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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1818-01-01.
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LABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE.
N. XI
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
ect
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
tht
Ce Journal parait les ler. et 16 de chaque mois.
Dus
Le ptix de PAbonnement se paye d'avance: :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser d M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S. Er.
lo Président dHditi.
X<O>6
AU PORT-AU - PRINCE,
Dr L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
1818,
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
les ler. et 16 de chaque mois.
Dus
Le ptix de PAbonnement se paye d'avance: :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser d M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S. Er.
lo Président dHditi.
X<O>6
AU PORT-AU - PRINCE,
Dr L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
1818,
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 --- --- Page 5 ---
(3)
Port-au-Prince, le ler. Janvier 1818, an 15 de l'Indépendance d'Haiti.
POLITIQUE
DES DEVOIRS DU JOURNALISTE
Qrtiort profession qu'un homme embrasse, il peut s'y distinguer el
y rendre recommandable en approchant le plus près possible de la
tion de son art. Dans les ouvrages purement mécaniques le talent de l'ouvrier perfec
consiste à exécuter avec goût la pièce qui lui est demandée, et il n'est assujetti qu'aux façons de métier dont il a fait Tapprentissage. Il n'en est
de mème des ccuvres de l'espriti Non seulement elles exigent du goût, pas du
discernement, de l'intelligence, du génie même, mais il faut aussi qu'elles
aient un but d'agrément ou d'utilité pour plaire aux amateurs et convenir aux
connaisseurs qui sont toujours difficiles et exigeans. Celui qui fait profession
dut talent littéraire parcourt une mer fertile en écueils. Quelle que soit son
habilité, iln'est pas sûr de satisfaire ses lecteurs ; il peut se tromper dans le
choix des sujets qu'il traite et donner la préférence plutôt à ce quilui a
TuI piquant quà ce qui peut réunir les suffrages du public: aussi il arrive paque lors même qu'il s'est. honnètement acquitté de sa dette, on désire encore
qulil eût fait mieux : la malignité humaine et T'amour-propre qui croit se
re valoir en ravalant ce qui s'élève à son niveau ou qui le surpasse, ne mon- faitrentjamais que le côté faible de ses Ouvrages et lui tiennent
de
des eforts quila faits pour occuper agréablement le loisir de peu ceux compte
lisent,
qui le
C'estun méchant métier que celui d'être obligé de chercher sans cesse
lesbelités ittéraires sans être certain de pouvoir en offrir un fableau fidèle,
Cotéaificultée ne provient pas toujours de la maladresse des
quilrègne une disparité frappante dans les ceuvres de grands auteurs; puis-,
nepent non pius en accuser leur goàt; car ils l'ont fait briller écrivains; on
fautd donc croire que l'esprit humain se méprend souvent dans son ailleursi Il
quily, a des vices inhérens aux sujets que: l'on trouve défectueux et choix et
pendant ont plu aux auteurs qui les ont traités.
qui ceSi le littérateuret le poéte sont exposés à une
censure outrée, un écrivain périodique
critique sévère ou à une
Non, sans doute: Pourquoi jouirait-il de peut-il cette espérer d'en être exempt ?
bluettes soient de peu d'importance, il faut qu'clles prerogative? Quoique ses
touvelles qu'il donne sont de nature à n'amuser plaisent au public. Si les
tans pis encore pour lui s'il n'en a aucune à oilrir. personne, Fautes tans de pis pour lui;
imprime quelques réflexions ; mais on les trouve incohérentes; la matières, a
defautenr est blessée. Qu'importe ? on ne le paye pas pour lui sensibilité
dglounges. Sil fait bien, Ta moltié de ses lecteurs sera contente donner de luif
? Quoique ses
touvelles qu'il donne sont de nature à n'amuser plaisent au public. Si les
tans pis encore pour lui s'il n'en a aucune à oilrir. personne, Fautes tans de pis pour lui;
imprime quelques réflexions ; mais on les trouve incohérentes; la matières, a
defautenr est blessée. Qu'importe ? on ne le paye pas pour lui sensibilité
dglounges. Sil fait bien, Ta moltié de ses lecteurs sera contente donner de luif --- Page 6 ---
4 )
sil fait mal, l'autre moitié prendra plaisir à le critiquer; car chacun sama Elai
àsa manière. Domnez-dome-des nouveautés, faites des effurts pour les rets nous
dre passables: etsoyez tranquille sur le reste. se
L'emploi d'un journaliste Jui impose des devoirs; il ne doit pas êtres 9EL au
lement Pécho des nouvelles qui viennent des quatre parties du monde oul 1aSS6
simple copiste des décrets, de son gouvernement. Il cst appellé à des fonctira ninu
plus distinguées : tel gu'an Magistrat.qui veille àla sureté pub.ique, au mas
tien des moeurs, à Texécution des lois, il dénonce les abus, propage d'utla
vérités, concilie les esprits et s'attache à la recherche da bien géninl,
défenseur libre des droits du peuple et serviteur zélé du gouverneme, O0Y
Il doit repousser les traits envenimés que leur lance tout ennemi etan
quels leur caractère ne leur permet d'opposer qu'un souverain mépris,
Il nous est tombé sous la main deux proclamations qui ont étéss
citées, suivant toute apparence, par le Roi théatral de la partie du oz
de notre patrie; l'une est signée d'un nominé de Jean Louis 2 l'autrede
eertain Louis Lubin. Ces messieurs qui ne craigneht pas de faire un nouvel outrage a
pudeur 7 nous appellent, avec une bénignité édifiante, sous les hached AOOC
ce bon père, qui a fait verser le sang Haitien avec la férocité d'unta
Chiristophe joue son rôle d'après nature; encore teint du siangdes
victimes, il ose nous parler de clémence , de bienfasance, d'oubli dutant
et ila fait ehoix de deux hommes dignes d'être les organes de sife
fanterie. -
Le Chevalier de Jean Lonis est trop connu par son immoralité.l LA
se Jivra à des bassesses qui le frent chasser de soa régiment: il demand a
un passe port pour se rendre dans la partie espagnole; on le luil accoria,
quoiqu'on fut instruit de son dessein de s'évader , parce qu'or était boen
aise qu'il allat se faire pendre ailleurs. Il crut devoir donner un nourai
reliefà sa chevallerie en volant en chemin faisanti, deux bourriques ant
Jesquelles il a fait son entrée triomphale au Cap. Louis Labin est de la même trempe. Poursuivi aux Cayes-Jaemd
vol d'écailles, il s'était rendu au Port-au Prince;rien n'a pu corriger le cane
tère vicieux de ce misérable : son inconduite était telle, que craignant la a
dicte publique, i se rendit un jour sur T'habitation Panayoty, vola un cant
et s'enfuit. Tels sont les Coryphées du soi-disant Henri-le-grand; tels sont lesl hiommd
qui vantent la géhérosité de leur digne maitre.
es-Jaemd
vol d'écailles, il s'était rendu au Port-au Prince;rien n'a pu corriger le cane
tère vicieux de ce misérable : son inconduite était telle, que craignant la a
dicte publique, i se rendit un jour sur T'habitation Panayoty, vola un cant
et s'enfuit. Tels sont les Coryphées du soi-disant Henri-le-grand; tels sont lesl hiommd
qui vantent la géhérosité de leur digne maitre. Que pouvait-on attendre
mieux de ces Sycophantes impudens? Les louanges qu'ils donnent àler
héros sont aussi admirables que leur conduite et leurs actions. Ils ont vraines
bonne grâce à nous inviter d'aller partager les honneurs et lès récompesi
qu'un despote accorde à des transfuges avilis. lls réelament Toubli du pisti
ils n'ont pas tort : ils y trouveraient leur compte. Mais ils préchent digs
le désert : aucun denous ne sera leur dupe. Les mânes de nos concitores,
de nos amis, de nos parens immolés sans pitié par un barbare, s'élèret
entre nous et leur bourreau et dévoilent l'atrocité de son caractère. Ae d
Christophe prétend-il en iposer ? Est-ce au peuple du nord victine
sa férocité ? Est-ce à nous quile connaissons et qui sommes tous les joun
témoins des actes de bienfaisance et de justicel qut caractérisent le Presilad
Les mânes de nos concitores,
de nos amis, de nos parens immolés sans pitié par un barbare, s'élèret
entre nous et leur bourreau et dévoilent l'atrocité de son caractère. Ae d
Christophe prétend-il en iposer ? Est-ce au peuple du nord victine
sa férocité ? Est-ce à nous quile connaissons et qui sommes tous les joun
témoins des actes de bienfaisance et de justicel qut caractérisent le Presilad --- Page 7 ---
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Serait-ce à des étrangers qui n'ont qu'à se louer de l'accueil que
Sa dHai? à ceux qui viennent commercer avec nous, et qui redoutent
8n nous faisons le tyran désole 2 Si quelques imposteurs ont fasciné ses yeux
le séjour lui faire concevoir la moindre espérance à cet égard, quil se
trey au point
fidèle compte de nos dispositions et de l'esprit qui nous
des fasse rendre un
sincèrement le sort de nos frères qui
O0C anine, Il saura que nous son plaignons et que ses cruautés ne nous inspirent que
génisent encore sous
joug,
de Thorreur.
du nord étaient instruits de la libéralité du
ge
Si tous nos compatriotes la
: ou, disons mieux, s'il leur était perde
Répablique
TOERE Gonvernement le mouvement de leurs coeurs, ils viendraient goûter avec
ett mis de suivre
de la liberté; ils abjureraient tous ces titres féodaux
nous les douceurs
doirent être odieux à des hommes
2 et
- créés par le despotisme
qui
et
ont versé leur qui
victimes de la tyrannie
qui
sang
do furent si long- temps d'une affreuse servitude. Ils doivent être maintenant conutre pour se dégager T'abus
Christophe a fait de leur crédulité. Les pamphlets
vaincus de
que satellites
ont lancés contre le Président d'Haiti,
age dégoitans que ses
gagés
et n'ont servi
faire briller la vé
sont tous dementis par les évènemens
qu'à faire croire
d'éciat. Depuis long-temps on a voulu
que
n rité avec plus
préside à nos destinées avait trahi la cause des Haitiens
Thomne vertueux qui à la loi d'une nation étrangère ; cette absurdité est tonen se soumettant Le Président Pétion a su soutenir la dignité du caractère d'un
bée à plat.
et policé, sans heurter les convenances , et il s'est acpeupie indépendant
Nous avons ri et nous rions encore à la lecture de
rai quis l'estine générale. des énergumènes se sont couverts de ridicule en
dene ces écrits dans lesquels le véritable bienfaiteur de notre patrie. Il faut espérer
acor voulant défigurer arrachera au tyran sa hache et son sceptre de fer, et ne
étas que le temps
de frères.
TITON fera de tous les Haîtiens qu'un peuple
MILSCENT.
que
LITTERATURE
nt
I
Satire sur tn Chymiste.
VOULEz-VOUs m'écouter, rival des botanistes,
Des doctes médecins et des grands alchymistes?
Laissez aux habitans des petites-maisons
De ces poudreux bouquins les compilations.
Eh! quoi, vous êtes sourd, Monsieur le bon apôtre ?
Reconmencer encor! quelle rageest la vôtre?
Mais je lui parle en vain; cet homme est enfammé
Du désir d'égaler et Macquer et Baumé,
Le gros pilon en main, de rechefil concasse
L'anis, la coriandre et les batons de casse;
Des vieux médicamens dédaignés par les vers,
Il pense, par son art, tirer des sels divers;
ux bouquins les compilations.
Eh! quoi, vous êtes sourd, Monsieur le bon apôtre ?
Reconmencer encor! quelle rageest la vôtre?
Mais je lui parle en vain; cet homme est enfammé
Du désir d'égaler et Macquer et Baumé,
Le gros pilon en main, de rechefil concasse
L'anis, la coriandre et les batons de casse;
Des vieux médicamens dédaignés par les vers,
Il pense, par son art, tirer des sels divers; --- Page 8 ---
(6 *
Puis i1 veut du sirop. obtenir de la manne.
Eh ! bien, gu'arrive-t-il? il perd son jus de canne.
Tantôt on l'aperçoit avec un alambic,
Distillant le cédrat et le franc basilic;
Tantôt il analyae, en une ardeur nouvellé,
Le tafie, Torange oi bien la citronnelle.
Ami lecteur, e'est là que ce physicien
Goûte de grands plaisirs: voila, voilà sont bien.
Est-ce tout? Non. Passons aux choses étonnantes.
Je crois entendre ici Ses poudres flninantes:
En mélant le salpètre au tartre, au souffre en fleur,
Il étonne, il ravit du moins certain docteur.
Mais du Petit-Albert, 6 nouvel Hypocrate,
Laissez-là les secrets. Quoi, sur ce muriate
Yousprétendez encor dévelor per votre art!
Est-ce pour rabaisser le caquet d'un bavard?
Ahl c'est bien vainément que vous pensez dissoudre,
Infuser, distiller cette maligue poudre;
Aleubli ée savant se verrait condamné,
Si ne changeait T'emploi de soit esprit borné;
Mais dans un club, par fois il fait le politique.
A l'entendre parler de notre
République,
II faudrait de ce sol faire de tristes
6€
champs,
Le fer en main, tuer les femmes, les
enfans;
Inventer, sans égard pour des Ames
66 Des crimes inconnus aux Tartares injustes. augustes,
Notre Gouvernement toujours patient, doux,
De cet extratagant méprisait le courroux:
(Tout pays n'oitre pas une telle clémence):
L'insensé défenseur d'un despote de France,
Pensa qu'à Carthagène on était libre au moms
Dejaser à son gré; mais il ent pieds et poings
(arotés comme un crabe. On lui laissa la langue
Poor débiter ailleurs une sotte harangue:
Et le voila réduit, depuis son grand danger,
Aheurler conme un loup redoutant le berger.
Par ZLHEKISON, Haitien, citoyen d'Agvin
FABLE
Entre Minerve et le folatre amour
L'Olympe vit une querelle un jour,
Vous m'allez demander, peut-être,
Lequel des deux Tavait fit naitre,
N'en doutez pas, c'est ce petit nutin.
(e jour il faisait le lutin:
Las d'avoir tourmenté nos belles,
:
Et le voila réduit, depuis son grand danger,
Aheurler conme un loup redoutant le berger.
Par ZLHEKISON, Haitien, citoyen d'Agvin
FABLE
Entre Minerve et le folatre amour
L'Olympe vit une querelle un jour,
Vous m'allez demander, peut-être,
Lequel des deux Tavait fit naitre,
N'en doutez pas, c'est ce petit nutin.
(e jour il faisait le lutin:
Las d'avoir tourmenté nos belles, --- Page 9 ---
(7 )
31 entreprit les immortelles.
Le voilà qui lance ses traits,
Et les déesses de se rendre.
Ces dames ont, comme nous, le ceeur tendre,
Et le jeu des amours ne leur déplut jamais.
Minerve sut cependant s'en défendre.
L'Amour s'en aperçut; et jaloux de ses droits,
Jl voulut aussitôt la soumettre à ses lois;
Mais un combat deyenait nécessaire.
De traits il remplit son carquois.
Le signal est donné. Soudain chaque adversaire
S'élance et franchit la barrière.
L'Amour précipite ses coups;
Minerve lés évite tous :
Sous son égide impénétrable
Son sein devient invulnérable.
L'Amour cherche à ruser: il ne réussit pas.
Il lance tant de traits que son carquois se vide,
Le combat enfin se décide
Et le succès en demeureà Pallas.
L'Amour veut fuir, point de retraite.
Il est contraint d'avouer sa défaite.
Je me rends ton captif et je subis ta loi,
Dit-il à la déesse. Et la sage guerrière
Répond: je ne veux point d'un captif tel que toi,
Tu me rendrais bientôt ta prisonnière.
L'Amour reprit: : je tè suis obligé.
Si tu l'avais voulu, sans peie,
J'aurais long-temps porté ta chaine;
Mais puisque je suis libre, adieu, je prends conge.
L'Amour ici me semble une image fidèle
De maint amant qui se voit rebuté,
Et qui ne doit sa liberté
Aua la froideur d'une cruelle.
MILSCENT,
INTERIE U R.
Port-au-Prince, le ler. Janvier 1818, an 15 de TIndépendance.
Hier les divers membres du Corps Judiciaire ont été admis à l'audience
du Président d'Haiti; le Grand-Juge a porté la parole à son Excellence
au nom de ces Magistrats : il lui a exprimé avec une sensibilité touchante,
Jes sentimens dont il était l'Interprète et les voeux que tous les Haîtiens partagent avec lui, pour la conservation des jours du Chefdela République et pour
la prospérité de notre Patrie. Son Excellence a répondu aux félicitations du
les divers membres du Corps Judiciaire ont été admis à l'audience
du Président d'Haiti; le Grand-Juge a porté la parole à son Excellence
au nom de ces Magistrats : il lui a exprimé avec une sensibilité touchante,
Jes sentimens dont il était l'Interprète et les voeux que tous les Haîtiens partagent avec lui, pour la conservation des jours du Chefdela République et pour
la prospérité de notre Patrie. Son Excellence a répondu aux félicitations du --- Page 10 ---
(8 )
Grand-Juge, avec cette douceur et cette bonté qui caractérisent le
père de famille. Le soir, - une musique militaire s'est réunie au véritaliy ane emr
ment et a joué des airs analogues à la circonstance.
Gourens les
SOn nar
torités
Aujourd'hui,
Civiles, 5 les Militaires de tous grades et un grand nombre de dt
sonnes sont allés saluer son Excellence et lui offrir des souhaits à per Norembr
du renouvellement de l'année: : le Président les a accueillis avec T'occain son
arec
nité et sa modestie ordinaires. Une salve d'artillerie a annoncé la féte ams de
I
TIndépendance d'Haiti,
le
La Commission présidée par le Grand-Juge à l'effet
yatepe
ter l'article 9 de la loi organique du Tribunal de Cassation, du d'intemps
1817,
1ljula
a, par son arrêté du 21 décembre dernier, décidé que le Trbs
nal de Cassation connaitrait de tout appel interjeté à l'un des deux Tri
Dunaux d'Appel de la République, jusqu'à la prochaine Session duCom
Législatif.
Mr. Barincourt fils, Peintre distingué par la ressemblancef frap
nmme
pante de ses portraits, s'occupe en ce moment à des ouvrages qui font
honneur à son talent: il exécute en pied les tableaux de plusieurs Gs.
néraux 3 destinés àe orner l'une des salles du Goavernement. Il a su vaince
toutes les difficultés d'un travail aussi important. Chaque Général est Te
présenté avec les attributs qui lui conviennent. L'Artiste nous promet une
Colleetion de portraits des Généraux de la République, intitulée: ANNALB
HAYTIENNES. Ces portraits seront gravés par les plus habiles graveurs e
seront accompagnés d'une notice sur les faits d'armes de chaque Génénil
Cet ouvrage se vendra par Livraison. Mr. Barinçourt se prépare aussit
faire mouler en Europe le Buste tres-ressemblant du Président Pétion. Le
DEI
Hattiens doivent lui savoir gré des efforts qu'il ne cesse de faire pour
voir leur offrir la parfaite mage de ce mortel chéri de tous les cceurs. pos
TAOLIdLA
MILSCENT,
VARIETES
entre
Le Mémorial Bordelals du 15 septembre raconte le trait suivant : tune Laspa
dame française remarquable par sa benuté et par la noblesse et les grios
de ses manières. 1 avait été rejoindre son mari à Nevv-York. Pendanti EDIDE
traversée, elle avait inspiré le plus vif intéret à tous les compagnons de
roures
son voyage. Le lendemain du débarquement ayant appris que cette dane
mOY
logeait dans une maison française; ces messieurs s'y rendirent pour luifair
Consen
visite. Que Ion juge de leur étonnement et de leur douleur, enl la trouvant défigurée d'une manière horrible; ils surent que son mari, surfani
qu'elle lui doona de son arrivée, vint à cette maison : eette dame ne tards tes
pas à se retirer dans sa chambre pour y goûter un repos que la fatige
du voyage lui rendait nécessaire. Le monstre profite de son sommeil poirsk Chose
tisfaire une ancienne jalousie, se jeta sur elle, et avec ses dents luar ge.
yacha entièrement le nez.
Dent
La Cour d'Assises de Versailles a condamné à la peine de mott
, surfani
qu'elle lui doona de son arrivée, vint à cette maison : eette dame ne tards tes
pas à se retirer dans sa chambre pour y goûter un repos que la fatige
du voyage lui rendait nécessaire. Le monstre profite de son sommeil poirsk Chose
tisfaire une ancienne jalousie, se jeta sur elle, et avec ses dents luar ge.
yacha entièrement le nez.
Dent
La Cour d'Assises de Versailles a condamné à la peine de mott --- Page 11 ---
(19 )
Térsd
femme qui, dans un moment dejalousiecfiénce, a tenté d'ABPLLARISER
vOUTRE une mari. Les lois françaises punissent comme un meurtre ce cruel attentat. les a son
Un singulier événement a eu lieu à Doncaster dans le mois de
dere Noxenbre dernier. Un vieillard de 70 ans, nommé John Oxley ,a disparu
OCCAY
famme de 74 ans, nommée Nelley Mountain. Ce couple a fait
SOn2 82 avec une
le lendemain de sa disparution à Sheffield. Ce
hénir son mariage
qu'ily
Toe de cnrieus, c'unt que chacun des deux amaus était dans son troisième
a
yeuvage,
inter
SUITE DU MANUSCRIT VENU DE STE.-HELENE. deux
CETTE lutte devait décider en dernier ressort du renouvellement de
duCe Tordre social en Euxope. J'étais à la tête de Ja grande faction qui voulait
anéantir le système sur lequel roulait le monde depuis la chate des Romains. ancei Tx Comme tel, jétais en butte à la haine de tout ce qui avait intérêt à conserver
qui cette rouille gothique. Un caractère moins entier que le mien aurait pu
eurs louv.yer
laisser yne partie de cette question à décider au tems
vame
Mais Pati quej'eus Vu le fond du cceur de ces denx factions : dès quej'eus
al est TU qu'elles partageaient le monde, comme au tems de la réformation, je comromet pris que tout pacte était impossible entre elles, parce que leurs intérêts se
Axvan foissaent trop. Je compris que plus on abrégerait la crise, mieux les peus
raveurs peien trouveraient. Il fallait avoir pour nous la moitié plus un del VEurope,
Géna ain quelal balance penchât de notre côté. Jene pouvaisd disposer de ce poids
2USS qu'en vertu de la loi du plus fort, parce que c'est la seule qui ait cours entre
étion, li6 pemples. Il fallait donc que je fusse le plus fort de toute nécessité, car je
pourp n'érais pas seulement chargé de gouverner la France, mais de lui soumettre le
COus monde;sans quoi le monde l'aurait anéantie. CENT,
Je n'ai jamais eu de cboix dans les partis
j'ai pris : ils ont toujours
été commandés par les évènemens; parce que 3tr danger était toujours éminent, etle 31 Mars a prouvé à quel point i était à redouter, et s'il était
facile de faire vivre en paix les vieux et les nouveaux régimes. Il m'était donc aisé de prévoir que tant qa'il y aurait parité de forces
entre ces deux systèmes, il y aurait entre eux guerre ouverte ou seerette. Les paix qu'ils signeraient ne pourraient ètre que des haltes pour
vant:n
respirer.
és par les évènemens; parce que 3tr danger était toujours éminent, etle 31 Mars a prouvé à quel point i était à redouter, et s'il était
facile de faire vivre en paix les vieux et les nouveaux régimes. Il m'était donc aisé de prévoir que tant qa'il y aurait parité de forces
entre ces deux systèmes, il y aurait entre eux guerre ouverte ou seerette. Les paix qu'ils signeraient ne pourraient ètre que des haltes pour
vant:n
respirer. I fallait donc
la France, çomme le chef-lieu de la
les QTALS
que
révolution, se tint
Pendant en mesure de résister à la tempête, Il fallait donc qu'ily eût unité dans le
gouvemnement, pour qu'il put être fort ; union dans la nation, pour que totis
agnons cette da ses moyens tendissent au même but; et confance dans le peuple, pour qu'il
consentit aux sacrifices nécessaires
assurer sa
or
pour,
conquête. D la TD
Or tout était précaire dans le système du consulat, parce que rien n'était
asavéritable place. Iy existait une
de
une souveraineté
sur
république nom;
de
fait; une représentation nationale faible; un
ne
pouvoir exécutif.fort; des autorites sotises, et une armée prépondérante. Rien ne marche dans un systême politique ou les mots jurent avec les
choses.Le gouvernement se décrie
le
DIS
par mensonge perpétuel dont il fait usagC. Itombe dans le mépris qu'inspire tout ce qui est faux et faible. On ne
peut plus d'ailleurs ruser en
les
en saveut
do mco
politique: peuples
trop long: les
zettes en disent trop:
gan --- Page 12 ---
L 10 )
Inyar plus gu'un secret pour mener le monde; c'est d'être
qu'il n'y a dans la force ni erreur, ni illusion: c'est le vrai mis à nu. fortipas
Je sentais la faiblesse de ma position-le ridicule de mon
fallait établir quelque chose de solide, pour servir de
consulat. I inent
Jution. Je fus nommé consul à vie. C'était une suzeraineté point d'appui idlaros
te en elle-même, puisqu'elle plaçait une date dans l'avenir, viagère; et
insufis
te la confiance comme la prévoyance d'un changement. Mais que elle rien nege
ble pour le moment où elle fut établie. était Bassy
Dans l'intervalle que m'avait laisséla trève d'Amiens, j'avais
Je
expédition imprudente, qu'on m'a reprochée et avec raison ; elle ne hasardéu
en soi. valaitna dcRu
J'avais essayé de reprendre
J'avais de bons
ahn
le tenter. Les allies haissaient trop Saint-Domingue, la France
motifs por
X
naction pendant la paix. Il fallait donner
pour qu'elle osât rester dansIs
fallait tehir constamment l'armée
unej pâture à la curiosité des oisi.l
en mouvement pour
de
mir. Enfin, j'étais bien aise d'essayer les marins. l'empécher s'enda. Du reste, lexnédition a été mal conduite. Par tout où n'ai
P
choses ont été mal. Cela revenait d'ailleurs
je
pas été,l
assez aul même. Car il étaitfe
lode voir gue le ministère anglais allait rompre la trève; et si nous avionsre
conquis. Saint-Domingue, ce n'aurait été que pour eux. Chaque jour augmentait ma sécurité; lorsque l'évènement du 8 Nirde Eec
m'apprit que j'étais sur un volcan.
reste, lexnédition a été mal conduite. Par tout où n'ai
P
choses ont été mal. Cela revenait d'ailleurs
je
pas été,l
assez aul même. Car il étaitfe
lode voir gue le ministère anglais allait rompre la trève; et si nous avionsre
conquis. Saint-Domingue, ce n'aurait été que pour eux. Chaque jour augmentait ma sécurité; lorsque l'évènement du 8 Nirde Eec
m'apprit que j'étais sur un volcan. Cette conspiration fut imprévue: c'esth
seule que la police n'ait pas déjouée d'avance. Elle n'avait pas de confidens;
Tel
c'est pourquoi elle a réussi. pe
J'échappai par un miracle. L'intérêt qu'on me témoigna me
amplement. On avait mal choisi le moment pour conspirer. Rien dédommaga
en France pour les Bourbons. n'étaitp pret
On chercha les coupables. Je le dis avec vérité; je n'en
S
Brutus du coin. En fait de crimes, on était
accusai quek
bonneur. Jefus très-étonné
toujours disposé à leur en fate
Di
lorsque la suite des enquêtes vint
c'était aux royalistes que les gens de la rue Saint-Nicaise avaient " prouver que TUE
d'être sautés en lair. l'obligabie
Je croyais les royalistes d'honnêtes gens, parce qu'ils nous accusaientd de
ne pas Têtre. Je les croyais sur-tout incapables de l'audace et de la
tesse que suppose un tel projet: au reste, il n'appartenait
un scélén; nonk
bre de voleurs de diligences; espèce gui était prônée, qu'à petit
dans le parti. mais peu considene
Les royalistes, tout-à-fait oubliés depuis la pacifcation de la Vendée, re
tor
paraissaient ainsi sur T'horison politique. C'était une conséquenee naturellede. Taecroissement de mon autorite. Je refesais la royauté. C'était chasser sur
leurs terres. Ils ne se doutaient pas que ma monarchie n'avait point de
à la
lenr. La mienne était toute dans lès faits; la leur dans les droits. rapport La leur né
tiit fondée que sur les habitudes: la miene s'en pessait: : elle marchait en y
gie avec le génie du siècle. La leur tirait la corde pour le retenir. Les républicains s'effrayaient de la hauteur oà me portaient les circonstances: ils se défiaient de Tusage que j'allais faire de ce pouvoir. Ils redoutaient qusje ne remontasse une vicille royauté à l'aide de mon armée. Le --- Page 13 ---
tij
fomentaient ce bruit, et se plaisaient à me présenter comme un singe
T koyalistes
d'autres royalistes, plus adroits, répandaient sourdedes anciens monarques: m'étais enthousiasmé du rôle de Monck, et que je ne prenais la
ment que restaurer je
le pouvoir que pour en faire honiage aux Bourbons, lorsd peine de
état de leur être offert. ty qu'il serait en
qui ne mesuraient pas ma force, ajoutaient foia ces
Les têtes meédioeres. -
Ils accréditaient le parti royaliste, et me décriaient dans le peuple et
bruits, Tarmée; carils commençaient à donterde mon attachement àleur cause. dans
laisser courir une telle opinion, parce qu'elle tendait anous
en Je ne pouvais pas
la France les
et
désunir. lifallait a tout prix détromper
royalistes TEurope,
sussent tous à quoi s'en tenir avec moi, Une persécution de details
atin qu'ils des propos, ne produit jamais qu'un mauvais effet, parce qu'elle n'attacontre
à sa racine.
uple et
bruits, Tarmée; carils commençaient à donterde mon attachement àleur cause. dans
laisser courir une telle opinion, parce qu'elle tendait anous
en Je ne pouvais pas
la France les
et
désunir. lifallait a tout prix détromper
royalistes TEurope,
sussent tous à quoi s'en tenir avec moi, Une persécution de details
atin qu'ils des propos, ne produit jamais qu'un mauvais effet, parce qu'elle n'attacontre
à sa racine. D'ailleurs ce moyen est devenu
dans
ans quejamais le mal
impossible,
ou Texil d'une femme remua toute la France. SWS ce siècle de sollicitktiou, mialhenreusement à moi, dans ce nioment décisif, un de ces
ende
Il s'offunt,
du hasard qui détruisent les meilleures résolutions. La police découvrit
coups
dont le foyer était au-delà du Rhin. Une tète
ete, de petites menées royalistes,
Toutes les circonstances de ectévènement caitta auguste s'y trouvait impliquée. IOnSA draient d'une manière incroyable avec celles qui me portaient à tenter un coup
d'état. La perte du duc d'Enghien décidait la question qui agitait la Francei
Nira Eille décidait de nioi sans retour, Je l'ordonnai. est
Ui liomme de beaucoup d'esprit, et qui doit sy connaitre, a dit de ced
c'était
crime,
c'était une faute. N'en
à
dete
déplaise
attentat que
plus qu'un
que
ce personnage, c'était un crime, et ce n'était pas une faute. Je sais fort bien
omagt hvaleur des mots. Le délit de ce malbeureux prince se bornait à de misérait blesitrigues avec quelques vieilles baronnes de Strasbourg. Iljouait son jeu;
ses intrigues étaient surveillées: ; elles ne menaçaient ni la sureté de la France
que nila mienne. Il a pari victinie de la politique, et d'un concours inoui de cirn taw constances. vero
Sa mort n'était pas une faute, car toutes les conséquences que j'avais préga rues sont arrivées. La guerre avait recommencé avec l'Angleterre, parce qu'ilne Jui est plus
iente possible de rester long-tems en paix. Le territoire de FAngletetfe est devecelen iu trop petit pour sa population, il lui faut pour vivre le monopole des quatre
ti IOU parties du monde; ; la guerre procure seule ce monopole aux Anglais, parce
sidera quellel lui vaut le droit de détruire sur mer. C'est sa sauve-garde:
Cette guerre était paresseuse, faute de terrain pour se battre: TAngledée, terre était obligée d'en louer sur le continent : mais il fallait donner le temps
dla moisson de croitre: L'Autriche avait reçu de si grandes leçons, que les
sser N ministres n'osaient proposer la guerre de sitôt, quelqu'envie quils eussent de
gagner leur argent. La Prusse s'engraissait de sa neutralité; la Russie avait
faiten Suisse une fatale expériencs de lal guerre. L'Italie et T'Espagne étaient
eur
entrées, à peu de choses près, dans mon système:le continent fesait halte. eD
Faute de mieux, je mis en avant un projet de descente en Angleterre,
Jer n'ai jamis pensé à le réaliser, carilaurait échoué, non que le matériel du
circnes dibarquement ne fat possible, mais la retraite ne l'était pas.
ité; la Russie avait
faiten Suisse une fatale expériencs de lal guerre. L'Italie et T'Espagne étaient
eur
entrées, à peu de choses près, dans mon système:le continent fesait halte. eD
Faute de mieux, je mis en avant un projet de descente en Angleterre,
Jer n'ai jamis pensé à le réaliser, carilaurait échoué, non que le matériel du
circnes dibarquement ne fat possible, mais la retraite ne l'était pas. Iln'y a pas un'
redee Anglais qui ne se fat armé pour sanver l'honneur de son pays, et l'armée franLa faise, laissée sans secours-aleur merci, aurait fini par périr ou capituler. J'a --- Page 14 ---
I 12 )
vais pu faire eet essai en Egypte, mais à Londres, c'était jouer
Comme la menace ne me coûtait rien, puisque je ne savais que trop faire gros de jat des
troupes, il valait autant les teuir en garnison sur les côtes
mnés
seul appareil a obligé P'Angleterre à se mettresur un pied de défense qu'ailleurs: 08
e'était autant de gagué. ruineux
En reyanche, on organisa une conspiration core moi. Je
L
honneur de celle-ci aux Princes émigrés, car elle était vraiment peux faire
avait mis en mouv ement une armée de conspirateurs; aussi nous royale, en Ot
informés daus les vingt-quatre heures, tant les confidences allaient bon train, funes
Comme je voulais cependant faire punir des hommes qui ne cherchains
qu'à renverser l'état ( ce qui est contre les lois divines et humaines
obligé d'attendre pour les faire arrèter, qu'on eût rassemblé contre ),jefs eux da
preuves irrécusables. Pichegru était à la tete de cette machination: cet homme qui
de bravoure que de talent, avait voulu jouer le rôle de Monck ; il allaitàs avaitpla
taille.-Ces projets m'inquiétaient Beu, parce que je connaissais leur
ur
et que Lopinion publique ne les favorisait pas. Les royalistes m'auraient portés 8s- alu
sassiné qu'ils n'en auraient pas été plus avancés. Chaque chose a son tens
J'appris bientôt quie Moreau trempait dans cette affaire. Ceci devenat E
plus delteat, parce
avait une pepularité colossale. 1l était clair
devait le gagner. Hiaa trop de réputation pour que nous fussions bons quias VOK
sins. Je ne pouvais être tout et lui rien. Il fallait trouver une manière hon
nête de nous séparer. Illa trouva
On a beaucoup dit que j'étais jaloux de lui : je l'étais fort
miir
il l'était beaucoup de moi, et il y avait de quoi. Je l'estimais, parce peu 3
tait un bon militaire. Il avait pour amis tous ceux qui ne m'aimaient quece
c'est-à-dire, beaucoup de gens. Ils en auraient fait un héros, s'il avait péni 12S
Je h'en voulais faire que de qu'il était: c'est-à-dire, un homme nul. J'aité
ussi: T'absence Ta perdu, ses amis l'ont oub 1é, et on n'y a plus songé. Les autres coupables exigeaient moins de ménagemens. C'étaient tous A
les vicux habitués de conspiration dont il fallait purger pour tout-à-fait la en
France.
gens. Ils en auraient fait un héros, s'il avait péni 12S
Je h'en voulais faire que de qu'il était: c'est-à-dire, un homme nul. J'aité
ussi: T'absence Ta perdu, ses amis l'ont oub 1é, et on n'y a plus songé. Les autres coupables exigeaient moins de ménagemens. C'étaient tous A
les vicux habitués de conspiration dont il fallait purger pour tout-à-fait la en
France. Nous y avons réussi, car il n'en a plus reparu dès-lors. Je fus accablé de sollicitations. toutes les femmes et les enfans étaient en -
l'air-On demandait la grâce de tout le monde. J'eus la faiblesse d'envoyet tocte
queiques coupables dans des prisons d'état, au lieu d'en laisser faire justice
Jeme reproche nienie anjourd'hui cette espèce d'indalgenice, parce qu'ele
n'est, duns un souverain, qu'une faiblesse coupable. Il n'a qu'un seul devoir 122M
à remplir vis-a-vis de Tétat, celui d'y faire observer les lois. Toute transac des
tion avec le crime devient un crime de la part du trône. Le droit de gràcene ONS466
doit jamais s'exercer envers les coupables, il faut le réserver pour les cas inal
heureux que la conscience absout, quand la loi les condamne. Pichegru fut trouvé étranglé dans son lit. On ne manqua pas de dire que UAItO
c'était par nies ordres. Je fus totalement étranger à cet événement. Je nesals
pas même pourquoijaurais soustrait ce criminel à son jugement; il ne valat
pas mieux que les autres et j'avais un tribunal pour le juger, et des soldats toore
pour le fusiller. Je n'aij jamais rien fait d'inutile dans ma vie. 4n
Mon autorité s'accrut, parce qu'on l'avait menacée Iln'y avait rien de
prôt en France pour une contre-révolution, Elle ne voyait.dans les mendes Aleera
tranger à cet événement. Je nesals
pas même pourquoijaurais soustrait ce criminel à son jugement; il ne valat
pas mieux que les autres et j'avais un tribunal pour le juger, et des soldats toore
pour le fusiller. Je n'aij jamais rien fait d'inutile dans ma vie. 4n
Mon autorité s'accrut, parce qu'on l'avait menacée Iln'y avait rien de
prôt en France pour une contre-révolution, Elle ne voyait.dans les mendes Aleera --- Page 15 ---
(18 )
Opgmi des rojalistes qu'un moyen de lui apporter l'anarchie et la guerre civile. Elle
ure de vonlait s'en préserver à tout prix, et se rapprochait de moi, parce que je proailler eurs: mettais de l'en garantir. Elle voulait dormir à l'abri de mon épée, Le voeu
nse ruines public ("histoire ne me démentira pas), le voel public m'appelait à régner
sur la France.
peux
La forme républicaine ne pouvait plus durer, parce qu'on ne fait pas
rorale des Républiques avec de vieilles monarchies. Ceque voulait la France, e'e
en tit sa grandeur, Pour en soutenir l'edifice, il fallait anéantir les factions,
bont tre consolider Teeuvre de la révolution, et fixer sans retour les limites de létat.
chercla Seul, je promettais à la France del remplir ces conditions. La France voulait
na),H queje régnasse sur elle.
atre eux
Je ne pouvais pas devenit roi. C'était un titre usé. I portait aveclui des
idées reçues. Mon titre devait être nouveau commela nature de mon pous
ui araith Noir. Je n'étais pas Théritier des Bourbons. Il fallait être beancoup plus
il allaita Jour s'asseoir sur le trôner Je prisle nom d'Empereur, parce quil était plus
leur pOre grand et moins définia
auratente
La suite ail Numéro prochain.
asont te
eci deras
clair
ons bons
NOUVELLES
maniere
peu;
Gazette extraordinaire de Londres , publice par autorités
arce que
VVhitehall, le 6 Novembre 1817,
imaient
il avaitie KS. A. R. la Princesse Charlotte, fille de S. A. R. le Prince Régent,
aul. Jist épouse de S. A. S. le Prince Léopold de Saxe Coboutg, fut délivrée
ssongé hier soir, à 9 heures, d'un enfant mâle mort-né. A minuit et demi S:
étalent tBA. R. fut saisie d'une grande oppression et de violentes agitations suivies
tout-i-tatd Wépuisement. Les symptômes allarmans ayant été toujours croissans, S. A. R.
Rexpiré vers deux heures et demie du matin, à l'inexprimable regret de S.
ins étaienteA. R.le Prince Régent, : de son illustre époux le Prince Leopold, et de
se d'enoctoute la famille Royale
fairej jusid IrALtE. L Génes, 29 Octobre. : On écrit de Turin que, par suite
parceq quade Tadhéion de la Cour d'Espagne au traitéde Vienne, S. Ex: M. Bardaxy
seul demAzara, Ambassadeur de S. M. C., près la Cour de Sardaigne, a
pute tranade sa Cout T'honorable mission de se rendre à Lucques pour y
reçu
de gricempossession de la ville et de la principanté de Lucques, et y faire prendre les diss
les Cas mspusitions nécessaires à la réception de S. M. la Reine Marie-Louise, Inante dEspagne, qui, après cet acte solennel, se fendra à Lucques en
de diree qqualité de Souvernine, et se fera reconnaitre à ses houveaux snjets.
t. Jer nese PENONT.-T Turin, le ler: Novembre - Une lettre d'Alicante donne
l ne vides détails sur T'ouragan qui a affligé les habitans de ce port, le 13 Oca
des soienbre dernier. Les vagues se sont jettées avec tant de violence contre le
rand bastion, que Tartilierie qai le garnissait est venue se heurter contre
avait rienies maisons voisines, dont quatre ont été renversées. En moins d'un
les nwieleure toute la ville a éte sabmergée; de toutes parts on a Vel Aletter quare les
lettre d'Alicante donne
l ne vides détails sur T'ouragan qui a affligé les habitans de ce port, le 13 Oca
des soienbre dernier. Les vagues se sont jettées avec tant de violence contre le
rand bastion, que Tartilierie qai le garnissait est venue se heurter contre
avait rienies maisons voisines, dont quatre ont été renversées. En moins d'un
les nwieleure toute la ville a éte sabmergée; de toutes parts on a Vel Aletter quare les --- Page 16 ---
marchandises emportées des magasins 3 et les rues ont offert T'aspect ten Ie
ble d'un naufrage. pitsts
AUTRICHE. - On écrit de Vienne qu'une montagne de la haute 4e crat 1o
triche, appelée le HANSIRDEK, a disparn et a été remplacée par unk TIL
Une douzaine de maisons bâties sur ses flancs ont disparu. COI
LONDRES. NAPOLEON était en bonne santé le 17. Juin. Il avaitm 100
tin buste de son fils qui lui fesait le plus grand plaisir. On pense quia
pas perdu l'espoir de sortir de Ste.-Helène. detoute
1 Le Navire les Deux Amis Tvvo friends ), avec 100 ofliciete
glais, destinés à joindre les Indépendans de l'Amérique Espagnole, ete
de Portsmouth la ler. Aôut. Le Général Menzies, l'agent de la Rée TDl
que de Vénézuéla, a favorisé cette expédition. Ce bâtiment a à borde mis
mille fusils et dix mille coutelas; il est expédié P our St -Thomas,
alamo
FRANCE. La Séance Royale pour l'ouverture de Ja Sessiondelr ceschar
de la Chambre des Députés des Départemens a eu lieu le 5 Noveiz aTu
et le Roi a prononcé à cette occasion le discours suivant:
no
Messieurs, à l'ouverture de lai dernière session,je vous pariiées
pérances que nie donnait le mariage du Duc de Berry. Si la Provile dajerne
nous a trop promptement retiré le bienfait qu'elle nous avait accordé,m
devons y appercevoir pourTavenir in gage delaccompiasement de nOSVEL N
Le traité avec le' Saint-Siège, que je vous al annoncé l'annéed dz cm
nière, a été conclu. J'ai chargé mes mimistres, en vous le communiqu hrOure
de vous proposer un projet de loi nécessaire pour donner la sanctions conseratt
gislative à celles de ces dispositions qtii en sont susceptibles, et pozk lance
mettre en harmonie avec la Charte, les lois du royaume et ces libd
de l'Eglise Gallicane 2 précieux héritage de nos pères, dont St,J Lont levex
tous ses successeurs se sont montres aussi jaloux que du bonheur dels postuna
temnent
sujets.
vous le communiqu hrOure
de vous proposer un projet de loi nécessaire pour donner la sanctions conseratt
gislative à celles de ces dispositions qtii en sont susceptibles, et pozk lance
mettre en harmonie avec la Charte, les lois du royaume et ces libd
de l'Eglise Gallicane 2 précieux héritage de nos pères, dont St,J Lont levex
tous ses successeurs se sont montres aussi jaloux que du bonheur dels postuna
temnent
sujets. La récolte de 1816 a, par sa mauvaise qualité, trahi en grandep ftouek
tie mes espérances. Les souffrances de mon peuple ont pesé sur monort desest8
j'ai cependant vu avec attendrissement que presque par-tout illess geaue
portées avec une résignation touchante; et si dans quelques endroisee retes
lont porté à des actes séditieux, l'ordre a par-tout été rétabli. Jis OSDO
pour adoucir le malbeur des temps 1 fire de grands efforts et Conme sesisci
der au trésor des sadrifices extraordinaires: le tableau vous en serap
senté, et le zèle dont vous êtes animé pour le bien publie, nepu 125,1
pas de douter que ces dépenses imprévues n'aient votre approbatios Laper
récolte de cette année est plus satisfaisante dans la plus grande panisi etoute
royaume; mais d'un autre côté, quelques calamités locales et les dat T4mmn
safemut
qui ont frappé les vignobles appellent ma soliicitude paternelle sirk
nitérd DA
besoins que, sans votr'e coopération, je ne pourrais soulager. entans
J'ai ordonné qu'on nît sous vOS yeux le budjet des dépenses deles des SEDH
cice dans lequel nous allons entrer. Si les charges qui résultent destmib Qute
et de la déplorable guerre qu'ils ont terminée , ne permettent pase jat Son,
core de diminuer les impôts votés dans les précédentes sessious, decote
moins la satisfaction de penser que l'économie que j'ai recomuandas intere Jesens
dispense d'en demaader Faugmentation, et qu'un vote de crédit,
Sote
à eului du dernier budjet, suffira à tous les besoins de Pannée: --- Page 17 ---
- 15 )
Les conventions que jlai da souscrire en 1815, en présentant des répultats qui ne pouvaient alors être prévns, ont nécessité une nouvelle néBade pocintimn. Tont me fait espérer que son issue sera favorable, et que des
ar u conditions, trop an-dessus de nos forces, seront remplacées par d'autres
plis conformes à l'équité, aux bornes et à la possibilité des sacrifices que
anie mon peuple supporte. avec une constance qui ne saurait ajouter à mon amour,
0 Q1l mais qui "lui donne de nouveaux droits à ma reconpaissanice ct à l'estime
de toutes les nations,
olica Ainsi que jai eu le bonheur de vous l'annoncer dans le cours de Ja
, 6R demnière session , les dépenses résultant de l'armée d'occupation, sont diTé minuées d'un cinquièie > et l'époque n'est pas éloignée où il nous est perD0t mis d'espérer que, grice à la sagesse et à la force de mon gouvernement,
Tas. ilamour, , a la confiance de mon peuple et à l'amitié des Souverains,
on ces charges pourront entièrement cesser., et que notre patrie reprendra
LYOYEL parmi les nations le rang et Féclat dus à la valeur des Français, et a
Jaur noble attitude dans l'adversité. Pour parvenir à ce résultat, j'ai plus que jamais besoin de l'accord
Prone du peuple avec le trône, de cette force sans laquelle lautorité est imcordé, pussinte. Plus cette autorité est forte, moins elle est contrainte à se monnOsTE trer sévére.
,
on ces charges pourront entièrement cesser., et que notre patrie reprendra
LYOYEL parmi les nations le rang et Féclat dus à la valeur des Français, et a
Jaur noble attitude dans l'adversité. Pour parvenir à ce résultat, j'ai plus que jamais besoin de l'accord
Prone du peuple avec le trône, de cette force sans laquelle lautorité est imcordé, pussinte. Plus cette autorité est forte, moins elle est contrainte à se monnOsTE trer sévére. La manière dont les dépositaires de mon pouvoir ont usé de
amnét celidont Jles lois lès ont investis, a justifié ma confianée. Toutes fois j'emun proure la satisfaction de yous annoncer que je ne juge pas nécessaire la
sancia conservation des cours prévotales au-delà du termer fixé pour leur exisctjue tence par lq loi qui les institue. cesB Jai fait rédiger, conformément à la Charte, une loi de recrutement. St.IaJe veux qu'aucun privilége ne puisse être invoque; que l'esprit et les disleur réipositions de cette Charte, notre véritable boussole, 3 qui appelle indistinictemnent tous les Français aux grades et aux emplois ne soit pas ilusoire;
smtigto quele soldat n'ait d'autres bornes à son honorable carrière, que celle
rminsdes ses talens et de ses services. Si l'exécution de cette loi salutaire exiillei geait une aigmentation dans le budget du ministère de la guerre, interendrniajretes des sentimens de mon peuple, vous n'hésiterez pas à consacrer des
bli. Jidispostions qui assurent à la France cette indépendance et cette dignité
et cesins lesquelles il n'y a ni Roi ni nation,
ensea Je vous ai exposé nos difficultés et les mesures qu'elles exigent; je
ENTais, en terminant, tourner vos regards vers des objets plus doux; gràces
robaisra la paix rendue à LEglise de France, la réligion, cette base éternelle
de puaie toute félicité, : même sur la terre, va, je n'en doute pas , refleurir
t lest ipari nous; le calme et la confiance commencent à renaitre; le crédit
elle g afernit, lagriculture 9 le commerce et l'industrie reprennent de l'activité;de nouveaux chefs-d'ceuvre des arts excitent l'admiration. Un de
del
es rentans parcourt dans ce moment une partie du royaume; et pour prix mes
tdssler sentimens si bien gravés dans son ame, et manifestés par sa conent ridute, il recueille par-tout des bénédictions ; et nioi
n'ai
son, le
qui
qu'une
nS,
bonheur de mon peuple, qui ne suis jaloux que
son
manipe cette autorité
pour
sEars
dle
que je saurai défendre contre les
de tout
dit, sens' que je suis aimé de lui, et je trouve dans attaques mon' cceur
genre,
améer jue cette consolation ne ne manquera jamais. Tassuranee --- Page 18 ---
161 )
NOUVELLES
M A RITIM E S. /'
ARRIVAGES DES BATIMENS AU PORT-AU-PRINCE,
Eu Icr Décembre. Le nay. ang. Good Czar, eaq. VVilliam, ch. de march. seches-Det
Le brig ang. Kingston, cap. Robert, même chargement. Du 3. La goel. am. -
Getaik
esp. VV. Britton, ch. decomest. et march. sèches. Du 4.
uranee --- Page 18 ---
161 )
NOUVELLES
M A RITIM E S. /'
ARRIVAGES DES BATIMENS AU PORT-AU-PRINCE,
Eu Icr Décembre. Le nay. ang. Good Czar, eaq. VVilliam, ch. de march. seches-Det
Le brig ang. Kingston, cap. Robert, même chargement. Du 3. La goel. am. -
Getaik
esp. VV. Britton, ch. decomest. et march. sèches. Du 4. Le brig ital. les deux Amis, al
Iwmago, même chargem.- - Du 5. La goel. am. Vigilante, cap. Jonathan, ch. de cometDa 6. Le bat. am. Margaret, cap. Hughes. ch. de comest. et march.s seches. - Dudit. lapi
am. Gane, cap. Seaman, ch. de comest. 1 Du 7. Le brigam. Fanny, cap J,Strons dh.es
cre, (en relache)- Du 9. Lagoe.am. Eliza. cap. Luce, ch. de camest. - Dulo. =
Lebat.es
Fairy, cap. Thomas, même ch. Du 11. La goe. am. Général Brown, cap. Pic, dh.dees
etboil de const. - Du15. La goc. am. Attractive, cap: G. Bixton, ch. de comest. - Dudtl
brig am. Kanette Kate, cap. S. Blain, ch. de com. et bois de const. (en reliche) L- Du 1l
goe, am. VVilliam, cap. David Driver, ch, de com. - Du 17. La goe. am. VVillian et Nir
cap. Elisha. L. Keen, ch. de com. et march. seches. - Dudit. La goe. am. Minerva, cad A
Algim, ch. de com. I Du 23. Lebrig am. Stroughton, cap: S. Surnon, ch, de com. et ari
sèches. - Dudit. La goe. am. Lydia, cap.J. Loumbert, comest. Du 25. La 2o8 am. Ne
Anna, cap. Zoze, plauches et essentes. - Bu 27. ELe brig ang Lemany, cap. Ridam, mari
seches. - Du 30. Le bat. an. Sthimois, cep. Beite, sur leste, - Dudit, La goe, am. Onem,a
Martin, ch. de sel,
A JACMEL. Du 13 Novembre-Le brig hamb. Emélia, cap. Charles Monbar, ven. du IIavre, ch.cess
ghandises sèches.- -Du20-Le bric pr. Jeune Eupkrasie cap. Fautrel, ven. du Hayre,da
march. sèches.- -Du 27.-La goel. hol. Mary, cap. Bartelate, ven. de St.-Thomas, ch.den
chandises sèches. revmne Du3 Décembre. La gos hol. Cléantis, cap. Francisco Vicente, ch. dene
seches. Du 5. La goe, am. Paquet de Jacmel, cap. Dominique, comest. et mnarch séchesDu 12. Le brig ang. Sophia,
Inglis, march sèches. - Du15. La goé, hol. Flar de lalr
cap. George de Léon, march. etulte Du 18. La goë, hol. Julienne. cap, Graval, ch.ed
P Dii 26. La goe. hayt. la Sonhie, cap. J. Bernard, ch. de quincaillene et deverrerie. - Dic
Le brig ang. Concord, cap. Norie, ch. de march. sèches, - Du 29.
Sophia,
Inglis, march sèches. - Du15. La goé, hol. Flar de lalr
cap. George de Léon, march. etulte Du 18. La goë, hol. Julienne. cap, Graval, ch.ed
P Dii 26. La goe. hayt. la Sonhie, cap. J. Bernard, ch. de quincaillene et deverrerie. - Dic
Le brig ang. Concord, cap. Norie, ch. de march. sèches, - Du 29. Le brig ang, Magusa
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DEPART DU PORT-AU-PRINCE. Du 5 Décembre. La goi, am. Largo, cap. Chilos, allant aux Etats-Unis. l DucI Iapi M
ATO. Hornet, cap. VVallance, al. aux Etats-Unis sur son leste.- Dudit. La goé, am.lals
cité, cap. Chasseing, al,à Porne-Plate. - Dudit, La goë. am. Gane, cap. Allen Fich,ale
Etats- Unis, + Dudit. La goi, am. Union, cap. Crosby, al. aux Etats-Unis. - Du 8,las
am. Spy, cap. Springstin, al. aux Etats-Unis. - Du 9. La goe. am. Hiberman, cap. TVLa
al. aux Etats-Unis. + Du 11. La goe, am. Orient, cap. James, al. aux Iles Turques grS
leste.- Di 12. La goé. am. Industry, cap: Giley,al. aux Etats-Unis. - Du 13,
Colombia, cap. S:tow, al. aux Etats-Unis. - Du 15. La goi, am. Union, cap. Etats-Unis. - Du 16. Le nav. suéd. Triton, cap. Huriaud, al.en Europe. - Dudit.leH
am. le Président, cap. VVoodbey, ai, aux Etats-Unis.- Du 17. Le bat. ang. Fairy,ce
Hamhall, al. aux Cascas. iL Dudit. La god. am. Freindship, cap. Denis, al. aux Caje-h
dit. La goë. ain. Spartante. cap.John, al. aux Etats-Unis. Dn 20. La goe, hayt. Yas
çap. François, al. a Porte-Plate. - Du 23. La goe.am. Baltimore, cap. VVatter, al.s
Yago Du 27, Le brig am, Cosmepolite, cap: Campbell, al. à Bordeaux,
DE JACMEL
Du 19. La goël. am. Hcerter, cop. Eperlai, al.à Baltimore. E Du 20. Le bric lanil
phigénia, cap, Humeau, al. aux Cayes. - Du 26. Lebrig ang. Kingston, cap. T. VVasa
Pori-au-Prince.- Du ler Décembre. La goe. hol. Mary, cap. Bartelotte, al. aux Caere
f 12. Le brigam. Vénus, cap. Burnham, al. à Portiand. Dudit. Lel hrigang. Sopliue
Inglis, al. aux Cayes. - Du 13.Le brig am. Cineinnatus, cap. Parson, al.a Gnceere
Ja goc, an. Paquet de Jremel, cap. Dominique, al. à St.-Thomas. - Du 17. Tapehb
antis: cap. F. Vicente, al.à Curaçan. - Du 18. Lagoe. hol. Mary, cap. Dorelstes.s
Thoma 1 Dadit. Le brig ang. Sir John Cameron, cap. John Atham, al.aux Caju-h
29, He brig ang. Goacord, cap. Norie, al. à Santo-Domingo.
, al.a Gnceere
Ja goc, an. Paquet de Jremel, cap. Dominique, al. à St.-Thomas. - Du 17. Tapehb
antis: cap. F. Vicente, al.à Curaçan. - Du 18. Lagoe. hol. Mary, cap. Dorelstes.s
Thoma 1 Dadit. Le brig ang. Sir John Cameron, cap. John Atham, al.aux Caju-h
29, He brig ang. Goacord, cap. Norie, al. à Santo-Domingo. --- Page 19 ---
17 )
denrées en gros.
conrans des principales
Pria
.35 sols.
Catés
12 f le .
Suere,
88 goard. le do
Coton,
1 g.50 c. le :
Sirope
24 g. le baril.
Farine,
11 g.le panier.
Huile,
7 g la caisse.
Savon.
.40 C. la livre.
Chandalle,.
37 C. 3 dto,
Beurre...
.60 C. dto.
Mantèguc,
VindeBords en barrique. 56g.
E NIGM E.
Mon premier fut d'abord de la dans Chine chaque apporté; demeure:
Mon dernier, en Europe, est durant Tato.
Il est chaud en hiver, chante, et froid on danse, on rit, OT pleure.
Dans mon entier, onl
Le mot de la dernière Enigme est TABAC.
E R R A TA.
Ducl No X. Page zèmc. Ligne 13. aulizu de partielles, tisez partiels. chaos.
am.
4.
7. (de lépitre ) cahos,
quand
Tich
13. dito. quant, la justice, dejuetice.
Du
9.
4.
de
lesfonts baptismaux.
cap.
10.
lesboptiomaus. catégorie.
rques
10.
6.
cathogorie,
19.
closse, pars,
pas. classe.
25.
il y a.
DIE
contre ilya, contre lesquels
rairy,
26.
supprimez le premier y.
Caves
ff
pwoS,
pas.
hayt.
27.
du jugemens, dejugemens.
tter,
28.
evceptions,
exceptions. second.
54.
secod, n'éiait,
n'étant.
11.
1.
cootradiction, contradiction.
21.
l'affirmation, l'infimation.
12.
29,
FIN, --- Page 20 ---
&
, al.a Gnceere
Ja goc, an. Paquet de Jremel, cap. Dominique, al. à St.-Thomas. - Du 17. Tapehb
antis: cap. F. Vicente, al.à Curaçan. - Du 18. Lagoe. hol. Mary, cap. Dorelstes.s
Thoma 1 Dadit. Le brig ang. Sir John Cameron, cap. John Atham, al.aux Caju-h
29, He brig ang. Goacord, cap. Norie, al. à Santo-Domingo. — Page 19 —
17 ) denrées en gros. conrans des principales
Pria
.35 sols.
Catés
12 f le .
Suere,
88 goard. le do
Coton,
1 g.50 c. le :
Sirope
24 g. le baril.
Farine,
11 g.le panier.
Huile,
7 g la caisse.
Savon.
.40 C. la livre.
Chandalle,.
37 C. 3 dto,
Beurre...
.60 C. dto.
Mantèguc,
VindeBords en barrique. 56g.
E NIGM E.
Mon premier fut d'abord de la dans Chine chaque apporté; demeure:
Mon dernier, en Europe, est durant Tato.
Il est chaud en hiver, chante, et froid on danse, on rit, OT pleure.
Dans mon entier, onl
Le mot de la dernière Enigme est TABAC.
E R R A TA.
Ducl No X. Page zèmc. Ligne 13. aulizu de partielles, tisez partiels. chaos.
am.
4.
7. (de lépitre ) cahos, quand
Tich
13. dito. quant, la justice, dejuetice.
Du
9.
4. de lesfonts baptismaux. cap.
10. lesboptiomaus. catégorie. rques
10.
6. cathogorie,
19. closse, pars, pas. classe.
25. il y a.
DIE contre ilya, contre lesquels rairy,
26. supprimez le premier y.
Caves ff pwoS, pas. hayt.
27. du jugemens, dejugemens. tter,
28. evceptions, exceptions. second.
54. secod, n'éiait, n'étant.
11.
1. cootradiction, contradiction.
21. l'affirmation, l'infimation.
12.
29,
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