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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1817-11-16.
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HAYTIENNE,
LABEILLE
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE.
prom
car
N,o VIII,
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal parait les ler, et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance :
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour SIX mois;
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser d M. COLOMBEL, Secrétaire particulier de S. Et,
le Président d'Haiti.
AU PORT - AU- PRINCE,
PE 1'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT
StAIS,
1817,
Source gallica. bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
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le Président d'Haiti.
AU PORT - AU- PRINCE,
PE 1'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT
StAIS,
1817,
Source gallica. bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
SITYAR
HITT TEL
--- Page 5 ---
le 16 Novembre 1817, an 14 dle lIndépendance d'Haîti.
Fort-au-Prince,
DU MANUSCRIT VENU DE STE.- HELENE.
SUITE
E.mn d'ambition, je n'en avais pas d'autre que celle d'obtenir un comcar un homme n'est rien, s'il n'est précédé d'une répumandement en chef; Je croyais être sûr de faire la mienne; car je me sentais T'instation militaire. majs je n'avais pas de droits fondés pour faire une pareille
tinct de la guerre; Il fallait me les donner. Dans ce temps-là ce n'était pas difficile.
demande. d'Italie était au rebut, parce qu'on ne l'avait destinée à rien. Je
L'armée
attaquer l'Autriche sur le point oi elpensais à la mettre en mouvement pour
le avait plus de sécurité; c'est-à-dire en Italie.
Le directoire était en paix avec. la Prusse et l'Espagne ; mais l'Autriche,
T'Angleterre, fortifiait son état militaire, et nous tenait tête sur le
soldée était évident que nous devions faire une diversion en Italie, pour 6Rhin. Ere T'Autriche, pour donner une leçon aux petits princes d'Italie quis'ébranler ligués contre nous, pour donner enfin une couleur décidée à la guerre,
taient
quin'en avait était point si jusqu'alors. il convenait si bien au directoire, parce qu'il avait
Le plan
simple,
besoin de succès pour faire son crédit, que je me hatai de le présenter, de
d'être prévenu. II n'éprouva pas de contradictions, et je fus nommé gépeur néral en chef de l'armée d'Italie,
Je partis pour la joindre: Elle avait reçu quelques renforts de l'armée
d'Espagne, et je la trouvai fortede cinquante millehommes dépourvus de tout,
si cen'est de bonne volonté, J'allais la mettre à l'épreuve. Peu de jours après
mon arrivée, j'ordonnai un mouvement général sur toute la ligne. Elle s'étendait de Nice jusqu'à Savone. C'était au commencement d'Avril 1796.
En trois jours nous enlevâmes tous les postes austro-sardes, qui défendaient les hauteurs de la Ligurie, L'ennemi attaqué brusquement, se rassembla. Nousle rencontrâmes le 10, à Montenotte; il fut battus Le14, nous l'attaquimes à Millesimo; il fut encore battu, et nous séparàmes les Autrichiens
des Piémontais: Ceux-ci vinrent prendre position à Mondovi, tandis que les
Autrichiens se retiraient sur le Po, pour couvrir la Lombardie.
Je battis les Piémontais: En trois jours je m'emparai de toutes les positions du Piémont, et nous étions à neuf lieues de Turin, lorsqne je reçus uI
aide-de-camp qui venait demander la paix.
Je: me regardais alors, pour la première fois, non plus comme, un simple
gécéral, mais. .comme un homme appelé à influer sur le sort des peuples. Je
me vis dans T'histoire.
Cette paix changeait mon plan. Il ne se bornait plus à faire la guerre en
Italie, mais à la conquérir. Je sentais qu'en élargissant le terrain de la révolntion, je donnais une base plus solide à son édifice. C'était le meilleur moyen
d'assurer son succès.
.
Je: me regardais alors, pour la première fois, non plus comme, un simple
gécéral, mais. .comme un homme appelé à influer sur le sort des peuples. Je
me vis dans T'histoire.
Cette paix changeait mon plan. Il ne se bornait plus à faire la guerre en
Italie, mais à la conquérir. Je sentais qu'en élargissant le terrain de la révolntion, je donnais une base plus solide à son édifice. C'était le meilleur moyen
d'assurer son succès. --- Page 6 ---
La cour de Piémont nous avait cédé toutes ses
avait remis ses pays, Nous étions maitres
là des places fortes. Elle nous
Nous étions assurés de nos points d'appui, et par
Alpes et des Apennins,
Dans une si belle position, j'allai
tranquilles sur notre retraite. Pô à Plaisance, et lAdda à Lodi: ce ne attaquer fut les Autrichiens, Je passai le
retira, et j'entrai dans Milan. pas sans peine, mais Beaulieu se
Les Autrichiens firent des efforts
fus obligé de défaire cinq fois leurs armées incroyables pour reprendre PItalie. Je
Maître del'Italie, il fallait y établirle pour en venir à bout. tirer ce pays à la France, par des principes systéme et des de la révolution, afin d'at. à-dire qu'il fallait y détruire l'ancien régimne
intérêts commmuns C'est
galelle est la cheville ouvrière de la révolution. pour y établir l'égalité, parce
le clergé, la noblesse, et tout ce qui vivait à leur J'allais donc avoir sur les bras
résistances, et je résolus de lesi vaincre par l'autorité table. Je prévoyais ces
ter le peuple,
des armes, et sans ameuJ'avais fait de grandes actions, mais il fallait
langage analogues. La révolution avait détruit chez prendre une attitude et tin
gnité: je ne pouvais pas rendre à la France une
nous cette espèec de dile lustre des victoires, et le langage du maître. pompe reyale: je lui donnai
Je voulais devenir le protecteur delItalie, et non
parvenu, en maintenant la discipline de
son conquérant. J'ysuis
révoltes, et sur-tout en instituant la
fl'armée, en punissant sévèrement les
satisfesais le voeu prononcé des république Italiens; -celui cisalpine. Par cette institution,
kr donnai ainsi de grandes espérances; il ne
d'être indépendans. Je
aliser en se Jiant à notre cause. C'étaient des alliés dépendait que d'eux de lesré. Cette alliance durera long-tems entre les deux que je donnais à la France,
fondée sur des services et des intérêts communs. peuples, parce qu'ellé s'est
mêmes opinions et les mêmes mobiles. Ils
Ces deux peuples ont les
vieille inimitié. auraient conservé sans moi Jeur
Sàr de lItalie, je ne craignis pas' de m'aventurer
triche; j'arrivai jusqu à la vue de Vienne, et
jusqu'au centre de l'Au
mio. Ce fut un acte glorieux pour la France: je signai le traité de Campo ForLe parti que j'avais favotisé le 18 fructidor était resté
blique. Je l'avais favorisé, parce que c'était le
maître de la répuseul qui pat faire marcher la révolution. Or, mien, et parce que c'était le
plus je m'étais convaincu qu'il fallait achever plus je m'étais mélé des affaires,
était le fruit du siècle et des opinions. Tout cette révolution, parce qu'elle
servait qu'à prolonger la crise.
ai le traité de Campo ForLe parti que j'avais favotisé le 18 fructidor était resté
blique. Je l'avais favorisé, parce que c'était le
maître de la répuseul qui pat faire marcher la révolution. Or, mien, et parce que c'était le
plus je m'étais convaincu qu'il fallait achever plus je m'étais mélé des affaires,
était le fruit du siècle et des opinions. Tout cette révolution, parce qu'elle
servait qu'à prolonger la crise. ce qui retardait sa marche ne
La paix était faite surle continent ; nous n'étions
FAngleterre ; mais, faute de champ de bataille, cette plus en guerre qu'avec
linaction. guerre nous laissait dans
J'avais la conscience de mes moyens ; ils étaient
en évidence, mais ils n'avaient point d'emploi. Je savais de nature à me mettre
fixer l'attention pour rester en yue, et qu'il fallait tenter cependant qu'il fallait
extraordinaires, parce que les hommes savent gré de les pour cela des choses
vertu de Cette opinion que jai imaginé l'expédition
étonner. Cest en
Tattribuer à de profondes combinaisons de ma
d'Egypte. On a voulu
que selles de ne pas rester oisif après la
part; ; je n'en avais pas d'autres
paix que je venais de conclure, --- Page 7 ---
(3)
Ele D0
Cette
devait donner une
expédition
grande idée de la
penta
puissance de la
traite, Trance: elle devait attirer l'attention sur son chef; elle devait surprendrelEusa hardiesse. C'étaient plus de motifs qu'iln'en fallait
passa rope mais je par n'avais pas alors la moindre envie de détrôner le
pourla tenter,
eaulien
grand turc, ni de me
faire pacha. Icahie. Je préparais le départ dans un profond secret. Il était nécessaire au succès, et il ajoutait au caractère singulier de l'expédition. afin
La flotte mit à la voile. J'étais obligé de détruire, en passant, cette gentilhommière de Malte, parce qu'elle ne servait qu'aux Anglais. Je craignais que
te. quelque vienx levain de gloire ne portât ces chevaliers à se défendre et à me
est retarder: ils se rendirent, par bonheur, plus honteusement que je ne m'en étais
royais Hatté. ans am
La bataille d'Aboukir détruisit la flotte, et livra la mer aux Anglais. Je
compris, dès ce moment, que T'expédition ne pouvait se terminer que par une
ude
catastrophe.- Car toute armée quine se recrute pas, finit toujours par capitueec de ler, un peu plutôt ou un peu plus tard. lui dom
Il fallut en attendant rester en Egypte, puisqu'iln'y avait pas moyen d'en
sortir. Je me décidai à faire bonne mine à mauvais jeu. J'y réussis assez bien. nt.Jrs
J'avais une belle armée; il fallait l'occuper, et j'achevais la conquête de
rementk TEgypte, pour employer son temps à quelque chose; J'ai livré par là aux sciinstitute ences le pluis beau champ qu'elles aient jamais exploité:
dans. Nos soldats étaient un peu surpris dese trouver dans Théritage de Sésostris;
mais ils prirent bien la chose, et il était si
de es
étrangede voir un Français au milieu
la Fres de ces ruines, qu'ils s'en amusaient eux-mêmes.
fallait l'occuper, et j'achevais la conquête de
rementk TEgypte, pour employer son temps à quelque chose; J'ai livré par là aux sciinstitute ences le pluis beau champ qu'elles aient jamais exploité:
dans. Nos soldats étaient un peu surpris dese trouver dans Théritage de Sésostris;
mais ils prirent bien la chose, et il était si
de es
étrangede voir un Français au milieu
la Fres de ces ruines, qu'ils s'en amusaient eux-mêmes. u
N'ayant plus rien à faire en Egypte, il me parut curieux d'aller en Palesbles
tine, et d'en tenter la conquête: Cette
ont
expédition avait quelque chose de
leux. Je m'y laissai séduire: Je fus thal informé des
fabumolk
obstacles qu'on
rait, et je ne
assez de troupes avec moi:
m'opposeParvena
du désert,
2 del
EE
j'appris qu'onavait assemblé des forces à
Jean d'Acre: Je ne pouvais pas les
il
Saint
ampo
mépfiser; falluty marcher. La
défendue par un ingénieur français; je m'en aperçus à sa résistance: place il était
leverle siège : la retraité fut pénible. Jeluttai pour la première fois contre fallut les
c'étai élémens ; mais nous n'en fames pas vaincus:
De retour en
des
es attan
Egypte,je reçus journaux par l voie de Turin: Ils
prirentlétat déplorable de la France, F'avilissement
m'aprce que de la coalition. Je crus pouvoir servir mon
du directoire, et le succès
marchel tif ne me retenait en Egypte : c'était une entreprise pays une seconde fois: Aucun mo--
bon pour signer une
le tems
épuisée: Tout général était
re quar
sans autre dessein capitulation celui de que
rendrait inévitable, et je partis
issaitd
la victoire:
que
reparaitre à la tête des armées pour y ramener
Débarqué à Fréjus, mal
me ineth gloire militaire
présence excita l'enthousiasme du
rassura tous ceux
peuple. Ma
qui
qui avaient peur d'être battus. afluence sur mon passage:mon
eut
C'était une
des Ch en arrivant à Paris
voyage tout
l'air d'un triomphe, et je compris
C'ate
La
que je pouvais
en France,
faiblesse du
l'avait
a TOCI trouvail'anarchie. Toutler gouvernement
mis à deux doigts de sa perte:
monde voulait sauver
j'y
as d'am en conséquence. Oni venait m'en faire
la patrie, et proposait des plans
lurer
coofidence;/étais le pivot des conspira-
des Ch en arrivant à Paris
voyage tout
l'air d'un triomphe, et je compris
C'ate
La
que je pouvais
en France,
faiblesse du
l'avait
a TOCI trouvail'anarchie. Toutler gouvernement
mis à deux doigts de sa perte:
monde voulait sauver
j'y
as d'am en conséquence. Oni venait m'en faire
la patrie, et proposait des plans
lurer
coofidence;/étais le pivot des conspira- --- Page 8 ---
(6)
tions, mais il n'y avait pas un homme à la tête de ces projets qui fut capable
de les mener. Ils comptaient tous surmoi, parce qu'il leur fallait une épée. Je
ne comptais sur personne, et je fus maître de choisir le plan qui me convenait
le mieux. La fortune me portait à la tête de l'état. J'allais me trouvér maître de la
révolution, car je ne voulais pas en être le chef; le rôle ne me convenait pas.
J'étais donc appelé à préparer le sortdela France, et peut-être celui du mondel
Mais ilf fallait auparavant faire la guerre; ; faire la paix ; assoupir les pas--
sions : fonder mon autorité. Il fallaif remuer cette grosse machine qu'on appel.
Je le gouvernement. Je connaissais le poids de ces résistances, et j'aurais préféré aiors le simple métier de la guerre. Car j'aimais l'autorité du quartier-général, et l'émotion du champ de bataille. Je me sentais enfin, dans ce moment,
plus de dispositions pour releverlascendant militaire de la France, que pourla
gouvemner. Mais je n'avais pas de choix dans ma destination. Car il m'était facile de
voir que le règne du directoire touchait à sa fin; qu'il fallait mettre à sa place
une autorité imposante pour sauver l'état; qu'il n'y a de vraiment imposant
que la gloire militaire. Le directoire ne pouvait donc être remplacé que par
mnoi ou par Tanarchie. Ce choix de la France n'était pas douteux.-Lopinion
publique éclairait à cet égard la mienne.
Je proposais de remplacer le directoire par un consulat; tellement j'étais
Eloigné alors de çoncevoirlidée d'un pouvoir souverain. Les républicains proposèrent d'élire deux consuls: j'en demandai trois, parce queje ne voulais pas
être appareillé. Lej premier rang m'appartenait de droit dans cette trinité: c'était tout ce que je voulais. se défièrent de ma proposition. Ils entrevirent un élément
de dictature Les républicains dans ce triumyirat. Ils se liguèrent contre moi. La présence même
de Sieyes ne pouvait les rassurer. Il s'était chargé de faire une constitution;
mais les jacobins redoutaient plus mon épée qu'ils ne se fiaient à la plume de
leur vieux abbé.
Tous les partis se rangèrent alors sous deux bannières:d'un côté se trouvaient les républicains, qui s'opposaient à mon élévation : de l'autre était toute
Ja France quila demandait. Elle était doncinévitable à cette époque, parce que
la majorité finit toujours par l'emporter. Les premiers avaient établi leur quar
tier-général dans le conceil des 500: ils frent une belle défense: il fallut ga:
gner la bataille de Saint Cloud pour achever cette révolution. J'avais cru un
moment gu'elle se ferait par acclantation.
(La suite au No. prochain.
LITTERATU e R E.
DE L'ENTIE
Lts Greds et les Romains avaient déifié l'envie. Ces derniers disaient
Au'clle étalt fille de la nuit, et la comparaient à T'Anguille, dans l'opinion ou
lia étaient que ce poisson porte envie à tous les autres, Son nom INTIDIA si
bataille de Saint Cloud pour achever cette révolution. J'avais cru un
moment gu'elle se ferait par acclantation.
(La suite au No. prochain.
LITTERATU e R E.
DE L'ENTIE
Lts Greds et les Romains avaient déifié l'envie. Ces derniers disaient
Au'clle étalt fille de la nuit, et la comparaient à T'Anguille, dans l'opinion ou
lia étaient que ce poisson porte envie à tous les autres, Son nom INTIDIA si --- Page 9 ---
(7 )
voit pas d'un bon ceil. Les Grecs lui donnaient le nom de
gnifie celle quine On
cette divinité sous les traits d'un vieux specNAUVAIS CEIL. la représentait tête ceinte de couleuvres, les yeux louches et enfoncés,
venat
tre féminin. ayant
maigreur, des serpens dans les mains et un autre
un teint livide, une horrible
on place à ses côtés une hydre à septtêtes. qui lui ronge le sein. Quelquefois le mérite le plus éclatant ne peut étouffer. On la
Lenvie est. un monstre que
avec un chien à ses côtés. K L'un
n1on
peint encore tenant un cceur qu'elle était déchire,
de
à la calomnie. 12
de l'envie
de servir
guide
dy
des principaux emplois
Rubens Ta
sous la figured'une
C'est ainsi que la peignit Apelles. extrême
Le représentée Poussin a. peint ce monstre
femme fort maigre et d'une
pâleur. tête
se mord les bras et qui secoue les serpents dont sa
est environnée,
qui
le tems
relève la vérité abattue. oment
Elle est. chassée par
de bien qui des manières différentes par les philosophes
pourl
L'envie a été définie
dernier
moralistes. Tous la considèrent, quand elle est poussée à son
degré, dans
comme le plus funeste et le plus méprisable sentiment qui puisse entrer et
coeur humain; ; comme la cause de la plupart des dissentions domestiques
place le
malheurs de la société. Bacon, si célebre par Tuniversalité de
posan
des plus grands
de son
a dit
de toutes les afses connaigsances et la profondeur
gcnie,
que ordinairement
les
seules
on attribue
le pouD. fections de l'ame, deux
auxquelles
yoir de FASCINER et d'ENSORCELER, sont Tamour et l'envie. Ces deux passions ont
pour principes de violens désirs; elles enfantent toutes
etos
également
'
une infinité
fantastiques et de
extrayagantes.
ité de
posan
des plus grands
de son
a dit
de toutes les afses connaigsances et la profondeur
gcnie,
que ordinairement
les
seules
on attribue
le pouD. fections de l'ame, deux
auxquelles
yoir de FASCINER et d'ENSORCELER, sont Tamour et l'envie. Ces deux passions ont
pour principes de violens désirs; elles enfantent toutes
etos
également
'
une infinité
fantastiques et de
extrayagantes. suggestions
pro
deux
d'opinions de l'envie, Bacon examine les causes
la font ordiaism
Après cette définition
facheuses
l'ordre qui
et de ces
:Ce
nairement naitre et ses conséquences
pour
social;'
les
considérations générales, il déduit, avec autant de justesse que d'élégance,
observations suiyantes; savoir; 66
homme sans mérite envie toujours cCiemen
lui des autres: car. l'ame humaine qu'un se nourrit ou de son propre bien; ou du mal
mem:
dl'autrui, et lorsque le
de ces deux élémens lui manque; elle se rassatation;
premier 66 Tout homme
au deTE
ime
sie del'autre: puis il ajoute
qui désespère d'atteindre
gré de talent ou de vertu qu'il voit dans un autre le déprime tant qu'il peut
set troc
pour le rabaisser, DU MOINS EN APPARENCE, jusqu'à son propre nivéau, Tout
homme aime trop à se mêler des affaires des autres est ordinairement enitt toute
vieux; car qui tous les mouvemens qu'il se donne pour s'immiscer dans les affaiirceque quar
res qui ne le regardent pas, ne sont rien moins qu'un moyen nécessaire pour
mieux faire les siennes. Una autre
fameux, Locke, a dit 46
lut d
philosophe
que
l'envie est une inquiétude de l'ame, causée par la considération d'un bien
cru
que
nous désirons, et dont jouit une autre personne, 3
Il résulte de cette définition de Bacon et de celle de Locke, que l'ENVIE
peut avoir plusieurs dégrés; qu'elle peut être plus ou moins malheureuse; plus
ou moins blâmable, En général, elle a quelque chose de bas; car d'ordinaire
cette sombre rivale du mérite ne cherche qu'a le rabaisser, au lieu de tâcher
de s'élever jusqu'à lui: froide et sèche sur les vertus d'autrui, elle les nie, ou
leur refuse les louanges qui leur sont dues. On peut, à quelques égards, la
comparer à ces animaux nocturnes et hideux dont les cris sinistres ne se font
entendre que pendant les ténèbres, et dont la vue ne peut soutenir l'éclat de
disaient
Ta lumière. nion Ou
Si elle ge joint à la haine, toutes deux se fortifient l'une l'autre et ne sont
IDIAS
reconnaissables entr'elles, qu'en ce que la dernière s'attache à la personne, et --- Page 10 ---
(8 )
la première à létat, à la condition, à la fortune, aux lumières ou au
Toutes deux multiplient les objets, et les rendent
génie
mais l'ENVIE est en outre un vice pusillanime, plus plus digne grands de qu'ils ne sont;
ressentiment. mépris que de
Nous ne rassemblerons pas ici ce que les auteurs ont dit
cette passion : il suffit, pour se préserver de sa violence, de
d'excellentsur
dans ses chagrins, ses ressources et ses délices. considérerl'envieur
Les objets qui donnent le plus de satisfaction aux ames: bien
causent les plus vifs déplaisirs, et les bonnes
de
nées, Jui
lui deviennent amères: la jeunesse, la beauté) qualités la valeur, ceux les de son espèce
&c.
ici ce que les auteurs ont dit
cette passion : il suffit, pour se préserver de sa violence, de
d'excellentsur
dans ses chagrins, ses ressources et ses délices. considérerl'envieur
Les objets qui donnent le plus de satisfaction aux ames: bien
causent les plus vifs déplaisirs, et les bonnes
de
nées, Jui
lui deviennent amères: la jeunesse, la beauté) qualités la valeur, ceux les de son espèce
&c. excitent sa douleur, Triste état d'être blessé de ce
talens, le savoir,
pécher de goûter et d'estimer intérieurensent! quel'on ne peut s'emnLes ressources de l'ENVIE se bornent à ces petites taches et
défauts dont aucun ouvrage sorti de la main des hommes n'est à ces légers
On ne saurait trop représenter combien sont malheureux exempt. les
l'envie, lorsqu'elle porte les gens qui ont les plus fortes raisons
effets de
liens qui les unissent; qui devraient vivre comme des frères, n'avoir de cimenter les
qu'une volonté, qu'ane intention et s'aider mutuellement
qu'un but,
se regarder comme rivaux et à chercher tous les
de de leurs conseils, à
pas donné à tous les hommes d'avoir une égale moyens
se nuire. Iln'est
bles sur toutes choses. Tout ce qui est de l'essence pénétration, de P'humanité et d'être infaillisairement porter les empreintes de l'imperfection. doit nécespas besoin d'ètre démontrée pour être sentie. Connaissant C'est une le vérité qui n'a
désirer qu'on employât le véritable remède,
mal, il serait à
à-dire que ceux qui se croient les plus habiles pour voulussent en atténuer les effets, c'estAVEC UNE CHARITABLE MODERATION, les erreurs IN bien faire remarquer,
tres. Ilya aurait dans
VOLONTAIRES dés au
de sentiment
cette-mtniéredl'agit une élévation d'ame et une noblesse
qui décélerait un mérite réel. en
tête de ses amis, fournit un exemplé sensible Agésilas, de sa
mettant Lysandre àla
L'envie est particulieremient funeste aux
sagesse,
Achéens ne portèrent point CD'ENVIE à celui qui Républiques. était le
Tandis que les
qu'ils lui obéirent, non seulement ils se maintinrent libres premier en mérite, et
grandes villes, de tant degrandles puissances, etde tant au milieu de tant de
par cette sage conduite, ilsaffranchirent. et sauvèrent detyrans, mais, deplus,
ques,
tlaplupartdes villes grec. Quoiqu'il en soït des effets de PENVIE contreles
est
et les principes éprouvés, Pindare dit,
gens dont la conscience
ser Ruc ne faut pas quitter le sentier de la vertu, avec raison, que pour l'appas
faiblesse et achetert trop cher la paix avec cettel (1). ce serait montrer trop de
tant plus qu'elle donne du relief à son
passion lâche et maligne, d'aus
car, à mesure qu'elle s'acharne sur le mérite objetlorsqu'elle travaille à l'obseurcir:
involontaire qu'elle lui rend, et manifeste quila blesse,elle rehausse Téclat
Tame qu'elle domine,: C'est
davantagel la bassesse' et la vileté de
ce qui faisait dire à Thémistocles, qu'il-n'enviait
redoute, (1) et L'homme de lestime vertueux, des honnêtes fort du témoignage de sa conscience, qui est le seul
fer autour de lui les serpens et les gens, viseare qui est la seule récompense qui le flatte, juge laisse quil sie
h
qui a commencés.
se Téclat
Tame qu'elle domine,: C'est
davantagel la bassesse' et la vileté de
ce qui faisait dire à Thémistocles, qu'il-n'enviait
redoute, (1) et L'homme de lestime vertueux, des honnêtes fort du témoignage de sa conscience, qui est le seul
fer autour de lui les serpens et les gens, viseare qui est la seule récompense qui le flatte, juge laisse quil sie
h
qui a commencés. mocgueurs; et schève tranquillement la carriert --- Page 11 ---
(9)
point le sort de qui ne fait point d'envieux ; et à Cicéron, qu'il avait toujours
été dans ce sentiment, quel'ENVIE acquise par la vertu était de ia gloire
En dernière analyse nous dirons que ceux qui s'abandonnent à la violence de cette pénible affection de l'ame, qui rend Phumeur si maussade et
a si chagrine, sont quelquefois exposés à éprouver un délire mélancolique, un
dérangement dans le systême cérébrales d'ou naissent une maigreur extrèmes
une veritable atrophie.
Lorsque T'ENVIE est poussée à ce degré qui la rend si nuisible à lécos
nomie animale, qu'elle peut être regardée comme une vraie maladie, il faut
la traiter comme l'affection hypocondriatique. Les bains domestiques, les eaux
minérales, les anodins, un régime diététique peuvent produire de bons offets;
mais à ces remèdes physiques, il convient de joindre les remèdes moraux qua
la philosophie et la religion fuurnissent, pour tacher de guérir l'esprit en méme tems que lon travaille à changer la disposition du corps : sans ceux-ci,
ceux-là sont ordinairement ineflicaces,
Portrait de PEncie, par J, B. ROUSSEAV,
Au pied du Mont oi le fils de Latone
Tient son empire, et, du haut de son trône,
Dicte à ses sceurs les savantes leçons
Qui de leurs voix régissent tous les sons,
Ln mnain du Tems creusa les vottes sombres
D'un antre noir, séjour des tristes ombres,
Ou l'ocil du monde est sans cesse éclipsé,
Et que les yents n'ontjamais caressé.
La, de serpens nourrie et dévorée,
Veille l'Envie honteuse et retirée,
Monstre ennemi des mortels et du jour,
Qui de soi-même est l'éternel vautour,
Et qui, trainant une vie abattue,
Ne s'entretient, que du fiel qui le twe.
Ses yeux cavés, troublés et clignotans,
De feux obscurs sont chargés en tout tems,
Au lieu de sang, dans ses veines circule
Un froid poison qui les gele et les brile,
Et qui de la porté dans tout son corps
En fait mouvoir les horribles ressorts.
Son front jaloux et ses lèvres éteintes
Sont le séjour des soucils et des craintes:
Sur son visnge habite Ja pâleur,
Et dans son sein triomphe la douleur,
Qui sans relâche à son àme infectée
Fait éprouver le sort de Prométhée,
INTERIEUR
Suivant les derniers rapports parvenus du Cap, il parait que
continue toujours à éprouver ces mouvemens de sensibilité
Christophe
rir ses serviteurs des vissicitudes de
quile portent à guéDans
ce monde en les envoyant dans
un de ces momens où son âme est. avide de jouissances, il a fait périr T'autre, leg
he la douleur,
Qui sans relâche à son àme infectée
Fait éprouver le sort de Prométhée,
INTERIEUR
Suivant les derniers rapports parvenus du Cap, il parait que
continue toujours à éprouver ces mouvemens de sensibilité
Christophe
rir ses serviteurs des vissicitudes de
quile portent à guéDans
ce monde en les envoyant dans
un de ces momens où son âme est. avide de jouissances, il a fait périr T'autre, leg --- Page 12 ---
( 10 )
3 Députés qu'il avait envoyés ici il y a environ 3 ans. On a de fortes rai
sons de croire que ces MM. ont encouru sa disgrace pour n'avoir pas atteint
le but de leur mission, qui, comme on sait, était de déterminer le Présidenti
résigner son autorité en faveur dé leur maitre.
fait mourir le
On assure aussi que ce saltimbanque couronné a
Capucin
Bresle, qu'il avait créé Archevèque de son prétendu Royaume.
Un fathdont une personne digne de foi nous garantit l'authenticité, c'est
le Débonnaire Christophe a fait brûler dernièrementics établissemens d'uque
de ses courtisans avait fait élever à grands frais,, et
ne guildeverie, n'avoir qu'un de concurrent dans le commerce de tafia. Mille et ucela pour
point
les
du ci-devant
ne petites gentillesses de ce genre sont passe-tems agréablés
cuisinier de lhôtel de la couronne.
été istallé le 23 du mois dernier,
Le Tribunal de Cassation ayant
en leur donnant le texte des
nous croyons dvir faire plaisir à nos lecteurs
discours qui ont été prononcsé à cette occasion.
DISCOURS DU GRAXD-JUGE
Citoyens Magistrats,
Une lutte glorieuse a placé la République d'Haiti au rang des Nations; du soin
toujours triomphante, en conquérant ses droits, elle a dû s'occuper semblent s'acde les consacrer par la sagesse de ses institutions: convenable ses destinées à notre caractère
complir. Couvert de T'égide d'ane marche Constitution d'un pas ferme dans le sentier de
et à nos mceurs, le gouvernement s'exécute
à la satisfaction générale
la loi, et son organisation
auguste graduellement puisse reunir des Magistrats, indCette cérémonie, la plus de T'ordre qui
et donne l'idée de la forque ce que Ton doit attendre
judiciaire,
est imposante, Vous
ce morale de la République, autant que sa force physique du dépôt
deleur
êtes chargés, en rendantj justice à vos concitoyens,
précieux
civile, Interprêtes de la loi, c'est de votre sagesse qu'ils en attendent
garantie Fapplication, et ils ont lieu d'espérer que vous remplinee w vos obligntions dans
toute leur étendue. difficile
soit votre tâche, obligés de concilier nos lois à pei
Quelque
que
avec d'anciens usages, votre responsabille
ne ébauchées sur Tordrejudiciaire, si vous n'étiez soutenus par un zèle et un patrio
vous effrayerait sans doute,
l'amour de la patrie sur des homtisme épuré; en effet, que ne peut fait tant produire d'orgueil, et sous un gouvernement od
mes dont le titre de citoyen
de famille! D'ailleurs, le choixe
les institutions libres sont basées surl'esprit
vous avez déjà don
clairé de S. E. le Président d'Harti, et les preuves que
vous
nées de vOs vertus et de vos talens dans les différentes magistratures que me
occupées, sont les garans de vOs sentimens, que je
avez successivement
fais honneur de partager avec vous.
d'entrer dans un plus long
Ce serait retracer votre conduite passée que
de
détail de vos devoirs, et rien ne peut être ajouté à votre satisfaction bonheur que
voir le bonheur de vos concitoyens se confondre avec des lois votre dont vous devene personnel, qui est essenticllement attaché à l'exécutien
envers la République et envers vous-mèmes.
concourrez par
Toreipebienr En entrant dans la carrière qui s'ouvre devant vous, découvrira vous d'insufisant
lumières, à faire connaître ce que votre expérience
yos
de vos devoirs, et rien ne peut être ajouté à votre satisfaction bonheur que
voir le bonheur de vos concitoyens se confondre avec des lois votre dont vous devene personnel, qui est essenticllement attaché à l'exécutien
envers la République et envers vous-mèmes.
concourrez par
Toreipebienr En entrant dans la carrière qui s'ouvre devant vous, découvrira vous d'insufisant
lumières, à faire connaître ce que votre expérience
yos --- Page 13 ---
ii )
lois
; la confection du code national et son déyeloppement
dans nos judiciaires adaptés à chaque branche de l'orgaisation s'exépar des codes particuliers tems
voUs consacrerez VOS veilles à remplir cè que vos
cutera en même de que mais de glorieux. Citoyens Magistrats, hi fallait
fonctions auront pénible, aussi sûr
celui
la Providence nous a
une main protectrice, un guide
que
que
accordé dans sa bonté, pour nous porter au période où nous sommes élevés:
l'ont rendu l'idole du peuple et le proclament le Père de la
ses rares qualités
sa douceur et sa douce abnégation, vertus si rares dans
patrie: c'est en imitant vous obtiendrez le plus beau prix de votre dévouement
le chef d'un Etat, que
et de vOS efforts: l'admiration publique: simultanémient
les mêmes
Uni de coeur et d'intention, dirigé
par
princiaidé sur-tout de VOS conseils et de vos lumières, je tàcherai de surmonpes,
la crainte de mon inexpérience pourrait m inspirer, et je m'engater ce que
de confiance avec vous dans la route difficile de mes devoirs.
gerai aved plus des vôtres est de renouveller le sermentede fidélité à la Ré.
Le premier
publique: serment qui est déjà gravé dans vOS coeuts. Cet acte que la loiprescrit, mettra le sceau à T'auguste caractère dont vous êtes revêtus.
A. D. SABOURIN,
DISCOURS DU DOvEN DU TRITUNAL DE CASSATION.
Citoyen Grand-Juge,
Désigné par le chefdu gouvernement pour présider la Cour de Cassation
due vous venez d'installer, je ne dois pas vous taire cembien je redoute le far.
deau de cette charge.
Si pour la remplir, le désir de bien faire pouvait suppléer aux talens, je
n'aurais rien de plus à désirer : mais, que je crains que mon insuffisance et mont
peu de lumière n'entravent ma bonne volonté Je compte sur la vôtre, mes
chers collègues. Cest devant vous, c'est à cette cour de justice, citoyens, que
les hommes doivent être veritablement égaux, comme ils le sont tous devant
Dieu. Comme Themis, la balance à la main, vous peserez avec scrupule, les
intérêts de la veuve et de l'orphelin, du pauvre et du riche.
En nous pénétrant de la dignité de nos fonctions, nous ferons tous nos efforts pour justifier le choix du gouvernement et nous rendre dignies de la confiance de nos cor.citoyens:
( Jurez dond avec moi, mes chers collègues, et vous, citoyen Commis4 saire du gouvernement, de maintenir de toute votre pouvoirla Constitution,
kde respecter dans l'oflice de votre charge, les lois de la patrie et les droits
< de vos concitoyens.
L. G. LINARD.
DISCOURS DU CoxisissAIRE DU GOUVERNE: M E
Citoyen Grand-Juge,
Nous venons d'entendre avec admiration le discours lumineux que vous
hous avez fait l'honneur de nous adresser: votre sollicitude, vos sages conseils,
tendant à porter chacun à ses obligations dans la charge dont il vient d'être
revètu, nous pénètrent d'une sainte émulation, et le résultat ne peut tromper
votre attente.
itoyens.
L. G. LINARD.
DISCOURS DU CoxisissAIRE DU GOUVERNE: M E
Citoyen Grand-Juge,
Nous venons d'entendre avec admiration le discours lumineux que vous
hous avez fait l'honneur de nous adresser: votre sollicitude, vos sages conseils,
tendant à porter chacun à ses obligations dans la charge dont il vient d'être
revètu, nous pénètrent d'une sainte émulation, et le résultat ne peut tromper
votre attente. --- Page 14 ---
1e )
Magistrats ! l'installation d'un Tribunal de Cassation est ufi
fait quel da Patrie reçoit aujourd'hui du Père qui la dirige; il a nouveau biens
reconnu que pour consolider un Etat, il convenait d'établir dans sa sagesse
ches d'adininuistration, qui, émanant toutes del'arbre sacré, différentes branbientôt dette douce harmonie, heureux fruit du soin paternel... s'étendent, forment
fait ALEXANDRE PETION, de militaire intrépide, sage et
C'est ce qu'a
avoir conduit à la tictoire; avoir expulsé nos tyrans, opposé éclairé ; après nous
rain aux projets pervers du nouveau Néron, notre dangereux une birrière d'efin rétabli la concorde dans la grande famille; loin de cherclier Voisin, à
avoir enlui seul, le fruit de si nobles travaux, par T'envahissement des recueillir pour
tion si commune à ceux qui gouvernent et toujours si fatale aux pouvoirs, droits ambis
toyens. Ils'est dépouillé de cet orgteil militaire et a concouru un des cimniers à organiser un Corps Législatif: ce corps composé de
des prese livrant aux travaux pénibles qui lui sont confiés, a bientôt, citoyens integres,
bienfesantes, assuré à chacun sa stireté individuelle, sa liberté et sa par des Lois
par Ces actes appuyés du Pouvoir Exécutif, l'esprit national se
propriété
sordre cesse, l'industrie reprend son activité, lagriculture renaissant ranime, de le décendres, marche à grands pas vers sa splendeur; le commerce refleurit, ses
ports sont souvent couverts de vaisseaux de toutes les nations, et tout nous nos dit
que FIndépendance d'Iaiti, bientôt avouée par les hautes ptissances, couronnera nos travaux. Cependant à qui devons-nous cette beureuse situation? à qui devrons-nous le triomphe de notre cause? Sans doute au
qub au milieu d'une mer orageuse, at travers les tempêtes,
pilote habile
sauve et conduit au port le vaisseau de l'Etat. environné d'écueils
Magistrats! appelé platôt par mon amour pour la Patrie
lens, à la charge que je vais avoir l'honneur d'exercer près de que par mesta
mier devoir est de vous soumettre l'importance des fonctions. vous, mon pres
remplir: investis de la confianice du Gouvernement, juges de que vOs vous aveza
vous devez porter dans votre saint exercice, cette ardeur infatigable, semblables, cetteintégrité qui distinguent les vrais magistrats; par là, vous
feurir
des loissur cetté terre, troplong-tems livréeaux ravages de fegez laffreuse l'empire
par là, vous acquerrez arec gloire la confiance de vOs concitoyens, en anarchie;
celle dugouvermement.
ianice du Gouvernement, juges de que vOs vous aveza
vous devez porter dans votre saint exercice, cette ardeur infatigable, semblables, cetteintégrité qui distinguent les vrais magistrats; par là, vous
feurir
des loissur cetté terre, troplong-tems livréeaux ravages de fegez laffreuse l'empire
par là, vous acquerrez arec gloire la confiance de vOs concitoyens, en anarchie;
celle dugouvermement. Qu'ilmes soitencore permis,inagistrats, de
justifnnt
les vertus les plus essentielles qu'exigent vos fonctions: la force, vous l'amour présenter de lat
vérité, la haine de l'ayarice; vous les avez pratiqués avec Jes succès
mettaient les cireoustances, durant votre exereice aux différens Tribunaux que perque vous venezde quitter. Cer n'est pas assez, il faut les. dans tout leur
éclat et les asseoir avec yous au degré où vOS talens vous porter ont placés. Un jurisconsulté instruit, expliquant ces vertus, a dit: 6 par la force, les
magistrats s'élèvent au-dessus des efforts de l'iniquité, et se rendent, par leur
courage, indépendans de tout cexqui pourrait les corrompre et les. porter à l'injustice: par l'amour de la vérité, qui doit être tel daus le cceur
ja vérité réside en eux, les juges discernent la vérité dans le des juges que
tice dans l'injustice,
mensonge, lajus
66 Par la haine del'avarice, enfin, desjuges se inettent au-dessus de tout
intérêt; ils regardent la justice comme leur fin, et dans cette vue, non setler
inent ils méprisent les biens qu'ils pourraient acquérin par linjustice, mais ils
le eraignent pas les pertes qui pourraient leur arriver pour rendrelj justicer --- Page 15 ---
13 )
autre homme
veaul
ke Le Magistrat, ajoute ce jurisconsulte, plus qu'aucun de
put et
a
influe sur les mceurs ; il lui est d'obligation stricte
vivre pour elles,
blic,
de toutes celles
honorent
tes
donner l'exemple des vertus par Ja pratique
qui
de
heureux.
toima Thomme, et le rendent vraiment
vos clients ; votre
non moins
stcer
Vous, Défenseurs, premiers juges de
charge,
vous.
des
sacrées :
ke Le Magistrat, ajoute ce jurisconsulte, plus qu'aucun de
put et
a
influe sur les mceurs ; il lui est d'obligation stricte
vivre pour elles,
blic,
de toutes celles
honorent
tes
donner l'exemple des vertus par Ja pratique
qui
de
heureux.
toima Thomme, et le rendent vraiment
vos clients ; votre
non moins
stcer
Vous, Défenseurs, premiers juges de
charge,
vous.
des
sacrées : pres
que celle des Magistrats,
impose
obligations
rriered importante devez, dans les causes qui vous sont confiées, porter toute votre sagaavoir vous
la vérité, la montrer à vos clients, et être toujours médiateurs
cité à en saisir
I
de cette vérité entre eux et les juges.
mes chers
irs, atnis
Réunis dans cette auguste enceinte, vous avez entendu,
IS
dese
lexpression de nos engagemens. Contracter avec le gouvernecompatrioces,
de
s'élevaient
dest
c'est contracter avec vous. Si quelques discussions famille
ment,
vos
integn
si une nécessité vous portait à recourir à vOS juges ; jaloux de
entre vous,
de toutes passions, ils reconnaitront ces droits : votre cause
droits, dépouillés
prom
et
suivant les lois protectrices de la nation.
sera sespectée jugée
vous : la
en est dans
Voila, Magistrats, ce que je promets pour
garantie
il
ant
votre amour pour la patrie vous en avez plus d'une fois donné des preuves,
leurit, ne peut varier.
it nouse
L. G. AUDIGE
aces, COR
situatig
bte
VA R IE T ES.
décure
ar mest
Ox lit dans un des derniers journaux américains qui nous sont parvenuss
mont DeS Tanecdote suivante :
envoya chercher un
ous avet
Un homme, à Brest, étant à l'extrémité,
prêtre pour
emblabe en recevoirl Textréme-onction, que celui-ci refusa de lui donner, à moins que
cettei le mourant ne restituât les biens du clergé qu'il avait acquis dans la révolution:
Temne
Le moribond lui représenta en vain, qu'il les avait achetés à leur valeur,
anarcie et que c'était le patrimoine de sa nombreuse famille; rien ne peut toucher
justiix l'ecclésiastique qui le menaça de la damnation- et de l'enfer. Quelques jours.
présent après, le malade étant mort, le prêtre refusa de l'enterrer avec les cérémonies.
mour de etles ptières usitées par TEglise, sous prétexte qu'il n'avait pas reçu l'extrê
me-onction, et assura la familledu défunt qu'il était certain
le diable s'emquere
que
Tribunan parerait de son corps pendant la nuits
ancien soldat à
du mort
toutl lcu
Les parens allarmés préposèrent un
la garde
et
le munirent d'alimens et d'une arme pour se défendre. A minuit, la porte s'ouforce, vrit avec fracas, et trois personnages, vêtus en DIABLES, se pronienérent dans
t, par l'appartement pour intimider le soldat qui, n'ayant jamais bronché devantlenrtera
nemi, se contenta de leur dire : Messieurs les diables, s'il y en a un seul de
vous qui mette la main sur ce cadavre; je la lui coupe avec mon sabre,
Après un moment de silence, le
hardi ayant saisi le mort par les
plus
pieds et un autre par la tête, le soldat tint sa parole et de deux coups de sabre, il
la main de lun et blessa l'autre à
S detal
coupa presqu'entièrement
l'épaule
pon. SeLk il s'ensuivit un combat dans lequel les diables, ayant le dessous, prirent la: fui4
: umals te, laissant après eux beaucoup de sang, qui avait toute T'apparence d'être du
usticer sang humain.
ayant saisi le mort par les
plus
pieds et un autre par la tête, le soldat tint sa parole et de deux coups de sabre, il
la main de lun et blessa l'autre à
S detal
coupa presqu'entièrement
l'épaule
pon. SeLk il s'ensuivit un combat dans lequel les diables, ayant le dessous, prirent la: fui4
: umals te, laissant après eux beaucoup de sang, qui avait toute T'apparence d'être du
usticer sang humain. --- Page 16 ---
(11 1
Le jour suivant, la famille s'adressa au préfet et lui raconta toutes les
circonstances de l'aftaire. Ce magistrat envoya aussitôt mander le prêtre qui
avait refusé lextremne-onction, et sur l'excuse du mauvais état de sa santé,
qui l'empèchait d'obéir, le préfet envoya une garde avec ordre de l'amener,
Sa blessure ayant tout découvert, les complices de cet intéressé fanatique, ainsi que lui, ont été dûment emprisonnés.
cherché en
semLe MOUVEMENT PERPETUEL, qu'on a toujours
vain,
ble avoir été découvert au moyén du galvanisme: On voit actuellement dans
le cabinet du physicien Roberston, à Paris, deux piles galvaniques, sèches,
de 15 pouces de hauteur, exécutéés à Veronne, par le professeur Zamboni,
et qui attirent alternativement un balancier assez lourd. L'oscillation continue
de ce balancier fait marcher une pendule qui, depuis trois ans, ne s'est jamais
arrêtée. Mr. Roberston cherche dans ce moinent le moyen de donner à ce
mouvement un isochronisme qui en rende le résultat plus ntile.
Un Journal des Pays-Bas a annoncé, sous la rubrique de Bruxelles,
qu'ily avait eu, dans l'Eglise de Ste:-Catherine de cette ville, une cérémonie
religieuse à l'occasion du baptême d'un garçon, septième né de la même Couche. Un autre Journal (Amst. Courant.) en rendant compte de ce phénome
ne, en rapporte un autre bien plus extraordinaire: 66 L'épouse du sieur Frans
Outerwelder, aubergiste, tenant l'hôtel de Roode-Law, est accouchée de huit
garçons et d'une fille. 27 La précision avec laquelle le Journal rend comptede
ce phénomène, semble ne point pernettre de le révoquer cn doute.
On trouve également dans un Journal Allemand l'exemple d'une rare fécondité. Une femme du village de Durrmantz, pays de Wurtemberg, dans
l'éspace de 9 mois et quelques jours, est accouchée deux fois, età chaque couche de trois enfans. La mère a 15 enfans vivans; dans trois couches elle a eu
des jumaux, et une de ses soeurs cadettes a et 4 enfans dans l'année, deuxà
chaque couches Les Journaux de Munich rendent compte d'une opération chirurgicale qui fera, disent-ils, époque dans les annales de lart. Une fille àgée ede
27 ans, avait depuis 9 ans perdu le nez par un ulcère chancreux qui lui avait
rongé jusqu'à l'os VAMÉR. Le 14 Août, le Docteur Reimer lui forma un nouveau nez en coupant la peau du front, et en la renversant sur la racine du nez
rongé. Cette opération a complettement réussi, disent les mêmes Journaux;
la circulation s'est promptenent établie, et, au bout de dix jours, la malade d
été pourvue d'un nez qui remplit toutes les forictions naturelles.
NOUYELLES
PARIS-Pat ordonnande du 12 Septembre, le Maréchal Gouvion St.-Cyr
Ministre de la Marine, a été nommé Ministre de la guerre, en remplacement
du Duc de Feltre, démissiontiaires
etciPar ordenrrance du même jour, le Comte Molé, pair de France,
devant Directeur-Général des ponts et chaussées, a été noumé Secrétaire-d'E
tat au Ministère de Ja Marine.
smLe gouvernement français a envoyép plusieurs bâtimens à la Jamaique
ande du 12 Septembre, le Maréchal Gouvion St.-Cyr
Ministre de la Marine, a été nommé Ministre de la guerre, en remplacement
du Duc de Feltre, démissiontiaires
etciPar ordenrrance du même jour, le Comte Molé, pair de France,
devant Directeur-Général des ponts et chaussées, a été noumé Secrétaire-d'E
tat au Ministère de Ja Marine.
smLe gouvernement français a envoyép plusieurs bâtimens à la Jamaique --- Page 17 ---
( 15 )
tous les français qui, jettés dans ce pays par les circonstances,
pour recueillir quelques diflicultés de position,
y sont retenus par
de la ci-devant garde impériale ont été condamnés
an
Deux grehadiers cause de conspiration contre le gouyernement actudernièrement à mort, pour nommé Chayoux, était décoré de Ja croix delaléel de France. L'un d'eux
Aumoment de se rendreaulieu Bsdohossedonspaipos
gion d'honneur. afin de ne pas éprouver Thumiliation d'étre
Tengagea à retirer sa décoration, sans lui ré o.dre, prend la croix, la roue
degradé pabliquement. Chayoux,
sechs avec le ruban et T'avale,
amoo
MrRIDIONALE. conti
Suite de V'article intitulé AMERIQUE
de la Révolution de la Nouvelle - Grenade. Sommaire
comprend les provinces quisont situées entre Gua;
ruxel
La Vénézuéla Nouvelle-Grenade et le Pérou. On en compte vingt-deux, savoir: Pamplona,
rémou tamala,
Tunja, Soccoro, Maraquita, Cundinamarca, Antioquia, Popayan,
Cassamare,
mec 0U
Choco, Carthagena, Rio-Hacha, Santn-Martha, Panama, Veraguas,
Neyva,
Comme la côte
hénon Quito, Qnixos, Maynas, Guayaquil, Cuença, Loxaet Jaen,
ar Fra
présente à lEst, celle de la Grennde termine le contour vers
de Vénézuélase
de
de la mer des Caraibes, et passant par listhme de Darien, la vue s'éTOnest
jusqu'à VEquateur. On estime sa population à 2,500,000 âmes
tend presque 35,000 habitent la capitale, Santa-Fé de Bogata. Ici, la révodont environ
celle de
On dérarel lution fut contemporaine et intimement liée à
Vénézuéla,
a
dal
défaits
dernière
g
les chefs patriotés étaient
dans cette
projà vu Jorsque
jue
allaient se recruter dans la première afin de pouvoir entreprendre de
vince,
S
ellea nouvelles opérations. Comme en Vénézuéla, plusieurs des provinces n'étaient
deu
de
de la Junte centrale de Santa-Fé. Santa-Martha
pas non plus Topinion
voulaient une indépendancé
était royaliste, Carthagène et d'autres provinces
ce
chin distincte. Un certain général Narino a figuré comme le principal chef.dans
Il est maintenant prisonnier à Cadix. Les troupes patriotiqués se
quartier. ul 12 battent entr'ellés comme elles se battaient contre les royalistes ; et le résultat
uinne général parut être que, troublées et déchirées par des divisions intestines, ces
dur provinces ont été presqw'entieremant soumises.
ient une indépendancé
était royaliste, Carthagène et d'autres provinces
ce
chin distincte. Un certain général Narino a figuré comme le principal chef.dans
Il est maintenant prisonnier à Cadix. Les troupes patriotiqués se
quartier. ul 12 battent entr'ellés comme elles se battaient contre les royalistes ; et le résultat
uinne général parut être que, troublées et déchirées par des divisions intestines, ces
dur provinces ont été presqw'entieremant soumises. En Juin 1816, Morillo entra
purnaa dans Santa-Féde Bogota. Carthagène aussi a été forcée de se soumettre. Mais
nalade la difficulté de rétablir l'ordre dans ces provinces semble presque isurmontable. Morillo même dit dans ses dépèches: 6 Chaque province veut un mode
de gouvernement différent; la Guerra a muerte ct les haines qu'elle a créées P
la destruction d'un des deux partis. ne sauraient être étouffées que par
Sonmaire de la Révolution a Buenos- Ayres et au Chili,
Nous sommes transportés par notre sujet des régions septentrionales à
l'extrémité méridionale du vaste continent de l'Amérique du Sud. Le Rio
laceme del la Plata, bordé par le Brésil, le Pérou, lè Chili et la Pantagonie, contient
divise en
hautes et en
basses, comEL
provinces
e,
vingt provinces qu'on
provinces ou
ne les renferment
Les
aure-d1
me elles renferment les Cordilières' qu'elles Santa-Crux de Sierra, pas. la Paz,
hautes sont: : Maxos et Chiquito, Apolobamba,
(ochabamba, Corangas, Misque, Paria, Charchas, Petosi et Aracama. Les
amaie --- Page 18 ---
16 )
basses sont : Tarija, Salta, le Paraguay, Tucuman,
Monte Video, ou Banda Oriental et Buenos-Ayres. Cordova, La Cuyo, Entrerig
eI
1,300,000 âmes ; Buénos-Ayres, la capitale, en contient population est de
nière ville fut le foyer de l'insurrection, dans cette
60,000. Cette derles autres provinces, le théâtre de
région qui a été, comme
tale renferme dans son. sein beaucoup querelles de factions. et de divisions sans fin. La capis
guerre de deux côtés opposés. Vers le haut Pérou Il lui a fallu soutenir la
général royaliste Goyenéche, et ensuite contre
et le Paraguay contre le
contre Elio, Leur champ de bataille s'étendait Pézuela, et vers Montevides
sule, depuis l'Océan Atlantique jusqu'à l'Océan presque à travers la Péningas abandonna Ja caiise royale et joignit les patriotes Pacifique. de Le général Artilutte devint générale ef obstinée, et
la ville de
Buénos-Ayres. La
voir des independans. l'ambition des quoique Artigas, des
Montevideo fàt au pouPosades, et des Jonte, fit naitte l'anarchie,
Alyear, des Rondeau, des
chacun de ces chefs visait au pouvoir suprême, parce Une qu'oubliant l'intérêt général
avec fureur, ravagea ces contrées, jusqu'au tems où ces guerre de partisans faite
un nommé Puyreddon, nommèrent un congrès, qui décréta partis, le 9 influencés Juillet par
l'Indépendance des provinces de Rio de la Plata.
des Jonte, fit naitte l'anarchie,
Alyear, des Rondeau, des
chacun de ces chefs visait au pouvoir suprême, parce Une qu'oubliant l'intérêt général
avec fureur, ravagea ces contrées, jusqu'au tems où ces guerre de partisans faite
un nommé Puyreddon, nommèrent un congrès, qui décréta partis, le 9 influencés Juillet par
l'Indépendance des provinces de Rio de la Plata. Du côté du
1816,
volutionnaires, se trotvant victorieux, firent une incursion
Pérou, les ré
Chili, Artigas cependant s'était emparé, pour son
jusqu'au de
centre du
que les Portugais reprirent dans le mois de Janvier compte, 1817. Montevideo,
Sommaire de ia Révolution au Chili,
Dans cette province, qui est située entre les Cordélières et
fique, et qui contient une population de 800,000
la l'Océan Paci. aussi en 1810, Les trois frères Carrera en étaient habitants, l'âme; ils révolte éclata
par d'autres Chefs, tels que O'Higgins et M-Kenna. La étaient secondés
glissa bientôt parmi eux, et tandis qu'ils vidaient par les armesl mésintelligences se
Tarmée royale sortit de Lima, envahit la province et y
la leurs différents,
passage des Cordélières par les Péruviens commandés porta désolation. Lo
victoire que celui-ci remporta à Chacobuco, en Janvier par St.-Martin, et la
listes, en a chassé de nouveau ces derniers,
dernier, sur les Roya
Sommaire de la Récolution au Merique. La dernière province dont nous parlerons c'est le Mexique ou la
le-Espagne, séparée des autres provinces comme si elle
Nouvel-. Continent. Ce vaste pays consiste en deux
appartenait à un autre
que et le Yucatan, et en deux
Copininenier-Genéraies le Mexiles intérieures et les provinces Commandherier-Ciencaian occidentales
les provinces orientaportée à 6,000,000 d'habitans dont la capitale intérieures, seule
La population y est
conspiration y fut surtout T'ouvrage des Prêtres. en contient 140,000. La
en était le Chef. Un de ses collègues, chanoine de Hidalgo, curé de Dolorés,
ga, découvrit, en mourant, le secret des conspirateurs, Valladolid, nommé Jurritems la marche de la conspiration. Hidalgo,
et précipita avant le
qui volaient sous ses étendarts et il se trouva cependant, bientôt à la enflammait tête d'une les Indiens
100,000 combattans. Vénégas, nouveau
armée de
Cadix, Oéa résister aux patriotes conduits Vice-Roi, leur nommé par la Régencede
par
Géncralisie-Preire. Ce --- Page 19 ---
( 2 17 )
revêtu d'un uniforme bleu d'une richesge
ntrers derier ne paraissait en public, que
L'habit était brodé en or et en arESt (lonissante, lès revers étaient écarlates. disIl portait une ceinture noire richement ornée, et sur sa poitrine on
come gent:
ou était gravée l'image de la Vierge de la Guadeloupe,
tinguait une médaille,
blancs et bleus
les
La Cah très révérée au Mexique, Ses drapeaux étaient
la comme de
ltenr bannières des anciens Empereurs d'Anthuac.
que
L'habit était brodé en or et en arESt (lonissante, lès revers étaient écarlates. disIl portait une ceinture noire richement ornée, et sur sa poitrine on
come gent:
ou était gravée l'image de la Vierge de la Guadeloupe,
tinguait une médaille,
blancs et bleus
les
La Cah très révérée au Mexique, Ses drapeaux étaient
la comme de
ltenr bannières des anciens Empereurs d'Anthuac. Vénégas opposa purssance
contre
contre cet appareil effrayant. Il fit excommunier Hidalgo et. ses partil'église
du Mexique. La fortune sembla d'abord favoriser Hi
sans BenfArchesbque tout héritique et excommunié qu'il était, battit un corps royaliste,
dalgo, qui
in
Troxilh, à Monte las Cruces et s'approcha même de la capitalé, quil
res. EOuS
pas par des raisons qui ne sont pas encore connues. Il Se retira donc
n'attaqua
aup
par Calleja, quiavec seulement 6000 hommes renversg
en désordre poursuivi
furent
eau, les Indiens ct en tua 10,000, Deux cents prisonniers espagnols
miassagenen Crés. en représailles, Cette guerre continua jusqu'en Mars 1811 qu'Hidalgo et
tansian
furent pris, 52 furent exécutés sur le champ de bataille. Le
son état-major
la mort, Hi
Incéste chef ef dix autres ayant êté conduits à Chiguaga, y souffrirent
1816 daigo-ayant été préalablement dépouillé de ses ordres. D'autres Chefs, ainsi
les
Moreios et Rayon; homme de loi, alimenterent la guerre. Morelos défenque
entred dit long-temps la côte du Sud, mais il fut fait prisonnier et fusillé par derrière
ateride ilya environ. un an et demi, On a peu entendu parler de Rayon depuis 1812,
quil avait pris des positions avantageuses dans un pays montagneux et de
dificile accès, et qu'il tenait les royalistes en échec. Calleja soupçonne la bonne foi du Gouvernement de Washington : le débarquement du jeune Mina en
au
semble
an Pac Mai 1817, pour raliumer de. mouveau la guerre civile
Mexique,
e Clatl justifier ce soupcon. On' a pes encore reçu de nouvelles des opérations de Mieconde na, et les dernières dépèches du Commandant royaliste disent: s A moins que
rencer les frontières ou les côtes ne soient attaquées, ou que les Américains du Nord
frerent ne se déciarent ouvertement pour les insurgés, ou qu'enfin Joseph Bonaparte
100. I et ses partisans ne réussissent, en obtenant de T'argent, à réaliser leurs plans,
n, eti rien ne peut me faire penser que l'autorité du Roi puisse être anéantic.-Et,
sRor en vérité, excepté à Fuebla ou se trouve le resté des patriotes, toute la contrée était tranquille sous de Apodaca, Vice-Roi, d'un caractère doux et
çonciliant, et qui a remplaçé Calléja,
Noure
NOUVELLES MARITIMES
autre
Mes
ARRIVAGES DES BATIMENS AU PORT-AU-PRINCE,
orienta
nye
Du 7 Novembre.-Le bat. esp. Elcarna, cap. Dominique, ch. de cacaos,
0. ven. de Baracour. -Dudit.-La goel. am. Sally, cap, Mather, ch. de comesPoloré tibles, ven. de New-Yorck.- Dudit.--Le bric ang. Rembler, cap. Williams,
Jur ch. de march, sèches, ven. de Liverpool.- - Du 8.La goél, am. PEtion, cap. vant J. Ashby, ch. de com. ven. de New-York. Du 8.Le bric.
, cap. Dominique, ch. de cacaos,
0. ven. de Baracour. -Dudit.-La goel. am. Sally, cap, Mather, ch. de comesPoloré tibles, ven. de New-Yorck.- Dudit.--Le bric ang. Rembler, cap. Williams,
Jur ch. de march, sèches, ven. de Liverpool.- - Du 8.La goél, am. PEtion, cap. vant J. Ashby, ch. de com. ven. de New-York. Du 8.Le bric. am, febernicr,
nduens cap. Wiliams, ch. de com. ven. de Welmington. LDudit.--Le nav. prusien,
At e
Junghe Anna, cap. Childs, ch. de com. et' march. sèc. ven. de Bordedux,
ncece Du9-Lel bric ang. Anna, cap. Aowers, ch. de mar. sèch. ven. de Londres
Ca
-Dudit.-La goel, am. Ellin, cap. H. Deckton, ch. de com. ven, de Nors --- Page 20 ---
18 )
folk.Dn 11.-Le nav. brêm. Catherine, cap. Mehrton, ch. de com. etmih
sèc. ven. de Brêmes.--Du 15.La goël. am. Spy, cap. Sprengt, ch. de com,
et mar. sec. ven, de New-York Du18--Lagoel. am. Hornet, cap. Whalt,
ch. de prov. et bois de const. ven. des Etats-Unis. DEPART DES BATIMENS DU PORT-AU-PRINCE,
Du ler. Novembre.-La goël. hait. Victoire, C. Gallatin, ch. de campb
ches, al. à St.-Thomas. Du 5.-La goël:hat: Fdrtune, C. Laurent, al.aut
iles voisines. Dudit.-La goël. am. Milo, C. Snoov, ch. de café et d'écal. les, al. aux E.t.--Dudt-le bric am. Reissisun, C. Garner, al. aux E-U
ch. de café, camp. et oranges. Du 6.Le bric am. Lovely, Ci Clinchs,l
à la Havana, ch. de café, sucre et camp.- = Du 7.La goël. am. AnnaMe
ria, C. Slasburg, al aux E.-U, ch. de café, camp. et écailles.- Dudit.-Li
goël. am. Paragon, C. Spec, al: aux E.-U., ch. decafé, camp. et écailles. Dudit-La goël. ani. Boockby, C. Seppny, al. aux É.-U., ch. de café et lest
Du 12.La goël. ant. Mapoule, C. Nartigue, al. à la Nouvelle-Orlèas,
ch. de cacaos, camp: et marc. sèc. Du 15:-La goël. an. Hélène, c.Dik
son, al. à St.-Yago de Cuba, Ci de prov.- Dudit.-La goël. hait. La Bele
Louise, C. Stanislas, al. aux iles voisines, ch. de mais.- Du 18:-Lebrica
Marguerite, c. Lavvrance, al: aux E.-U, ch. de café, camp. et sures
ARRIVAGES DES BATIMENS A JACMEL, DU 1er. AU 31 OCTOBRE
Du 4 Octobre-La goël. hol. Zee Bloem, C. Georges de Léon, ch.de
et march: sèch. ven. de Curaçao. -Du 8.-Le bateau hol. Tvveelen
prov. C. Wagnaan, ch. de prov. et march. sèch. ven. de Curaçao.- ---Du 15gen, Le bric am.
café, camp. et sures
ARRIVAGES DES BATIMENS A JACMEL, DU 1er. AU 31 OCTOBRE
Du 4 Octobre-La goël. hol. Zee Bloem, C. Georges de Léon, ch.de
et march: sèch. ven. de Curaçao. -Du 8.-Le bateau hol. Tvveelen
prov. C. Wagnaan, ch. de prov. et march. sèch. ven. de Curaçao.- ---Du 15gen, Le bric am. Cincinnatus, C. Parsons, ch. de prov. et march. sèch. ven. de Gloi
cester.-Du 16.Le bal. hol. Fanny, C. C. Hachet, ch. de prov. ven. de Ci
Du 20.-La hol. Dotothée, C, Debroth, ch. de prov. v. deCur
raçao.- Dv 21.Le bric g. ong. Friends. C. Grisley, ch. de march. sèch. v. de
Jersey.- çao.-
Du %-La g. am. Xecerter, C. Eperly, ch. de com. V. de Baltimore
DEPARTS DE JACMEL, DU 1er. AU 31 OCTOBRE. Du 3.-Lage am. Géhéral Jackson, C. Hocoland, ch. de café, &c. al.a
Cayes. Du 14.-Le bat. hol. Tweulengen, C. Wagaan, ch. de bois d'ace
jou, al. à Curaçad. Da 25.--Le bat. hol. Fanny, C. Xachet, ch. de caft
&c. al. à Curaçao.- Du 30.--La g. haît. Surprise, C. Rogex, ch. de cafs
al. à Azoo Du 31.-La gi hol. Dorothée, C. Debroth, ch. de café, &c.a
à Curaçao;
Pria courans des principales denrées en gros. Café,
36 sols:
Suere
(-11 g. le 8Coton,
88 gourd. le 8
Sirop.. g. le -
Farine,
22 g. le baril. --- Page 21 ---
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Huile,
.12 g. le panierz
Savon,
.7 g la caisse.
Chandelle,
37 C. à la livre:
Beurre,..
.37 C. 3 dto.
Mantègue,
.62 C. dto.
Vin en barrique,
72 g.
ENIG M E.
Du simple villageois j'habite la chaumière;
Etj je brille toujours dans les riches palais.
Des plus grands conquérans, la débile paupière,
na
De mes sombres réduits cherche l'heureuse paiss
Des secrets de l'amour je suis dépositaire
Des malheureux mortels je vois Onir le sort.
Et l'orgueil dans mon sein insultant à la mort
et
Fait d'une pompe vaine éclater la chimere.
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Lemot de la dernière Enigme est CHAMF
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ARRIVAGES DES BATIMENS A JACMEL, DU 1er. AU 31 OCTOBRE
Du 4 Octobre-La goël. hol. Zee Bloem, C. Georges de Léon, ch.de et march: sèch. ven. de Curaçao. -Du 8.-Le bateau hol. Tvveelen prov. C. Wagnaan, ch. de prov. et march. sèch. ven. de Curaçao.- —Du 15gen, Le bric am. Cincinnatus, C. Parsons, ch. de prov. et march. sèch. ven. de Gloi
cester.-Du 16.Le bal. hol. Fanny, C. C. Hachet, ch. de prov. ven. de Ci
Du 20.-La hol. Dotothée, C, Debroth, ch. de prov. v. deCur raçao.- Dv 21.Le bric g. ong. Friends. C. Grisley, ch. de march. sèch. v. de
Jersey.- çao.-
Du %-La g. am. Xecerter, C. Eperly, ch. de com. V. de Baltimore
DEPARTS DE JACMEL, DU 1er. AU 31 OCTOBRE. Du 3.-Lage am. Géhéral Jackson, C. Hocoland, ch. de café, &c. al.a
Cayes. Du 14.-Le bat. hol. Tweulengen, C. Wagaan, ch. de bois d'ace
jou, al. à Curaçad. Da 25.—Le bat. hol. Fanny, C. Xachet, ch. de caft
&c. al. à Curaçao.- Du 30.—La g. haît. Surprise, C. Rogex, ch. de cafs
al. à Azoo Du 31.-La gi hol. Dorothée, C. Debroth, ch. de café, &c.a
à Curaçao;
Pria courans des principales denrées en gros. Café,
36 sols:
Suere
(-11 g. le 8Coton,
88 gourd. le 8
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Farine,
22 g. le baril. — Page 21 —
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Huile,
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Savon,
.7 g la caisse.
Chandelle,
37 C. à la livre:
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.37 C. 3 dto.
Mantègue,
.62 C. dto.
Vin en barrique,
72 g.
ENIG M E.
Du simple villageois j'habite la chaumière;
Etj je brille toujours dans les riches palais.
Des plus grands conquérans, la débile paupière, na
De mes sombres réduits cherche l'heureuse paiss
Des secrets de l'amour je suis dépositaire
Des malheureux mortels je vois Onir le sort.
Et l'orgueil dans mon sein insultant à la mort et
Fait d'une pompe vaine éclater la chimere. c.Di
Lemot de la dernière Enigme est CHAMF rI
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