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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1818-03-01.
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L'ABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE.
N. XV.
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
Que chacun à FEtat apporte son tribut.
a
iauTes
Ce Journal
les ler. et 16 de
mois.
ngEa
parait
chaque
CUST
en TAL
Le prix de l'Abonnement se paye d'avance:
25 gourdes pour un an; 2
14 gourdes pour six mois 3
8 gourdes pour trois mois,
Ohg
stod. Sadresser à M. COLOMBEL, Secrétaire
Car
particulier de S. Eg.
Es
le Président d'Haitis
apporte son tribut.
a
iauTes
Ce Journal
les ler. et 16 de
mois.
ngEa
parait
chaque
CUST
en TAL
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25 gourdes pour un an; 2
14 gourdes pour six mois 3
8 gourdes pour trois mois,
Ohg
stod. Sadresser à M. COLOMBEL, Secrétaire
Car
particulier de S. Eg.
Es
le Président d'Haitis AU PORT-. AU e PRINCE,
DE L'IMFRIMERIE DU GOUVERNEMEN
1818,
Source gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France --- Page 4 --- --- Page 5 ---
(3j
Port-au-Prince, le ler. Mars 1818, an 15 de l'Indépendance d'Haîtis
POLITIQUE
que soit la pénétration dé Thomme; il ne pourra jamais api
Qe le mystère de la création. Bien que son intelligence l'ait mis 4
néme de faire les plus belles combinaisons et les conjectures les plus vrai
semblables 3 l'incertitude s'attache à ses découvertes, et quelques efforts
quil fasse, la solution du grand probléme de la nature sera toujours
au-dessus de ses forces: Il est, sans contredit, le premier chaînon de
cette longue chaiwe
marque les différens degrés des espèces; mais il
TEI plus de distance % lui à la cause première qu'au dernier atôme
animé de l'universi C'est donc envain qu'il se distingue par des
tions admirables, , par l'imitation des objets physiques ; les erreurs concep- de son
epnit décèlent sa faiblesse et son ignorance. Le plus haut point de sagese qu'il puisse atteindre eonsiste à se défier de ses jugeniens à
ner ses recherches métaphysiques là od, perdant les traces d'une 2 vérité borpapable, il se sent replonger dans le néant par une puissance invisible
et environner de doutes qui égarent sa raison, quand la témérité le
trop loin. Il est de sa nature d'apercevoir les effets de
pousse
mérale qui affectent ses sens; ; mais les causes motrices l'organisation gédinuirement pour lui d'une ombre impénétrable au point s'enveloppent oralirmer lexactitude des données qui résultent de ses calculs. qu'il La nie peut
des mondes, leur marche 9 leur destinatiod 6, les
structure
sortir du
phénomènes qui semblent
système général 3 tout est un véritable secret
que ses parallèles, ses présomptions ses plans, et, pour lui; et quoicréation factice, annoncent ce qu'on appelle son
pour ainsi dire, sa
les produits d'une imagination active, curieuse génie : ils sont plutôt
rités constantes, On peut les considérer cumme et les inquiète 2 que des vé.
ment qui a acquis un développement tel,
ceuvres d'un entendepacité du cercle qui le circonscrit dans les qu'ayant limites embrassé toute la caparcourt létendue - et qui, Ine pouvant
découvrir de son essence, en
sarrête à une définition réglée d'après ses pas
l'ordre primitif,
point d'appui qui serve de bases à tous ses conceptions afin d'avoir un
aystèmes a reçu des clangemens et des raisonnemens. Chacun de ses
Marot inaccessible à tout argument. De sorte modifications jusqu'à ce qu'il
un temps he le fut plus à une autre
que ce qui fut cru dans
époquer
sumbondance , combien l'esprit humait est
Versatilité qui prouve, par
Malgré les traditions les
sujet aux illusions.
h surface de la terre a été plus anciennes, . on ignore encore comment
ferens climats. On a voulu rattacher peuplée à d'hommes modifiés suivant les difde ramifications variées à l'infini; mais une tige unique un grand nombre
te système. Limpossibilité de
ane contradiction
a
guner une classification
trouver ine origine commune frappante a
raine
des individus, àvec une différence
fait ima
éssenticlle ef
par
Malgré les traditions les
sujet aux illusions.
h surface de la terre a été plus anciennes, . on ignore encore comment
ferens climats. On a voulu rattacher peuplée à d'hommes modifiés suivant les difde ramifications variées à l'infini; mais une tige unique un grand nombre
te système. Limpossibilité de
ane contradiction
a
guner une classification
trouver ine origine commune frappante a
raine
des individus, àvec une différence
fait ima
éssenticlle ef --- Page 6 ---
(4)
des. degrés. de raisonnabilité dans une même espèce : mais cet ordre
tastique était T'ouvrage d'une odieuse politique dont les, ressorts fe
comhe enrouillés d'avarice, decfusuté et d'implete: fruit d'un étate EYO
trop apparent, la raison, Ja justice et T'humanité en ont fait arufe B
toute l'absurdité, C'est.ainsil qu'en voulant approcher trop près d'un connaie
qu'on cherche dans T'obscurité, ons'en écarte d'avantage, et qu'en pict
apercevoir un brillant on rencontre un phosphore dont la Jueur crojat augmenl
la clarté du jour. sefasl lites nor
Lighorance profonde de Fhomme sauvage fait pitié à ce matele a stic
qu'un capitaine regarde comme un êtrel brut;" ce capitaine est luinas Diens
peu, considéré dun sayant qui croit avoir surpris les secrets de lanatun CIes
mais ils sont moins que rien aux regards de l'être infini qui lesatis incinati
de Fargile- Cependant ce sont ces mêmes atômes qui, fiers d'une insk del leut
ligence relative, osent interroger leur créateur et lui demander
arrad
ce quil a: fait! Eh! ne vaudrait-il paisi mieux, esprits orgueilleux, compee YOu
tes,
arrêter aux marques visibles de, la volonté divine, que de
de
de vaines
chercher,
subtilités, à pervertir lordre qu'elle a établi? Si la Couler
de. l'africain, de l'indiens Idex l'américain et de l'européen varie-cotm
les nuances de Tarc-en-ciel,.en sont-ils moins des hommes ? L'un den tsoes d1
doit-il s'étonner des Texistence des autres, sans lêtre de la sienne propel
propr
Habitans d'une, mêmel surface, assortis aux; divers climats , ne prétunds ratoreile
pas trouver unp ligne de démarcation entre les différentes zones de votte pura
planetesi il n'est de premier nang pour aucun de vous. Sous V'équatar anutage
comme vers les' extrémités du globe, les biens et les maux vons sott eudemes
répartis en raison del lan destinationl que vous avez prinitivement repet Dae
Si le supertlp d'un sol supplée à la mediocrité des productions d'uneas tdeas
tre contrée, c'esti que lauteur de toutes choses a voulu établir entre TOB bommes
des relations qui vous rendissent: communs tous. ses bienfaits, et quiwa elde
rappelassent T'obligation où vous êtes de faire entre vous un échange de dsterti
bons procédés, comme vous en faites pour les objets de vos besous mns des
Quelques-uns d'entre vous sej sont placés 2 par leur lumière et leur d peru oea
vilisation, au-dessus de ceux qui génissent dans les ténebres; mais YOU nes dus
avez tous été barbares et ignorans à dest époqués éloignées.
ses bienfaits, et quiwa elde
rappelassent T'obligation où vous êtes de faire entre vous un échange de dsterti
bons procédés, comme vous en faites pour les objets de vos besous mns des
Quelques-uns d'entre vous sej sont placés 2 par leur lumière et leur d peru oea
vilisation, au-dessus de ceux qui génissent dans les ténebres; mais YOU nes dus
avez tous été barbares et ignorans à dest époqués éloignées. CiCa
Ces raisonnemensi ont assez de prise sur Tintelligence d'an certar
mes
nombre d'hommes de quelques points du globes cettel classe est celleds 18a alUl
philanthropes. Elle a produit des sujets dont lelg igénie élevé et le' cceur drot
caractérisent les héros de Fhumanité. Les uns ont Reit écrouler T'édie
de l'erreur et du sophisme en détruisant Jes préjugés qu'avait établis une Cap
UU
tieuse politique,les autres se sont servide Ja politique même pourles combattt, XEMOIRS
o Gregoirel O Wilberforce! s'il est permis, un jour, ades peuples régenereste hke
payer un tribut de reconmaissance aux philosophes quise sont imposé la ticis eree
dificile de defendre la cause des opprimés etdebraverles détestables m axim3 lement
qui avaient, réduit une partie de Fespèce humame à la condition des brutes,
lignora
quel hommage n'aurontails pas à rendre à cette vertu dont les charme ont.dan
sont si doux, et qui est Vattribut de vos ames magnaninies! Votre CO0- Cet
rage philaschropique, dans un siècle où la sordide avarice et la féroos podtique
ambition faisafent une guerre cruelle à la raison et à Phumanité, vous
raut. éonvre d'une gloire qui surpasse celle de tant de prétendus héros; qui Var Que --- Page 7 ---
(5)
T0e
signalé leur passnge sur la terre que par des actions d'une atrocité
réroltante. n'ont
En faisant germer le principe régénératear qui doit faire sortir
tant de déplorables victimes de-F'imsmnsbilité, vous avez
de Tiganmainie
dont les
CX fait le plas bel acte de bienfaisance
hommes puissent s'honorer,
du etla génétosité
vous a conduits au succès de cette entreprise en
autant E mérite qu'elle élève l'idée qui s'attache à vos quaaugmente
lités morales,
Mais, quand on s'applaudit de devoir aux apôtres dela raison retide
h justice des avantages qui ne sont que les précurseurs de pius grands
- biens, il est alfigeant de voir le coutraste qui règoe entre-eux et quelGnee hypocrites gangrénds d'orgueil, avides de richesses et cruels par
incination.
a conduits au succès de cette entreprise en
autant E mérite qu'elle élève l'idée qui s'attache à vos quaaugmente
lités morales,
Mais, quand on s'applaudit de devoir aux apôtres dela raison retide
h justice des avantages qui ne sont que les précurseurs de pius grands
- biens, il est alfigeant de voir le coutraste qui règoe entre-eux et quelGnee hypocrites gangrénds d'orgueil, avides de richesses et cruels par
incination. Ni les lumières d'un siècle,ni les calanntés qui sont résultés
uDe de leur système 3 ni Texpérienice qui dévoile leurs erteurs, ni le tems qui
comr a arraché leur masque imposteur , rien n'a pu corriger ces froids égoise
tes, tigres d'autant plus impitoyables qu'ils appliquent à P'aneantissesuene
de leurs semblables et le sentimient qui affecte le coeur de l'être raisonCEE table, et la faculté qui règle les actes de son entendement,
Qile des hommes long-tems caressés de la fortune et habitués aux
un tscès du pouvoir, cherchent à conserver d'odieux privileges et des droits
pro dle propriété qui eurent leur fondement, cela est une conséquence assez
prea raturelle: tout en abhorrant les crimes dont jis se sont couverts, quand
esden il pavaient, par des concessions qui ne les privaient d'aucun de leurs
avantages ) prévenir une infinité de maux qui sont résultés de leur Sut
VOUNA entétement, on s'étonne peu de veir des êtres scceutumés à l'insensibinentms lité et entichés de préjugés, tenir à d'anciennes prérogatives et preferer
dm tin dosastre éclatant à un amendenient qui eût assuré leur bien-étrent des
enten homines ne s'étaient pas imposé le devoir d'être Jes prédicateurs du dogma
GW deli charité, les consolateurs de leurs frères et les plus fermes soutiens
des vertus du Christianisme, Mais qu'un Tartaffe tonsuré forge 2 au mé
S DAI pris des commandemens du Dieu-quil sert par état, un système qui ett
lers para l'eeuvré de Tesprit immonde en d'autres tenis ; qu'il renonce aux véMOANTE nitès du saint-Livre, qui sont la source de nos consolations et de baume
qui cicatrise nos plaies morales. , pour puiser dans le fiel litteraire les SO000E plismes qui pous menacent des plas terribles deaux $ qu'il invite Jes pene
calkt ples au camnage par ses perfides insinuations, et qu'il fasse pénibleuent
CRrE tetrograder la pensée vers les tems des sanglantes catastrophes occasien-
- Teca nées par lea fureurs sacerdotales : voilà une monstruosité qu'un abbé Dillon
suned seul pouvait produire. Cet énergumeae impudent ose attaquer, danis un
conin MENOIRE SUR L'ESCLAVAGE COLONIAL, et la loi divine qu'il renie, et
Celeirs la loi naturelle qu'il foule aux pieds. Selon lui, Dieu St Thomme
lt être esclave: la liberté n'offre aucun avanfage, ou elle est réservée pour seuesmiE lement à un petit nombre d'hommes adroits, qui savent mettre a proft
desbra Tignorance et la crédulité des autres, et Se faire un superfu de ce
claz ont dérobé aux besoins de ceux qu'ils oppriment. Droit des
qu'ilg
otree C'est un
brigandal
prètre qui vous consacre ! C'est lui qui nons
f
apprend que la
polique des geus de son espèce, n'est qu'un rafinement de
Pautil s'étonner après cela des absurdités qu'il met en avant barbarie.
adroits, qui savent mettre a proft
desbra Tignorance et la crédulité des autres, et Se faire un superfu de ce
claz ont dérobé aux besoins de ceux qu'ils oppriment. Droit des
qu'ilg
otree C'est un
brigandal
prètre qui vous consacre ! C'est lui qui nons
f
apprend que la
polique des geus de son espèce, n'est qu'un rafinement de
Pautil s'étonner après cela des absurdités qu'il met en avant barbarie. rO Ver que le sort du malheureux qu'on avait ealevéà son pays et pour trantyorie prou: --- Page 8 ---
(6j
so1s un autre ciel; pour le livrer à toute sorte de souffiances,
preferable à celui de fhomme qui, n'ayant pour maitre qu'une Joi
étel
ponvait disposer à son gré de sa personne, de son travail et de commute,
extraordinaire
sonbial
Trouvera-t-on
que cet imposteur audacieux allirme
exclave pouvait fure annuellement une dépense de 2,000 liv., en mia
bint une ou deux heures par jour pour son compte, tandis
traral
Je reste de son tems à son tyran, il ne lui assurait, pas la que moitié donmes
revenu? à l'entendre, les maitres avaient plus de, mal que leurs dee
et, quoique les caprices de ces despctes eussent inventés différens sujets;
de supplices abominables, les esclaves ne les supportaient qu'en getrs
Mais si l'esclavage était un état si doux, pourquoi n'a-t-on appares
des hommes libres s'y livrer volontairement? Pourquoi les Européens pas mgl TO
hoareux ne se sont-ils pas vendus? Pourquoi ne sont-ils pals venus de
fricher enx-mènies les iles et suppléer aux nations qui y ont été détruiteal
Pourquoi la plupart des hommes, après avoir été attachés ait joug,
suisissant leur liberté, préférent la nort à une nouvelle servitude? Inter
ragezal Vabbé Dillon; s'il ne satisfait pas exactontent à vos questions,
vons dira du rpoins que Phomme noir n'a que les vices du blane;
n'est doné d'ancune vertu; que la paresse et la vengeance sont ses e7
sions predominantos; et; substituant toujoursl'effat à la cause, bratantl T'exyk pu
rience, it vous affirroera que ce serait in moyen sûr de venirà bout desne
que de les laisser vivre en société, parce. que la civilisation est contran
a leur nature. Il écrivait Gonnement ces choses à deux mille lieues d
nons; il savait bien qu'il divaguait: mais il n'ignorait pas qu'il en iupe
sit à un penple qui ne connaissait qerioparfautement notre caractère,
que les vieux colons Pépauleraient au besoins C'est sans doute cette ide
qui Ta poussé jusqu'à dire que quand même les noits seraient libres,
se laisseraient toujours -gouverner par les ex-colons: Aht tnori paurre
abbé, si vous aviez lu les articles 38 et 39 de notre constitution, Frour
auriez eu peut-etre honte de vous écarter si visiblement de la vérité. Me
tez-vous donc biert dans lesptit que tout est changé à Haîti depuis qel
tous en êtes surtig et que le peuple de ce pays s'est lassé d'avoire
H faiblesse pour Ses bourreanx.
La réfntation sérieuse du mémoire de labbé Dillon, demandrnte
Biivrage d'une certaine étendue, nous rassemblerons les matériaux néces
saires pour traiter cette matiera à fond; les bornes de notre journal DE
noas permettant pas de donner à nOs idées tout le développement doet
elles sont susceptibles, noos ndus soumes contentés d'entretenir somma:
tement ROS lecteurs d'un objet dont nois nous cecnperons particuliereme
MILSCENT
Ses bourreanx.
La réfntation sérieuse du mémoire de labbé Dillon, demandrnte
Biivrage d'une certaine étendue, nous rassemblerons les matériaux néces
saires pour traiter cette matiera à fond; les bornes de notre journal DE
noas permettant pas de donner à nOs idées tout le développement doet
elles sont susceptibles, noos ndus soumes contentés d'entretenir somma:
tement ROS lecteurs d'un objet dont nois nous cecnperons particuliereme
MILSCENT --- Page 9 ---
(7)
im
LITTERATURE
n
TELEMAQUE
Air: Au sein d'une feur tour à tqury
Exilé d'un trône fameux
Qu'avait jllastré sa vaillance,
Ulysse errant et malheureux
Du destin subit Tinconstance;
Hélas! pour comble de ses maux
estia
Il laisse, en s'éloignant d'Ithaque,
Jame:
Entre les mains de ses bourreaux
L 61
Et son Epouse et Télémaque.
Les compagnons de sa valeur
Cort
Jadis enfans de la victoire
Courbent sous un joug oppresseur
C0
Leurs mâles fronts couyerts de glaire
acten
Le peuple accablé de malheurs
Cettel
Gémit opprimé dans Ithaque s
Et tous les voeux et tousiles cpeurs
Sont pour le jeune Télémaque.
Sous les yeux du sage Nestor
Le jeune Prince est en otage
Et Télémaque ignore encor
W
Quel trône sera son partage ;
Mais déjà dans tous ses regards s
Sur son front, dans son caractère,
UX
Minerve , Jupiter et Mars
our
Ont gravé les traits de son père.
ilent
ST
Pénélope dont le grand coeur
A su braver le sort funeste
Souffre avec calme 9 et son malheur
N'est rien, , puisque son fils lui reste's
Quand seg barbares epnemis
Règnent lâchement dans Ithaque, 9
Elle attend tout de geg amis,
De Nestor et de Télémaque,
Chaque jour, les larmes aux
Cette imalheureuse Princesse, yeur, &
Sur son sein noble et généreuz
Pree son file 'svec tendresge à
le grand coeur
A su braver le sort funeste
Souffre avec calme 9 et son malheur
N'est rien, , puisque son fils lui reste's
Quand seg barbares epnemis
Règnent lâchement dans Ithaque, 9
Elle attend tout de geg amis,
De Nestor et de Télémaque,
Chaque jour, les larmes aux
Cette imalheureuse Princesse, yeur, &
Sur son sein noble et généreuz
Pree son file 'svec tendresge à --- Page 10 ---
(8 )
Mfon fils, dit-elle, la valeur
Dans ton sang est héréditaire,
Grandis pour etre le vengeur
De ta patrie et de ton père.
lesceuv
Vous qui déplorez son destin,
COUTTAN
Fidèles habitans dltbaques 2
oure
Non, vous n'aurez pas mis envain
Tout votre espoir dans Télémaques
sonbes
Le Ciel touché de tapt d'amour
OInt
Exanoera votre prière,
Et VOS yeux reverront un jour
L'Epouse, le Fils et le Pere.
8enS
ANONYME.
par
VOA
ture
INTERIEUR
il
Nous avons des écoles pour l'instruction de la jeunesse. Quoink Towere
l'enseignement n'ait pas encore atteint le but qu'on s'est proposé, ilet
pu moins satisfaisant de le voir vainere les obstacles qui ralantissaients g
DOR2LCIN
marche et ébaucher l'éducation des deux sexes.- Ses premiers progte
soutiennent l'espérance que nous avons de let voir produire, avec let tens,
TOTOLOT
les heureux effets qu'on en attend. A mesure qu'il surmontera les dif.
cultés morales qui sont inséparables de toute entreprise de ce genre,sa OUrrt
coure deviendra plus rapide, et il s'approchéra plus sûrement de son obje Ratoe
Nous trouvons la garantie de cette assertion dans l'emprèssement dreC etre
lequel les pères et mères envoient leurs enfans à l'instruction et dam
0a8
l'ardeur qui porte les personnes raisonnables mêmes à cultiver leur espat
et à se familioriser avec les premières notions des sciences et des arts ENI
qui conviennent à leur état ou à leurs goûts, Les écolos primaires sont
en grand nombre; des maisons particulières d'édupation s'établissent tout
les jours; le Lycée national, malgré les accidens qui ont paralysé le
efforts et le zèle de ses professeurs, forme des sujets: des maitres de PAATTE
Jangues et autres sont répandus dans la ville, et contribuent à la propagation des lumières: et de quelque côté que Ton porte ses regards
on: apperçoit des étudians de tous les ages, de toutes les classes. Ce Roune
concours général de ceux qai apprennent et de ceux qui enseignent
aménera des résultats aussi agréables qu'utiles pour la nation Haltienne,
Dlus
ef on en appréciera tous les avantages quand, parvénus à une certaie anus
époque, on pourra remarquer Ia différence qu'il y 'aura' du point de
nous sommes partis à celui oû nous nous trouverons nécessairement,
Tait
L'utilité des écoles bien dirigées ne se peut calculer; elle s'étend prenu
sur toute la société en général; car ceux mêmes qui ne vont pas puiset actioy
directement dans ces établissemens une instruction positive, en resscate exste
ront en quelque sorte les bons effets par Thabitude de s'approcher des sujdt ne
qui E auront été formés, et cette réaction morale sera comparable à cells
Aue le lumière produit sur les corpe solides,
4 H
-
nécessairement,
Tait
L'utilité des écoles bien dirigées ne se peut calculer; elle s'étend prenu
sur toute la société en général; car ceux mêmes qui ne vont pas puiset actioy
directement dans ces établissemens une instruction positive, en resscate exste
ront en quelque sorte les bons effets par Thabitude de s'approcher des sujdt ne
qui E auront été formés, et cette réaction morale sera comparable à cells
Aue le lumière produit sur les corpe solides,
4 H
- --- Page 11 ---
(r9 1
I serait cepen'ant possible de donner plus d'extension à l'instruction
Il est une école oû tout le monde conduit, par la curiosité,le
deseivrement, pobligue,
ou par le besoin d'un délassement, s'instruit en s'amusant,
à connaitre les convenances sociales, à aimer lai vertu en déspprend toute la difformité du vice, et à se former des moeurs douces
courrant Cette éccle est le théûtre: On s'y plait d'autant plus, qu'on y
et pures, attiré
des charmes qui flattent les inclinations naturelles des perest
et par que l'art qui soumet leurs défauts a la réformation, ne pèse
sonues, sur leur amour-propre ou sir Jeur fblesse. Ce simulacre de la belle
point nature offre des scènes, des situations, et excite en nous des sensations
qui agissent puissanment sur notre âme, en affectant agréablement nos
sens. Un discours sublime prononcé dans une chaire alarme les esprits
son austérité, et fait moins d'impression sur les cceurs que la peinpar ture animée d'une action dans laquelle la morale est personnifiée, parce
que les sons introduits simiplement par loreille, ne captivent pas l'attention comme les vives images qui parlent aux yeux et qui, par une douce
ilusion, nous identifiént avec les personnages qui sont mis en scène. L'étalage des belles manières, le bon ton, T'élégance du dialogue,
Qum Tobservation des règles de la bienséance, tout fait naître au théàtre, ou
Ose ledéir de l'imitation du beau, ou de l'éloignement pour ce qui est ge--
tissauen néralement improuvé. Ainsi le caractère y recoit des modifications qui se
ers pUp font sentir dans le commerce ordinaire de lai vie. Après les excès de la
eclein rétolution française, le peuple de Paris conservait une teinte de férocité:
lead ila arait oublié ses anciens usages, et sa politesse était très-équivoque. On
genre, ouvit un grand nombre de theâtres: l'attrait du plaisir réveilla les vieux
SONO sentinens des Parisiens ; leurs mceurs s'adoucirent, et maintenant ce peuple
ement est très-différent de ce qu'il était vers la fin du 18e. siècle. Il a à Paris
on de des salles de spectacles à la portée de chaque individu: ily a y foule aussi
leur 6 bien sur les boulevards qui sont le tendez-vous des gens d'une médiocre
et det aisance, que dans la rue de Richelieu qui est le domaine des
du haut
marress
gens
jarage. La différence des fortunes ne change pas la destination du théâtre:
iseent Tobjet en est partout le même. La vertu y est toujours préconisée et
paraire le crime signalé. Le résultat est le même pour le riche comme
le
maitral
pour
paurre. 2laT
II nous manque un établissement de ce genre. Ne scrait-il
esrege sble de nous le procurer? J'ai entendu raisonner sur cet
des pas pos
clases
objet
personnes sensées et zélées pour le bien public: elles désirent en effet
nseipne
la
Hania réédification de notre théâtre.
y est toujours préconisée et
paraire le crime signalé. Le résultat est le même pour le riche comme
le
maitral
pour
paurre. 2laT
II nous manque un établissement de ce genre. Ne scrait-il
esrege sble de nous le procurer? J'ai entendu raisonner sur cet
des pas pos
clases
objet
personnes sensées et zélées pour le bien public: elles désirent en effet
nseipne
la
Hania réédification de notre théâtre. La clôture en est une privation d'autant
plus sensible pour les babitans de la
ine CEIL
capitale, que le défaut de nobles
amusemens et de ces réunions où lon aime à se voir comme en
poit les plonge dans une monotonie fàcheuse: Le besoin existe; mais famille, il fauenyent drait aviser aux moyens de le satisfairez Il serait nécessaire
elle d8
de réunir les
preniers élémens de cet
patl 03 action
établissement, fornier des acteurs, mettre en
quelques sujets conformes à notre
et à notre
1 TESKO
politique
nouvelle
existence, et restaurer la salle destinée à l'exécution
cette
Cas Une
de
entrepriser
société, ou des actionnaires, faute de moyens
able téliser ce projet. Puisse un concours d'amis de immédiats, notre patrie pourraient répondre
Alappel que nous croyons devoir leur faire à cet égard! --- Page 12 ---
(1 10) )
toi
Depuislongsitentis noits désirions voir s'établir une maisnnw-délses Bent
tout-à-fait digne des hnitiens, et où Ia jeunesse pût recevoir tine'insre
sionacemiplètes des principes de morale et dé religion , et rémir a0t nous
commizsances premières, à la culture du cceur et de T'esprit , des ana COI
d'agrément eti dutilitéz Mr. et Mad. Courtois, haîtiens nouvellenmts decelte
rivés de Paris, viennent de réaliser: nos souhaits en commencant unges
blable établissement. Nous croyons nousi acquitter d'un dévoir envers Bn nar la
congitoyens. enleur rocommandint CC nouveau pensionnat, parcequeles res
enfanst ylseront parfaitement bienu
OesTue
an Mw Couttois possède des connaissances qui lai faciliteront la tade
quil S impose, - et il sera. ellicacement secondé par son épousey dontk
ON
mérite personnel a reçu! le coloris brillant qu'on rapporte de la fréguens protl
tation desi personnes distinguées par leur rang et par une politese Te
e
marquable. 46 Les élèves de Mr. Courtois seront classés selon lenr ageretilee
Oral
& gré dei leurs, connnissances. On leur enseignera la lecture P l'écritn,
46 Taritbhovétiqnei, les changes étrangers, lal langnel française , Thistoiress
66 cienne et moderne , la géographie, et la moythologie, 11
Te
66 Ils pourrontia apprendre de, plus les élémens!
une politese Te
e
marquable. 46 Les élèves de Mr. Courtois seront classés selon lenr ageretilee
Oral
& gré dei leurs, connnissances. On leur enseignera la lecture P l'écritn,
46 Taritbhovétiqnei, les changes étrangers, lal langnel française , Thistoiress
66 cienne et moderne , la géographie, et la moythologie, 11
Te
66 Ils pourrontia apprendre de, plus les élémens! bde la langue latine, etl
€ principes des languesia anglaisé et espagnole ; ily aura des maitres dagk
te
SL ment pour la musique, la danse, etc. selonle voeu des parens. 66 Pour stitnuler l'émulations des élèves, et les encourager) on délie
6 à la fin de chaque trimestre, un prix à lélève de chaque
:
clasaequian
le mieux faite ses compositions etir rempli ses autres devoirs classiques
66, A la fin de Tanneeily aura un examen général, en présenced
C
derk
rens; eti à lai suite.d'un concours général, une: distribution de prisan
€ lieus
K Le prixi de la pension est réglé, de gré à gré, avec les panes
66 suivant Tage des enfans, lerdegré d'instruction quils désirent leurids
66 neri et les fournitures exigées Un trimestre- doit toujours être acqutt
f6 d'avanee. 10 M Courtois demeure rue des Fronts-Forts, maison de M. Saladin,
Me et Mmes Courtois réunissant les qualités nécessaires à l'enseins
ment, justideront pleinement, nous osons l'assurer, la confiance quouie
dxa bien placer en eux; et dont isinisont dignes à tous égards,
A
Nous avons eu oecasion dè yoir des jeunes élèves de Mme. Drom
lal décence. de leuri maintien, leur politesse iet une présentation agréabled a
aisée sent Jeg moindres acquisitions quielles ont faites sous P'influeneed Toul
Jeut direetrice. Leur moralls siorne égulement, et tout annonce que,lax
qu'ellest sentiront de cetter écolei pour venir embellir lai saciété quilk
attendii elles en seronti l'ornement et le charme, Le zele et le déroer
mentiayec lesqaeis Mrae. Drury ilse livre àl'éducation des jeunes persnésr
qui lnir sont, confiées sont rares, et lon ne satrait trop les signuleri
Lattentiono durrpablic. Liécole gratuite que le Gouvemnement a établie dans la canitakil
Thoskar de celle de Lancaetre, a éprouvé une: grande perte par le deea
daison directeur Je sieur Bosworth, qubravait été envoyé ici parsla sociée
Lancastrienne da.Londres;néaanmuotos ellev esteen pleine activitér Lpek
r
qui lnir sont, confiées sont rares, et lon ne satrait trop les signuleri
Lattentiono durrpablic. Liécole gratuite que le Gouvemnement a établie dans la canitakil
Thoskar de celle de Lancaetre, a éprouvé une: grande perte par le deea
daison directeur Je sieur Bosworth, qubravait été envoyé ici parsla sociée
Lancastrienne da.Londres;néaanmuotos ellev esteen pleine activitér Lpek --- Page 13 ---
(i))
ue tandiant qu'elle ait un nouvean directeur, on voit avec plateir que des
TgN methodistes, qui par un zele charitable sont venus précher l'évangile parmi nous; se sont empressés de remédier a cette vacance en se chargeant
de continuer l'instruction des élèves de cet établissement. Ils s'acquittent
de cette tiche de manière à mériter de justes eloges,
A Le Conseil del Notables dui Pori-au-Prmce a fait connaitre,
ren
la voie du Télégraphe du 22 Février 3 qu'il avait pris. des meGRce par sures pour assurer la salubrité de Ja ville, le nettoyage et da répération
des rues. Ses décisions qui étaient ignorées du public, prouvent qu'il a
jums àr coeur lintérêt de ses concitoyens et qu'il contribuera à augmenter
IT leur bien-être, eb ce qui le regardé. Nous en recevons Fassurance evec
re pratitide:s mais nous croyons devoir fairen une observation: à cette phrase
6RV de la note consignée dans le Télégraphe, 66 pour remédier aux funestes
wmaladies qui détruisent LA PLUPART de nos concitoyens. :2 Cette exaCL rontion est telle, que si a Tétranger on n'était pas bieh, instruit de ce
eCtt mse pisse chez nous, on serait autorisé à croire que nous mourons
0 iei comme des pestiférés, et qu'il serait dangereux d'aborder nos rivages.
Catte isinuation s'écarte trop de la verité. La moralie,quciqme oceasionnée en partie par des causes accidentelles, dout les unes tiennent
e
peut-r
être aux privations que les Haitiens ont souttertes dans un tems désas--
treux et qui ont pu ruiner par avance quelques tempéramens, et les autres
déln dune crise récente de la nature, telle que la catastrophe du 19 Octobre
qE 1516,0u à une impropreté locale, a lequelle on peut remédier; la morTLeS talité, dsons-nous, n'a guère passé ses limites ordinaires: Elle n'est devenue sensible que parce qu'elie a atteint quelques personnes mar
T Guantes, et des étrangers qui se sont un peu écartés du régine diététique
qui convient ici. Elle frappe bien moins de victines depuis quelque tems.
È quand mêie il serait vrai que Je nombre des décès eût augmenté,
eur ine faudrait pas s'en étonner, puisque nowe population est accrue par
la présence des étrangers que le commerce a conduits dans nos ports,
e par le retour de beaucoup de nos concitoyens
étaient
d
qui
absens.
Les nouveaux venus étant tributaires de notre climat, pendant un tems,
Cliv lis maladies ont trouvé plus de prise, Elles ont, il est vrei, le caractère
mianiqnes mais, non seulement elles ne sont pas des épidémies, encore
elles ont perdu de leur intensité.
Soyons sincère; mais ne rendons pas la vérité effrayante en Ini donhnnt une stature gigantesque. La saine politique doit calculer les effets de
PIC tuut raisounement sujet a une inturprétation défavorable.
MILSEENT
a 13
climat, pendant un tems,
Cliv lis maladies ont trouvé plus de prise, Elles ont, il est vrei, le caractère
mianiqnes mais, non seulement elles ne sont pas des épidémies, encore
elles ont perdu de leur intensité.
Soyons sincère; mais ne rendons pas la vérité effrayante en Ini donhnnt une stature gigantesque. La saine politique doit calculer les effets de
PIC tuut raisounement sujet a une inturprétation défavorable.
MILSEENT
a 13 --- Page 14 ---
12 )
NOUYELLES
dissa
sance
PROTESTATION de PImpératrice Marie-Louise , adressée
T
Congres de Vienne, 2 contre P'occupation du trône frana Gouer
par la Dynastie des Bourbons. Cette pièce,
gtrour
originairea écrite en français, est maintenant traduite en anglais, aleB
uie autre traduction, française, faite d'après une versil nacte
allemande déposée awa archives de la ville de Franefut
Marie-Louise, Impératrice 3 Archiduchesse d'Autriche et Duche tanent
de Parme, en notre nom , durant la minorité de notre cher fils et SOc
verain", et au nom de notre fils, Charies-François Napoléon, commek 2Fat
gitime possesseur du trône Impérial de France,.
9u
La distance qui nous sépare de nos Etats héréditaizes et T'ahken Trarce deln
des Membres de notre Gouvernement, nous empéchant de réclamerle mde
mission d'un ministre pour nous représenter au Congrès actuellement rég
à Vienne, et le désir de donner une pleine authenticité à notre réclan tion en faveur de notre cher fils et souverain 2 nous a portée à SIR seconié
Texemple de notreimmortelle ancètre de gloriease mémoire, Marie-Thea A
à prendre la résolution de déposer sous les yeux du Congrès une déck ennen
ration des droits de notre cher fils à la Couronne de France, etene Dred
veloppement des principes sur lesquels ils sont fondés, à T'effet de fe VrOeT
connaitre à l'Europe et à la nation Française , qu'il n'a jamais étéda -
notre intention de renoncer volontairement au trône Impérial de Frang
sur lequel il a plu à la divine providence de nous placer,
Nous ne rappèlerons pas ici les désastres qui ont privé la maismk
Bourbon du trône francais; nous étendrons plutôt un voile sur les erren
des Princes et les fautes des Nations i nous ne défendrons pas Toune 6mt
des factieux et des révolutionnaires ; mais nous déclarons quil exister
loi pablique et immuable de la nature, qui he les Nations aux Prim lesceaz
une loi politique qai contient les principes d'après lesquels les Souvers (dien,
devraient concilier leurs droits et leurs intérêts avec certains droise toteiE
liberté, qui sont la propriété de leurs sujets.
Dobor
Une suite d'événemens malheureux a détruit la Royauté en Frane Cemi
Toute l'Europe a pris les arines pour relever un trône que celui'quile Rncan
cupait était incapable de conserver 3 un trône réduit à rien par latie
des princes et de la noblesse, qui étaient ses soutiens naturels, et pec
être par la manifestation libre de la volonté du peuple.
tn d
Le malheureux Louis XVI et son fils ont péri lun après T'aute ranbe
leurs héritiers légitimes ont perdu leurs droits à lal Couronne perla sr
émigration et par leurs retraites dans le pays ennemi, La nation néur
plus liée à ses princes légitimes, reprit le droit naturel qu'elle avaitk SO0p
se choisic un Gouvernement, Les autres nations de 'Europe regardae
RE3 désastres comme l'ouvrage d'un fanatisme politique et d'un cspcil
uple.
tn d
Le malheureux Louis XVI et son fils ont péri lun après T'aute ranbe
leurs héritiers légitimes ont perdu leurs droits à lal Couronne perla sr
émigration et par leurs retraites dans le pays ennemi, La nation néur
plus liée à ses princes légitimes, reprit le droit naturel qu'elle avaitk SO0p
se choisic un Gouvernement, Les autres nations de 'Europe regardae
RE3 désastres comme l'ouvrage d'un fanatisme politique et d'un cspcil --- Page 15 ---
((18 )
enconséquence elles prirent les armes et pénétrèrent 211 milica
Kbellion;
Leur succès fut cependant de courte durée : la France les
de la Trance, bientôt de son territoire enyahi et maintint son indépendance. Les
chasa
puiscinces de FEurope ont dû voir des-lors que quelques fussent les consequences de ce qui s'était passé, le Gouvernement de France était changé
St de fait et de droit, et qu'il était hibre au peuple d'instituer telle forme de
qui lui çonviendrait le mieux dans les circonstances où il
TOT Gonvernement
E se trouvait. Dans cet état de choses , tous les liens étaient dissous entre la France
dls Bourbens, entre les Bourbons et les autres souverains de I'Europe: ;
TOR let
dans la fumille, le traité de garantie personnelle étaient annullés
force' des circonstances, dans le sens politique, les Bourbons n'exispar
Te
uient plus,
Duca
Linlépendance de la France, sous le nouyean Gouvernement qu'elle
seta avait choisi, fut alors reconnu par les puissances qui siègent actuellement
OUUIDEE au Congrès, Le 5 Avril 1795, le traité de Bàle fut signé entre la
France et la Prusse S un autre traité fut signé à Bâle, le 22 Juillet
Tae de la même année , entre la République Française et P'Espagne. Le 7
amer Juin de Tannée suiyante, cette dernière puissance conclut un traité d'alent liance avec le Directoire Exécutif. Les Cours de Sardaigne et de Nables
BC sgnerent dans le cours de la nême année 2 la première le 15 Mai, et la
secunde le 10 Octobre, un traité avec le même gouvernement RépubliThé cin. Le Pape et les petits états d'Allemagne et d'Italie reconnurent aussi
solennellement le nouveau gouvernement de France. L'Autriche signa avec. etel lel Directoire le Traité de Campo-Formio : celui de Luneville avec le
TP prenier Consul. L'Angleterre, par le traité d'Amiens du ler, Octobre
éleu 1801; TEspagne , par celui du 27 Mars 1802, et la Russie, par celui
Iru dn8 Octobre 1808, reconuurent successivemient le gouvernement consulaire, qui proclama, la paix générale, le 18 Brumaire l'an 10 de la Rés
mast pabliqué, Lacte qui releva de nouveau les autels, qui donna la paix à
lesenz Ealise Gallicane , qui rétablit la morale, détruisit les fausses doctrines
Ion et mit la vraie croyance à sa place, 5 le Concordat, en un mot , dont la
exitr religion ressentira pour long-tems les effets bienfaisans, mit, pour ainsi dire,
Pae le sceau à ces transactions politiques , par lesqueiles un gouvernement:
Sourez diférent de celui de l'ancienne monarchie, fut solennellement reconnu par
aroc toute TEurope, Qui eût alors soupçonné que les princes de la maison de
Bourbon conservaient encore des droits de souvéraineté sur la France 2
en Tor Ce quie est tombé peut-il encore se releyer ?
exitr religion ressentira pour long-tems les effets bienfaisans, mit, pour ainsi dire,
Pae le sceau à ces transactions politiques , par lesqueiles un gouvernement:
Sourez diférent de celui de l'ancienne monarchie, fut solennellement reconnu par
aroc toute TEurope, Qui eût alors soupçonné que les princes de la maison de
Bourbon conservaient encore des droits de souvéraineté sur la France 2
en Tor Ce quie est tombé peut-il encore se releyer ? Si ces princes n'avatent alors
ancun droit, quel est celni qu'ils ont maintenant ? Le péuple franeais 3,
joui sans aucun doute de la plénitude de ses droits sous le gouvernement
ere Consnlaire, A cette époque, pour assurer cette stabilité qui avait mis
fin aux malheurs de la révolution, et pour donner à
a rantie de cette stabilité, ila conféré le Consulat vie TEurope une ga4
D1
au premier Consul Napoléon,
*
on
La nouvelle organisation de létat étant en harmonie avec de
avsl
génie
son premier
de
magistrat , se consolidait de jour en jour, et elle avait remepar Niles veux les plus ardens da peuple français, si Fon eût réfiéchi
CSCEL lesistence de Thomme étail bornée und petit nombre d'énuées : et que
Pour --- Page 16 ---
(dadi
donner à ces nouvelles institutious un caractère de pernianence ): pourles otsol
faire correkponded avec les goveraeasens: des: aûtres: états. de Thirme, Inite
Jae nation sabstitua tiau Consulat lan puissance Impériale qu'elle rendit he. réditaire daus la famille dei Napoleon Bonapartes Les cit oyens des vills, pmerl
des cotamunes et desh petits hamneaux couvrirent de Jeurs noms les r oveon
gistros dans lesquelsi Ja question, surid H'etablissement de P'Emapire et Surle
cour
lection de Napoleon leur étalit sompise. IL fut élevé, proclamé ravecac pereur
clamation; il reçut les sermens de soumission, d'obéissance etdefident hdele
de Sest sujetst; dest teraplest retentirent d'actions. die grace. Le clerge dad maUr
Je saint-sicrificel de: las messe, prid) pour sa persone et pour sa famile ns. et le chef der la chrétienté Vint en persoine consacrer, derus l'église Té
dela
tropolitaine un pouvoirs quer FEmperear Napolcon ne tenait jasiu'alorspe CODSO
des mains de la nation. queue
Qsicmanqnaitil doric aladégitinite de sa couronne?. Ne Faraitillni
Deer
reçue des Dieu et de le mation? Nétait-il pas Emapereur de droit divinetns 0e70
tional?n L'Earope adopta ces principes; et Napoléon prit le rang quie-laves cafiti
sance et létendue del son empire lui assignait parmi les autres souverains, Le HRIe
25 Décembre 1805, l'Autriche reconnut l'empereur Napoléon par leit traitéd (Bbe
Presbonrg, qui éleva a ia dignité royale ses alliés lest souverains de Barin fearti
et de Wurtemberg.
70
tional?n L'Earope adopta ces principes; et Napoléon prit le rang quie-laves cafiti
sance et létendue del son empire lui assignait parmi les autres souverains, Le HRIe
25 Décembre 1805, l'Autriche reconnut l'empereur Napoléon par leit traitéd (Bbe
Presbonrg, qui éleva a ia dignité royale ses alliés lest souverains de Barin fearti
et de Wurtemberg. Par le traicé de Posen, concla avec Napoleon le 11DE pil
cembre 18075 l'electeur de Saxe reeut le titre detbi. DEmp: a-t-ollede
puté la légt timité de ces titresy émanos: du por uvoiriapérial de la Franc:? Tcane
La Prusse a reconnud d'empire frangais et l'empereur Napoléou parlk
ale
traité de Tilsitt, du 9Juiliet 1807, Tempereur de Russie a conservé son'a
mée; montant à près de 200,000 hommes, en vertu du même traité, parlk
W
quel ilreconnaissait, non seulement l'existence del'empire française et dele
pereur Napoléon, mais encore l'existence, comme rois 3 des princes del laf
mille impériale. Enfin, lesitraités des14 Octobre 1809 et 6Janvier 1810,
conclus entre la Suède et la France, complètent lesta actes de politique exte
rieure qui ont consolidé, la dynastie élevée au trône de France. Toutells
rope continentale était donc Talliée de l'empereur Napoléon. Les alliancesd
WX
fumilles des l'empereur Napoléon.avee les miisous souveraines les plus augus
tes, consolidèren: éncore le pacte social tel qu'il était établi en France. Da
institutions fortement cinentées affermairent la stabilité de la forme monarchk
in
que du gouvernement quil avait établi; elles formaient une barrière instr wurle
nrontable aux invasions du.système démocratiques La rerohition de Eraner Quis
appris auxi nations à sunveller, atteutivemeut, ce: qui Ser passe dans les Cabk DCOYIS
netse des princes. e
Ce fut sous la garanitie de la création de l'empire français et sous cele
des traités et des alliances des: souverains étringers que je devins T'épouse d
Fempereur Napoleon; ces fut sous cette même garantie que le prince Charle
François Napoléon, issu de notre union a acquis des droits au trône de
Francea droits que les princes asserablésa ce Congrès ont 81 souvent reconnus
Une guerre fatale éclata; l'empereur Napoleon fut vaincu; vouss souree 100
rains asseinblés au Congrès, vous vintes dans sar capitalerau mourent où one
conspiration se tramait enrd faveurdes princes de la maison de Bourbon. Vas RIS
auriez pu dicterà Napoléou les conditions"que vous auriez jugé nécussaime DACL
au rétablisseuxent d'une juste balangelentre les pouvoirs; vous: lauriez ains --- Page 17 ---
(1 15 )
des institutions d'ou naissent la force et la sûreté commune. Ce
tonslilé aurait: cartainemient, été observé fidelement,
traité
les
de la
et
ne
Imluences par Fespoir de terminer mlbeurs
guerre, d'épars
vous avez mis de côté les droits de
Teitision dhr sang,
l'empereur Nagner
avez traité avec des princes auxquels a conspiration a donné
6 poléon.
ins --- Page 17 ---
(1 15 )
des institutions d'ou naissent la force et la sûreté commune. Ce
tonslilé aurait: cartainemient, été observé fidelement,
traité
les
de la
et
ne
Imluences par Fespoir de terminer mlbeurs
guerre, d'épars
vous avez mis de côté les droits de
Teitision dhr sang,
l'empereur Nagner
avez traité avec des princes auxquels a conspiration a donné
6 poléon. Vous Quel lustre un tel prince pouvait-il donnera ta royaute? L'emetie la couronne. alatête d'ine armée peu nombreus e à la vérité, mais brave et
avet bBle, pereur. Napoléon, aurait padérenire sa couronne; mais pour préserver ses sujets des
civile', il avait déjà résolu d'abdiquer en faveur de son
CIRE mauedine Telle etaie guerre sa détemmination manifestée aux poissancosallices parles ducs
fis. et
lel
de la Moskwal Les
RIS del Tarente, de-Vicende par
prince
puiesmnces
aloy considérèrent cette détermination dans son yrai point de vue, c'est-a-dire
qieles la regnrderent cotme poayant assurer la tranquillité de PEurope. 1t- Des évenenics quhi ne nous appartient pas de caractériser; firent révoqtier
résolutions. fut
de
une abdication, sans
TVIILE ces justes
L'empereur
oblige signer
lel an conditions , le 11 Avril 1814, et le même jour A souscriyit U0 traité de sûPramx néperonnelle,; qui, en lui conservant le titre d'empereur, lui assignaitlie
letre d8e pour demcure, et lui confirmait la souveraineté sur ce territoire. Le
de Searticle du même triité me donns la souveraineté des Etats de Parine transs
le misibles à son fils et a ses descendans,
a
Je ne discuterai pas la validité de ces traités, en ce qui regardd
TEmnereur Napuléon, ils sont plus ou moins obligatolres pour Hti, selon
gileaitplus ou moins libre en les signant. Jedirai simplement quil n'avait pis
lepemolr de disposer. d'une couronne que son fils avait recue par droit de
musance, de la nation fancaise et de sost lois constigatipmoelles
t
Siles souverains de la France, comme les autres souverains princi
eside paus del'Butope, n'ont jamais pu enfreindre les Groits de suceession etablis
ier dansleurs fumilles, de manière à transmettre leur couronne leur deuxième
ou'troisièmne tils, au préjudice de leur premier né, coment PEmereur
Napoléon pourrait-il priver le Prince Charles-François de soT droit de
succession pour e faire passer en des mains étrangères? Une conspiration
US 30 peut-clle detmuire, par ses actest irrégaliers, la force des-lois de Fempire
ance trançais? peut-elle détruire la royauté que le Prince, mon fils, a acqiise
MiOtT dedroit divit et hational? Les Princes, que cette conspration a placesr
rel mrletrône"de mon fils, ont eux-memes admis entiéreme ent ces Drincipes lers
Prar quile ont refusé de sanctionner les actes d'un gourernemihet quils appele 21 L
sied provisoire, Dixansd'un gouvernement libre, reconnu par toutes les puissanoes
cTEnrene.
la royauté que le Prince, mon fils, a acqiise
MiOtT dedroit divit et hational? Les Princes, que cette conspration a placesr
rel mrletrône"de mon fils, ont eux-memes admis entiéreme ent ces Drincipes lers
Prar quile ont refusé de sanctionner les actes d'un gourernemihet quils appele 21 L
sied provisoire, Dixansd'un gouvernement libre, reconnu par toutes les puissanoes
cTEnrene. dans un tems ou le nom de Ronaparte n'était pas encore inscrif
SOUS tunsles fastos militaires; quinze ans d'existence d'un empire dont les convens
Tepox tions sociales établissent les draits de TErpereur Napoléon et ceux de SA
celar dymustie, ont rendu incontestable la légitimité de sa couronne,
T
3.1
utroe
Lorsque; pendant ma résidence a Blois,jai exercé la régenda, Tai
trecN Git un appel au dévouement des Francais, et j'ai reçu les plus vifs te0uS,8. nugnages de leur zele et de leur amour pour la cause de leur Prince
legtumes La présence de vos armées et les effets de votre politique, ont
rbon Reule empechve la réaligation des veeux de cette nation fidele
neca
Le sort des nations etant entre vos mains, YQus devez sans doute"
ane Rhcilier-leurs dreils et leure voeux; avec des droits-e et intérêts des BOus --- Page 18 ---
16 )
serains. Les circonatances ont privé mon fils de sa souveraineté Sur l
nation française 3 et lui et son peuple sont également lézés dans
A -
droits par le résultat fatal des derniers événemens. Dans cet état de chose, lei
nous,. en notre qualité d'Impératrice et mère, et avant qu'atcune résolutie
gatbentique soit prise par le Congres, nous protestons, par les
contre tous
Présata
actes du gouvernement actuel de France, qui a été établia
préjudice du légitime héritier du trone. Nous protestons aussi,
JO
eu celui
en,notrene
et
du prince Charlos-Erançois Napoléon, béritier présomptif
sesseur
de droit de la couronbe de France, contre toutes les résolutions fetps ds
hautes puissances assemblées en Congrès, collectivement ou individoelleses
qui tendvaient à préjudicier au droit du prince, mon fils, à ladite COUIEER
de France. Le trône du prirce Charles-François Napoléon est cclui établi parlas
tion française, tel qu'il existait au tems où son choix a appelé Tempee
Napolcon à la tête de son gouvernement ; mais si dans la lutte terribled deg
laquelle il a été engagé, l'empire français a été réduit par lai force des arm
a signer le traité de Paris, nous croyons juste, en ce qui concerne les ten
toires qui ne fornient plus partie de la France actuelle, que les conditionse
ce traité soient toujours observées fidèlement. A cette fin, nous déclarone
la présente prôtestation ne s'applique qu'à l'occupation illégale du territun
de France qui constitue la monarchie actuelle. Ayant ainsi exposé ses réclamnations, lImpératrice Marie-Lonise,ad
duchesse d'Autriche, duchesse de Parme, &ci &c. &c. représentant lepis
ce Charles-François Napoléon, mineur, requiert de la jastice et de la mape
ninité des puissances alliées, que l'objet desdites réclamations soit sounsi
la délibération du Congrès et qu'un récépissé de la présente protestation l
Le I
soit délivré, afin qu'elle puisse le produire lorsqu'il plaira à lai divine p
vidence de lui en fournir l'occasion.
&ci &c. &c. représentant lepis
ce Charles-François Napoléon, mineur, requiert de la jastice et de la mape
ninité des puissances alliées, que l'objet desdites réclamations soit sounsi
la délibération du Congrès et qu'un récépissé de la présente protestation l
Le I
soit délivré, afin qu'elle puisse le produire lorsqu'il plaira à lai divine p
vidence de lui en fournir l'occasion. En foi de quoi, et pour donner à cetl
protestation toute l'authenticité nécessaire, elle l'a écrite de sa main, etji
apposé le sceau de ses armes,
Au Palais de Schcenbruun, le 19 Février 1815. (Signé)
MARIE LE LOUISE, Impératrice,
Serno
Les hautes puissances assemblées en Congrès, après avoir délibéré, dam
Teurséance du 24 Février, sur la présente réclamationde S.M. I.Marie-Lous
conformément à lopinion de S. M. I. l'empereur de toutes les Russies etde
S. M. I.et R. l'empereur d'Autriche , pére de S. M. Iet R FImpérene
Marie-Louise ; et considérant le respect do au caractère personnel de S.J
TImpératrice, ont résolu que l'acte émané d'elle le 19 Février, commençat
par ces mots: MARIE- LOUISE, et finissant par ceux-ci: Y A APPOSE LI
SCEAU DE SES ARMES, sera inscrit au protocole des actes du Congrès. Les Ministres français ayant protesté contre cette décisron, se sontale
tenus de Ia signer. Le bâtiment de transport le SISTLRS est arrivé à Portsmouhk
15 Novembre avec des détachemens de la garnison du Cap-de-homels
pérance, ila quitté Sante-Iélène le 23 Septembre. Le 21, dix heure
et demie du soir, on avait senti à Sainte-Hélène diverses seconssestris
#iolentes de tremblemens de terre, qui avaient duré près de deux mik