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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1818-04-16.
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HAYTIENNE,
TABEILLE
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
N.o XVIII
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
(Journal parait les ler, et 16 de chaque mois,
Le prix de lAbonnement se paye d'avance :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois,
Sadresser à M. COLOMEEL, Secrétaire particulier de S. Ez,
le Président d'Haiti!
AU PORT-. AU. - PRINCE,
DE L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
1818.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
apporte son tribut.
(Journal parait les ler, et 16 de chaque mois,
Le prix de lAbonnement se paye d'avance :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois,
Sadresser à M. COLOMEEL, Secrétaire particulier de S. Ez,
le Président d'Haiti!
AU PORT-. AU. - PRINCE,
DE L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
1818.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
3ZKSUITYAID
SIIIEEN
SAIANSTTII TA aUDITIIOT IA7HUOL
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Pour
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I8I --- Page 5 ---
Port-au-Prince, le 16 Avril 1818, an 15 de lIndépendance d'Hatti
LITTERATU RE. 22
Jert
H Y M N E.
S.e un joug odieux Haiti déchirée
Voyait gémir ses malheureux enfans.
Dieu fit naître Alexandre : Haiti délivrée
Jusqu'au ciel, en ces mots, fait entendre ses chantsi
Dieu t veille sur les jours du Héros magnanime
Par qui je goûte le bonheur;
Son bras brisa mes fers qu'avait forgés le crime,
Dieu! protège les jours de mon Libérateur.
Pour moi, le plus beau jour était un jeur d'orage :
Pour moi, la nuit n'eut jamais de pavots.
Alexandre s'armay finit mon long servage ,.
Etj jour et nuit au ciels je m'adresse en ces mots,
Dieu! veille sur Jes jours du Héros magnanime,
Par qui je goûte le bonheur;
Son bras brisa fnes fers qu'avait forgés le crime:
Dieu" protège les jours de mon Libérateur.
om notn 1O
a
ETE 3ly S
Mes fils régénérés se sont ecouverts de gloire;
Ils ont vu fuir leurs féroces tyrans.
Alexandre était la: de victoire en victoire,
lls ont Osé marcher libres, indépendans.
Dieu! 4 veille sur les jours du Héros magnanime
Par qui je goûte le bonheur ;
Soh bras brisa mes fers qu'avait forges le crimef
Dieu! prolonge les jours de mon Libérateur.
De la sage Thémis ils suivent la
Plus d'ure muse a couronné leurs carrière chants 9 3
Alexandre y sourit : déjà toute la terre,
Retentit des accords de leurs nobiles accents.
Dieu! veille sur les jours du Héros
Par qui je goûte le
magnanime,
Son bràs brisa mes fers qu'avait bonheur: forgès le
Dieul prolonge les jours de nron Libérateur. crime:
Mais Cruelle quels cris douloureux partout se font entendre?
Fus. Join, Mort, respecte la vertu.
Que
de ce Palaisi Dieu protège Alexandre,
peux-t dontrelui? Dans
ces lieux que veux-tn2.
nobiles accents.
Dieu! veille sur les jours du Héros
Par qui je goûte le
magnanime,
Son bràs brisa mes fers qu'avait bonheur: forgès le
Dieul prolonge les jours de nron Libérateur. crime:
Mais Cruelle quels cris douloureux partout se font entendre?
Fus. Join, Mort, respecte la vertu.
Que
de ce Palaisi Dieu protège Alexandre,
peux-t dontrelui? Dans
ces lieux que veux-tn2. --- Page 6 ---
(4)
Dieu! veille. sur les jours du Héros magnanime,
ilsH b eomslaad Par tupje gontes le bonheur;
le crime;
Son bras brisa,
fers sr'await.Foreés Libérateur.
Dieu 1.pralango e jursideimon
Tul'emportes, 6 Mortt.r"A: mes chants d'allégresse
Il faut méler -les cris TL de a douleur.
Alexandre n'est plus.
Talents, bonté, sagese,
Rien n'a pu du Destin arrêter la rigueur.
30 1315
ton âme est placée,
Du sein.des inomortels.ol protege des enfans;
Illusten Eppnxi
sa.pemsét,
23 al nourrie, dans
42 Gatle-tos-neeres de, neuple: et ta haine. aux tyTraus,.
Ton: 30 AUMOWE. POMET
Alexandre n'est pldet mais toujours sa mémoire,
Chère aux Humains, s attendrira les cceurs,
Alexandre" H'est plus Mais. léquitable Histoire,
Eopeignante 19080 vertus lui donneras des. pleurs
Dupigeinl des imntortels Tot ton ême est placée, Samusil
Hlhstre-Epoux > a protège tés enfans.
Guideton srecesseorst nourris pidans se petniée,
Tona amour pour le peuple T et ta haine aux tyris
L/geguemt.aouvenitre den ID0 samate constance,d
Nanesiondngeire.s coups du sorksi
Et chacun de mes fils, pour mon indépendane, a010
Binvaajetipenisy.la douleur: R et dag mort!
Du sein des immottels odton âme est placée,
Hlustre Epoux, protège tes enfans.
Guide ton successeur, nourris dans 88 auxt pensée, tyrant,
Ton"amour
let ta haine
pour'lepeuple 10S 0 DELILE 9100 LAPREE, ins Haibies
tonio sl adgrot aist Raf
asdenbdil com 4 et ast sgooleng
ODE.
alet
19 35 Déesse T impitoyable, a 0218 1
e 34 Saspends, Suspende, tes injustes rigueera;
IRV
Sur las verti a pluys aimable 3B a sonsisil
Cesse d'exercer tes fureurs.
a
sain Kos douleurs nos Ives alarres 165
Ontrelles popr toi tant, de? charmes,
e00 Que rien ne puisse te Héchir?
Mes pleurs, Ti ma récente disgrace
Et,1 les Jarmes de Lespinasse,. () Camouoir?
mort, cruelle mort,, nont-ils, PW
ut
Mr.
* Aihst qae notre Sionr Milseent,
Beutes
lesi plus
Rae
des Négocians vertueuse épouse, rscomnisncehle.-ah digne rejettun du sneg des
perdu sa
165
Ontrelles popr toi tant, de? charmes,
e00 Que rien ne puisse te Héchir?
Mes pleurs, Ti ma récente disgrace
Et,1 les Jarmes de Lespinasse,. () Camouoir?
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Mr.
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Beutes
lesi plus
Rae
des Négocians vertueuse épouse, rscomnisncehle.-ah digne rejettun du sneg des
perdu sa --- Page 7 ---
(5)
d'autres victimes ?
Exiges-tu Rends utile ta' cruauté ;
Atteins les artisans des crimes a
Les féaux de Thumanité: innocence
Mais sur la craintive
Ne fais pas planer ta vengeance;
a
T'épouse et répoux,
reste
Respecte les jours du bon père.,
Epargne à
de la mère
esse
Et fuis T'aspect fils l'aliment le plus doux.
Qui présente à son
Détourne ton vol homicide,
Va désoler d'autres climats ;
Sur le héros qui nous préside
Tans
Garde-toi de lever ton bras.
De vifs aecens se font entendre :
moir C
L'air frappé du nom d'Alexandre
%
Texplique assez nos voeux ardens.
Du mortel qu'EIaiti révère
Ainsi qu'un ange tutélaire, retranche de nos ans.
Pour prolonger les jours,
et
Mais, hélas ! ta faulx meurtrière
Détruit, renverse en même tems
L'Enfant qui reçoit la lumière
Le Vieillard courbé sous les anis.
En son été l'homme succombe, il
tance,
il penche, tombe:
En son printems maitre de ses jours.
1l n'ést point
Le sort, en bornant nos années,
Règle à son gré nos dustinées, le COUTE,
nous consulter, en arrête
nsee
Et, sans
EYTSSL
Dieu du jour, de crépes funebres
Halbe
Couvre ton disque radieux; ténèbres
Permets aux plus sombres lieux.
De régner en ces tristes
Accablés d'un malheur horrible,
Nous trouvons ta clarté nuisible,
Que de la nuit le voile épais
Attriste la nature entière
Quand aux rayons de la lumière
L'ami du genre humain est ravi pour jamais.
Ce bienfaiteur dont la constance
S'appliquait à notre bonheur ;
Ce magistrat dont la clémence
UY
Des méchans calmait la fureur;
pe
Parc
res
Permets aux plus sombres lieux.
De régner en ces tristes
Accablés d'un malheur horrible,
Nous trouvons ta clarté nuisible,
Que de la nuit le voile épais
Attriste la nature entière
Quand aux rayons de la lumière
L'ami du genre humain est ravi pour jamais.
Ce bienfaiteur dont la constance
S'appliquait à notre bonheur ;
Ce magistrat dont la clémence
UY
Des méchans calmait la fureur;
pe
Parc --- Page 8 ---
(69
Ce légisfateur pacisque,
Ce guerrier prudent et stoique
PETION Echo n'est plus ! . e . jour affreux I -
plaintif de nos montagnes,
Et Fais retentir dans nos
les sons de l'airan et nos campagnes cris douloureux,
Depuis Ta fatale journée
Oue de l'étranger les soldats
Sur cette rive infortunée
Nous excitèrent. aux combats ;
Depuis que lears mains sanguinaires
Firent périr nos fils, Dos pères
Par Je fer, la fanme et los
Nul accident. nulle disgrace fots,
Da notre malheurease race
N'avait, comme en ce jour, traversé le repos,
Faibles enfans qu'in sort funeste
A privés dé parens chéris ;
a
Vicillards qui constimez le reste
De vosjours de chagrins suivis
Veuves qu'entourent les alarmes,
Soldats toutiles sous les armes,
Pleurez votre consolateur.
Guerriers, soutiens de Ia, patrie,
Vengeurs d'une terre cherie
Vons Berdez vofre guide au sentier de Thennour
Etrangets qui. sur ce rivage,
Obtenez de brillans succès,
Wous avez Vt perir un sage,
Qui vous laissait un libre accès,
Son équité, sa bienveillarice
A consolidé Talliance
Qui consacre, notre amitié.
Aussi, sensible a notre perte,
Votre âme à Ta douleur ouverte,
D'an tribut de regrets a payé la moitié,
Aux lieux oir le jour prend sa sourse,
Vers les confins de Funivers,
Hous le pole gince de TOurse,
Dans les climats inême déserts,
Un récit touchant et fidèle
Portera la triste nouvelle
Du malbeur qui Dous fait gémir
Par-tout l'ane sensible et tenupe
A consolidé Talliance
Qui consacre, notre amitié.
Aussi, sensible a notre perte,
Votre âme à Ta douleur ouverte,
D'an tribut de regrets a payé la moitié,
Aux lieux oir le jour prend sa sourse,
Vers les confins de Funivers,
Hous le pole gince de TOurse,
Dans les climats inême déserts,
Un récit touchant et fidèle
Portera la triste nouvelle
Du malbeur qui Dous fait gémir
Par-tout l'ane sensible et tenupe --- Page 9 ---
(7)
Donnera des pleurs à la cendre
Du grand coeur qui mettait ses soins a les tarir,
Mais en vain la parque cruelle 02 TO
De ses ans a borné le cours
Ses bienfaits, 63 gloire immortelle
Nous le rappelleront toujours.
Son ombre parmi nous errante
A nous servir toujours constante, a
Conservera toutson pouvoir.
XEIZ
Dans le dessein qui nous anime,
Son influence magnanime,
En réglant tous nos voeux, soutiendra notre espair.
Vils suppôts de Ja tyrannie,
Fuyez, pâlissez de terreur. aruvis Bl su
Que peut encor votre furie
30d0593
Contre un illussre protecteur ? 9tSvEs 33
L'enceinte ou PETION repose
ob oT
Un 'rempart redoutable oppose
Diteun
A votre: criminel effort;
a le
Avant que le Dieu des batailles
Vous fasse franchir nos murailles
Le dernier d'entre nous aura reçu la mort
-
I
Mânes chéris goûtez l'ombrage
De l'arbre de la liberté,
Que de ce Palmier le feuillage alovel etali
Vous couvre de sa majesté.
371 a - saU
Si jamais l'orgueil téméraire 03 ibnel 17
1as
Ose brayer ce sanctuaire;
3511 201 1SoU
Qu'il tombe sous le fer vengeur 5
91 let
TIO
Ou que, soudain frappés du foudre,
Ses membres soient réduits en poudre,
Et, sans pitié, des vents éprouvent la furéur.
TIRITES
ed0
DIT
a svioa
:
Vierges, au lever de l'aurore;
sautera 01380
Parcourez nos plus beaux jardins 6
nos
Des' présens de l'aimable Flore
nn o9m IUHOD
Chargez vos innocentes mains.
au8
F 36
Payez un tribut légitime
Au mortel dont l'ame sublime
satcol
Savait honorer la vertu.
- IA
La vertu timide et sans tache
an
S'acquitte d'une noble tâche,
En ofrant au héros un hommage bien da. 3
;
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Parcourez nos plus beaux jardins 6
nos
Des' présens de l'aimable Flore
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Chargez vos innocentes mains.
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Payez un tribut légitime
Au mortel dont l'ame sublime
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Savait honorer la vertu.
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La vertu timide et sans tache
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S'acquitte d'une noble tâche,
En ofrant au héros un hommage bien da. 3 --- Page 10 ---
(s)
IRGRETS.
jarrela
Mais quel est ce nouveau génie
scour
Dont les plans sont bien concertés?
L'espoir, la force, Vharmonie dis7 da aistf
Liberte
Vont se placer à ges côtés. de 208 898 5
8eS
Chargé d'un utile message,
Sasid 252
Il vient nous présenter le gaze ST al ano
A00 ceur
Et de la paix et du bonheur.
Patrie
De TEtat il soutient les retleserdims abon A
Tetion rec
Et cherche CEE la fin de nos pemes,
strerespe
En marchant sur les pasl de 109 son' niS Sh sl
s0uns
predbenueit
Haiti, calme tes alarmes: sonsuftot anelge nod 00
M nr
Tus reçois un nouvel épous." 2N03
Permets-lui d'essuyer tes larmes
Et de t'offrir unsort- plus douxe gqua TV
De la divine Proyidencen saailbq 39YuT
Reconnais le pouvoir immense,, Jusq 909
Et révère tous ees) décrete.lli aU satrtos
Tu dois adorer. sa sageaser to sinisono'
tepent
Quand, tout en blessant tai tendresse, Il
Elle prépare un térme à tesi justes regrets. A
mallement
Tiejad
sl
MILSGENT.
TTTe ans
nas 11 05
INTERIEU R.
shsdo soniMA
BE six sudia'l 60
nentables
cloche que feulles Président Péa Meat d'Hi
Le 30 Mars dernier 9 la grosse
fut sabstituée ile
avait donnée à l'église paroissiale du Port-au-Prineey ne"
plus serirco mtre
cienne qui, étant fendue en plusieurs ehdroits", pouvait ge bienlia
a firde
tde OT
venablement aux offices. Le premieri nsagen qu'on
l'eo
été
célébrer les funérailles dur Bienfaitear.ne
-
Koer 3 Avril, la ville dès Cayes a' 'célébre avec pompe lestobndes funct
de feu le Président Pétion : voici'les détails aab deicette bitig cérémonie EICa
extraits du Télégraphe du 19-devce suivait mois." le Cortège, avec l'air morne mie lnstre
46 Une population immense
n'était, interrompu pr tmsme
casionne une profonde douleur et cersilence
Rt tortue
des gémissemens.
anfq un, mausolée a00
surmonté diaw wtanes
Le monument funèbre repmésentait sommité étaientr attachés de M
mmajestueux ; aux quatre angles de la emblèmes, de la candeur de Timsa
naches blancs, rehaussés d'un noirai
à 8a gloire et pansais
héros. Les colonnades formaient des trophéest
aux gpin
ombragées par des branches de cyprès. On voyait suspendues Ces que
faces de ce monument des couronnes civiquess et,o on,lieait
inscriptions $
ade 2 4 alde oa'b s1ispoA POSTERIRE a Diel
Devant : A L'IMMOXTALITS. Derrière: côté A14
IL 2raNP
droit: LA VERTU PUE SON FARTAGE. Du
gauche:
ais
héros. Les colonnades formaient des trophéest
aux gpin
ombragées par des branches de cyprès. On voyait suspendues Ces que
faces de ce monument des couronnes civiquess et,o on,lieait
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Devant : A L'IMMOXTALITS. Derrière: côté A14
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droit: LA VERTU PUE SON FARTAGE. Du
gauche: --- Page 11 ---
à
Su
E 9 )
Arrivé dans cet ordre,. sous l'Arbre de la Liberté, le Cortège
BSGRETS. saréta, et le Général monta sur l'autel de la Patrie, ou il prononça
Je Discours suivant:
Déesse
: Mes amis, faisons halte ! consacrons un moment à la
de
la Liberté; immplorons 6a divine protection ; et que nos larmes répandues
à ses preds, par l'amertume de nos regrets,, lui soient agréables! 4 0 souvenir cher et cruel! c'est ici que dans toute lefusion de
son ceur,, notre Père chéri nous jurait cette fidlélité que son amour pour
la Patrie n'a jamais démenti! C'est sous cet Arbre révéré qu'Alexandre
Pétion recevait les assurances de notre attachement à sa personne, et de
motre respect
la Constitution et pour les Lois de la République ! C'ost ell ce PC plein de son soyvenir, qu'armé pour la défense de la
Dterté et, de FIndépendançe de son pays, il t'invoquait, Dieu des
combats ! couvert de ton égide et enflammé du génie que de lieu ispire. La coaquête de nos droits assures par sa vaillance, nous montre
combien tu fus propice à ses voeux. K Citoyens, Ja Républiquen vu descendre dans la tombe son plus ferme
watien!!! Soldats, vous pleurez le meilleur des pères!!! Que sa mémoire
vit à jamais éternisée parmi nous! Ses graudes actions, ses vertus ciriges, lui consacrèrent le titre de Père de la Patrie qu'il a aussi jesteent mérité. ( Rallions-nous tous autour de sa tomba; et là,dans un pieux re-. aelement, renouvelons-lui nos sermens de respecter la Constitution, de
wire dans l'union la plus fraternelle, et de defendre notre chère Patrie
jsn'au dernier soupir ! 19
Après ce premier hommage rendu, la marche continua jusqu'à l'édlae, ou l'on entendit le service divin dans Je plus grand recusillement; elsitede quoi un Député du corps législatif prononca T'Eloge funebre suivant a
( Quela bruits affreux viennent frapper mnes oreilles ! Ces cris lar
ent PAa mentables font tressaillir mes sens! Qu'entends-je? Grand Dieu! Le Président d'Haiti est mort!!! e le
i La destinée de tout ce
excelle
les
servirca
qni
parmi
homnes, est de
bicata croitre lentement : de se soutenit avec peine pendant quelques momens,
etde tonuber bientôt avec rapidité. slohske
A Lavoix que nous nous plaisionsie entendre dans le sanctuaire de la Li:
fane benté, s'est éteinte ; et Haiti, couverte de deuil, toute éplorée de ce
coup imprévu, ne s'occupe qu'à le regretter.
destinée de tout ce
excelle
les
servirca
qni
parmi
homnes, est de
bicata croitre lentement : de se soutenit avec peine pendant quelques momens,
etde tonuber bientôt avec rapidité. slohske
A Lavoix que nous nous plaisionsie entendre dans le sanctuaire de la Li:
fane benté, s'est éteinte ; et Haiti, couverte de deuil, toute éplorée de ce
coup imprévu, ne s'occupe qu'à le regretter. orne mit
4 Compagnon de ses travaux , j'ai vu, j'ai connu de
cet illustre
plus près, dang
u quet
personnage, ce fonds de droiture, de candeur et de
i0e. civisme épuré qui paraissait tellement né en lui, qu'on efit dit zelei,
dulk était vertueux, : moins par choix que par une heureuse
quil
ai connues ces inclinations
nécessité. Jeles
es daM cérité la
bienfaisantes, j'ai connu ce caractère de sinA Tacti de celui que de nature avait gravo sur son firont, comme une vive
son âme.
quet
personnage, ce fonds de droiture, de candeur et de
i0e. civisme épuré qui paraissait tellement né en lui, qu'on efit dit zelei,
dulk était vertueux, : moins par choix que par une heureuse
quil
ai connues ces inclinations
nécessité. Jeles
es daM cérité la
bienfaisantes, j'ai connu ce caractère de sinA Tacti de celui que de nature avait gravo sur son firont, comme une vive
son âme. image
paraustue
4 Sa
à
aux Qu deul. Je mort, précieuse
son Créateur, est pour nous un
de
CES de
considère la perte du Président d'Haiti comme une
sujet
bique, C'est au moment qu'il commnençait à
du
calamité pumes travaux,
jouir
fruit de ses StibitDie
qu'il nous est enlevé... A peine a-t-il vus'aferaiir Joe fous
TEIM --- Page 12 ---
(141
t Vene,pèrcs et mères de famille, vieillards, et vous, tendre jo0a
nesse, lamour et Tespoir de la patrie, n'oubliez jamais que votre feR
cité présente et colle dont vous jouirez à l'avenir, est son ouvrage.eil
de tout prepire pour! les rendre éternel. Que vOs enfans, dès le heoeas
apprennent a à bégayer son nom, et que le récit de ses actions soitler
Catéchisme:, il leur inculquera le gerne précieux de l'amour de la Datie N.Cop
qui se développera en eux avec leurs orgames, et par-la ses servicesii iSutie
survivront.
Wets
4 Et vous tous Etrangers présents à cette auguste céré émonie,ms
rab
direz en retournant dans votre patrie, que vous avez vu la popilatia Bo C0
des Cayes suffoquée par des larmes et anéantie par la douleur enns Son
dant le dernier devoir à ce grand homme. 17
Cette cérémonie triste et solennelle étamnt achevée, le Cortège retoun
au Gouvernement, et le mausolée resta à l'Eglise, ou il fut arréégl
demeurerait exposé pendant huit jours.
Mes
Adresse des Négocians étrangers da Port-au-Prince, a8
E. le Président d'Haiti.
a
thier
A S. E. JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti.
Arouver
PRESIDENT,
otz
Permettez que nous portions à V. E. les hommages du regretir cue le
loureux que pous fait éprouver 1 comme 1 à tous les membres delaur sdence Iln
munauté, la mort de votre illustre prédécesseur. Accueillez, eni n rite do
tems , les télicitations sincères que nous nous empressons de ivous fe DOUR Fan
du. choix qui désigne à V. E. la haute dignité de la Présidence dlia etireser
Appellée. à remplacer tant de vertus et de talens, V. E. dota rezne
onimée par les sentimens de la satisfaction la plus élevée. Quoigulims nempre
gersi sur cer soli, nous ne craignons pas de déplaire, en joignant lefau stite d6
tribut de nos acclamattions à la voix déja si hautement prononcée de Stark, Senat.
de TArmée et du Peuple. 050
l'adininistratime drai del
Nous espérons un long avenir de prospérité sous
neCessa
V. E.i En resserrant les nceuds de la bonne intelligence qui règne a avantace
cette République et nos Gouvernemens respectifs, nous prévoyuns, ie
une satisfaction extrême, sous: Ja direction d'un Chef éclairé et Énro Tuée et
laceroissemeut de Tagriculture et du commerce > et le dévelem
ment que, parfait des grandes reesources qu'offre ce: sol fortuné.
Convaincus que vous mnous.neconterez la même protection dont OMI
avons joui,et les: facilités qu'exige le développement des tranisactisn
mercantiles, nous prions V. E. d'agréer l'assurance de notre zèlei àce Gouver
tribuer dans toutes les occasions 3 à la prospérité et aux succès dena cuanait
administration, Nous avons Phonneur d'être, avec la plus haute considération, Présida
G
Yos tres-humbles et très-déyoués serviveurs,
- a
( Signé. )
M. Wacker.
P. R. Thorbekc.
Pold-Martelly.
R. H. Windsor.
E. D. Ste. Croix.
E. Scribner.
R. P. Meck emburg.
E. Rieckhopt
1, ClappI
toutes les occasions 3 à la prospérité et aux succès dena cuanait
administration, Nous avons Phonneur d'être, avec la plus haute considération, Présida
G
Yos tres-humbles et très-déyoués serviveurs,
- a
( Signé. )
M. Wacker.
P. R. Thorbekc.
Pold-Martelly.
R. H. Windsor.
E. D. Ste. Croix.
E. Scribner.
R. P. Meck emburg.
E. Rieckhopt
1, ClappI --- Page 13 ---
e S
UE
Dort
T9 97
3E
TCea
E 15 ) sl
Soxtiag
W. Steel.
W. Hecland,
la paire W. Conpet,
W. Salter.
J. Milroy.
seros R. Sutheriand.
D. Correy et Comp.e
J. R. Bernard,
W. et S. Dawson.
R. Edgar.
T. Hildenbrand,
sonie,
L. Swaby. 615 m'b 1970 H. L, Presser.
popilaux . Booth.
:
FS sis
un
adressé la
suivante:
Cnr
Son Excellenee leur a
réponse Avril 1818, an 15. 893
ni80m0o snol Port-au-Prince le 3
UT
e rebore
BOYER, Président d'Haiti,
artete
JEAX-PIERRE
Etrangers, domiciliés au Port-au-Prince.
A Messieurs les Commperçans
LEE
Swaby. 615 m'b 1970 H. L, Presser.
popilaux . Booth.
:
FS sis
un
adressé la
suivante:
Cnr
Son Excellenee leur a
réponse Avril 1818, an 15. 893
ni80m0o snol Port-au-Prince le 3
UT
e rebore
BOYER, Président d'Haiti,
artete
JEAX-PIERRE
Etrangers, domiciliés au Port-au-Prince.
A Messieurs les Commperçans
LEE Messieura lettre > de condolémee" Ut que vous m'avez écrite, en dater
E J'ai reçu la
des
et de la douleur que vous aofaiti
dhier; pour me faire part
regretae du décès de mon Prédéeesseur. 1 TB abiit
éprouver févénement déplorable en" même tehig vos félicitutions sur lei choix
-00 Votre susdite me porte
a fait de moil," en me nommant à la Préle Sénat de la Republique
regret
que sdence d'Haiti; je vous en fais mes sincères remerciemens.
de 120
de moi ni de mon administration que la prospéen
a Il ne dépendra pas
à lidée avantageusé 'qite voust en concevez:
MNé da commerce ne réponde
voUs
lavenir. Soyez persuadés que je nel negligeral rien' pouro mtinténir
nce an puf
g'ilise peut encore , les nceuds de la bonne intelligence qui
dom
presserrer,
et vos
respectifs, à qui'je-vaial
entre la Républiqué
geuremenens
regne
de denner connaissance des circonstances" douloureusesy par
ant
mempresser
la Présidence d'Haiti m'a été dévolue par le choix du
eds
shite Senat. desquelles, Je désire que vous soyez persundés des soins constans que jer lui prens
drai de faire jouir le commerce étranger de toute la protéction qui est
istrcta
nécrsaire 3 afin de parvenir au' develuppement dés dAgOONO transactions TFAT L utiles 19t0 et!
regne
avantageuses qu'il a pour objet, DB
abnast
TOyons,
vous
Messieurs', les 'assurances de lestime distinet E
Recevez, la je haute considération prie,
avec lesquelles
8n
i
dentur Ende let de
J'ai Thonneur de vous saluer,
CV HOYUOC
ndeta
( Signé. de BOYER, oabeny LA
-00189
transsce
: Son Excellence le Président d'Haiti a signalé son avénement ay
taire
zele
Gouvernement par un acte de clémenoe que nous çroyons devoif
ccesce
connaitre à nos lecteurs.
ORDRE DU JOUR. 110S
Prise
JEAN-PIERRE BOYER, Président d'Haiti.
a IE utor
Ker.
Nous n'aurions cru mieux commencer lexercice du pouyoir que 1a
er
Nation nous a délégué, qu'en imitant la bonté qui caractérisait toutes
les actions de notre illustre prédécesseur, Nous avons jeté nos regards
sur Thumanité souftrante, sur ceux qui, mêmes coupables, ont. besoin du
moment de Tindugence; c'est pourquoi nous avons pensé marcher d'accord avec les principes reçus, et ne pas contrarier l'esprit de nos lois en
élargissant tous les prisonniers qui Bie sont pas souillés de crimes capis
taux emportant peine de miort. Cette grace s'étend, pour cette fois, à
actions de notre illustre prédécesseur, Nous avons jeté nos regards
sur Thumanité souftrante, sur ceux qui, mêmes coupables, ont. besoin du
moment de Tindugence; c'est pourquoi nous avons pensé marcher d'accord avec les principes reçus, et ne pas contrarier l'esprit de nos lois en
élargissant tous les prisonniers qui Bie sont pas souillés de crimes capis
taux emportant peine de miort. Cette grace s'étend, pour cette fois, à --- Page 14 ---
( i2j
consacré au Dieu de l'anivers, nous nous sentirons
tion salutaire qui élevera nos âmes au niveau de pénétrés d'me Ende
véré, par V'enthousiasme de la vértu
celle de ce nuortel aeiam
C6 Il n'est phus, celui
dont elle les embràsa. réc Na
lai à qui
qui mérita le titre de Père de la
de84
Tantiquitereat élevé des autels; et
Pitie-o
mera le titre de grand, que ses
auquel la postérité confir. (210
Petion n'est plus.. : et le genie contemporains d'Haiti,
lui ont donné. Alexande grav
semble le redemander au destin. Ah! si celui couvert d'un crêpe funthre, ctle parieus
élevé au-dessus de l'espèce humaine,
qui s'est, pour ainsi
est réclamé
dire, I
tes les ceutrées et de, toutes les nations,
par les hiomnes détes BT DL
savent comnuniquer ce feu électrique de comme Jeur compatrioto : slk nCe
bornes des empires pour se faire sentir aux T'humanité deux
: qui franchit la Ombre
Alexandre Pétion joindra à nos
extrémités da monde,
regrets, ceux de
thrope 3 le Héros bienfaiteur de l'humanité, le
l'univers. Le Phla! a
ses veilles àl chercher les vraies sources de la félicité Législateur qui consaere vureais
tique humnain, le Magistrat intègre, tous sentiront publique, le Polu ppei port
mes au récit de. ses vertus et de sa gloire; ils
couler leurs lar VaNs
miter un homme qui leurs ressemblaita tous à un degré brigueront si Thonneurds. jinade
gretteront que le ciel les ait fait naitre loin du théâtre où ésinent, et re. hem
vertueuse nunificence, et de n'avoir pu participer aul
s'exerçait W rde
soUB la douce influence de son gouvernement
bonheur de Vivte Cest
associer son nom, à Ceux des Marc-aurèle et des : ils prendront plaisir a XCLS
qu'il est un Coin de terre ou leurs vertus
Titus > et a penser Tael Se
que dans le lointain couvert du voile de Tallégorie; 5 qui ne nous paraisseut pius You
la terre 5 dis-je $ où Pétion les fesait revivre ! Et qu'il est ull coinde
pari la vive émotion qui nous oppresse en ce
ils se 6: diront, agité mut
4 fesant, que ton nom, 13 gravé dans tous les moment: Mortel bieu. CE reconntissance, vole à T'immortalité. 9
coeurs par le burin. de la etal
a Je ne vous ferai pas, mes. compatriotes, le tableau
38DS
belles actions dont sa vie fut
Tet
dei toutes les trty
remplie,,
qui ont illustré
nement: : j'abandonne ces grands traits au pinceau de
son Gouverborne uniquement ici, à vous offrir une légère esquisse Thistoire, de
et je me te
constances, 2 qu'en sanglottant nons aimons à nous
quelques cir.
coeurs par le burin. de la etal
a Je ne vous ferai pas, mes. compatriotes, le tableau
38DS
belles actions dont sa vie fut
Tet
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remplie,,
qui ont illustré
nement: : j'abandonne ces grands traits au pinceau de
son Gouverborne uniquement ici, à vous offrir une légère esquisse Thistoire, de
et je me te
constances, 2 qu'en sanglottant nons aimons à nous
quelques cir. il Riat
est vrai que, dans l'épanchement. de ia douleur, le rappeler, tant Btrer et
de pouvoir verser des larnes. cuur est soulagé 48
66 Alexandre Petion, dès l'atrore de la révolution, montra ce carnc- 2
têre incorruptible qui présagea ses hautes deatinées ; toujours calme et
réfléchi, il n'était pas sountis à l'elfarvescende des
Tatee
les grands hommes si souvent au-dessous
passions qui rendeng a1 m
payer des tributs honteux aux failslesses hnmines. d'eux-mèmes, Il
en leur faisaz
carrière militaire, où sa bravoure et ses talens lni
se lança dans la MOS
des honneurs. Après avoir
ouvrirent le chemit 4
parcouru plusieurs grades il devint
nu
Général: c'est alors qu'il se couvrit de gloire et que le
Adjudant
de Jacniel prouva ses grands talens. sa magoanimité et sa déplorable valeur. Mânes siège Rite L
des guerriers, compagnons de sa gloire; valeureux Ogé, vous semblez
avoir quitté, pour un instant, l'empire de la niort, vos froides ceudres 6at b
semblent se ranimer et tressaillir au sein de vos tombeaux, a ee récit des #6 U
actions glurieuses, auxquelles se rattachent vos noms!II mais écartons der PAe
Lanoarig 89t auet SITCRETETE
TouI Sa sasg saonoqun KE4 --- Page 15 ---
i3 j
dissentions
et les plaies de la patriéwt
EM
nous rapellent nos
passées Pétion en
où Jes mal
Dées squir
pas Alexandre
Europe,
i Nous ne suivrons le forcèrent de se retirer. C'est, sous notre ciel heuPeates de sa patrie aimons à voir ce héros déjouer l'affreuse politique euro:
feox que liouis
inhaccessibles, où s'était réfugié la licontr. peae, gravisant ces montagnes alors proscrite dans hos cités. C'est dans cette
Rexande Ketés cette idole chérie, aimons à le contempler, soit au conseil, soit à
unclte Ge garieuse que nous
et
dans ses discours,
ASI doe
toujaurs sublime dans ses actions persuasif
cette indédete mmee; grande part aux victoires
hous procurérent
haat la plus
dans suite.
bien affermie
réfugié la licontr. peae, gravisant ces montagnes alors proscrite dans hos cités. C'est dans cette
Rexande Ketés cette idole chérie, aimons à le contempler, soit au conseil, soit à
unclte Ge garieuse que nous
et
dans ses discours,
ASI doe
toujaurs sublime dans ses actions persuasif
cette indédete mmee; grande part aux victoires
hous procurérent
haat la plus
dans suite.
bien affermie quil a si
eh
ne saisChit edinca,
,
de tintetroger. pourghoi?
( Ombre térérée permets-moi lauriers
la conquête des
mOONO pes que tu dédaignais des
ensanglantés. de toil mais que pouvons-nous, écarter
Phia teurs étail les seuls triomphes dignes ces cruels étrangers qui venaient sur
Peanpe urenirs qui nous représentent et la servitude ; fuyant devant nos phalanges
lePe HATIPER porter la désolation des contrées
n'étaient pas faites pout eux?
ursle Hamascs, efabandomnant
ont dû qui inois flétrir ton coeur, que ceux
ratial daute de semblables dans nos triomphes discordes civiles ; car alors tu voyais couler le sang
cait weut iumportais del la patrie, et ta sollicitude paternelle ne pouvait l'étancheri!f
KOIx
arriver
Re FimR -Cest iei T'époque la plus glorieuse de sa vie, et pour y
asir fclis un mtervalle immense qui ne fut compté que par ses trophées
penxe mihmaet ses actions généreuses. Alexandre Pétion, élu Président d'Haiti
ent tpprkreu unanime du peuple que le Sénat s'enipressa de consacrer;
entEmakr usage qu'il fit de son autorile fut de ranimer nos institutions
agtaul erait concouru à former, et de leur donner cet essor qui leur a
bemriat un caractère de stabilité qui sera l'objet de l'admiration des siècles
difanil était, durant sa présidence, qui d'eut de terme que celui da
ane, sans cesse occupé à ancrer le vaisseau de l'état au port de la
afascation, à faire jouir le peuple de la plénitide de ses droits, a
Foure- Eapaler hos concitoyens des climats de l'Europe, où ils vivaient comme
jemals de leur terre natale; à restaurer la morale et l'éducation publique:
es c dest qnand toute espèce de gloire semblait se réunir pour couronner
uniamaux et que la renommée annoncait au monde que l'apôtre de Thupuietbnté, son défenseur et son liéros venait de paraître sur netre horison,
id Osarait du milieu de nous!!!
cars wO toi! qui es ravi à notre amour et à nios veux; mais dont
ede sablime s'est élevée vers cette essence divine dont elle énare, du
ender nde Tiumortalité daigne encore fixer tes regards sur nous. Couvrefuise ous de tes ailes protectrices. Eclaire celui que tu as désigné pour notiy
usiedure. Inspire-lui cet amour de la patrie qui embrâsa ton ceeur penheri et toute 8a vie: Fais que, comme toi, toute sa sollicitude ne tende
odet iau benheur du peuple, sans lequel ceux qui la gouvernent n'en peu:
R e goûter de véritable. Fais fructifier, sur cette terre chérie, tes vertus,
Neu h que le voyageur qui y abordera (quand Ia génération qui succédera
ubkr cele-ci sera remplacée par une autre) dise, en voyant Jes heureux
endre kde tes exemples: : K Ici vivait ce bienfaiteur de Thunapité: ces lois
a ifont le bonheur et la grandeur de cette nation ne gont dues
a
qu'a
G génie.
U
:
R e goûter de véritable. Fais fructifier, sur cette terre chérie, tes vertus,
Neu h que le voyageur qui y abordera (quand Ia génération qui succédera
ubkr cele-ci sera remplacée par une autre) dise, en voyant Jes heureux
endre kde tes exemples: : K Ici vivait ce bienfaiteur de Thunapité: ces lois
a ifont le bonheur et la grandeur de cette nation ne gont dues
a
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G génie.
U --- Page 16 ---
9 (10)
domens précieux de l'édifice qu'il a courageurement Eleyt SUT Ieso 0
de la Liberté et de TIndependance, fortifié par F'ardeur de son patae
me,. que nous somes privés de cet habile architecte! 66 Sa vie n'a pas besoin de l'art du panégyriste pour exciterk mone
sir de l'imiter : un bref récit de ses qualités sera plus analogue àe
modestie, à cette simplicité dont il ne s'est jamais départi. M
: Je n'espère point embellirla vertu; elle est trop au-desurian gruites
mens frivoles de Fexprit, mais, je lui rendrai hommage, je layse angrane
rai dans sa majestueuse simplicité; j'intéresseral du moins parlas PRITE
puisque ce tableau fidèle de la droiture de son cceur, dela D3 forte
de ses sentitnens, de la pureté de ses moeurs, nous rappellind pormee
voirs, à l'amour sincère de la Patrie... 0 mes chers concityeas etcela
gnez me donner un moment d'attention, L'éloge que je vais faria 101808 0u,
vrai Hitien, est la leçon du monde. ecledond
66 Les premiers, ans, l'aurore d'une si belle vie, 1 dut, samsie conse
égaler Ja beauté de son déciin. Vous, ses amis, qui goutiez Dan NO
culierement les douceurs de son amitié, qui sondièz les' repise en redarl suCo
ceur: qui étiez dépositaires de ses secrets, que ne m'est-il Domy 8D8,
renouveler ici, par VOs plaintes et l'amertume de vos regrets,s hase
gnages solennels de votre attachement pour lui. Ces tendres éparia mICOVE
de vos coeurs orneraient bien inieux la tombe de notre bien-aici) mINFOUE
sident que les faibles expressions que je consacre à sa miémoirs -Tos
cE Mais, 6 destin de Thumanité! ce qu'elle a de plus partii
avoir son terme; et ces àines si rares ne peuvent sauver de laes DRT
tion, cette argile perissable qu'elles animent, 3 ét qu'elles honorent!ie 0
dans Tété de son age, après un cours de quarante-huit ans, CILEE 0e,0 dans
dans la défense des droits de ses çoncitoyens et de l'émancipatiat tmenora
piys il fnit son illustre carrière. Aores
a Déjà Ja douleur l'assaillit de toutes parts, et son âmek mluese
plus que parmi des ruines. La mort, nécessaire au juste, a tetmn
vie la plus glorieuse aux yeux de T'univers : il la voit s'appoci
regretter le monde, ou il avait joui de la considération genenti a epro 00VE
air n'en. est point altéré : il ne pousse aucune plainte; * cache
leur
sts amis à bexacompuagnons d'armes, ses pressintimens, Huml:H desu Firssee
FEtre Suprême.
son âmek mluese
plus que parmi des ruines. La mort, nécessaire au juste, a tetmn
vie la plus glorieuse aux yeux de T'univers : il la voit s'appoci
regretter le monde, ou il avait joui de la considération genenti a epro 00VE
air n'en. est point altéré : il ne pousse aucune plainte; * cache
leur
sts amis à bexacompuagnons d'armes, ses pressintimens, Huml:H desu Firssee
FEtre Suprême. il atiend tout de sa clémence; et denoullée dast 1 0
veloppe mondaine son ame s'envole, et. va prendre place
* ene
destiné pour recevoir celles qui, comme la sienne, , n'ont pee elza
instant, dans ce monde, de pratiquer les vertus que la morale 180
nous enseigne. Re
Il n'est done plns, cet ami yertueux, ce citoyen do No MRIN 1A
dre,. cet Enule des Washginion, des Guillaume-Tell, qui, T'autorie, toujke Rud
dent, modére, exempt de passions et ne se servant de à VIES inee
Tanoouretla confiance de ses concitoyens lui, déférérent de
pour maintenir Tunion et la paix dans la famille haitienne. 124
petta Egalite qai ftit, durent toute sa vie, Tunique objet tdess findl
le
6 Qui, plus W'ALEXANDRE PETION, connaissait leurs di
dles Hiaitiens Qui mieux que lui avait Tart de concilier tous lae
6a boache persiesive, T'hilarité de £a figure, gagnaient --- Page 17 ---
(13
toutes les afflictions: il ne fallait que l'entendre pour
fesaident à
les aninosités: le pauvre comme le riche, le chef
baire dipumire toutes T'étranger coie le citoyen, tous également trouvaient 0S
bune le soldlat, facile accès, le même accueil, ià même justice,
Rsres de lui un n'a-til pas laisses 3 non pas à ses amis, car il était
( Quels regrets à ses compagnons d'armes, à CCS braves militaires, ses
T'asielid de tous; mais soutiens de Ja gloire haitienne, toujours dociles ast
émnles et les
ou exciter la valeur
Sonp erpes dont la sagesse savait si a-propos contenir
ROx, el
les plus périlleux 10 Le Nestor d'Hati, par sa sagesse
excte) dens les momenis
il était aussi la lumnière, le conseil et le nodèle
Ogue e.pur son expérienee, surtout de l'année dont il fut Je restaurateur: Ses éminenEpenNio, et
jamais, elles sont immortelles comme son nom
Hessiala qulités ne périront le coeur de tous les amis de la Liberté.
si a-propos contenir
ROx, el
les plus périlleux 10 Le Nestor d'Hati, par sa sagesse
excte) dens les momenis
il était aussi la lumnière, le conseil et le nodèle
Ogue e.pur son expérienee, surtout de l'année dont il fut Je restaurateur: Ses éminenEpenNio, et
jamais, elles sont immortelles comme son nom
Hessiala qulités ne périront le coeur de tous les amis de la Liberté. Son ombre
apaee est gravé dans Paiti: les ressorts de ladministration conservéront,
parl pormers long-telnis
l'action régulière et énergique qu'il leur a
de T'habitude 2
de A wh force fortunes de tous les citoyens seront respectées et garanLes
elle imrimée
Joi appèle alle remplacer 2 s'enveloppera du mancelui
Citorea
i;et
que-la
à notre bonheur:
sous lequel.ii présidait
vais a mdi sage
et vivra toujours dan- cette République dont
( Ou, il.vit encore le souvenir de ses vertus, par le tissu d'actions
s let le fondateur, à par lla splendeur eta la sécurité de la patrie 2 par le
consacrées
tiezpu issits Biens domaniaux, des concessions, les dons partiels des tert
des
repist Mage Constitution, nos loisy nost richesses, nos arsenaux , nos brapet 1,otre amées et plus encore par.cette, touchante exhortation qu'il nous
rets, m8
: dernières
JE VOUS RECOMMANDE LE RESPECT AU
hidns ses
paroles:
épet
L'UNION FRATERNELLE, ET LE PLUS EN- e
ROCIME KCOSRTITUTONNEL,
len-A TIER DEVOUEMENT A LA PATRIE. Femou
sont honorés
des larmes : l'ami est
4 Tous ceux qui-meurent
par
uS Dara
son
le père de famille'par sc8
netré son ami, Tépoux par
épouse,
de B6 cins, par et lapôtre de la liberté est honoré da g-pre-humain. Mais trisorent
inutiles honneurs que nous rendons à la mémoire, si nous ne cherase dani, dans Taccomplissement de nos devoir's 2 la seule consolation qui
cipatut eaniendra à notre douleur. 13
Après un intervalle qui fut occupé par la musique, le citoyen Héàn2 miDumesle parla ainsi:
G
4 Mes chers Compatriotes,
ruce K Heureux celui qui, en s'appochant du tombeau d'un grand Honzgea me, éprouve ce sentiment profond qu'inspire l'idée des bienfaits et la
cace Boire! Heureux le panégyriste qui, , dans le recucillement de la douleur,
jent adresser ces
aux obsèques qu'il honore!" La basse adulace E ton n'a jamais souillé paroles mee lèvres ni ma plume durant ta vie, et l'encens
c8 de geje viens bràler sur ton cercueil est aussi pur que ton ame,
P
Avaml'offrir à la mémoire du Président d'Haiti le tribut d'élomoraes geset de regrets que nous venons lai payer ici : tournons nos regards
vers cet Arbre sacré, dontles rameaux onibregent les tombeaux des De:
dome fenseurs de la Liberté.
jamais souillé paroles mee lèvres ni ma plume durant ta vie, et l'encens
c8 de geje viens bràler sur ton cercueil est aussi pur que ton ame,
P
Avaml'offrir à la mémoire du Président d'Haiti le tribut d'élomoraes geset de regrets que nous venons lai payer ici : tournons nos regards
vers cet Arbre sacré, dontles rameaux onibregent les tombeaux des De:
dome fenseurs de la Liberté. Arrétons-les sur cet autel dédie à la Patrie sur
touy tous ces objets qui présentent à l'imagination l'idée d'un panthéon, ausautorika S majestueux
la nature et, en les rapportant dans ce sanctuaire, 9
aR
que
;
S
La
tol
leurs
--- Page 18 ---
16 )
ceux méme frappés déjà par un jugement, soit
ment à l'ordre public, soit pour faute contre la pour cause de TDADA VEOUTI
prisonniers pour dettes et qui sont sous le coup d'un discipline militane wenurs
également élargis, en fournissant caution,
par-cop,e pesdre
Nous nettons notre confiance, que dans cet acte
ceux qui en recevront le bienfait y trouvera
declémence, Chaced
lois, de nejamais récidiver dans ses fautes et de l'obligation nous
dese confornel En
une juste sévérité. Déclarant que rienne
éviter alavesindes pconde
plus grande surveillance sur
pourra jamais nous détoumne
T'ordrepublic, sur le
nous serons toujours inflexibles contre tous
respect dà aux loia,te Le
Fait au Palais National du
ceux qui oseraient y.contre nc
de TIndépendance d'Haiti. Port-au-Prince, le 2 Avril 1818,1
er
Par le Président: BOYER, Peax
Le Secrétaire-Gesa,
B. INGINAC e,
L'ouverture de la deuxième session de la
untau
sentans des Communes, a eu lieu le 13 Avril. A Chambre cette derlae Me,
Excellençe le Président Boyer a prononcé le disceurs suivant: Occosia eT
(E CITOYENS LRGISLATEURS,
ont
(4 Appelé en cO jour dans votre sein
le devoir
0e1u1
la constitution, qu'il ra'est aflligeant de
par
que nim ttre,
une suite du désastreux événement
penser que cette obligates koutiens
Jequel, à tant de titres, la nation qui entière nous prive du chef vénérabex lequi
Mon âme éproure vivement la douleur de se trouve maintenant ende svait
PETION n'est plus : mais elle conserve
songer que l'illustre Phoia Leno
réunis autour de l'édifice
l'espérance de nous voIr touu
térisaient seront
qu'il a élevé, et que les vertus quile cet cuite
éternellement la boussole qui dirigera les
peuple heitien. Magistas aptric
6 En acceptant la charge honorable dont le Sénat
RECUSSe1
de consacrer mon existence à la prospérité nationale m'a investi,jag tiendraiis Apri
serment. Les lois seront la règle constante de ma conduite; ; je
rl lesgt
sera toujours la base de mes actions ; et quelles
soient les bi tume
tances ot des événemens
que
cima arer
que je dois à la patrie et imprévus à moir même, pourront de me placer, je n'onblierai jAe Ride:
les institutions qui font la garantie de
défendre, au péril der mat (
6s La situation de la
nos droits.
ri
serment. Les lois seront la règle constante de ma conduite; ; je
rl lesgt
sera toujours la base de mes actions ; et quelles
soient les bi tume
tances ot des événemens
que
cima arer
que je dois à la patrie et imprévus à moir même, pourront de me placer, je n'onblierai jAe Ride:
les institutions qui font la garantie de
défendre, au péril der mat (
6s La situation de la
nos droits. République est tres-rassurante; la tranyad IrReut
rigne partout; les cultures, par les soms qu'on y porte, donnent less ilmnex
heiles espérances, Le comperce est en grande activité: il sera dege atau
juime à le croire, des entraves qui pourraient l'embarrasser. L'adminsme Uith
de la jussice se perfectionne. L'arniés est aninée du plus pur patridism Frace
son dévouemeut est toujours le même : on peut compter sur la valeur b prem
elle a tant de fois donné des preuves. Enfin, nous devons espéreri 1 LS
que les finances seront bientôt, par la règle et l'économie à établir, e
yn état qui permettra de diminuer les charges de l'agriculteur. $ Pour parvenir entièrement à ces heureux résultats, j'aurai BOTE med des --- Page 19 ---
( 17 )
Législateura, , de l'assistance de vos lumières. Puissé-e
henin, Citoyens trouver disposés à me communiquer tout ce qui pourrait
FCOTDA tsujours Yous consolider Toeuvre de la félicité publique. tendre à
AU NOM DE LA REPUBLIQUE,
Chy
de l'Acte Constitationnel,e déclare que la
Comfonns
En vertu de l'article 75
deso Communes est ouverte. de neconde Session de la Chambre
etour
Président de la Chambre des Communes a répondia à Son Exc
axloa,
Le
Y.CONCH en ces termes:
1818,
CITOYEN PRESIDENT,
le
verLévénement déplorable qui ravit à la République
Magistrat
ER,
qui Tavait gouvernée 9 aurait été pour la Représentation bationale
tieux
- si dans le choix heureux que le Seua motif de regret inexprimable elle ne trouvait en vous ce chef bien-aiGéta nat a fait pour lui succéder, si elle n'avait Ha certitude qu'en vous éle
INAC imé, hélas 1 qui n'est plus :
vous
les obligations qu'il Inlvant au rang que vous occupez 3
remplirez
modérée, vous
re det
et que bientôt, par une admmistration prudente et
eccasi pasc, poeurerez au peuple l'équivalent de ce qu'il a perdu. sat:
Celui, qui descendant dans la tombe emporta la vénération généralee-cei dont le nom ne se peut proférer qu'avec une douloureuse adnuration,
elti, enfin, qui parcourat si glorieusement la carrière où vous êtes
était à la fois un des premiers fondateurs et un des plus fermes
IgHe eté, woutiens des institutions libérales qui consacrent aujourd'hui la démocrarenénde tequi nous régit. Par une longue habitude des affaires publiques, il
nante svait conçu les avantages que procure le système d'un Gouvernement
stre ha Républicain, où lhomme, usant de ses droits naturels, marche avec divor t puité dans le sentier que lui trace S011 auteur.
carrière où vous êtes
était à la fois un des premiers fondateurs et un des plus fermes
IgHe eté, woutiens des institutions libérales qui consacrent aujourd'hui la démocrarenénde tequi nous régit. Par une longue habitude des affaires publiques, il
nante svait conçu les avantages que procure le système d'un Gouvernement
stre ha Républicain, où lhomme, usant de ses droits naturels, marche avec divor t puité dans le sentier que lui trace S011 auteur. Ce fut le résultat des plus
qui profondes méditations qui portèrent cet illustre citoyen à préferer pour
Magate aptrie une liberté même orageuse 2 à la situation degradante dats laquelles
la
des
la tyrannie et le despouisme. genissent plupart
peuples qu'opprimaient
esti, - Les priocipes politiques quil n'avait cessé de protesser, furent aussi ceux
iendrai
lédifice
de
d'Haiti a été élevé:
sur lesquels
majestueux
T'Indépendance
te; kp animé par le patriotiste le plus pur > non seulement il concourut à
les a curer à son pays cette fotme rassurante de Gouvernemrent qui le
bieni
a
solide; mais il consacra , au perfeetioninément de ce grand ceuvre, toute
iden la sollicitude d'une vie exemplaire, et malgré les obstacles qui s'opposerent à T'accomplissement de ses grands desscins, ily serait parvenu, 1
a trange SL T'imexorable mort, en l'arrêtant au milieu de sa course > n'avait nis
hnent a un terme à ses nobles travaax. sera 0eR
Citoyen Président , la République en denit met aujourd'hui son CEUp 10
admns: pérancel en vous'; compagnon de la gloire de celui
vous précéda dans
natnt Ja
de PEtat, la conformité
vos sehtimens rosE
a YaKTE peetifsy première admet Magistrature que vous avez été initié dans le secret de la politique
espetri quil avait adoptée pour la direction des affaires publiques et dont lef
etabi, fcacitél a produit de sihereux efets; c'est decette opmion que ta
ur bre des Représentans
favorablement de votre future
Aural LET
préjuge
eriNonge
Pendant lee jours de calamité qui ont précédé et suivi les obse
vos sehtimens rosE
a YaKTE peetifsy première admet Magistrature que vous avez été initié dans le secret de la politique
espetri quil avait adoptée pour la direction des affaires publiques et dont lef
etabi, fcacitél a produit de sihereux efets; c'est decette opmion que ta
ur bre des Représentans
favorablement de votre future
Aural LET
préjuge
eriNonge
Pendant lee jours de calamité qui ont précédé et suivi les obse --- Page 20 ---
(18 )
du bien-aimé ALEXANDRE PETION; pendant la
Rre Convoi funebre, où tout un peuple éploré,
scêne rabéeu
leur, accusant pour ainsi dire le Ciel d'injustice, s'abandonnnnt et lui
alay 0ng
JU
les termes les plus touchans 2 son Chef, son Père, son demasisein
faiteur ; vous aurez remarqué la somme d'affection
avait Ami, sôn Dies
et quelle était l'étendue et Ja force de son autorité : qu'il cette! suinsines,
ne devait qu'à l'aménité, à la patience , à lal justice, qui. indameciel
caractère, ne lui fut pas seulement utile ; mais elle
formaient 8
les circonstances critiques à sauver la République du servit auside
événemens politiques l'avaient exposée. Heureux celui qui danger aiqula
ple par le charme de la persuasion ; son trône existe dans gouvere tous leps
et som empire seal est indestructible.
les CReUN,
En mettant ces considérations majeures sous vos yeux, i1
à la Chambre des Communes quelque chose à désirery , si elle restent
convaincue de la noblesse de vos principes - et que la gloire dieat
quiert en faisant le bonheur de T'espèce hamaine, est Je seul qui set
vous ambitionnez; elle est préférable sans doute à cette vaine bien célebrit Qe
qu'on substitue à T'opinion, qui souvent tire son origine della
blique, , puisque l'une fait revivre son héros dans la postérité, misirep
l'autre périt avec celui qui l'avait usurpée.
tandae
Devenu la première sentinelle de la République, vous êtes nécs CeJous
sairement le dépositaire de sa Liberté. et de son
La
servation de ces avantages qu'elle chérit éminemment; Indépendance. et
Cols Leprix
ne cesse de faire les plus grands sacrifices', , vous est dévolue: pour lesquelsek : Irs maltk
tenir dans leur intégrité, c'est acquérir un titre à sa gratitude.
pour reconnaître le, prix d'un service si important, elle ira au Unjes, tempie
de mémoire buriner votre nom parmi ceux des bienfaiteurs de Tnuminte,
Nous jouissons d'une parfaite tranquillité. L'activité de S.E
le Président Boyer se fait déjà sentir dans les diverses branches de T'44
ministration. Digne en tout de son illustre prédécesseur, ce chef 26e leresser
donne tous ses soins à la Patrie; il veut tout connaître, afin
une
de
marche régulière aux lois et justifier l'espérance
la nation procure
cée en lui,
que
apis
On a commencé le nettoyage des rues de notre ville; on débarase
notre quai des immondices qui s'y trouvaient accumulés. Ces
Soins d'une sollicitude paternelle ont été généralement sentis, et préniens la Satis
faction s'est hautement manifestée.
Le soussigné, qui a fait ses études dans un collège de Pans,
a l'honneur d'offrir aux Haltiens, d'enseigner à leurs enfans, la langie
latine 5 la grammaire française et la géographie. Le procédé particulet
qu'il suivra pour les leçons de la grammaire française et le soin quil
aura de rectifier le langage et la prononciation de. ses élèves, doit leur
promettre de faire dans cette partie de rapides progrès.
Il donnera aussi des leçons de tenue de livres, en parbies simples
et en parties doubles.
S'adresser chez Mlle. Desiré Maneigre, 7 rue du. Centre, au Porke
au-Prinage.
LOUVET,
FIN.