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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1817-12-01.
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L'ABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
N.o IX.
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à lEtat apporte son tribut.
Ce Journal paraît les 1er. et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance:
25 gourdes pour un an ;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser a M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S. E4.
le Président d'Haiti,
AU PORT - AU-1 PRINCE,
DE L'IXPRIMERIE DU GOUYERNEMENT
1817.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
.
Ce Journal paraît les 1er. et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance:
25 gourdes pour un an ;
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser a M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S. E4.
le Président d'Haiti,
AU PORT - AU-1 PRINCE,
DE L'IXPRIMERIE DU GOUYERNEMENT
1817.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 --- --- Page 5 ---
(3)
le ler. Décembre 1817, an 14 de lIndépendance d'Haiti.
Partaus-Prince,
POLITIQUE
DU PATRIOTISME
sophistes ont considéré le systême du cosmopolite comme
Qrmaues à établir l'harmonie parmi les hommes, en leur permettant
ine doctrie propre de citoyen de l'univers, ou plutôt de renoncer à la patrie
de prendre le titre avait donnée ; mais cette opinion ne nous parait point étaque la nature leur solides. L'intérêt étant un des plus puissans mobiles du coeur
blie sur des bases
des individus nés à des distances infinies, en des
humain, comment croire que avoir les mêmes habitudes, les mêmes penchans et
climats différens, volontairement phissent aux lois des localités et des convenances particulièse dérober
un véritable attachement qu'aux objets qui Tont frapres? Lhomme ne porte il
difficilement le souvenir des premières imprespé de bonne heure et Dès perd le berceau il jette un regard solliciteur sur tout ce
sions qu'il a reçues.
à distinguer ce qui est nécessaire à son exisquiTenvironne: ; il s'accoutume
: la mère
l'alimente, le père qui
tence, à ses jouissances, à sa conservation: sont
lui autant qui de sujets d'une tenle caresse, le fruit qui-flatte sa vue, à mesure pour
l'individu croît etil s'idendre affection. Ce sentiment se fortifie
que offre
de flattifie aussi bien avec le sol natal qu'avee L'habitant ce qu'il de la Zône originairement Torride, celui du poteur aux sens et à Timaginntion
contrées dela terre, regretle glacé del'Ours, transportés aux plus agréables le sauvage ne quitte point ses fotent toujours les lieux qui les ont vu naître; où lhomme civilisé parcourt une
rêts P our aller vivre dansles villes éloignées le rendent supérieur à tous ceux
car rière b:illante et acquiert des lumières qui de l'instruction. Si les sociétés
de son espèce qui sont privés des l'effet avantages dela transmigration, il faut en attribuer
policées éprouvent quelquefois des révolutions, à Tintolérance, à la cupide avala cause plutôt à des guerres,
désir d'un déplacenient non motivé.
rice, ou à des accidens malheureux, qu'au leur pays pour aller se fixer en d'autres
Iarrive que des particuliers quiltent
les détermilieux ; la nécessité, une spéculation, une convenance fût indifférent quelconque à l'un d'eux de
ne àce parti; mais il n'est pas probable coin du qu'il et de s'écrier: 6 Je ne suis ni
se reléguer sans choix dans un
ni globe américain ; je suis un citoyen de lu-
( européén, ni africain, ni asiatique, la mienne en tel climat sont des acci-
& nivers, La nativité de mes pères et
ni me soumettre aux lois d'un
& dens qui ne sauraient m'attacher les à hommes la glèbe, étant mes frères, je ne veux as
6 gouvernement particulier : tous
19 Ce serait-làle
du
( voir aucune prédilection pour tel ou tel peuple.
humaine langage étant
cosmopolite; mais le patriote lui répondrait: < La puissance depuis
A
très-bornée, elle ne peut embrasser qu'un médiocre espace;
long*
de mes pères et
ni me soumettre aux lois d'un
& dens qui ne sauraient m'attacher les à hommes la glèbe, étant mes frères, je ne veux as
6 gouvernement particulier : tous
19 Ce serait-làle
du
( voir aucune prédilection pour tel ou tel peuple.
humaine langage étant
cosmopolite; mais le patriote lui répondrait: < La puissance depuis
A
très-bornée, elle ne peut embrasser qu'un médiocre espace;
long* --- Page 6 ---
te tems o1i a senti la nécessité de diviser la terre en
4 pays que jhabite fut le patrimoie de mes
plusieurs héritagest le
cultive
ancêtres ; ainsi qu'eux,Jy ai rea
çulejour je
cette térre qu'ils ont
ee
défrichée : elle me
me une bonne mère ; lorsque des hordes étrangères
nourrit com6 elle a été mon asyle; elle renferme les cendres de sont mes venues m'assaillir,
4 même arrosée de mon sang: elle me sera toujours
aleux; je l'ai moi
4 verai le repos éternel dans son sein. Je suisl'ami chère, et un jour je trou
6c j'avoue que j'ai une inclination marquée
de tous les humains ; mais
e oot Jes mêmes intérêts, les mêmes goûts, pour les mêmes mes compatriotes, parce qu'ils
S sages, la même loi que moi; je suis plus en contact besoins, les mêmes u6 autres habitans de la terre: dans notre
nous somi avec eux qu'avec les
e trat social, par des relations de famille, pays, Si
nes lids par un con6 préférence
un étranger se formalisait de la
RE
que nous accordons à notre patrie sur les autres contrées
terre, il nous serait facile de
de la
t6 te chez les autres peuples et lulprouver qu'elle est qu'une semblable prédilection exisc ses, au maintien de la force, de la tranquillité, indispensable, de la dans Tordre des cho-
. de chaque nation. Les hommes sortant de la
prospérité, du bonheur
46 véritablement égale; ils sont unis
la
main divine, ont une condition
66 sphere terrestre, bien gu'un culte par confraternité; les
mais répandus sur la
intellectuel fixe sous la loi de leur créateur, ils sont divisés par Tribus et obéissent à des
66 de Ces chefs a sa juridiction, son territoire, son
chefs diférens; ; chacur
6 réglemens analogues aux localités et aux productions peuple; de illes soumet à des
< chainement d'une infinité de petites
son pays ; par l'en-
&6 et les besoins des nations varient; ce cireonstances, convient les mceurs, le caractère
66 tre: de la nait cette différence dans qui les lois de a l'une est nuisibie à lau6 voulaient s'arroger le droit de s'immiscer dans les chacune d'elles. Si elles
6 indépendamment les unes des autres, la
affaires qui les intéressent
&c les; elles méconneitraient tous les
mésintelligence régnerait parmi el. 64 éternellement la
principes de justice naturelle et se feraient
guerre. Mais si, au contraire, centralsant
6 leur puissance, elles se renferment dans les limites
réciproquement
sr elles vivront dans une paix durable: chaque
d'une s'attachera sage prévoyance,
6 toire, a son gouvernement et celui-ci les
peuple
à scn terriS6 recevra une nouvelle vie; le.
méconneitraient tous les
mésintelligence régnerait parmi el. 64 éternellement la
principes de justice naturelle et se feraient
guerre. Mais si, au contraire, centralsant
6 leur puissance, elles se renferment dans les limites
réciproquement
sr elles vivront dans une paix durable: chaque
d'une s'attachera sage prévoyance,
6 toire, a son gouvernement et celui-ci les
peuple
à scn terriS6 recevra une nouvelle vie; le. mot
protégera. de
Alors l'esprit national
66 tous les citoyens d'un même
magique et
patrie aura des charmes pour
pays, Tamour exclusif, ainsi
le dévoue*
mentsans bornes qu'ils lui porteront, paraitront très-naturels. que
Le sentiment qui attache lhomme au sol qui l'a vu naître, vient de l'hahitude et se soutieut par la quiétude d'une vie heureuse : l'intérêt
à sa patrie adoptive est basé sur les convenances qui ont déterminé qu'il son porte
et sur leur continuité. Ainsi, nous croirons plus à la sincerité dupatriote choix
spéeieuses protestations du cosmopolite dont l'amour universel n'est qu'aux
abstraction chimérique. Ce n'est pas que nous blamions le zèle
qu'une
que qui voudrait réunir les honmes en un seul peuplepour les rendre philanthropimais nous doutons de la possibilité de les faire renoncer à des convenances heureux;
particulieres pour des avantages généraux dont ils ne sont pas assez
resses pour sentir le prix. désintéL'amour de la patrie w'éteint rarement loraque les circonstances ont contribué àl lui donner tout le developpement dont il est
ment ne le détruit pas ; il fermente dans l'exil, il réveille susceptible: les souvenirs T'eloigne- les plus --- Page 7 ---
(13)
chers, etl T'on en trouve encore un reste dans le coeur de l'homme qui a chana
Coma gé de foyers sans retour. Quelques transfuges, mus de passions violentes, ont
Lir trahi leur patrie; mais malgré Jeur perfidie, ils n'ont pu étouffer le désir de la
mol revoir, de couler encore quelques jours dans son sein, et l'abuégation qu'ils er
troul ont faite, désavouée par leur conscience, a causé très-souvent leur malheur ;
IAIS ilsemble que le ciel ait constaniment pris soin de châtier CCS enfans dénatuquils rés, pour apprendre aux hommes que l'ingratitude est un crime intolérable. Le
est une vertu essentielle des
U. patriotisme
bons citoyens: il les fait via
les vre dans l'union et les excite au plus noble dévouement envers l'Etat. C'est
Con. principalement dans les Républiques qu'il produit les plus heureux prodiges,
ces généreux sacrifices, Ces actes d'ue vertu, d'une grandeur d'âme dont les
pays soumis au despotisme n'offrent point l'exemple. A la vérité, cette ardeur
exis. quel le républicain témoigne pour la chose publique ne peut eficacement se
cho propager que dans un pays où l'intérêt des particuliers se rattache à l'intérêt
heur général et où la nation administre elle-même ses affaires. Néanmoins, au miition lieu de tant d'individus zélés, désintéressés et amis les uns des autres,
r la me montre quelquefois sa tête altière; l'ambition élève d'injustes
l'égoiscré. etla basse jalousie ternit l'éclat des plus belles actions.
ne peut eficacement se
cho propager que dans un pays où l'intérêt des particuliers se rattache à l'intérêt
heur général et où la nation administre elle-même ses affaires. Néanmoins, au miition lieu de tant d'individus zélés, désintéressés et amis les uns des autres,
r la me montre quelquefois sa tête altière; l'ambition élève d'injustes
l'égoiscré. etla basse jalousie ternit l'éclat des plus belles actions. Heureusement prétentions
acun ces passions anti-sociales n'ont aucune prise sur le véritable patriote qui, n'é- que
des coutant que son devoir, inaccessible à 1'Envie, laisse jouir ses concitoyens des
en. avantages auxquels il participe lui-même et il ne s'aflige jamais du
tere des ses semblables. Celui qui chérit sa patrie aime ses compatriotes ; il bonheur se
vel heureux de pouvoir leur être utile, sans
trouaus'attribuer une habilité
elles sans se citer pour exemple. Si son mérite le fait distinguer, l'estime exclusive,
accorde ses contemporains lui imposele devoir
que lui
ssemt
de'faire de nouveaux
avoir de plus grands droits à leur
efforts pour
eli
bienveillance:il se signale parlesservices
leur rend; mais il s'oublie dans ce
fait
qu'il
iont
qu'il
de plus louable. Quel est
mi masqué de la vertu, qui oserait
la méfiance
l'ennenent intentions du citoyen qui s'occupe du appeler bien
et lessoupçons sur les
nce, désintéressement aussi louables qu'adinirables public ? avec une enthousiasme et un
ernSi l'on pouvait
onal ple d'une pareille 1 injustice, il faudrait le chereher chez ces individus trouverl'exemceeur est rongé par Tenvie et
dont le
pour
qui, incapables d'aucune action
sidérent homme de bien comme un être
vertueuse, conoue
antipathique,
Quoique notre amour pour l'humanité s'étende sur
"ha hommes, il ne nous commande pas de préférer des inconnus Tuniversalitédes à nos
étrangers à nos compatriotes, des contrées
amis, des
orte s'il se
cloiguées à notre
peut, en harmonie avec le monde
patrie. Vivons,
101X nous fasse pas sortir de la
entier; mais qu'ane vaine'manie ne
aux égoiste
de
ligne qui circonscrit nos foyers. Ce n'est
être
une
que garder ses limites naturelles. Nous voulons
pas
notre patrie; avisons aux moyens
peuvent
faire prospérer
pj Tont conduite
qui
la préserver des calamités
ux;
naguères au bord du précipice. Sévères, mais
qui
sons qu'à cette loide la nature
veut
justes, n'obéisaces sa
qui
que l'homme veille
itée
conservration et prive son ennemi de la faculté de lui nuire continttellement à
Nous avons pius d'une fois émis nos veeux à cet
impunément.
; avisons aux moyens
peuvent
faire prospérer
pj Tont conduite
qui
la préserver des calamités
ux;
naguères au bord du précipice. Sévères, mais
qui
sons qu'à cette loide la nature
veut
justes, n'obéisaces sa
qui
que l'homme veille
itée
conservration et prive son ennemi de la faculté de lui nuire continttellement à
Nous avons pius d'une fois émis nos veeux à cet
impunément. nous lcs exprimons de nouveau avec
égard avec
Ides
la même bonne foi, Il sera sineérité;
personnes plus
très-facile a
184 t:ilya a
éloquentes que nous de prouver notre inhabilité ou nos erus re; mais, long-tems que nous avons abjuré l'idée d'une infaillibiité
quand au sentiment qui nous a engagés à écrire
littéraipour l'utilité de nog --- Page 8 ---
eancitoyens, nous le disons sans crainte, on ne trouvera jamais un véritable mo
tif pour le mettre en opposition avec le patriotisme le moins équivoque, et sur
Çe point nous ne nous croirons inférieurs à qui que ce soit.
MILSCENT.
LITTERATURE
CHERIR, aimer un objet né pour plaire,
D'un pur amour mériter le salaire;
S'unir à lui par uni tissu de fleurs;
Nourrir pour lui de constantes ardeurs;
D'en être aimer faire le bien suprême:
Cest obéir à la nature même.
L'amour sincère épure les désirs,
Et de lui seul viennent les vrais plaisirs,
Mais des Trésors qui sont notre partagé
Ne se servir qu'avéc désavantage; Thonneur,
Suivre un penchant que réprouve
Trahir sa foi; d'un charme empoisonneur
Aimer lerreur fatale et peu durable;
Un tel écart me. semble intolérable.
Muse, il le faut prouver par un tableau.
Sur ce sujet exerce ton pinceau.
Sexe chéri, qui charmez le bel age,
Mon Apollon vous doit un tendre hommage;
Votre destin est de régner sur nous:
Je sais vos droits, je les adore tous:
Mais pardonnant au motif qui m'éveille,
A ma leçon daignez prêter l'oreille.
Demain, conduit aux lieux où vous régnez,
Je retiendrai ce que vous enseignez.
Dans un palais, au sein dela licence,
Vivait un monstre; effroi de l'innocence,
Nouveau Protée, il pouvait tous les jours
Changer de traits, de sexe et de discours.
Soit que d'amour il dérobat les armes,
Ou de Vénus qu'il empruatât le charmes;
Toujours offert_sous des dehors flatteurs,
Il séduisait, il corrompait Jes cceurs;
Il étouffait leur raison, leur sagesse,
Et tourmentait, accablait leur faiblesse.
La jeune Iris avait, à dix-huit ans,
Le coloris des roses du printems ;
Réunissait Telégance de Flore
A Tair du Dieu qu'à Cythère on adore.
'amour il dérobat les armes,
Ou de Vénus qu'il empruatât le charmes;
Toujours offert_sous des dehors flatteurs,
Il séduisait, il corrompait Jes cceurs;
Il étouffait leur raison, leur sagesse,
Et tourmentait, accablait leur faiblesse.
La jeune Iris avait, à dix-huit ans,
Le coloris des roses du printems ;
Réunissait Telégance de Flore
A Tair du Dieu qu'à Cythère on adore. --- Page 9 ---
(F)
Pour éprouver le plus ardent amour, I sufhisait 'de la voir un seul jour.
Damon l'aima : sensible à sa tendresse,
La jeune Iris partagea son ivresse.
Amour forma les liens de leur coeur,
Leur prodigua les plus douces faveurs;
De leur bonheur prolongea la durée,
Et ramena pour eux le tems d'Astrée.
Un sort si beau mit le monstre en fureur;
1l résolut d'en troubler la douceur.
Il prit la taille et les traits de Sylvandre,
L'accent d'Atis, le regard de Clitandre;
Mit à profit l'absence de Damon,
S'introduisit par ruse en sa maison,
Iris d'abord en parut allarmée;
Mais par degrés son'âme fut calmée,
Le monstre adroit flatta sa vanité.
Vanta ses traits, exalta sa beauté;
De l'amour même emprunta le langage,
Et d'un coeur pur parut lui faire hommage.
Regards de feu, vives émotions;
Soupirs touchans, douces séductions,
Larmes, fierté, soumissions, contrainte,
Désespoir, voeux, courroux, prières, plainte;
Pour la fléchir rien ne fut oublié,
Et tout cela fut si bien employé,
Que pour le monstre en apparence aimable,
Iris conçut un amour véritable;
Et dans ses baas, rebelle à la raison,
Elle oublia le fidèle Damon.
Fatale erreur ! 6 beauté malheureuse!
Le monstre alors' réprit sa forme hideuse,
Ce ne fut plus un berger séduisant,
Mais un satyre effronté; déplaisant.
Iris frémit, sentit à l'instant même
Son coeur saisi d'une douleur extrême,
Elle perdit l'éclat de ses attraits:
Le séducteur défigura ses traits,
Et sur le front, malgré ses pleurs, sa plainte,
Du déshonneur il lui laissa T'empreinte.
Auprès d'Iris ramené par l'amour,
Domon revint vers le déclin du jour.
Il la trouva dans la douleur plongée:
Il s'afiligea de la voir si changée.
Il sut bientôt quel était son malheur,
Du tront d'Iris il conçut la rougeur,
1 excusa la victime éplorée,
:
Le séducteur défigura ses traits,
Et sur le front, malgré ses pleurs, sa plainte,
Du déshonneur il lui laissa T'empreinte.
Auprès d'Iris ramené par l'amour,
Domon revint vers le déclin du jour.
Il la trouva dans la douleur plongée:
Il s'afiligea de la voir si changée.
Il sut bientôt quel était son malheur,
Du tront d'Iris il conçut la rougeur,
1 excusa la victime éplorée, --- Page 10 ---
(8)
N'y voulut voir qu'une amante adorée,
Mais gémissant de l'erreur d'un moment,
Iris ne put regarder son amant.
Elle sortit les yeux baignés de larmes,
Dans un lieu sombre alla cacher ses charmes,
Mais le regret irritant son chagrin,
Dans le tombeau la conduisit enfin,
A ce récit votre âme est attendrie,
Sexe, abhorrez le séducteur impie,
S'il entreprend de troubler vos beaux jouri,
Gardez-vous bien d'écouter ses discours:
Pour résister au désir qui l'anime,
Souvenez-vous qu'Iris fat sa victime,
FAB L E,
Un homme qui vivait en sage,
Amateur des bois et des champs,
Allait souvent en un bocage.
Goûter la douceur de Iombrage:
II aurait pu jouir des: plus heureux instants
Sans l'incommode voisinage
D'une méchante guépe et d'un serpent malin,
Dont il cralgnait le dard et le venin.
A son approche. le fayait au plus vite,
Mais ils ne quittaient point tout-à-fait ce séjour,
En l'absence de T'homme ils faisaient Jeur retour
Et retrouvaient toujours leur gite,
Le solitaire un jour, couché sur le gazon,
S'endormit contre son usage.
Il eut tort. Il ne fait pas bon
D'être sans garde et sans soupçon:
Contre gens qui toujours se plaisent au dommage,
La guépo vint piquer Thomme au visage
Et Je serpent le mordit au talon.
La douleur l'éveilla sur Pheure;
Il regagna comme il put sa derpeure.
Hyppocrate accourut, lui prête son secours.
Et le guérit en peu de joursi
Le couple, aûteur de sa disgrace,
S'imaginait qu'il était mort,
Et prenait plaisir à jaser-sur son sort.
-
Les perfides en leur langagé
Le maudissaient en des termes-affreax:
Aumal qu'ils avaient fait tous deus
Ils ajoutaient encor l'outrage,
La douleur l'éveilla sur Pheure;
Il regagna comme il put sa derpeure.
Hyppocrate accourut, lui prête son secours.
Et le guérit en peu de joursi
Le couple, aûteur de sa disgrace,
S'imaginait qu'il était mort,
Et prenait plaisir à jaser-sur son sort.
-
Les perfides en leur langagé
Le maudissaient en des termes-affreax:
Aumal qu'ils avaient fait tous deus
Ils ajoutaient encor l'outrage, --- Page 11 ---
(9 )
L'homme vint mettre fin à leur sot bavardage:
La guépe prise, il l'écrase à l'instant,
Et fracasse, d'un coup, la tête du serpent.
C'est une lacheté bien noire
De calomnier les absents,
Ou d'insulter les morts, de flétrir leur mémoire
Par des discours avilissants:
On ne doit point juger les gens sans les entendre,
Vous lavouez, et cependant
Vous accusez un innocent
Qui n'est pas là pour se défendre,
Obscurs et laches délateurs,
A qui T'impunité donne trop d'assurance,
Si vous voyiez l'objet de vos propos menteurs,
Vous seriez réduits au silence,
MADRIGAL.
Un jour d'Eté, proche d'une onde claire,
Dormait Adèle à l'ombre d'un ormeau;
L'amour la vit, saisissant un pinceau,
En souriant il peignit la bergère;
Puis s'envolant aussitôt à Cytère,
A mille amants il offrit le tableau.
En l'admirant chacun dit sans mystère;
64 Amour voilà le portrait de ta mcre,
MILSCENT.
INTERIE UR.
ANALYSE DES LOIS.
Loi sur les Patentes.--30 Juin 1817, an 14 TIudépendance d'Haiti.--Lg
Loi du 7 Mars 1807, an 4 de T'Indépendance, sur les patentes sera abrogéé
au31 Décembre de la présente année.-A partir du ler.Janvier 1818, le Droit
de patentes sera perçu dans toute l'étendue de la République, et sur tous ceux
qui exercent un commerce, uneindustrie, art, métier ou profession quelconque,
deprésle tarif annuel annexé à la présente Loi.-Sont exceptés du Droit de
patente.
I°.les Agriculteurs et Cultivateurs pour ce qui concerne le travail de 1a
terre;20.les Fonctionnaires publics et les employés salariés par la nation, pour
Le quia trait à leurs fonctions; --- Page 12 ---
10 )
8o. Les commis journaliers, domestiques et tous ceux qui travaillent a tue,
gages pour autrui, sans tenir de boutiques fixes ou ambulantes. cesse
A partir de l'époque fixée en l'article 2, aucune personne, quelle que soit vaide
sa condition, ne pourra faire valoir sa profession qu'après s'être munie del laps
tente quiy est relative. La patente fera mention de la nature et de la classe iesan
de la profession à exercer et du nom et prenom de la persenne pour Jaquelle
OD
elle sera faite; et ce, sous les peines portées par la loi. Pendantle courantds
ralso
mois de Décembre de la présente année, les conseils de notables de chaque
E
commune recevrontles déclarations de ceux qui devront être munis de paten. tes pour l'année 1818; ils formeront de ces déclarations, et des renseignemes
Cup
gris se seront procurés sur leur véracité, une liste nominative des personner
qui, dans leurs communes, doivent y être assujéties, en ajoutant à cette listé
celles qui, devant prendré patentes, n'auraient pas fait de déclarations.
écembre de la présente année, les conseils de notables de chaque
E
commune recevrontles déclarations de ceux qui devront être munis de paten. tes pour l'année 1818; ils formeront de ces déclarations, et des renseignemes
Cup
gris se seront procurés sur leur véracité, une liste nominative des personner
qui, dans leurs communes, doivent y être assujéties, en ajoutant à cette listé
celles qui, devant prendré patentes, n'auraient pas fait de déclarations. Ilsclas. met
seront chaque patente à délivrer conformément au tarif, en désignant le genre
d'industrie pour laquelle elle doit être donnée, et la quotité de la sommeae
yer; ces listes certifiées et arrêtées en triple par lesdits conseils de notables,
E
seront envoyées leS1 du mois, après avoir été enregistrées en leurs grefis,
et
T'une au Secrétaire-d'Etat des finances, une au trésorier particulier ou prépo
sé d'administration de la commune, et la troisième au juge de paix du lieu. Le Secrétaire-d'Etat, en recevant les listes désignées en Tarticle précsdent, en fera faire des copies certifiées de lui, qu'il expédiera au trésorier-gé
néral de la République et aux administrateurs principaux ou particuliers des
prrondissemens, afin de demander compte aux trésoriers particuliers ou prépe
fés d'administration sous leurs ordres, des recettes qu'ils auraient opéréesp spour
le susdit droit de patente. Le trésoriersgénéral dans la capitale, les trésoriers particuliers aux chets
lieux d'arrondissemens et les préposés d'administration, là ou il n'existe poiai
de trésoriers, sont chargés, sous leur responsabilité personnelle, de la
tion du droit de
dont les produits formeront un chapitre séparé
a
patente
leur comptabilité: cette perception se fait en numéraire, d'après la liste quls
receyront des conseils de notables, en vertu de l'article 5; et ils délivrent qet
tance numérotée, pour le montant du droit par eux perçu ; cette quittanceel
aussitôt présentée au juge de paix qui délivre la patente, conformément au
modèle à la suite de la présonte, en gardant le reçu délivré par le trésorioror
préposé d'administration. La patente est numérotée et enregistrée au bureau
du susdit juge de paix; elle se délivre, ainsi que la quittance, sur papier tin
bré, conformément à la loi. devra
Toute personne mmie de patente, en vertu de l'article 4,
(sc
peine d'être taxée d'incivisme) faire sa déclaration au conseil de notablesd
sa comnune et en requérir expédition de ceux qui, exerçant une industries sujette à la patente, ne s'en seraient pas munis;' sur cette déclaration, le consel dans
de notables agira contre le contrevenant, conformément à la loi: etsi,
uin délai convénable, la personne qui aurait fait la déclaration s'appercevat
qu'ancune démarche n'a et éfaite contre le délinquant, elle enverra directement au Président d'Haiti Texpédition de sadite déclaration au conseil de notables: ; et ce, pour qu'il y soit statué ce que de droit.
ne s'en seraient pas munis;' sur cette déclaration, le consel dans
de notables agira contre le contrevenant, conformément à la loi: etsi,
uin délai convénable, la personne qui aurait fait la déclaration s'appercevat
qu'ancune démarche n'a et éfaite contre le délinquant, elle enverra directement au Président d'Haiti Texpédition de sadite déclaration au conseil de notables: ; et ce, pour qu'il y soit statué ce que de droit. Les patentes ne peuvent être transportées à qui que ce soit; celle qi
su commenceuent de l'année, aura été délivrée pour une industrie queleiet
e --- Page 13 ---
11 )
qui, pendant le couraut de l'année et avant la fin, auta
que, à ane personne l'industrie mentionnée, ladite patente deviendra aussitôt incessé d'exercer
y
valide et nulle.
le mari et la femme habitant ensemble et
La patente sera collective pour
même
les associés d'une mai=
fesant le même commerce; elle le sera de même pour toît et trafiquant sous une
de commerce réunis ensemble sous le
son
connue; elle sera personnelle et pour le mari et pour la
raison de commerce habitant ensemble, exerceront deux genres d'industrie
femme, qui, quoique elle sera aussi
pour ceux qui, quoique associés, OCdistinctes; et
personnelle fesant chaque associé dans son magasin particuperont des magasins distinct séparés, quoiqu'au profit commun de l'association.
culier, uin commerce
commission, devront égaleCeux qui font un commerce quelconque commissionnnires, par
les personries
ment être munis de patentes. Seront réputées dans les
et de commune ai
pour autrui dans les rues,
campagnes
le
quivendent
soit
le petit ou grand détail;
commune, des marchandises quelconques,
par
courtiers qui achettent ou vendent les denrées sur les places de commerce,
les
vont d'un port ouvert dans les villes de l'intérieur ou surles côtes
ét ceux qui
autrui.
pour achetter des denrées admis
la République comme commerçans, ne poura
Les
Eours
étrangers
de négocians étrangers consignataires: ;
tont faire leur commerce qu'en qualité
en
la
seulement dans les ports ouverts au commerce extérieur, prenant
et ce,,
Aux citoyeps du pays seuls appartientl tle droit de faire toupatente yrelative. de commerce ou d'exercer, toute autre industrie; tous contrete autre espèce
seront soumis aux peines portées par la loi.
venans aux présentes. dispositions exercer leurs arts dans les ports ouverts
Les artistes étrangers pourront de la
relative; mais avant, d'obtenir cetseulement, en se munissant
patente y
licence du Président d'Haiti,
te patenté, ils seront obligés de se pourvoir d'une
qui leur donne droit à réclamer ladite patente. établissement; celui qui ena pluLa patente ne sert que. pour un seul assorties à chaque genre d'établissieurs, sera tenu d'avoir autant de patentes
les
sement. Nesont pas considérés comme établissemens particuliers, sortir maga- les
s'ouvrent momentanément pour en faire
sins servant d'entrepôt qui
effets. Quiconque, dans le courant de l'année, voudra changer son genre d'industrie pour une autre soumise à une patente supérieure à celle qui aurait été de
d'abord obtenue, sera obligé d'en faire sa déclaration au conseil denotables
obtenir une nouvelle patente relative à son commerce; et
sa commune, pour réclamer de déduction sur le prix à payer pour le temis qui
ce, sans pouroir
la
lon aurait
obtenue.
resterait à courir pour patente que
primitivement
sa
Tonte personne munie d'une patente pour exercer son commerce, profession ou son industrie dans la commune oû elle est établie, pourra elie se venait servir à
de la même patente pour toute T'étendue de la République, si La seule forchanger de domicile ; et ce, seulement pour le tems y spécifié.
le conmalité à remplir dans ce cas, sera de faire viser gratis, sa patente par
seil de notables et le juge de paix de la commune que l'on quitte, et également
de ceux de la commune qu'on va habiter.
voudra
A quelle époque del'année que cesoit; celui qui
commenceràexsre fesant
le faire, en
prés
C3r une industric, art ou profession quelconque, pourra
changer de domicile ; et ce, seulement pour le tems y spécifié.
le conmalité à remplir dans ce cas, sera de faire viser gratis, sa patente par
seil de notables et le juge de paix de la commune que l'on quitte, et également
de ceux de la commune qu'on va habiter.
voudra
A quelle époque del'année que cesoit; celui qui
commenceràexsre fesant
le faire, en
prés
C3r une industric, art ou profession quelconque, pourra --- Page 14 ---
(12)
alablement sa déclaration au Conseil de Notables de sa
ment à Tarticles, pour parvenir à obtenir une patente. Le commune, confome
tre assuré que le déclarant n'avait pas exercé avant
Conseil, aprèssk
la déclaration et calculera le tems restant à courir pour sucuneprofession, arriver
recev
née, afn d'établir la somine à payer; le calcul del la
à la fin delan. tablira par trimestre; c'est-à-dire, si c'est dans le premier quotité decette sommes's
clamationest faite, le.droit sera payépour
trimestre que la re
droit sera payé pour neufmots;si c'est dans toutel'anméersi le
c'est dans le second,
et si c'est enfin dans le dernier trimestre, le droit troisième, il sera poar six mois;
les conseils de notables rempliront, chaque mois, les sera pavé pour trois mois;
l'artible 5; et quand il arrivera que dans un
foralités prescritese sen
pour prendre patente, ou que l'on n'aurait moisilnya pas eu de déclaratins
prendre, les listes aeront de même envoyées pas découvert qaelqu'un à eni falre
eu ni déclarations, ni découverte de déclaration avec à faire observation qu'il nyapa
régularité da service. faire; et ce, poar li
Les patentes délivrées pour bâtimens riaviguant sous
cabotage ou au long-cours, fera mention, outre du
pavillon haltien, soita au
du bâtiment et de son tonnage. Tout bâtiment
nom de l'armateur, de celi
devra cssentiellement être la propriété d'un citoyen naviguant du sous pavillon dup pary
Ar
était prouvé par pièce authentique et que le bâtiment pays; et si le contrar
réelle et effective d'un haitien, il sera
ne fut pas la propriéd
la République, sera poursuivie
le arrêté, ét sa condamnation au profit de
par ministère public, pardevant
qui doivent en connaitre, comme contravention à la loi. les tribunaux
L'armateur de plusieurs bâtimens sera tenu d'avoir autant
Chst
que de bâtimens; et le bâtiment en changeant de
de patente
ment de patente; et ce, sous peine d'être
propriétaire, lei
change égaldevant les tribunaux compétens
Aucune poursuivi par ministère public, pare
pourra être faite ou répétée, soit
demande ou action quelconquene
autorités
pardevant les tribunaux, soit
les
Jes
queleonques; par les personnes soumises au droit de pardevant
actes, pétitions ou mémoires faits en leurs noms
patente, et que
tête le numéro de ladite patente; et ce, sous peine de ou nullité pour eux ne portent en
oupétitions qui ne seraient revêtues de cette formalité.
ministère public, pare
pourra être faite ou répétée, soit
demande ou action quelconquene
autorités
pardevant les tribunaux, soit
les
Jes
queleonques; par les personnes soumises au droit de pardevant
actes, pétitions ou mémoires faits en leurs noms
patente, et que
tête le numéro de ladite patente; et ce, sous peine de ou nullité pour eux ne portent en
oupétitions qui ne seraient revêtues de cette formalité. ou rejet des actes
merçant, marchand en gros et en détail ne pourra
Aucun négociant, comtenir condamuation contre ses débiteurs
poursuivre en justice et obses à eux livrées pour commercer en
ou commissionnaitres, pour marchandie
missionnaires n'étaient
munis gros ou en détail, si ces débiteurs ou Comer
ment de la livraison desdites pas
de patentes conformiément à Ja loi, au mo1e
niarchandises. A cet
lesdits
merçans ou marchands devront se faire
effet, la
négocians, comront dans le cas ci-dessus, avant de pouvoir représenter faire
patente de ceux quisedises. livraison d'aucunes marchanlétabliesement Toute personne convaincue d'avoir couvert de son nom ou de sa
d'autrui, dans les vues d'éluder les
patente
loi, sera condamnée à une amende quadruple de la dispositions. générales dela
calculé aurtaux de celle dont on se sera servi. valeur dudroit de patente,
voir trafiqué o1 exercé une profession
Toute personne convaincued's
sur les patentes, encourra la
quelconque sans s'être conformée à laloi
Nes formant le tarif ou la
perte, par confiscation, des objets ou marchandi. profession ainsi exercée sans patente. --- Page 15 ---
13 )
TARIF POUR LE DROIT DE PATENTES DE L'ANNEE 1818. Gourdesi
ress
Bâtiment de 101 tonneaux, et au-dessus,
100. rece
Pour
Dto. 51 a 100 tonneaux,
73. Dto. 25 a 50 dto,
45. Armateurs
Dto. 10 à 24 dto. 25. Dto,
5 à 9 dto. 20. (De toutes embarcations à quilles jusqu'à 4 tonnenux,
12. cond
Pharmaciens et vendsurs de drogues médicinaless
IXOs
Dans la Capitale,
100,
Dans la viile des Cayes,
75x
Smy Apothicaires. Dans les autres villes ou bourgs,
50. Critese
Traiteurs dans la Capitale,
50. arata Aubergistes,
Dans la ville des Gayes,
40. L Dans les autres villes ou bourgs,
25. entar Armuriers, autrcs que ceux enmployés dans les arsenaux,
12. Y
Billardiers,
50. 50. o0r
Bains publics,
Broeteurs à dos d'animaux,
Dans la Capitale et sa banlieu,
50. sota
Dans la ville des Cayes; dto. 40,. Boulangers,
Dans les autres villes,
50. de
Dans les bourgs,
20. lur
Négocians Consignataires,
ontra
Consignataires,
L Négocians étrangers consignataires,
1,200. Dans la Capitale,
100. Courtiers,
Dans la ville des Cayes,
75. ronf
L Dans les autres villes,
50. biunau Chaudronniers fondeurs,
- Marchand chapelier dans la Capitale,
100,
Chapeliers,
Dans la ville des Cayes,
75. patenta
Dans les autres villes ou bourgs,
35. Calfas,
50. ega
Botttiers,
50. IC,
Comdonniers,
Simples,
25,
nQu
Charrons,
50. Chauffourniers, vendeurs de chaux,
50s
vant
Charpentiers de maisons et de moulins,
25,
etqu Gonfiseurs, marchands de bonbons.
niers fondeurs,
- Marchand chapelier dans la Capitale,
100,
Chapeliers,
Dans la ville des Cayes,
75. patenta
Dans les autres villes ou bourgs,
35. Calfas,
50. ega
Botttiers,
50. IC,
Comdonniers,
Simples,
25,
nQu
Charrons,
50. Chauffourniers, vendeurs de chaux,
50s
vant
Charpentiers de maisons et de moulins,
25,
etqu Gonfiseurs, marchands de bonbons. 25. rtente Cabrouettiers, par chaque cabrouet. 12. Couneliers,
esacta Cabaretiers,
12. t COT
Commissionnaires. Vendeurs dans les rues,
Allant sur les côtes acheter des denrées,
50. ctox Couvreurs,
chani Chinrgiens,
25. UCOD
Ferblantiers,
Guilliviers, par point de chaudières, les points de 60 galons,
20,
aumo Horlogers,
50. COD Libraires,
5C. quist
De toiles et commestibles en gros et en détails, c'est-à-dire vendant par balles, caisses, pièces et barils,
10Q. archax
De toiles et cominestibles en détail, c'est-à-dire vendant par piè. ces, aunes, barils, bouteilles, gallons, par livres, &c. patenle
De toiles en détail par aunes, ayant boutiques fixées et étalage
Marchands
au marché,
sdeli
De tabac en poudre et cigares,
25A
atente,
Graissiers et autres petits détails,
8. De vivres et légumes, dites revandeuses, qui étalent les jotuzs ots
ueds
vrables,
e
alalt
De bonbons, courant dans les rues,
hand
Tripiers,
Mennisiers,
D3
Macons,
Machoqnets, Serruriers et autresy
--- Page 16 ---
(14.) I
Modistes, Marchands de modes,
Gourdet
fait
Matellassiers,
50. Négocians,
C'est-à-dire les acheteurs de cargaisons, expédiant d'un
8. L l'autre, à l'étranger, marchands de bois de.constrtction, port &c. à
Opticiens,
500. Ortèvres bijoutiers,
30,
Potiers, chaque poterie,
50,
de
Peintres,
Barbouilleurs,
100, 25,
El
£ D'Histoire et Miniature;
Kacotilleurs d'une commune à une autre, ou vendant dans Ies dampagnee,
50,
Péchenrs, par chaque canot,
12,
Peruquiers,
Quincalliers, marchands de quincailleries,
6. Saliniers,
25,
Selliers carossiers,
50. Selliers simples,
50,
Spéculateurs en deurées,
100. 25,
"Taneurs,
Tonnelliers,
60,
Dans la Capitate,
50. 50. Tailleurs d'habits,
Dans la ville des Cayes,
40. Dans les autres villes ou bourgs,
Voiliers,
50,
VARIETES
SUITE DU MANUSCRIT VENU DE STE.- - HELENE. Le voeu public venait de me donner la première place de l'état : la résistance
qu'on nfavait oppo3ée ne m'inquiétait pas, parce qu'elle ne venait que de gens
fiétris par l'opinion: Les royalistes n'avaient pas paru; ils avaient été pris sur
le tems. La masse de la nation avait confiance en moi, car elle savait bien que
la révolution ne pouvait pas avoir de meilleure garantie que Ta mienne.Je
n'avais de force qu'en nie plaçant à la tête des intérêts qu'elle avait créés,
puisqu'en la fesant rétrograder, je me serais retrouvé surle terrein des Bourbons
Il fallait que tout fat nenf dans la nature de mon pouvoir, afin que toutes
les ambitions y trouvassent de quoi vivre. Mais il n'y avait rien de défini dans
sa nature, et c'était son défaut.
que
la révolution ne pouvait pas avoir de meilleure garantie que Ta mienne.Je
n'avais de force qu'en nie plaçant à la tête des intérêts qu'elle avait créés,
puisqu'en la fesant rétrograder, je me serais retrouvé surle terrein des Bourbons
Il fallait que tout fat nenf dans la nature de mon pouvoir, afin que toutes
les ambitions y trouvassent de quoi vivre. Mais il n'y avait rien de défini dans
sa nature, et c'était son défaut. Je n'étais, par Ia constitution, que le premier magistrat de la République;
mais j'avais une épée pour bâton de commandement, Ily avait incompatibilité
entre mes droits constitutionnels et l'ascandant que je tenais de mon caractère
et de mes actions. Le public le sentait comme moi: la chose ne pouvait pas
durer ainsi, et chacun prenait ses mesures en conséquence. Je trouvais des courtisans plus que je n'en avais besoin. On fesait queue. Aussi n'étais-je point en peine du chemin que fesait mon autorité; inais je
l'étais beaucoup de la situation matérielle de la France.
ly avait incompatibilité
entre mes droits constitutionnels et l'ascandant que je tenais de mon caractère
et de mes actions. Le public le sentait comme moi: la chose ne pouvait pas
durer ainsi, et chacun prenait ses mesures en conséquence. Je trouvais des courtisans plus que je n'en avais besoin. On fesait queue. Aussi n'étais-je point en peine du chemin que fesait mon autorité; inais je
l'étais beaucoup de la situation matérielle de la France. Nous nous étions laissé battre: les Autrichiens avaient reconquis IItalie et
détruit mon ouvrage. Nous n'avions plus d'armée pour reprendre l'offensive. Il
n'y avait pat un sou dans les caisses, et aucun moyen pour les remplir. La
constitution ne s'exécutait quo sous le bon plaisir des maires. Sieyes nous avait --- Page 17 ---
15 )
constitation paresseuse et bavarde qui entravait tout : tout ce qui
fait une la force d'un état était anéanti: il ne subsistait que ce qui fait sa
constitue
faiblese. Forcé ma position, je crois devoir demander Ia paix, je le pouvais alors
de bonne par fol, parce qu'elle était une fortune pour moi. Plus tard, elle n'eût
été M. qu'nne Pitt ignominie, la refusa, et jamais homme d'état n'a fait une plus Jourde faute:
carce moment a été le seul oû les alliés auraient pu la conclure avec sécurité;
car la Franee, en demandant la paix, se reconnaissait vaincue : et les peaples
se rélèvent de tous les revers, si ce n'est de consentir à leur opprobre.
M. Pitt la refusa. Il m'a sauvé une grande faute, et il a étendu l'empire de
la réyolution sur toute FEurope.
Empire que ma chute n'est pas même parvenue à détruire, Illaurait borné à la France, s'il avait voulu alors la Jaisser à
elle-mème.
mais
Ilme Fallut donc faire la guerre: : Masséna se défendait dans Gênes:
les armées de la République n'osaient plus repasser, ni le Rhin, ni les Alpes.
Ifallait donc rentrer en Italie et en Allemagne, pour dicter une'seconde tois
la paix à lAutriche. Tel était mon plan; mais je n'avais ni soldats, ni canons,
A nifusils.
J'appelai les conscrits, je fis forger des armes : je réveillai le sentiment de
Thonneur national, qui n'est jamais qu'assoupi chez lcs Français. Je ramassai
une armée. La moitié ne portait que des habits de paysan. L'Europe riait de
mes soldats; elle a payé chèrement ce moment de plaisir.
(La suite au prochain Numéro.)
NOUVELLES
REPUBLIQUE DE VENEZUELA.
Crées
PROCLAMATION,
rbocs
SDrON BOLIYAR, ChefSuprème de la
de
touta
République
Vénézuéla,
Aux Soldats de l'Armée Libératrice.
SOLDATS,
Hier, fut un jour de douleur pour mon ceeur. Le général PIAR fut mis
CIF
à mort pour crime de lèse-nation, de conspiration et de désertion. Un tribuD:
nal juste et légal a prononcé la sentence contre Ce malheureux citoyen, qui,
enivré des faveurs de la fortune et poursatisfaire son ambition, a
en16
prétendu
sevelir sa patrie sous ses ruines. Le général Piar, a la vérité, avait rendu des
S
services smportans à la République; et quowue sa conduite ait toujours été
celle d'un factieux, ses services furent récompensés avec
1A
prodigalité par le
gouvernement de Vénézuéla.
Un chef qui avait obtenu les grades les plus éminens de la milice, n'avait
plus rien à désirer. La seconde autorité de la République qui se trouvait vaarat
cante, de fait, par la scission du général MARINO, allait lui être conferée ax
services smportans à la République; et quowue sa conduite ait toujours été
celle d'un factieux, ses services furent récompensés avec
1A
prodigalité par le
gouvernement de Vénézuéla.
Un chef qui avait obtenu les grades les plus éminens de la milice, n'avait
plus rien à désirer. La seconde autorité de la République qui se trouvait vaarat
cante, de fait, par la scission du général MARINO, allait lui être conferée ax --- Page 18 ---
( 16 )
vant sa rébellion : mais ce général, qui n'aspirait qu'au commandement
me, forma le dessein le plus atroce qu'une âme perverse pût concevoir, supre,
s'était non seulement proposé la guerre civile, mais encore l'anarchie et le Piar Sa
crifice le plus inhumain de ses propres compagnons d'armes et frères.
Soldats! vous le savez: la liberté, l'égalité et Findépendance sont
devise, L'humanité n'a-t-elle pas recouvré ses droits par nos lois?
notre
brisé les
Nosarmes
n'ont-elles pas
chaînes des esclaves? L'odieuse différence des classes
et des couleurs n'a-t-elle pas été abolie pour toujours? Les biens nationaux
n'ont-ils pas été répartis entre yous? La fortnne, le savoir et la gloire mills
taire ne vous attendent-ils pas ? Votre mérite n'est-il pas récompensé avec
profusion, ou pour le moins avec justice ? N'étes-vous pas égaux, libres, indé.
pendans, heureux et honorés? Piar pouvait-il vous procurer de
biens? Non, non, non, Piar a ouvert le sépulchre de la République plus grabds dess
propres mains, pour y ensevelir et VOS vies et vos biens, etles honneurs delim
nocence, du bien-être et de la gloire des braves défenseurs de la liberté de
Vénézuéla, de ses fils, des époux et des pères.
Le ciela vu avec horreur ce cruel parricide;le ciel l'a livré à lavindic.
te desjols; et le ciel a permis qu'un homme qui offensait la Divinité et le
genre-hunwin, ne profanat plus la terre après son crime affreux.
Soldats! Le Ciel veille a votre salut, et le Gouvernement qui est votre
père veille pour vous. Votre Chef qui est votre compagnon d'armes, et
toujours, à votre tête, participed vos périls et à vOS misères, ainsi qu'à vos quia trik
omphes, se confie en vous. Ayez de la confance en lui, et soyez assurés
vous aime autant que s'il était votre Père ou votre fils.
qul
Au Quartier-Générat d'Angostura, le 17 Octobre 1817.
BOLIVAR.
Eatrait d'une lettre d'Angostura, le 19 Octobre 1817.
Le 16, le Citoyen Général Piar, a été fusillé, après avoir été jugé par un
nombreux conseil de guerre, composé du peuple et des officiers de I'armée et
dela Marine, pour délit detrahison contre lebonheur de Ja République, de désertion ret d'insubordination. L'Amiral Brion présidait le Conseil.
Le Général Torres est sorti Ie18, avec millel hommes d'infanterie, bienhabillés et armés, pour se réunir au Général Zaraza qui se trouve à la Puerta.
Bermudes est à Chaguarama, avec douze cents hommes d'infanterie; Ynfante est au Sombrero; Monagas, devant Barcelone; et Zedeno, a Cumanacoa,
ouil attend Bermudes, qui vient prendre le commandement del'armée de'l Piar
et le rang qu'occupait Marino.
Bolivar, Urdanetta, Anzuategui et autres, remontent P'Orénoque avec 30
canonières et 20 transports, n de se réunir à Paëz qui est à San Fernando.
Toute la propriété nationale va être vendue: elle s'élève à 7,00,000 de
Gourdes.
Le Capitaine-Général touche 25,000 Gourdes par an,
On a besoin ici de forgerons, de charpentiers de navires, de fondeurs et de
laboureurs. On leur donnera des concessions de terre,
ategui et autres, remontent P'Orénoque avec 30
canonières et 20 transports, n de se réunir à Paëz qui est à San Fernando.
Toute la propriété nationale va être vendue: elle s'élève à 7,00,000 de
Gourdes.
Le Capitaine-Général touche 25,000 Gourdes par an,
On a besoin ici de forgerons, de charpentiers de navires, de fondeurs et de
laboureurs. On leur donnera des concessions de terre, --- Page 19 ---
NOUVELLES MARITINES
to
BATIMENS A JACHEL, DU ler. AU 13 NOVEMBRE.
ENTREE DES hol. Tkatisc. VV. Godr, ch. decarreaax et beuchons ven.des Cayes. Du
Du 4--Lenar, C. Burnham, cl. debois de cofstruetion, ven. de Portlanda Du 8.-Le
Te-Lelng am. Vénus,
ven.de Londres.- Du 9.Le brig ang. Kingsat brigrange Holland, rRoNReaeeet march.séehos, ven. de Londres.- Du 9.--Le brig hamb. Iphigenia, cap.
CIagy ton, C. VVatson, ch.de sèches, ven. du Havre-Da 10-Le brig ang. Sir, John Comeron, eap.
Hlumenu, ch. de march.
Glaseow. Du 11-Lel brig ang. VVallace Ederin, C.
IODE Johnatam. ch. de march. séches, sèches, ven. ven.de de Londres-Du 14.-Le brig ang. Hereules, c. King, ch.de
em Edexin, ch. de march.
séclies, ven. de Liverpool.
a02 march.
DEPART DE JACMEL, DU ler. AU 15 NOVEMBRE.
IM
Harmonic, C. Petit, ch. de camp. et mays,al.à Cimga--Du 8.-La
gra
Du 3-Tagitl.layt. c. Georges de Léon, ch. de cafe, mays et manch.scches.al.a Curacao.
hol. Zee Dloem,
des
goiel
dels
nommés par les Habitans dela Plame du Cul-de-Sac,à
ertet
Les d'établir Commissaires le cours du sucre pour cette place, prenant en considération le
Tellet
à
qui porte cette denrée, 4e. qualité ordinaire, à 60
Vind
prix de Bourse l'étranger le 24 Novembre 1817, que la proportion en doit etre, en
et
Francs, ont arrêté,
la susdite commune, onza Gourdesle cent au moinss.
galitecorropendante pour
von
Priz courans des principales denrées en gros.
vOst
Caté,
.37 sols 6 deniers.
Sucre,.
.11 g.le 0.
Coton,
.38 gourd. le 8
Sirop,
.4 g.50 C. le 0
Farine,
29 g. le baril.
Huile,.
12 g.le panier.
Savon,
.7 g. la caisse.
Chandelle,
37 C. a la livre.
Beurre,..
.37 C. E dto.
Mantègue,
.60 C. dto.
Vin en barrique,
.6* g.
E NIGM E.
J'offense Famiis.j'aoquitte les ingrats;
Des volages amansjaccomipagne les pas:
Quand je détruis l'effet d'une eruelle injure,
Jer relève l'éclat d' 'une vertu bien pure.
Leséjour des mortels est par DToi fréquenté;
Toutefois l'on me trouve aux rives du Léthé.
Le mot de la préeédente Enigme est Lit.
No. VIII, PAGE 9. LIGNE 6. Cérébrale, LISEZ cérébral,
10.
7. fati, LISEZ fait.
10. taflia, LISEZ tafia.
14. supprimez le mot devoir.
(
55. tant d'orgueil, LISEZ tout T'orgueil.
11s
8. donce abnégation, LISEZ noble abnégation.
efois l'on me trouve aux rives du Léthé.
Le mot de la préeédente Enigme est Lit.
No. VIII, PAGE 9. LIGNE 6. Cérébrale, LISEZ cérébral,
10.
7. fati, LISEZ fait.
10. taflia, LISEZ tafia.
14. supprimez le mot devoir.
(
55. tant d'orgueil, LISEZ tout T'orgueil.
11s
8. donce abnégation, LISEZ noble abnégation. --- Page 20 ---