était bon, car l'état prospérait, malgré le fardeuu ds
-
Tin--
0 puerre. Les impôts étaiept ajour,
Le crédit au pair avec
frct de Targent, L'esprit d'amélioration se montrait dans lagricularena ture comme dans les fabriques. On bAuissait les villagese neut comme les
Is niS de Paris. Les routes et les cunaux faciitaient ler mouvement intéC ecie Te. On inventait chaque semaine quelque perfectignnements je fesnis
edu sucre avec des navets et de la soude, avec
sel. Le dévedes sciences marchait de front avec celei
Tindustrie:
ipment D aurait donc été insensé de renoncer a un systeme aui moment ou
portait ses fruits. Il fallait l'aiermir, pour dwnner d'autant plus di prise
.1096 ilemulation. Qun Cette nécessité à influé sur la politique de l'Europe, en ce qu'elle
afatal Angleterre une nécessité de poursuivre. l'état de, guerre, Dès ce
versa moment aussi, la guerre a pris en Angleterre un.caractère plus sérieux. an I sagissait pour elle de la fortune publique; c'est-à-dire de son exis1STP tence. La guerre se populariss. Les anglais ne confièrent plus à des anxidat laires le soin de leur protection ; ils s'en chargerent eux-mèmes, et paa rurent en grosses masses sur le terrain. La lutte n'est devenue périlleuse
me depuis lors, J'en reçus l'impression en signant le décret.
la guerre a pris en Angleterre un.caractère plus sérieux. an I sagissait pour elle de la fortune publique; c'est-à-dire de son exis1STP tence. La guerre se populariss. Les anglais ne confièrent plus à des anxidat laires le soin de leur protection ; ils s'en chargerent eux-mèmes, et paa rurent en grosses masses sur le terrain. La lutte n'est devenue périlleuse
me depuis lors, J'en reçus l'impression en signant le décret. Je soupconTDAL quil ny, avait plus de repos pour moi, et que ma vie se passerait
acombattre des résistances que lel public ne voyait plus, mais dont,
he51e jarais le secret : parce. que je suis Je seul que les apparences n'aient janais trompé. Je me flattais, au fond du cceur 2 de rester maitre de Tas
le renir, aumoyen de larmée quej'ayais faite : tant de succès l'avaient rendue
nrincible, Elle ne doutait jamais du succès : les mouvemens étaient fa
dies,parce que nous avions renoncé au système d'avoir des camps et des
magasiuse On pouvait la transporter sur toutes les directions 2 et par-tout
eile arrivait avec la conscience de la supériorité.
pé. Je me flattais, au fond du cceur 2 de rester maitre de Tas
le renir, aumoyen de larmée quej'ayais faite : tant de succès l'avaient rendue
nrincible, Elle ne doutait jamais du succès : les mouvemens étaient fa
dies,parce que nous avions renoncé au système d'avoir des camps et des
magasiuse On pouvait la transporter sur toutes les directions 2 et par-tout
eile arrivait avec la conscience de la supériorité. Avec de tels soldats,
quel est le général qui n'eût aimé la guerre ? Je Tairais, je l'avoue, 3
e cependant je n'ai plus senti en moi, depuis l'affaire de Jéna, la plénitude de confiance ni le mépris de l'avenir auxquels j'ai dà mes premiers
jucces, Je me défiais de mol-mème: cette défiance portait de lincertin
i --- Page 14 ---
(19)
tude dens mes décisions; mon huneur en. était altérée, mon
abatardi. Je me commandais, mais ce pui'n'est pas naturel caricla votues
parfait.
natjes parce
Le systême continental avait décidé Ics Anglais à hous
sutre U.
guerre à mort. Le Nord érait soumis et contenu par Dies
Oitel
Anglais n'y avaient plus d'autres rapports que par la
sarito. La
pn leur avait livré 18 Portugal, et je savais que lEspagne coutechande, IiS
comerce à Fabri de sa neutralité.
farunailed pouraut
Pour que le système continental fat bon à quelque chnse, TeR denens
qoit mot complet. Je" T'avais établi, ayieu de chose près dans le Net purce
Il fallait le faire respécter dans le Midi Je demandai à
bréait
un
rispeea
passage pour
corps d'armée que je voulais envoyer ên
iaadte
mue
Poraugi.n
Taccorda. A Tapproche de mes troupés la cour de Lisbonne 3e iauanec On
barqua portr le Brégil, et me laissa soli royaume. Il fallut etabie,a eraauit us
travers de rEspagne, une route miitaire, 2 pour communiqner aveel Qud den
Portugal. Cette route nous mit en rapport avec T'Espague, Jopta
je n'avais jamais songe a ée pays à Cause de 5a nullité.
ibagne gemement
L'état politique de PEspigne était alors inquiétant: elle Etirs mitleur
yernée par le plais incapable des souverains ; brave et digue harg Acist
dont lénergie se bormit à obéir à son favori. Ce favori, suns cirate
et sans talent, n'avait lai-menie d'autre énergie que celle de dear
sans cesse des richesses et des dignites.
at Cas Le favori m'etait resté dévoue, parce qu'il troavait commode des Etnae
verner sous. l'ombre de mon alliance. Mais il avait si mal mené 1e4
Tes, que son crédit avait baissé er Espagne. Il ne pouvait pluss sTit
ebeir. Son dévotnent me devenait inutile,
Les opinions avaient marche en Espagne dans' le sens invene
TEurope. Le peuple, qui s'était par-tout Blevé à, la hacteur de la pp
volution, y état resté fort Au-dessous : les lumières n'avaent pas pert Hetres
isqua seconde couche de la nation. lles s'etalent arrêtées ahe fiure
frce: c'est-a-dire sur les huites classes. Celles-ci sentaient l'abaisseet almasre,
de leut patrie y et rougisshient d'obéir à un gouvernement quip perul lgarernen
leur pays. On les eppelait les libéraux.
Enconnai
En sorte que les révolutionnmires étaient en Espagne ceux quianas mea
f perdrea li révolution ; et ceux quri avaient ày gagner p'en voulaient kmnsta
entondre parler, Le même contre-sens a eu lien étralenrent a Napies. pomec
m'a fait faire beancoup de fautes, parce que n'en ai pas eu la C UIs
d'entrée.
IE d
gouvernement quip perul lgarernen
leur pays. On les eppelait les libéraux.
Enconnai
En sorte que les révolutionnmires étaient en Espagne ceux quianas mea
f perdrea li révolution ; et ceux quri avaient ày gagner p'en voulaient kmnsta
entondre parler, Le même contre-sens a eu lien étralenrent a Napies. pomec
m'a fait faire beancoup de fautes, parce que n'en ai pas eu la C UIs
d'entrée.
IE d 3300 3 1
Ekntes
La présence de" nies troupes en Espagne y causa un événemot ples Nekheemne
Chacur l'interprèta. Les tôtes s'en occuperent : la fermentation commett phinele
J'en fns informé. Les libéraux turent sensibles à P'humiliation de leorp pATR MEOEEL
ils crurent prévenir sh rune par'una conjuration. Cette conjuration rétisc liaba
Eile se borna à fiire abdiquer le vieux ror", et à rouer de coipeim tynit
favori. L'Ekpngne ne gagnait rien au fond"a ce changement, careti
qu'on mettait sur le trône, ne vallait pas mieux que son père. Jess
a quoi m'en tenir a"cet 'égard.
IB T19
an
La conjoration eut à peine réuissi, qutz les conjurés "epeurndla L4
de leur audace:" ils eurent peur d'eux, - ioi, de tout le nunde
à rouer de coipeim tynit
favori. L'Ekpngne ne gagnait rien au fond"a ce changement, careti
qu'on mettait sur le trône, ne vallait pas mieux que son père. Jess
a quoi m'en tenir a"cet 'égard.
IB T19
an
La conjoration eut à peine réuissi, qutz les conjurés "epeurndla L4
de leur audace:" ils eurent peur d'eux, - ioi, de tout le nunde --- Page 15 ---
(13 ad )
la violence
avalt exercée contre leur vieux
Beits Marprouvaient était pas illégitime : je ceta désaprouvai égallement. Par un
T pi, parce qu'elle
se mit dans la nouvelle cour, la révolte dans
autre motif, Tépouvante dans l'état.
Atre kpaple. et l'anarchie des choses avait amené ainsi un changement en Espagne,
La force révolution venait d'y commencer par le fait. Cette révolution
pesiune être de la même natare que celle de France, parce que
M1e apurit pas étaient différens. Jurqu'alors elle n'avait eu aucune direcle démens en
n'avait point eu de chef, hi de parti pris d'avance.
TE iparce qu'elle
d'autorité, une subversion de pouvosr, 2
Na Creait encore qu'une suspension
PEnen u u8sordre: voilà tout. autre chose sur le sort de TEspagne; si ce
On ne pouvait prévoir
et farouche, cette revolution ne s'a3a ntglarec un peuple dès flots ignorant de sang et de longues calamités.
dererait pas sans
d'ailleurs les hommes
voulaieat un changement
avec
Que deraandaient n'était
une révolution qui cooime la nôtre : c'était un
Squtt al Epagne ? Ce
une pas antorité qui fut en état d'ôter la rouille qui
pmemément capable; afin de lui rendre de la considération au-dehors et
a lantat leur pays,
TE da chvilisation au-dedans,
Cirad
La suite an prockain Numéro.
Deue
EADt
NOUVELLES
verte -Un
de Londres du 23 Décembre donne la traduction de
M3 kalettres papier de M. le Comte Las Casas; lune adressée à Lord Sidmouth,
pert tlautre à Lord Holland. La première a pour objet de faire connaitre,
las uinistre, les différentso griets de l'illustre écrivain contre les agents
StE e guvernement, telle que la saisie de ses papiers, sans inventaire, 9
DerL est reconnaissance-; celle de sa correspondance de famille depuis son
sminée en Angleterre ; les invectives de ces suppots insolens du gouvernears nent ministériel, contre Théroisme dans le mnalheur, et Jar fidélité auxi
ent re avec la corruption, la bassesse et la violence.
DIé Dans la seconde. à Lord Holland, M. Las Casas se réfère à des
la uam écrites, à ce Seigneur, da Cap de Bonne-Espérance, accompapeant divers documens : tels qu'une pétition au Parlement: des plaintes
nemit Anle traitement éprouvé par le Prisonnier de Ste.-Hélène, et la corrès
nme - pndance de TAuteur avec le gouverneur Sir Hudson Low. M. Las Casas
it également usage des dispositions généreuses et amicales de Lord
reus Haland, en lui recommandant sa justification dans le cas où sa conup3 dute serait attaquée dans les papiers ministériels, et en rendant publics
des documens
font antant d'honneur à Napoléon et
Jes alers moyen,
qui
contre le
son ami, qu'ls jaspirent d'indignation
gouvernement anglais.
antcta Aemoin la lettre suivante.
( Tous les papiers publics, dit M. Las Casas, ont donné, dans le
encotrtico ROII 12
à
8SI ansb RBY et
conup3 dute serait attaquée dans les papiers ministériels, et en rendant publics
des documens
font antant d'honneur à Napoléon et
Jes alers moyen,
qui
contre le
son ami, qu'ls jaspirent d'indignation
gouvernement anglais.
antcta Aemoin la lettre suivante.
( Tous les papiers publics, dit M. Las Casas, ont donné, dans le
encotrtico ROII 12
à
8SI ansb RBY et --- Page 16 ---
(14 3
tems y des opinions erron ées sur les raisons de mon départ de Lopae
La lettre suivante fera connaitre la vérité.
46 Mon cher Comte Las Casas 3
c Mon coeur sent vivement ce que vous éprouvez. Amdedis
de moi depuis seize ou dix-sept jours, vous avez été tenu QUsie
sans qu'il vous ait été permis de recevoir de mes nouvelles, dere
mnuniquer avec qui que ce soit, anglais ou français, et privé mée
domestiques de votre choix.
( Votre conduite à Sainte-Helène a été; comme votre vie,hem
ble et sans reproche : j'ai le plaisir de vous dire cela
Icilasu
guarts de la lettre manquent.
N.
6 Votre société m' était nécessaire ; vous seul pouviez parler ds: Rson coè
tendre l'anglais. Combien avez-vous Dassé de nuits avec moi penint No.
maladie ? Cependant, je vous conseille, et s'il le faut, je vous OTUE 1c70S,
de requérir le Gouverneur de I'Ile, de vous envoyer sur le Coetiz Meme
il ne peut pas se refuser à cela, n'ayant aucune puissance sur YORR
par votre propre consentement qui vous a place sous son autonte, A
cceur se réjouira de savoir que vous allez vers des meilleurs cima
66 Soit que vous alliez en Angleterre 3 ou que vous retournan
votre patrie , oubliez tous les maux qu'on vous a fait souffrir. Hes
vous de la fidélité que vous m'avez montrée et de l'entière affecn:
je: vous porte.
6 Sic quelque jour vous voyez ma femme et mon fls, embrassesel D
ya) plus de deux ans que je n'ai eu de Jeurs nouvelles ni directeas Vill
indirectement. - ( Trois lignes enlevées ). Cependant prenez COUY 4,4298
CONSOLEZ MES AMIS. Mon corps, il est vrai, est au pouvoir decst Llebat.
nemis : leur rage nioublie rienndel ce qui peut rassasier leur venga n,ch.
lal
est ju rein
ils! me fontimourir. à coups d'épingle; mais
providence trop
le crois , pour permettre que cela dure long-tems au mnilieu de cedia
dévorant, privé, comme je le suis, de tout cez qui fait supporter a -
tence. ( Trois lignes enlevées.
ur R <C Comme
al tout lieu
croire
ne vous sera MGaerste
iky
3e
qu'il
pas
de
de venir me voir avant votre: départ, 1 recevez mes embrassemens,
surances dei non estimei, de mon amitié; et soyez heureux.
66 Votre affectionné, - GE 39
a
ach IVI 30 NAPOLEON.
66 Longwood, Décembre 1816. 19
L'autorité locale ea gardé, 5 à Sainte-Helène, l'ariginal de cettela
et n'a pernis d'en extraire que ce qui se trouve ici.
ade0
notitil
Byo.I
1TT 1 10
sa
E
ENYG M E.
E
Je suis une Citoyenne
Par mon travail utile en ce bas lieu;
Certaine bête vaurienne
Au-dehors me ressemble un peu.
Je vais dans les bosquee chercher mon existence
, Décembre 1816. 19
L'autorité locale ea gardé, 5 à Sainte-Helène, l'ariginal de cettela
et n'a pernis d'en extraire que ce qui se trouve ici.
ade0
notitil
Byo.I
1TT 1 10
sa
E
ENYG M E.
E
Je suis une Citoyenne
Par mon travail utile en ce bas lieu;
Certaine bête vaurienne
Au-dehors me ressemble un peu.
Je vais dans les bosquee chercher mon existence --- Page 17 ---
16 j
Et de mon excrément on vante l'excelience.
Le médecin l'emploie avec succès.
je caressa et les feurs et les dons de Cérès.
Un insensé par fois et m'outrage et m'insulte: :
Si j'ôse m'en venger, mon malheur en résulte:
2E
Par LHERISON.
Icilay
E R R A T A.
No. XVII, Page 5, ligne 42. Et son cceur rémis à sa famille, liséz a
arler BR Bt son cour a été remis à sa faunille.
pendanr No. XVIII. Après la page 9, suivez l'ordre des pages suivant leurs
pus OTCAE uéros, pour évicer la transposition qui s'est faite à limprimerie.
le CORBZ Même No. page 12. ligne 18 : leurs ressemblait, lisez leur ressemblait.
sur YOE
utorite,
Clmz
NOUVELLES NARITINES
ourniez
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atreotn
BATIMENS ENTRES A JACMECI
Assez-6 IA16 Février. Le bric prus. Wilhimina, du p- de 181 t., cap. Hams
irectens SarVillard, chargé de march. sèches.
Le 17. Le bric hamb. Funny,
z COT 4pd98 ton., cap. Varquet, V. du Havre, ch. de mareh. sèches.
Le
deme Elebat. amér. Mary Ann, du p. de 77 ton., capi Chancellor, v. de Newsegaink, ch. de march. seches et corimest:
Le 271 Le bat. dan. Lady
opjelatin, du p. de 36 ton:, cap. Jeari Moretty, v. de Cube.
Le 4 Mars:
de calbnic ang. Minerva, du p. de 259 ton., cap. Chatles Sharp, v. de Londres
portelaursn lest. Le 6. Le bric ang. Concorol, du p: de 214 ton., cap. Navie,
nde Santo- Domiugo.
Le 7. Lebric gosl. hol. Gustave, du p. de 124 toni,
pas Aca Gaerste, V. de la Jamaique, ch. de march. sèches:
mnens,
EATIMENS SORTIS DE JACMEL:
Le16Février. Lebricangl. Holland,du pide 170 ti, cap. Fouler, all,
Lontres. Le18. Le brie dan.la Thétis, du p. de 100 ton., cap. Andersen,
Lax Cayes. Le 19. Le nav. hol. Thétis, du p. de 180 ton., cap. Godt,
cetAlilaterdam.
Le 21. La goël. amér. Emély, du p. de 116 ton., cap.
Mn Hl, all. à Curaçao.
Le 23. Le bric ang. Wallac Edking, du P: de
Bstn, cap. Edkin, allant à Londres. - Le 24. La goél: amnér. Hunter, du
HeStan, cap. E Verley: all. à Baltimore. - Le 26. Le bric amér. Co
Enba, da p. de 212 ton., cap. Wilkinson, all. à Charleston.
Le 3 Mars.
Lbricang, Kingaton, du p. de 270 ton., cap. Watson, all. à Londres. Dudit.
Lelar.dan. Lady Bontein, du P. de36 ton., cap.. Jean Maretty, all. à SaintDhomas. Le 7. Le bric ang. Minerva, du P. de 259 ton., cap. Charles
Burp, all. à Santo-Domingo.
DCC
ér. Co
Enba, da p. de 212 ton., cap. Wilkinson, all. à Charleston.
Le 3 Mars.
Lbricang, Kingaton, du p. de 270 ton., cap. Watson, all. à Londres. Dudit.
Lelar.dan. Lady Bontein, du P. de36 ton., cap.. Jean Maretty, all. à SaintDhomas. Le 7. Le bric ang. Minerva, du P. de 259 ton., cap. Charles
Burp, all. à Santo-Domingo.
DCC --- Page 18 ---
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