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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1817-12-16.
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L'ABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
N.o X.
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but:
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal parait les 1er. et 16 de chaque mois.
Le prix de l'Abonnement se paye d'avance: :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois ;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser a M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S, Ex,
le Président d'Haiti.
R
a oxo< e>
AU PORT-. AU. - PRINCE,
PS L'IMPRIMERIE DU GOUVERNENENT
1817.
Source gallica.bnf.fr. / Bibliothèque nationale de France
et 16 de chaque mois.
Le prix de l'Abonnement se paye d'avance: :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois ;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser a M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S, Ex,
le Président d'Haiti.
R
a oxo< e>
AU PORT-. AU. - PRINCE,
PS L'IMPRIMERIE DU GOUVERNENENT
1817.
Source gallica.bnf.fr. / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 --- --- Page 5 ---
(35
Port-au-Prince, le 16 Décembre 1817, an 14 de FIndépendance d'Haiti!
POLITIQUE
DE D'ESPRIT PUBLIC
me semble
-
E rie sais si l'on a bien défini ce mot ; mais il
qu'il n'exprime
chose
la manifestation des opinions qui influent sur le peuple et le
autre
que but
selon les circonstances. En effet, quand on
dirigent vers un est quelconque, bon, ou mauvais, cela revient à dire que la nation suit
dit,Tresprit public est plus ou moins favorable à ses vrais intérêts, et que les inune impulsion qui
ou
Ce concours des idées des partidividus veulent une chose, s'y opposent. du
ou leur être
culiers peut être conforme aux vues gouvernement
opposé/suivant quil est en harmonie avec les mouvemens de ce principal défectuosité moteur, relatives. ou que
Tesprit de parti s'y mêle: il n'a qu'une excellence et une
avec les inpublie n'est qu'une fermentation quand il est en opposition
sort
Leprit tentions du chef; il ne reçoit aucun développement lorsque les citoyens
autrement qu'ils ne le désirent et que les volontés ne peuvent se magouvernés nifester
des murmures partielles: mais il est synonyme de patriotisme
l'intérêt que par individuel se lie à l'intérêt général et que le chef veut ce que
yeut quand tla nation. Dans les tems de troubles civils, ou a l'époque de la décadenla
et l'effervescence dangereuse des passions déréce des Etats, égarer malveillarice les citoyens et les faire agir dans un sens contraire à leur
glées peuvent à leurl bonheur; s'ils s'attachent fortement au parti qui les déçoit, ils n'orepos, béissent qu'a l'influence d'une majorité entrainante, ou aux combinaisons d'us
ne minorité habile, qui ne doit souvent ses succès qu'à l'erreur des personnes
de bonne foi qui ne se doutent pas de l'adresse des agitateurs qui possèdent
lart de; remuer les esprits. Les peuples qui ont été en proie à l'anarchie ont
fourni lexemple dé ces vérités; on a vu des factions se succéder et s'accréditer parmi eux, faire adopter des opinions qui n'étaient point celles de Ja partie
saine de la nation, mais qui, néanmoins, ont donné de la vogue aux systèmes
mis en avant. D'après cela, on peut dire que l'esprit public est sujet à des aberrations dans les pays oû le patriotismie, qui n'est autre chose que l'esprit
national, n'anine pas la masse des citoyens et ne les dirige pas vers un but in
variable et véritablement utilei Là on peut le comparer à une personne qui
s'enthousiasme facilement à l'aspect de ce qui la flatte spontanément, et qui
n'examinant jamais ce qui la frappe, exagère toujours le bien comme le mal :
car; là il est dans un état de fluctuation qui produit et détruit mille opinions
diverses et autant de systêmes différensi
L'esprit public est quelquefois iniste; c'est-à-dire, que lorsqu'il ne recoit
aucun mouvement direct Il secret, i; se trouve livré a lui-mème et réduit
# un calnie qui est Peffet du mélange et de l'équilibre des opinions. Quand cef
ant jamais ce qui la frappe, exagère toujours le bien comme le mal :
car; là il est dans un état de fluctuation qui produit et détruit mille opinions
diverses et autant de systêmes différensi
L'esprit public est quelquefois iniste; c'est-à-dire, que lorsqu'il ne recoit
aucun mouvement direct Il secret, i; se trouve livré a lui-mème et réduit
# un calnie qui est Peffet du mélange et de l'équilibre des opinions. Quand cef --- Page 6 ---
( 4. )
Etat de modération n'est pas contraire à l'esprit national, il n'est
reux; il peut même assurer la tranquillité et le bonheur du peuple, paS dange
procure au
puisqu'il
gouvernement une action libres mais Jorsqu'il est trop. voisin. de
l'indifférence et qu'il dégénère en inertie, il faut, à l'apparition des
de cette maladie politique, que le chefde la nation y remédie, en symptômes donnant de
l'énergie au patriotisme. Cette cure s'opère plus facilement dans les républi
ques qu'ailleurs, parce que l'émulation y est plus grande et que le civisme
jette des racines tellement profondes, que chaeun a un intérêt direct au bien y
général. En Haîti, surtout, il sera toujours aisé de porter l'esprit national au
dernier période de son élévation ; car l'universalité des voeux embrasse le me
me objet; les motifs les plus pressans sollicitent les citoyens à la concorde, à
l'union; et aucun d'eux n'est assez insensé pour négliger ce qui le touche
ticulièrement, ou compromettré sa suretéravec connaissance de cause, par
MILSCENT
LITTERATUR E:
EPIT R E
4 Mr. HoxORE FERY, Commis Principal du Trésor ef
homme de loi, d Jérémies
Philanthrope éclairé, des pères le modèle,
Tendre pour ton épouse, à tes amis fidèle;
Dont l'esprit, à vingt ans, échauffé par le coeur
Des fils de la patrie, est l'espoir et Thonneur;
FERY, lorsque quittant l'emploi qui te captive,
Tu prêtes aux plaideurs une oreille attentive ;
Quand du cahos des lois perçant pour eux la nuit,
Tu leur fais d'un accord apprécier le fruit;
Quand du jeune orphelin réclamant Théritage,
D'un avide étranger tu répares l'outrage;
Quand de la veuve en pleurs faisant valoir les droits;
Tu rends Thémis sensible aux accens de ta voix :
Quant aux juges montrant la craintive innocence.
Tu préviens un malheur par ta mâle éloquence;
Si, loin de t'applaudir, un injuste censeur
Ravalait ton talent, déprisait ton ardeur,
A cet affront eruel ton âme peu sensible
Pourrait-elle rester dans un état paisible?
Un méchant plein de fiel, pour qui rien n'est sacré,
Viendra d'un noir venin te couvrir à son gré,
Et, philosophe outré, dédaignant son offense,
Ta ne songeras pas aux soins de ta vengeancef
ens un malheur par ta mâle éloquence;
Si, loin de t'applaudir, un injuste censeur
Ravalait ton talent, déprisait ton ardeur,
A cet affront eruel ton âme peu sensible
Pourrait-elle rester dans un état paisible?
Un méchant plein de fiel, pour qui rien n'est sacré,
Viendra d'un noir venin te couvrir à son gré,
Et, philosophe outré, dédaignant son offense,
Ta ne songeras pas aux soins de ta vengeancef --- Page 7 ---
(5)
Cet admirable effort, ce généreux oubli
Est d'une raison calme et doit être applaudil
Un coeur que la vertu la plus aimable anime,
Peut offrir du pardon un exemple sublimne:
Mais pourquoi ménager. l'ennemi déloyal
Qui jouit du plaisir de te faire du mal;
Qui certain d'obtenir facilement sa gràce,
Sent, par l'impunité, ranimer son audace?
Pourquoi laisser en paix le mortel inhumain
Qui trouble ton repos et déchire ton sein?
En faiblesse, dit-on, la bonté dégénère
Quand elle est la vertu d'un coeur trop débonnaires
Ce n'est pas quej'approuve un excès de rigueur ;
Dans la stricte justice il faut de la douceur:
Mais est-ce violer la loi de la nature,
Est-ce attacher au crime une peine trop dure
Que d'enchaîner le brasl levé pour nous frapper?
A des traits acérés comment donc échapper,
Si, n'ayant de dessein que celui de bien faire,
On répugne à punir un perfide adversaire?
Est-il un antre obscur, un séjour écarté
Qui puisse nous sauver de son iniquité?
C'est envain que dix ans des veilles les plus ruded
Te font gonter le fruit de tes nobles études;
J'Envie aux yeux hagards, et ses infâmes sceurs,
Pour te rendre odieux, avilissent tes moeurs :
Ta réputation par le monstre détruite,
Cesse d'être l'appui de ton naissant mérite:
Tes amis consternés par ce coup imprévu,
Observent par prudence un silence absolu;
Et toi, dont la pitié fait taire le murmure,
Tu souffres sans te plaindre une sanglante injuref
Qui veux-tu donc qui pense au soin de te venger?
Le public, diras-tu, saura bien me juger:
C'est à son tribunal que je remets ma cause:
D'un seul individu limpertinente glose
Pourra-t-elle régler le sort d'un eitoyen,
Et lui ravir T'honneur, le
précieux bien ?
Non,sans doute. Ehlbien faLKee cceur saisi de crainte,
N'allons pas exhaler une inutile plainte,
Envain la Calomnie aiguise son poignard
Et répand le poison préparé par son art;
Elle cède aux efforts d'une vertu sans tache,
Qui du bien général s'occupe sans relâche.
Plus le monstre s'obstine à nous persécuter,
Plus dans notre dessein nous devons persistar.
Pour terrasser cette hydre aux têtes renaissantef,
Sil faut des actions louables, éclatantes,
saisi de crainte,
N'allons pas exhaler une inutile plainte,
Envain la Calomnie aiguise son poignard
Et répand le poison préparé par son art;
Elle cède aux efforts d'une vertu sans tache,
Qui du bien général s'occupe sans relâche.
Plus le monstre s'obstine à nous persécuter,
Plus dans notre dessein nous devons persistar.
Pour terrasser cette hydre aux têtes renaissantef,
Sil faut des actions louables, éclatantes, --- Page 8 ---
(6;
Nu
Assurons nos succès par quelque fait nouveau.
La pratique du bien, l'amour du vrai, du beau,
Mettent l'homme à l'abri des traits de la satire:
Un fou croit m'insukter? Permettez-moi d'en rire.
Ce pauvre extravagant dépourvu de raison,
Est un esquif sir T'eau, flottant sans aviron ;
La vague le conduit: calme sur le rivage,
Je le vois se briser sur les rocs de la plage.
Quelque provocateur prétend-il m'émouvoir?
Voyons qui de nous deux fera nneux son devoir.
Je descends en moi-même et, plein de confiance,
Je converse un instant avec ma conscience :
C'est elle qui m'inspire une juste fierté;
En montrant à mon coeur toute sa pureté.
Par les conseils prudens de ce guide fidèle;
J'évite les dangers d'une lutte cruelle;
Je vois mon ennemi rebuté, confondu,
Frémir et s'éloiguer, sans m'avoir combattu.
Mais tandis qu'il se croit offensé de ma gloire,
de sorge à mon repos et non à la victoire.
L'orgueil ne fut jawais mon défaut capital:
Je laisse peu de prise à ce vice fatal.
Du succès que j'obtiens je saisis l'avantage,
Sans affecter ces airs d'une morgue sauvage.
Retiré sous mon toit, borné dans mes désirs,
Je fixe, sans effort, l'essain des doux plaisirs.
Mon épouse embellit les instans de ma vie;
Je souris chaque jour à l'aimable folie
De ces enfans joyeus, empressés, caressans,
Qui me viennent toLjours dérober des momens
Destinés au travail, consacrés à l'étude.
Quelquiefois, pour raison, cherchant la solitude,
J'examite des lors les points litigieux;
Je médite le code et je vois en tous lieux
Les drotts des citoyens réglés avec sagesse.
Sonvent me transportant aux rives du Permesse,
Je cadence des vers avoués des neuf soeurs :
Tonde, les bois, les prés m' 'ofirent mille douceurs:
Et quand d'un autre empioi le devoir me rappelle,
On me voit m'y livrer avec un nouvedu zèle.
Voila comme éloigne des méchans et des sots,
Je me trouve à Fabri de leurs malins propos :
Moi-même m'oubliant, il faut bien qu on m'oublie.
Ainsi, tnon cher FERY, tu crois qué la patrie
Te laissera languir dans cet oubli profond.
Th! lai suffira-t-il que sans cesse ton front,
Marne, reste baissé sur d'insipides pages?
be vuigaircs caiculs sont de grossiers ouvrages.
u zèle.
Voila comme éloigne des méchans et des sots,
Je me trouve à Fabri de leurs malins propos :
Moi-même m'oubliant, il faut bien qu on m'oublie.
Ainsi, tnon cher FERY, tu crois qué la patrie
Te laissera languir dans cet oubli profond.
Th! lai suffira-t-il que sans cesse ton front,
Marne, reste baissé sur d'insipides pages?
be vuigaircs caiculs sont de grossiers ouvrages. --- Page 9 ---
(7 )
Pon esprit nous promet de trop nobles travaux, :
Pour êtrc captivé dans le fond des bureaux.
La Déesse aux cent voix déjà d'une aile agile
A fait voler ton nom aux deux bouts de la ville:
Prends un sublime essor, et, Caton à vingt ans,
Ose marcher l'égal des sages, des savans.
La vertu dans tpn caur s'erige un nouveau temple
Pourquoi l'ensevelir? Qu'ellé soit notre exemple.
L'éclat dont elle brille, offert au plus grand jour,
Reléguera l'Envie én son affreux séjour,
Et ton talent naiesant fructifiant sans peine,
N'aura pas à souffrir d'une jalouse haine.
1 Peur moi, par tes conseils à la raison soumis,
Je signerai la paix avep mes ennemis;
Et pour guide toujours prenant ma conscience,
Je saurai dans mon coeur chercher ma récompense.
F A B L E
Une abeille laborieuse
De ses plus doux parfums dépouillait un jardin;
Un enfant l'aperçoit et l'insulte soudain.
La spoliatrice furieuse
S'emporte contre Timprudent,
L'atteint, le pique au même instant.
L'insensée eût mieux fait de mépriser l'injure
Car son dard arraché, restant dans la blessure;
Elle périt en se vengeant.
-
Accordons sans regret le pardon d'une offense,
Et d'un emportement modérons la chaleur,
La plus légitime vengeance
Peut retomber sur son auteur.
a
MILSCENT,
INTERIEUR
Extrait des Registres du Greffe du Tribunal de Cassation, séant au
Port-au-Prince;
A R R E T
Du Tribunal de Cassation de la République dHaiti.
Aujourd'hui deuxième joux du mois de Décembre mil huit çent dix-septa
an quatorzième de lIndépendance:
#
pardon d'une offense,
Et d'un emportement modérons la chaleur,
La plus légitime vengeance
Peut retomber sur son auteur.
a
MILSCENT,
INTERIEUR
Extrait des Registres du Greffe du Tribunal de Cassation, séant au
Port-au-Prince;
A R R E T
Du Tribunal de Cassation de la République dHaiti.
Aujourd'hui deuxième joux du mois de Décembre mil huit çent dix-septa
an quatorzième de lIndépendance:
# --- Page 10 ---
(8)
Le Tribunal réuni au lieu de ses séances, où étaient
L. G. LINARD, Doyen: J. I. FRESNEL, J. THEZAN, J. F. présens les citoyal réser
MERAND, Tn. CHRIST, Juges:
LESPINASEL 0
Oui le rapport des juges Fresnel, Thézantet
enser
terjeté au Tribunal d'Appel du département du Sud, Lespinasse, le sur Tappels
gue, condamné à mort, ainsi que le nommé Sequé, par par nomné Donis
d'Appel séant au Port-au-Prince, en date du 29
sentence du Tribud
pel aurait été converti en pourvoi en cassation sur Septembre les
1817, lequel ay
saire du Gouvernement près le Tribunal d'Appel du conclusions du Come
mises au bas de la requête de l'appellant;
départemeut de T'Ouss
Après avoir entendu en ses conclusions verbales le
sant les fonctions de Commissaire du Gouvernement,
juge Christ, rempls
ant
Délibérant sur l'affaire qui Jai est soumise, attendu parlabsenee du Titalaen
contradiction dans les articles 7 et 12 de la loi du 24 Aoat qu'il y a conflite
que l'appel, au criminel, se fasse au Tribunal du
1808, qui veulat
qui a jugé; et l'article 9 de la loi du 26 Juillet 1817 département voisin de celi
voir en cassation contre toute sentence rendue
qui permet de se pourcas d'admission du pourvoi, l'affaire être renvoyée en à dernier ressort, pour,a
dont le jugement aura été infirmé:
un tribunal égalà odli
Considérant que si, aux termes des articles 7 et 12 de la loi du
1808, T'appel interjeté par le condamné
24Aoi
Tribunal d'Appel du Sud, ledit
Domingue, était porté pardevant a
pe
tence du 29 Septembre 1817, Domingue, au cas de confirmation de'lass
à la loi organique du 26 Juillet pourrait dernier; se pourvoir encassation, conforména
del
Considérant que, dans Thypothèse que le Tribunal de Cassation 3-.
es des articles 7 et 12 de la loi du
1808, T'appel interjeté par le condamné
24Aoi
Tribunal d'Appel du Sud, ledit
Domingue, était porté pardevant a
pe
tence du 29 Septembre 1817, Domingue, au cas de confirmation de'lass
à la loi organique du 26 Juillet pourrait dernier; se pourvoir encassation, conforména
del
Considérant que, dans Thypothèse que le Tribunal de Cassation 3-. rait le jugement rendu par le tribunal qui aurait connu de la,demande infirme
tec
pel faite par le condamné, il ne se trouverait plus un
dey
à celui où l'affaire aurait été instruite, pour la
troisième tribunal Gl
lors cette procédure deviendrait illusoire et vaine; juger définitivement, et qu3
le Considéranto quelintention du législateur ne saurait être
se manifeste et veut résolument que le crime soit puni, méconnue;qud
té publique et individuelle soient
afin que la sirecontre cette volonté que de suivre garanties; la marche que ce serait aller diamétraleme
ut
la Loi du 24 Août 1808, puisqu'on ne
indiquée par les articles' 7 et 12de
pourvoir en cassation d'unjugement rendu peut contrel priver lui un condamné du droit dess
Loa
en dernier
jugement venant à être cassé, il ne serait plus possible de donner ressort, suite etquece à celte
afaire;
Jen'
Considérant que le Tribunal de Cassation, par le fait de sa création, dét
connaitre de tout appel interjeté à Ja suite
d'un
n
mais queles articles 7 etl2 del la Loi dur2t dujugement Aout 1808,
Tribunal d'Appe;
Tétablissement d'un Tribunal de Cassation, voulaient qui, ne prévoyant pas
un condamné eût le droit
à
qu en matières crimmells
lui dont
d'interjeter appel un Tribunal égal et voisin dece
des deux lasentenceluia lois
été contraire, iirésulte un confit dans les dispositios
ver
organiquésqui suspend le cours de la
une mûne délibération, surseoit à
jnstices le Tribunal, apras
p Déclare qu'ilya lieu
prononcer:
Ru2 26Juillet 1817, relative ainterprétation, al
par son esprit, de l'article 9 delalai
Torganisation du Tribunal de Cassation.
interjeter appel un Tribunal égal et voisin dece
des deux lasentenceluia lois
été contraire, iirésulte un confit dans les dispositios
ver
organiquésqui suspend le cours de la
une mûne délibération, surseoit à
jnstices le Tribunal, apras
p Déclare qu'ilya lieu
prononcer:
Ru2 26Juillet 1817, relative ainterprétation, al
par son esprit, de l'article 9 delalai
Torganisation du Tribunal de Cassation. Arrète, qu'ala diligence du Commissaire du Gouvernement expedition d --- Page 11 ---
(09) )
ail Grand-Juge pour y pourvoir, aux termes de la
présent arrêt sera 1817, envoyée article 4 des attributions du Gfand-Juge, et qu'insertion
Loid du 7 Août
dés Lois
en sera faite au Bulletin au Palais de laJustice les jour, mois et an que dessus.
Fait et prononcé du Tribunal de Cassation,
Signé)
LINARD,
Lel Doyen
conforme. (Signe) J S. MILSCENT, Greffier.
Collationné, poure expédition
a donné lieu a Parrêt du Tribunal de
AYALYSE de Caffuire qui
Cassation, du 2 du mois courant.
le 27 Juillet dernierla Citoyenpe Céleste a déclaré par deg
II appert que
trouyer sur
ETN vant leJuge de Paix de Léogane que le nomme Seque seraitalléla dit
e
Thabitation Cassagne où elle fait sa résidence ordinaire, luiaurait si elle qu'il voulait T'ac- le
coucherait de lenfant dont elle était enceinte depuis deux ans,
c'était pour
uidonner; qu'elle lui aurait répondu aflirmativement, croyant ne que deyait avoir en
Jetenirs sur les baptismaux : quraprès ce çonsentenent qui
une herbe dont
sepy apparenice aucune suite' facheuse, ledit Sequé se serait procuré inmédiatemenit
OUr
aurait fait boire le suc àla ladite Citoyenne Celeste chambre qui aurait ledit Seque;
accouché sans qu'il y eut d'autres personnes dalesa sa mère de la que mort au Gas du
quec celui-ciaurait réclamé Tenfant, en menaçant
son nouveau
felur, et que celle-ci subjuguée parla crainte aurait laissé emporter
evant né quetait alors plein de vie,
ancien
Sur ce, Sequé interpelé aurait dit que le nommé Domingue,
gérant
Druntee delhabitation del la Citoyenne Percinette Gateau serait allé chezlui, ily a quinzé
jours àl l'heure du dejclner, etlui aurait proposédele charger de faire mourir cetlui
raison quile portait à cemeurte citovenne : que lui Sequé aurait demandela
le
tre, ledit Domingue luaurait répondu que ladite citoyenne Percinette Gateau habitaJui était odieuse, parce qu'elle lui avait ôté le commandement de son ledit
tion, qui ayait été établie et mise en valeur par lui; qu'il aurait engagé
Seque à lui apporter la tête' d'un enfant et un pigeon blane destinés à un usage nuisible à ladite citoyenne Percinette Gateau 5 que lui Sequé ayant promis lui
qwilt tàcherait de les lui procurer et ayant tenu parole, ledit Domingue au- la
rait fait placer la tête et le pigeon, arrangés à sa manière, dans la cour de
demoiselle susdite, vers les huit héures du soit, et lui aurait donné deux porbugaises La tête pour a ses été peines. relevée le lendemain matin et reconnue pour être qelle de
lenfant de la citoyenne Céleste.
connaitre néDomingue a nié le dire de Sequé et a prétendu ne pas le
;
anmoins ils ont été condamnés à la peine eapitale par sentence du 29 Septembre 1817 du Tribunal d'Appel séant au Port au-Prince. La citoyenne Céleste, qui a fguré au procès comme accusée, a été acquittée,
Domingue a interjeté appel de sonj jugement au Tribunal d'Appel duSud;
laffaire a été renvoyée au Tribunal de Cassation qui a rendu Varrèt que nous
yenons de voir.
a
Nos lecteurs ne seront sans doute pas Fachés de trouver ici les copaidérations auxquelles cette
a donne lieu.
4 -
procédure
du Tribunal d'Appel séant au Port au-Prince. La citoyenne Céleste, qui a fguré au procès comme accusée, a été acquittée,
Domingue a interjeté appel de sonj jugement au Tribunal d'Appel duSud;
laffaire a été renvoyée au Tribunal de Cassation qui a rendu Varrèt que nous
yenons de voir.
a
Nos lecteurs ne seront sans doute pas Fachés de trouver ici les copaidérations auxquelles cette
a donne lieu.
4 -
procédure --- Page 12 ---
( 10 - I
QUESTIO N.
Le Tribunal de Cassation doit-il ou ne doit-il pas prononcer Sud
Pafaire Sequé?
Deux choses sont essentielles pour établir le droit qu'il a d'en connaîre;
la première est que le délit, ou plutôt le jugement qui en est intervenu, sot
anlf
postérieur à la promulgation de la loi relative aux attributions de ce Triko
pal: la seconde, que le jugement soit dans la cathégorie de ceux dontlade
mande en cassation peut être faite.
OUS
Le premier point n'offre pas de grandes difficultés: car, ou le délit,
uL
plutôt le jugement est antérieur a la loi, et alors il n'est point soumis à
effets qui de commencent que de sa promulgation, ou il lui est postérieurd
riste
parconséquent soumis à ses effets. Dans le premier cas, il n'est pas de la CU
0AL
pétence du Tribunal d'en connaître, et dans le second il en connait parl tred
raison Mais contreire. pous avons dit le Turement plutôt que le délit, parce
la Loidi Feuer pas
de Cassation
imédiatement surles jugeraens Tribunan,
alie
Tribunal déterminant
agissail les
d'aucune
délits, rend nulle la consilk
et ne
pas
peines
espèce
ration de Tanteriorité du délit à sa promu'gation, pourvu
le jugementei sens
en est interyenu y soit postérieur. Iln'y a point de
là oàllnyapa Iuere
Panadre
une application de la Loi à un fait quiluieste antérieur. Or le faitn'est parsi CENe
le délit, mais c'est Tapplication de la peine du délit. C'est donc immédiatemet ance
sul un jugement quela Loi agit et sur un jugement qui lui est postérieur. Ilny peno
aurait retrouction dans son effet que dans le cas ou, déterminant la : peined ven
T'espèce de délit dont s'agit, elle en voulait faire Tapplication.
adr
En adsuettantlexistonce dujugement postérieur à la Loi, il est à savoirs
ENe
le délit, mais c'est Tapplication de la peine du délit. C'est donc immédiatemet ance
sul un jugement quela Loi agit et sur un jugement qui lui est postérieur. Ilny peno
aurait retrouction dans son effet que dans le cas ou, déterminant la : peined ven
T'espèce de délit dont s'agit, elle en voulait faire Tapplication.
adr
En adsuettantlexistonce dujugement postérieur à la Loi, il est à savoirs ce jugement est dans la closse de ceux contre ily a ouverture en cassation.l 8654
est. puisqu'il n'est pos un jugement en dernier ressort du Juge de Paix,
yY d'une commission militaire: : deux espèces du jugemens, compris dans les derx tre7
evceptions de la Loi, et contre lesquels seulementilr ne se fait point d'ouvertir etens
en Cassation, à moins que ce n soit, pour le premier, pour cause de miltaire. eompéte- contre
ce, et, pour le second, pour cause d'implication de parties civile et
demman EXD
Le renvoi d'un Tribunal à an autrer n'a lieu que quand les parties
PRaI
dent a être juigées par leurs juges naturels. Ce n'est donc queloraque le jugui
d'une eause dont iln'est
deleur juridiction de connaîtré qu'a
se saisissent trouve
le secod cas de l'article pas 7 de la Loi du Tribunal de Cassationg atz
se
dansl
et correctionnelles,
la partie civile.
les renvois, en matières criminelles
pour de Cassation
De ce principe on ne saurait inferer que le Tribunal
comme neme di
nonce point sur les matières criminelles. Car, si on le considère
tou Ds
Tribunal auquel ressortissent tous les autres; si sa juridiction s'étend les sur affares
te la République, on n'a pas de raison pour oter à sa connaissance
Gone
quisoat dans l'analogie de son essence, de son but; et encore moins à unepar sim OUT
tie le droit de jouir du-bénéfice que sa création lui offre. Outre civile plus, et mIiA
me il prononce sur les causes oiilya implication de parties des
e
taire, peut-on douter qu'il ne prononce aussi sur celles ou ly a psrticr
Tiles Beulement. --- Page 13 ---
(did
donc, le jugement dont s'agit n'était pas compris dans les deux etd
Ainsi
LCCTN beptions de la loi, on en doit connaître. la loi du 24 Août 1808
d'appeler
les articles 7 et 12de
permettant
. Mlais
réndu pour fait criminel, par un Tribunal d'Appel. au Tride tout jngement du departement.soisin, qui juge en dernier ressort; etl'articleg. pandia biunal d'Appel da 26 Jnillet 1817, dans le cas de cassation d'un jngement, remetenu, de la loi
et semblable état où elle était avant d'avoir étéjugée,
Tr tant l'affaire au même
le Tribunal de Cassation à un Tribunal voisin, e. être alors renvoyée par
ontlat
avait jugé et dont le jugement aura été cassé, n'offrent-ils pasy. E à celui qui les
Tun àlautre, une absurdité bien palpable, puisdéft tous deux, en rapportant deux Tribunaux d'Appel dans Ja République? D1S qrilnexiste. Dire quine que chose est et n'est pas, que simuitanément elle existe et n'eeneur siste n'est-ce pas dire une absurdité? Vouloir qu'une chose existe d'une
la Ca tanière pas, et ne pas vouloir qu'elle se fasse de cette manière-li.n'est-co pasmet-.
pasy. E à celui qui les
Tun àlautre, une absurdité bien palpable, puisdéft tous deux, en rapportant deux Tribunaux d'Appel dans Ja République? D1S qrilnexiste. Dire quine que chose est et n'est pas, que simuitanément elle existe et n'eeneur siste n'est-ce pas dire une absurdité? Vouloir qu'une chose existe d'une
la Ca tanière pas, et ne pas vouloir qu'elle se fasse de cette manière-li.n'est-co pasmet-. pal
dans Tincertitude de savoir comment on doit la faire? Or,le doute n'esttre
incertitude.? Et réciproquement. Donc, toutes les fois que les lois
lalnit ilpas teulent, une et ne veulent pas en méme-tems il y adoute, parce qu'elles n'ont et
lbuner
avoir
même volonté. Cette volonté peut paraitre douteuse
COISE ne peuvent
qu'une soit dans, l'ambiguité des termes, soit danslobscurité du
emente de plasieurs et alors manières, cette obscurité est susceptible de différens degrés, dont le deryapa sens, nier est la cootradiction de deux ou de plusieurs articles: Ce doute n'a pas
parse cessé d'être en passant par tous ces degrés. Il a acquis seulement une consisdiat
tance quion peut figurer comme celle qu'acquiert une orange de sa première
eur. péniode à sa maturités Comme pour être arrivée à ce point elle n'est point depeme venue un autre fruit, le doute n'est pas devenu non plus une autre chose. Ily. adonc lieu à interprétation de la loi: : et c'est la conclusion à laquelle doit veasarin nir le Tribunal de Cassation, par la considération de l'article 2 de la loi sur
ssation ses attributions qui ne lui permet pas de s'écarter de lal loi, dans ses jugemens. Paix
Nous avons dit que la loi doit être interprétée; : mais par qui doit-ellel'ésleste tre? Parle Corps Legislatif qui, étant le mandataire dupeuple, agit pourlui
ouvens eten son. nom: 1 suit de ceprineipe que tout acte de ce corps, promulgué et
compele contre lequel le peuple n'aura pas réclamé, devient obligatoire pour tous, étant
ltaure Texpression de la volonté générale gui est souveraine. Si donc le Corps Léesidene gislatife se dévêt d'une portion de son autorité en faveur de quelgues délégués
B pour le maintien del l'exerdice des pouvoir définis par la Constitution et que ce
itre
dévétissement a recu l'approbation tacite du peuple, les actes de ces délégués,
ssationn en tant qu'ils sont toujours dans la somme de l'autorité qui leur est donnée, ne
civlk spt qu'une émanation de la volonté suprême. on ne
Voilà ce qu'établit l'article 4 des attributions du Grand-Juge, et les bor
omme nes quil prescrit, a ceux qu'il donne droit d'expliquer les lois. dsurt
( Le Grand-Juge, assisté de deux
et de deux Cormissaires du
a
Doyens
Gouvernement, expliquent ensemble tous les cas douteux de la loi, et s'ils ne
11 ane pouraient y réussir, et que le sens demandit une plus ample explication, alors
us,
ils soumettraient la question au Président d'Haiti pour être présentée au Corps
Législatif.
omme nes quil prescrit, a ceux qu'il donne droit d'expliquer les lois. dsurt
( Le Grand-Juge, assisté de deux
et de deux Cormissaires du
a
Doyens
Gouvernement, expliquent ensemble tous les cas douteux de la loi, et s'ils ne
11 ane pouraient y réussir, et que le sens demandit une plus ample explication, alors
us,
ils soumettraient la question au Président d'Haiti pour être présentée au Corps
Législatif. 1
Tel est.le texte de la loi: cette commission explique donc tous les cas
douteux de la loi, et ayant démontré et reconnu que celui-ci l'est, il doit être
expliqué, Mais où cesge le droit de les expliquer? Là où la commission nd --- Page 14 ---
((1g:) )
réussir, c'ost-a-dire, Tà ou elle ne se sentirait pas capable d'emfae
ne
Mourraity Yexplication. Ce mot ne doit pas être ici entendu dans le sens d'ane incapecik
limitée
à son autorité, mais limnitée par rapport à son powroir
té
par rapport
du législateur. La supposition d'une ampe
de conmaitre, de discerner l'esprit
elle le confirme au contrare,
buals
explication ne diminue en rien ce raisonnement: lesprit du législateur ne ponvant être
patisqu'elle ne peut exister due quand
efforts que l'on fasse. set
comu, sa volonte ne se découvre pas, queiques être méconmn, il se nianifested
CIIS
Mais ici Tesprit du législateur ne peut la sûreté
et individuele
rero
veut résolument que le crime soit pini, dirimétralement que
contre publique cette volonté, cet
mel
solent garanties) Sicen'est pas: d'admettre aller
Pexistence des articles 7 et 12dek
Be
en rendre nuls les effets que on ne pent refuser, sous aueun rapport à un-com
All
loi du 24 Aoot 1808, formet quand demande en cassation d'un jugement en dernier resi
I
damné le droit de
sort qui aura été rendu contre lui, par un tribunal d'aypul, à nécessairementls celti
E
n'existe plus un tribunal egal
qui avait jngs
faire reste morte, puisqu'il l'accusé pent être renvoyé. Le crime ne sera denc puni que
pardevant lequel le tribunal de cassation confirmele jugement en dernier rés
dans le cas que nous durons a rester dans une espèce d'anarchie jusqual
sort. Pour le reste,
moi, qu'il était de la sûreté publique que Tider
session' prochaine. Je pensais,
de la peine suivit de près celle du' crime. marche
et sûre, il
Ac
Pour obvier à tout, et établir une
réguliere
faudraitq
CO. de l'article 4 des altributions du Grand-lug
la comnmission, en conséquence de la loi, dans la forie d'un réglement d'admins
donnât une interprétation
les artieles 7 et 12 de la loi du 24 Août 1805
tration publique, qui exécuté rapporterait dans toute la République, jusqu'à ce que le Cop
et qui, devant être
aussi recevoir la sanction dor Pouvoir Exécutf
Législatify ait statué, pourrait s'accorderait avec la justice, le serait également afer
Ce reglement lieu qui de diminuer les deux degrés de juridiction que l'anide
Phtmanite: au
il leur en donnerait trois dans le cas delamprecité donne aux condamnés, deux dans le cas de confirmation.
tration publique, qui exécuté rapporterait dans toute la République, jusqu'à ce que le Cop
et qui, devant être
aussi recevoir la sanction dor Pouvoir Exécutf
Législatify ait statué, pourrait s'accorderait avec la justice, le serait également afer
Ce reglement lieu qui de diminuer les deux degrés de juridiction que l'anide
Phtmanite: au
il leur en donnerait trois dans le cas delamprecité donne aux condamnés, deux dans le cas de confirmation. mation d'un jugement, et toujours
rendu en interprétation de laloj
Ce réglement d'administration publique,
le tribunal est saist
duquel il sera statué sur laffaire, dont
déjis
en conséquence il a sursis à prononéer, n'agira point en rétroaction sur cette
et sur laquelle Peut-être cela offre-t-il en appareiice quelgues contrariétés, mas
même aftaire. elles ne sont qu'apparentes. de l'existence et dela non-existence simultanées d'une mènt
La supposition contradiction: c'est une vérité incontestable, Par suite dec
chose, implique
démontré que les lois n'ont et ne peurent avoir quet
priucipe, nous avons aussi Vit
cette volonté, pour être exprimée en ternd
volonté; nous avons
que la centradiction de deux ou dej plusieurs articles
ambigus, ens sens obscut, oudans existe réellement et nécesairement : et par! linn'existe pas moins et qu'elie seulement devenue plus claire, plus precise, plus connIE
forprôtation, > ellé est
VARIETES
SUITE DU MANUSCKIT VENU DE STE.-HELENE
arr
cependant entreprentré ouvertement une campagne ared
Orne pouvait --- Page 15 ---
13 )
teile armée. Il fallait au moins étonner l'ennemi, et profiter de sa surprige,
ente line
Suchet Tattirait vers les gorges de Nice. Masséna prolongeait jour
Cape Le géméral
de Gènes. Je pars: je m' avance vers les Alpes : ma présence,
polne ijour la défense
ranimèrent les soldats. Ils n'avaient pas de souliers,
C ar la grandeur de l'entreprise, tous marcher à l'avant-garde. Ontrax mals ils semblaient tems de ma
n'ai éprouvé de sentiment pareil à celui que
ant A
Dans aucun
dans les vieje
des Alpes. Les échos retentissaient des
je sentis en pénétrant
gorges une victoire incertaine, mais probable. J'allais
este
crisdel T'armée, Iism'annonçaient
armes. Mes canons
lenteT'Italie, théâtre de mes premières
gravissaient
avid revoir rochers. Mes premiers grenadiers atteignirent enfin la cîme du Saintite,
ment ces Ils jettèrent en l'air leurs chapeaux garnis de plumets rouges, en jen
124 de Bernard. des cris de joie. Les Alpes étaient franchies, et nous débordaines comme
unco tant
roerm un torrent. Lasnes commandaitlanant-prde, Il courut prendre Ivrée, Vermentl
Le général
du
du Pô. Toute l'armée le passa sans obstacle. vaiti
ceil, Pavie, et s'assura passage
soldats et
Nous avions
Nous étions tous jeunes dans ce tems,
généraux. puni notre fortune à faire. Nous comptions les fatigues pour rien; les dangets pour
nier
Nous étions insoncians sur tout, si ce n'est sur la gloire, qui ne
jusqud moins encore.
-prde, Il courut prendre Ivrée, Vermentl
Le général
du
du Pô. Toute l'armée le passa sans obstacle. vaiti
ceil, Pavie, et s'assura passage
soldats et
Nous avions
Nous étions tous jeunes dans ce tems,
généraux. puni notre fortune à faire. Nous comptions les fatigues pour rien; les dangets pour
nier
Nous étions insoncians sur tout, si ce n'est sur la gloire, qui ne
jusqud moins encore. les
de bataille. yue
Sobtient que sur champs les Autrichiens manceuvfèrent sur Alexandrie,
Au bruit de mon arrivée, moment où parus devant les murs, leurs
Accumulés dans cette place,
je
adrate colonnes vinrent se déployer avant de la Bormida. Je les fis attaquer- Leur
nd
artillerie était supérieure à la mienne ; elle ébranla nos jeunes bataillons. Ils
perdirent du terrain. La ligue n'était conservée que par deux bataillons de la
oût
et la 45e. Maisjattendais des corps qui marchaient en échelons. La
ele garde division par de Dessaix arrive; toute la ligne se rallie. Deseaix forme sa colonne
Exée d'attaque, et enlève le village de Marengo, ots'appuyaitle centre de l'ennemi. ment Cè grand général fut tué au moment ou il décidait une inimortelle victoire. e'Tant
L'ennemi se jeta sous les remparts d'A Alexandrie. Les ponts étaient trop
dele étroits pour le recevoir, une bagarre affreuse s'y passa; nous prenions des masses d'artillerie et des bataillons entiers: Refoulés au-delà du Tanaro, sans comdel a
munications, sans retraite, mehacés sur les derrières par Masséna et par Suchet,
déjzs h'ayant en front qu'une armée victorieuse, les Autrichiens reçurentla loi. Mélas
sur
implora une capitulation : elle futinouie dans les fastes de la guerre: l'Italie eniétes,a tère me fut restituée, et l'armée vaincue vint déposer ses armes aux pieds de
uner mIe 10s conscrits: Ce jour a été le plis beau de ma vie ; car ila été un des plus beaux pour
sute
lal France. Tout était changé pour elle; elle allait jouir d'une paix qu'elle avait
VOIT
conquise; : elle s'endormait comme un lion; elle allait être heureuse, parce qu'el
en tera le était gtande:
YS artcr
Les factions semblaient se taire; tant d'éclat les étouffait. La Vendée se
- nar
pacifiait; les
étaient forcés de me remercier de ma victoire, car elle
CORSE
jacobins
étaità leur profit. Je n'avais plus de rivaux. Le danger commun, ctl'enthousiasme public avaient allié mommentanément
les partis. La sécurité les divisa. Par-tout oû iln'y a pas un centre de pouvoir
incontestable, il se trouve des hommes
espèrent l'attirer à eux. C'estcequi
ENE
arriva au mien. Mon autoritén'était :E magistrature temporaire; elle n'és
nagnes 4Y tait donc pas inébranlable. Les gens qai avaient dela vanité et se éroysieng de --- Page 16 ---
- 14,
talent, Commeneèrent une campaghe contre moi. lls choisirenitlet
Jeur place d'armes. Là ils se mirent à m'attaquer sous le nom tribunaty pour
cutif. de pouvoir exéd'ennenis Sijavais cédé à leurs déclarations, c'en était fait de l'état.
; elle n'és
nagnes 4Y tait donc pas inébranlable. Les gens qai avaient dela vanité et se éroysieng de --- Page 16 ---
- 14,
talent, Commeneèrent une campaghe contre moi. lls choisirenitlet
Jeur place d'armes. Là ils se mirent à m'attaquer sous le nom tribunaty pour
cutif. de pouvoir exéd'ennenis Sijavais cédé à leurs déclarations, c'en était fait de l'état. Il
de
pour diviser ses forces, et perdre son tems en
auait trop
faire une rude épreuve; mais elle n'avait
suffire
paroles: Onv venait d'en
ce d'hommes qui préférent les intérêts de pas leur vanité pour à faire taire cette espé
s'amusérent, pour faire leur popularité, à refuser les ceux à deleur décrier patrie. lls
vernement, à entraver sa marchs, ainsi que Jerecrutement impôts, des
le gouual
Avec ces manières Ia nous aurions été en quinze
troupes,
Nous n'étions pas encore de force à le hasarder. Mon joursla proie de l'ennmi
pour être invuinérable; le consultat allait finir cors le pouvoir était trop neuf
vais pas détruit cette opposition par un coupd'état. directoire, si jentrat
tieux. On appeln cela éliminer; le mot fit fortuner Jerenvoyai les tribuns facCe petit événement, qu'on a surement oublié aujourd'hui,
titution de la France, parce qu'il me fit roipre avec la a
changea la consen avaitplus, du moment que Ir représentation nationale n'était république; carilny
Ce changement étoit forcé dan's la situation où trouvais plus sacrée,
a-vis delEurope et d'elle-même. La révolution avait je des
la Grance visnés au dedans et au dehors, pour quelle ne fat pas forcée ennemis trop achardictatoriale, comme toutes les républiques en
Les d'adopter une forme
poids ue sont bounes qu'en remps de paix, Il fallaitr danger. autoritésà contred
qu'on m'avait contiée chaque fois qu'elle avait couru renforcerau contraire celle
EI
nir les rechutès. un danger, afin de préves
J'aurais peut-etre mieux fait d'obtenir franchement cette dictature,
qu'on ni'accusait d'y aspirer. Chacun aurait jugé de ce
pais
bition: cela auraitrje erols, mieux valu; car lesmonstres qu'on sont appelait mon amque de près. La dictature aurait eu l'avantage de ne rien
plus gros delom
pir; de laisser les opinions dans leur entier, et
présuger pour Tave
trant la résolution dela Francer
dintimiderfemmeini, en'luimon
Mais je m'appercevais que cette autorité venait
mes mains. Je n'avais donc pas besoin de la recevoir d'elle-mème officiellement. se placer dlons
xerçait de fait et non de droit: Elle sullieait pour
la crise
Elle seFrance et la révolution,
passer
et sauver lal
Ma tàche était donc de terminer cette révolntion, en lui
ractère légal, afin qu'elle pût être reconnue et légitimée par le donnant droit un Ca- de
FEurope. Toutes les révolutions out passé par les mêmes combats. public
ne pouvait pas en être exempte; mais elle devait, à son
La nôtre
de bourgeoisie.
non de droit: Elle sullieait pour
la crise
Elle seFrance et la révolution,
passer
et sauver lal
Ma tàche était donc de terminer cette révolntion, en lui
ractère légal, afin qu'elle pût être reconnue et légitimée par le donnant droit un Ca- de
FEurope. Toutes les révolutions out passé par les mêmes combats. public
ne pouvait pas en être exempte; mais elle devait, à son
La nôtre
de bourgeoisie. tour, prendre son droit
Je savais qu'avant de le proposer, il fallait en arrêterles
solider la législation, et en détruire les excès, Je me crus assez principes, fort en COnassir, et je ne me.trompai pas. poury réLe principe dela révolution était l'extinction des castes, c'ect-à-dire l'éo
galité: je l'ai respecté, La législation devait en régler les
des lois dans cet esprit. Les excès se montraient dans l'existence principes. des J'ai fait
Jen'en ai tenu compte, et elles ont disparu. Isl se montraient
la factionsi
tion du cultesje Tai rétabli. Dans l'existence des émigrés, dans les
destrucDans le désordre général de l'arlministration, je l'ai
je ai rappelés,
réglée. Dans la ruiné des --- Page 17 ---
151 )
fnances, je les ai restaurées. Dans l'absence d'une autorité capable de conteai donné cette autorité, en
les
UT
nir la France, je lui
prenant
rênes de létat. ont fait autant de choses que
ai fait alors en aussi
rexk
Peu d'hoimes
j'en
per
de tems. L'histoire dira un jour ce qu'érait la France à mon avénement, et ce
qu'elle était quand elle a donné la loi à l'Eurepe. aitde
Jen'ai pas eu besoin d'employer un pouvoir arbitraire, pour accomplir ces
EST immenses travaux. On nem'en aurait peut-etre pas refusé Pexercice, mais je
l'arbitraire
tie, n'en aurais pas voulu, parce quej j'ai toujours détesté
en tout. J'ailordre et les lois. J'en ai fait
ai faites sévères et
gOu tuais
beancoup : jeles
précisc3, mais justes, parce qu'une loi qui ne connait point d'exception est toujours
enmm juste. Je les ai fait observer rigoureusemient, parce que c'est le devoir du tro4
D DeL ne; mais je les ai respectées. Elles me survivront: c'est la récompense demes
Ni travanx. unsias
Tout semblait marcher a souhait. L'état se recréait; lordre s'yrétablissait. Je m'en occupais avec ardeur: mais je sentais qu'il manquait une chose
lacos atout ce système--Clétait du définitif. carinn
Quel que fut mon désir de faire à la révolution un établissement stable,je
acrée, voyais clairement que. je ne pourrais y paryenir qulaprès avoir vaincu de grannces FIS des résistances : car ily avait antipathie nécessaire entre lesanciens etles noup.ache yeaux régimes.
'yrétablissait. Je m'en occupais avec ardeur: mais je sentais qu'il manquait une chose
lacos atout ce système--Clétait du définitif. carinn
Quel que fut mon désir de faire à la révolution un établissement stable,je
acrée, voyais clairement que. je ne pourrais y paryenir qulaprès avoir vaincu de grannces FIS des résistances : car ily avait antipathie nécessaire entre lesanciens etles noup.ache yeaux régimes. Ils formaient deux masses dont les intérêts étaient précisée fora ement en sens inverse. Tous les gouverneinens qui subsistaient encore en vertu
contre delancien droit public, se voyaient exposés par les principes de la révolution;
airecer et celle-ci n'avait de garantie qu'en traitant avec l'ennemi, ou qu'en lécrasant,
e prere s'il refusait de la reconnaitre,
(La suite au Numéro prochain.)
u
mon an
V TOUYELLES
del
ur LaTe
Jume
- Le Roi de Prusse, voyageant sous le nom de comte de Ruppin, eft
arrivé à Reims le 31 Août; il est descendu à Phôtel Moulinet; il avait éte
acerd O précédé par le Duc de Reggio (MARECHAL OUDINOT); ensuite arrivèrent
Elles St- le Prince d'Orange et le Duc de Wellington. Ces grands personrages étaient
auver
accompagnés d'une suite assez nombreuse et d'oiticiers superieurs arrivés dy
çamp de Kisquetout,
un CH
publicd
NOUVELLES NARITIMES
a DOIE
SOD dr
ARRIVAGES DES BATIMENS AU PORT-AU-PRINCE,
Di7 Novembre-Le bat. esp. Escalene, cap. Dom. Henry, ch. de cocOs.- -Dudit.-La
goel. am. Sally, cap, Martier, ch. de comestibles,- Du 8.1a goel am. Petion, cap. enco de com. et
seches,
Juhn,ch,
march. Dudit. Le brig ang. Rambur,ch. de com. et march. seches-Duourfr dit. Lebrig am. Habernier, cap. VV. Pierre, ch. de comes, et bois- Dudit. Jonghe Anna, cap. Lenaw.trusien
Childt, ch. de com. et march. sechet Du'g. ang. Amna, VV,
vers, ch de march. séches. Dudit. La gbel. ani, Elien, cap. Dieson, Lebaik ch. de com.- -Du Podire
Le nav, brem. Catherine, cap. Alrend, ch. de com, emacch. seches.- Du 15. La goel. am. 11,
J'ai u Sps cap, Sprengh, ch.de com. et narch. seches.- Du18. La
am. Annette, cap. sart, ch.de com. et bois.- -Dudit. Le brig brem. Indianer,
ch, de VVafactons
cap. ches-Du
FaE Mayer,
march. se
21. La guel. am. Thers Sally, cap. Coria. même charg--Dudit. Le
ham,
destruts blizs,cap. Ravaller, ch. de com. et march. seches.- -Dudit. La goel. am. Thermas, brig
Me de com. et bois-Du 22. Le nav. la Prikcesse
cap. Hen. rappei
prus. d'Orange, oap. Roguei, chi de
nule a --- Page 18 ---
16 )
con. et march. sèches.--Du 23.
La guel. am. Thers Sally, cap. Coria. même charg--Dudit. Le
ham,
destruts blizs,cap. Ravaller, ch. de com. et march. seches.- -Dudit. La goel. am. Thermas, brig
Me de com. et bois-Du 22. Le nav. la Prikcesse
cap. Hen. rappei
prus. d'Orange, oap. Roguei, chi de
nule a --- Page 18 ---
16 )
con. et march. sèches.--Du 23. Le brig am. Général Soult, cap. ch. de
Dadit. Lag goel. ang. Horiant, cap. Martin, ch. de sel.- -Du 25. Le Ramborge, brig ang. comas
cap. Alexandre, ch. de march. sèches-Da 27. La goel. am. Uniou, cap. Comuerpast
Du 50. lp goel. américaine Chances, cap.John surson leste.- Du ler. Décembre. Reloy, ch.de - Lei com,
anglais Good Ozar, cap. Haril, de marchandises sèches.- -Du 2, Lel brig anglais
nay,
VVathton, chargé de marchandises sèches.- Du 5. La goel, amér. Ger,rue, cap. Kingston,
comestibleset marchandises séches,--Dus,
italien
EBat
Lébrig
Les-deux-Amis, cap,
ine,
Joseph Giron. chargéede comestibles et marchandises: sèches.- Dudit. La goel. amér. Vigilant. cap. Base,
ohargéa.de comestibles etbeures.- Du 6. Le bât. amér. Margueb cap. Henry,
tibles et march.- -Du 7. La
amér: Gave, cap. Simond ch. ee comestibles.- chargedecome -Du
brig amér. Fany, cap. Joseph ee sur son leste.- -Dudit. La goël. amér, Elizat 914
ch. de comestibles et march. sèches.- Du 10. Ce bât. ang. Fairy, cap. Simond ch. cap. de Luria
Da 11 Lagosl. amér. Général Brown: cap. VVilliam, ch. de comestibles.- Du 13 La sel. Dectatrine, cap. Boron, ch. de comestibls.- -Dudit. Le brig améric. Banette Kaite, goel.amé, cap. Jolt,
ch. du bois-Du 14, La gocl, amér. Marry, cap. Brevers, ch. de comestibles,
DEPART DU PORT-AU-PRINCE,
Du 20. La goël. amér, PEllene, du p. de 54 ton., cap. Diesm, all. à St. Yago de Cuba,
provision. La goël. hayt. la Belle Louise, du p. de 36ton., cap. all. ch.de
-
de Mais. Da 18. Le hrig amér. Maguerire du'p.d de136 ton., cap. Stanislas, Laurance, aux all. Iles aux Turquesd Etats
ch. de 21,539 liv. sucre, 11,906 liv. café, 23,700 liv, sucre. - Dus0. La goel. amér. Hannah, Uuis
de 103 ton., cap. Srenhem, all. aux Etats- Unis, ch.de 10,681 liv.decafc.- Du 21. Le navire duj
Rap;de, du p. de 211 ton., can. Simer Baker, ail. aux Etats-Unis sur son lest, Le bat. amé,
Carme, du p. de 8 ton., all. à la Havane sur son lest. l Du 24. La goel. amér. espag, Da
106 ton., cap. Blackmau, all. aux Etats- Unis, ch, de 66,038 liv.
Etats- Unis, ch.de 10,681 liv.decafc.- Du 21. Le navire duj
Rap;de, du p. de 211 ton., can. Simer Baker, ail. aux Etats-Unis sur son lest, Le bat. amé,
Carme, du p. de 8 ton., all. à la Havane sur son lest. l Du 24. La goel. amér. espag, Da
106 ton., cap. Blackmau, all. aux Etats- Unis, ch, de 66,038 liv. de café, 36,190 liv, P'Aigle, du B.de 55
barils d'orange, 1 baril de citron. - Du 27, La goel. amér. Sophia, du port de 60 ton., campécha Dand
Man Love, all. aix Etats-Unis, ch. de 44,418liv. de café, 24,445 liv. La cap,
Gazette, du p. de 108 ton., cap.: Selby, all. aux Etats- Unis, chargé de77,517 camnpéche. liv. café, Le goel, amér
T'Héroine, du p. de 110 ton., cap. H. Keeto, all. aux Etats-Unis, ch. de 6,314 de
d'orange, - Du 29. La goel. amér. du p. de 62
liv, café
a
de57,507 liv. café, 12,925 liv. campêche, Largo, 5barils ignames ton., et cap: Chidt, all aux Etats-Unisa. goel. amér. Hornet, du p. de 68 ton., cap. Vaillau, all, aux Etats- 2 barils Unis orange. son. - Du lest. 5 Décenibre. La
guél. haytiennd la Félici 6, du port des0 ion, Joassim, al.au
sur
- Du 6. La
goël. amér Saue, du p. de 76 ton., cap. Fich, SIP aux Etats-Unis, Port-Plata, ch. de 816 ch. de march, - Ia
- goal.a nér. l'Union du p. de 47 ton, cap. Crossy, al. aux Etats- Unis 56, ch de 14,6381 liv. decaté.-I livde
15,400liv. campêche et 25 baril2 d'oranges.--La goél, ainér. Spy, du p. de8o
datt
all. aux Etats- Unis, avec 46,909 liv. café et 6,000 liv. bois de campèche. ton., Du 8. cap. Springstin
Hibernian, du p. de 93 tol., cap. VVilliam Perau, all. aux Etats-Unis, ch. de 1,044 La liv. goel. de amét,
3 barils orange. cafés
E NIG M E. Quel rigoureux destin accable ma vieillesse! Après m'avoir tmitélong-temps avecrudesse,
De me priver du jour l'an s'arroge le droit
Et l'on me fait languir dansun cachot étroit,
Encore est un bonheur, au déclin de mon age,
Quand j'échappe a la dent d'un grossier personnage;
Mais un fatal arrêt oblient-il votre aveu,
Quand, par un goàt bizarre, on me condamne au feu? Le mot de la dernière énigme est OUBLI 7
E R R A T A. e IX. PAGE 5 LIG. 29 une enthousiasmne.lisez un enthousiasme,
:
5. leur cceur, lises leurs coeurs. 29. baas, lisez bres. 8. 16. substituez un virgule au point à la fn du vers,
22. prête, lisez prêta. apres le 24e. vers ajoutez gelui-ci: Pendant un temage voyantpl
sa trace. 9. 11. mettez un point à la-fin du vers. 5. vers du madrigal, Cytère, Jisez Cythère,
deinier vers, après amour, mettez une virgule,