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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1817-11-01.
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LABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
N. VII.
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal parait les ler, et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance;
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois ;
8 gourdes pour trois mois.
S'adresser a M, COLOMBEL, Secrétaire particulier de 8. Ez,
le Président d'Haiti.
AU PORT-AU-I PRINCE,
DE L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
:5
1817.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
ut.
Ce Journal parait les ler, et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance;
25 gourdes pour un an;
14 gourdes pour six mois ;
8 gourdes pour trois mois.
S'adresser a M, COLOMBEL, Secrétaire particulier de 8. Ez,
le Président d'Haiti.
AU PORT-AU-I PRINCE,
DE L'IMPRIMERIE DU GOUVERNEMENT,
:5
1817.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
Por --- Page 5 ---
(3)
Port-au-Prince, le ler. Novembre 1817, an 14 de lIndépendance d'Haiti,
POLITIQUE
Fin des Considérations sur PIle d'Haiti, par J. S. MILSCENT,
Haitien.
ARTICLE X.
L.n gouvernement de la République d'Haiti étant composé d'une représens
tation nationale ou corps législatif, d'un sénat et d'un pouvoir exécutif, réunit
les élémens nécessaires à la création des bonnes lois, à leur exécution et à la
conservation de la constitution; mais comme le pouvoir exécutif ne peut par
lui-mème s'occuper des détails des diverses branches de l'administration publique, il était indispensable d'établir ici, comme dans les autres Etats policés,
des subdivisions de L'autorité. L'ordre judiciaire, la plus considérable émanation
delasuprème magistrature, est maintenant organisé demanière queles intérêts
des citoyens seront pesés dans la balance de lequitéet que les êtres malfaisans
et immoraux qui se plaisent à désoler la société ne pourront plus jouir, delimpunité. Si, comme il n'est pas douteux, les organes des arrêts de Thémis,
inaccessibles à la prévention, apportent constamment à leurs jugemens la sagacité et Timpartialité quidoivent toujours êtrel les guides des bons magistrats,
ils seconderont puissamment les intentions du gouvernement et ils hâteront
l'ceuvré de Ja civilisation, en contribuant efficacement à épurer.la morale,
blique. En ne s'écartant jamais des principes qui servent de base à la juris- puprudence des nations éclairées, ils nous mettront à Tabri des sarcasmes et des
injures que de certains hommes ne manqueraient pas de diriger contre nous,
SI nous voulions nous rendre compétens sur des matières dont la connaissance
appartient à des étrangers, et ils nous épargneront la peine de leur faire des
réponses qui rappellent des malheurs dontlhumanité réclame l'oubli. Les Européens cont les yeux sur nous; fiers d'être nos ainés dans la carrière de l'instruction, ils se croiraient en droit de nous traiter comme des apprentis brouillons toutes les fois que nous nous écarterions des convenances. Nous ne devons nous occaper que de ce qui est soumis à nos lois ; toute spéculation faite
par des étrangers, dans leur intérêt unique et hors de notre territoire, n'étant
obligatoire que pour eux, est du ressort de leurs tribunaux respectifs : si nous
n'avons pas de cause à porter devant leurs juges naturels, ils peuvent récuser
Jes nôtres. A la vérité, ils ne sont pas dispensés des procédés que
dent la politesse et Ja justice; mais, quand même ils les fouleraient recommance ne saurait être pour nous un motif d'imiter un exemple
la aux raison pieds, réprouve. Le sentier que nous suivons doit nous maintenir que dans des habitudes pacifiques, des mceurs douces et dans les usages des nations civilisées.
'avons pas de cause à porter devant leurs juges naturels, ils peuvent récuser
Jes nôtres. A la vérité, ils ne sont pas dispensés des procédés que
dent la politesse et Ja justice; mais, quand même ils les fouleraient recommance ne saurait être pour nous un motif d'imiter un exemple
la aux raison pieds, réprouve. Le sentier que nous suivons doit nous maintenir que dans des habitudes pacifiques, des mceurs douces et dans les usages des nations civilisées. --- Page 6 ---
(4)
Cen'est que sur le champ de bataille que nous devons être intraitables.
truction, loin d'affaiblir notre caractère et notre courage, leur donnera Linsi
trempe plus forte: car la réfiexion éclairée fait mieux sentir la nécessité une
ce qui est indispensable. D'ailleurs, il nous parait convenable de
de
nos ennemis la jactance et les inveetivesi A quoi servent les provocations reléguer à
les menaces 2 Nous ne craignons pas la guerre; mais nous n'avons aucun Su- et
jet de désirer l'effusion du sang. Intrépides aux combats, nous ne voulons
effrayer l'humanité quand nous avons suspendu nos armes: Au moindre dan pas
ger qui nous menacerait, nous les ressaisirions simultanément; mais il nous
drait encore regarder comme un malheur la nécessité de donner la mort à fau. nos
agresseurs.
La création des conseils de notables dans. les communes de la
est une des plus sages institutions : composés de citoyens intéressés Républiqus à
nir l'ordre et la tranquillité, ils s'occuperont avec fruit des détails administra mainte,
tifs auxquels lel gouvernement ne pourrait se livrer sans créer de nouvelle
secrétaireries d'Etat et des agens intermédiaires. Les conseils de notablesse
ront autant de municipalités chargées de la police de la République. La dé
nonciation des abus, des infractions aux lois; la confection du
la
surveillance des cultures, des approvisionnemens, des bestiaux, de cadastre, l'entretia
des routes, de la réparation des ponts et chaussées, du nettoyage des rues, de
la salubrité de l'air, des poids et mesures, de la circulation et du cours des
monnaies, de la répartition du droit de patente, des maisons d'éducation et
des édifices publics, sont de leurs attributions. Ainsi, ils pourront
ment coopérer avec le gouvernement à assurer la prospérité nationale. puissam Leur
patriotisme leur rendra moins pénibles les premiers travaux dont ils auront à
soccuper. Les mesures sanitaires, le nettoyage des conduits
les
eaux dans les fontaines publiques; l'enlèvement des immondices, qui portent
tres objets essentiels, méritent leur attention: en la dirigcant sur plusieurs tout ce au
niettre notre existence
qui
peut
a l'abri des atteintes des maladies aiguès, ils ac
querront un véritable titre à la reconnaissance de leurs concitoyens et à li
bienyeillance du gouvernement.
Le pouvoir exécutif étant secondé par un des premiers corps de l'Eut
et par des autorités secondaires, embrasse l'ensemble des affaires.
s'arrêter aux distributions locales: dégagé des soins partiels de publiquessam l'administre
tion, UT grand objet doit l'occuper essentiellement, le salut public. Les divers
points sur lesquels repose la sûretéde l'Etat: me sauraient échapper à la pers
picacité de son chef. La défense d'un pays a ses élémens comme tout autre
art; les vivres, les munitions, les armres sont nécessaires' pour résister àlatta
d'un ennemi: : T'organisation d'une armée est indispensable, soit sur lepied
soit sur celui de paix. Fous les Haitiens sont
à
IRIa
appelés défendre
la patrie quand elle est menacée; mais le service alternatif et, pour ainsi dire,
volontaire, ne leur donne pas tout le caractère ni les habitudes
convien
hent à des militaires. Le gouvernement a besoin d'hommes qui dant
tout Etat où il veut être respecté et obéi conformément aux lois. disciplinés
: T'organisation d'une armée est indispensable, soit sur lepied
soit sur celui de paix. Fous les Haitiens sont
à
IRIa
appelés défendre
la patrie quand elle est menacée; mais le service alternatif et, pour ainsi dire,
volontaire, ne leur donne pas tout le caractère ni les habitudes
convien
hent à des militaires. Le gouvernement a besoin d'hommes qui dant
tout Etat où il veut être respecté et obéi conformément aux lois. disciplinés --- Page 7 ---
(8)
LITTERATURE
Le
n
tc Vous avez de belles paroles,
Messieurs les amans des neuf sceurs;
Vous prodiguez les hyperboles,
Mais vos doux propos sont menteurs :
En voulant paraitre sublimes,,
Vous manquez de sincérité
Vous immolez souvent aux rimes
Plus d'une aimable vérité. 37
Ce discours parait véritable,
Quand vous l'appuyez contre nous;
Mais il me semble réfutable,
En composant ces vers pour vous.
Quand pour muse on vous a choisie,
ne manque point;
ues,
L'expression
Le cceur avec la poésie
Etant d'accord, tout vient à point.
Si quelqu'un épris de vos charmes
Vous offrait son hommage en vers;
Avant de céder à ses armes,
Appréciez ses voeux divers:
La vérité se fait connaitre
A son air vif, intéressant;
C'est un trait qui soudain pénêtre
Mais le mensonge est languissant.
La bouche est toujours l'interprête
De ce qui part vraiment du coeur;
Tout l'art du fourbe est dans sa tête,
Aussi n'est-il que froid rimeur.
Il se met l'esprit à la gêne,
Pour le plus fade compliment :
Le hasard dirige sa vemne.
Et lui tient lieu de sentiment.
Ce qu'on éprouve doit se peindre
Sans causer un grand embarras.
Un cceur qui ne sut. jamais feindre
N'est point à la gêne en tel cas.
Si pour vous, aimable Sophie,
Je me sens bràler d'un doux feus
Je trouve une aisance infinie
A vous en faire un libre avewi --- Page 8 ---
(6)
Pourquoi recourir au mensonge?
Ai-je besoin de ce-secours?
En vous chérissant, je ne songe
Qu'à vous le protver sans détours.
Le vers qui contient ma pensée
A la mesure qu'il me faut;
Une ligne à peine est tracée,
Qu'une autre succède aussitôt.
Tout plein de l'objet qui m'inspire,
Le sentiment devient mon art;
J'exprime ce que je veux dire,
Sans contrainte comme sans fard.
Rien forcé dans mon langage,
Je n'obéis qu'à mon penchant;
Loin de m'arrêter au passage,
La rime me presse et m'attend.
Pourquoi croirait-on à la prose
Plutôt qu'a la langue des Dieux?
Qui ment en vers, quand il compose,
En prose ment encore mieux.
Le vers, par le travail qu'il coûte,
A certain mérite du moins,
Que la prose n'a point sans doute,
Puisqu'elle exige moins de soins.
Lorsque la rime est par trop rare,
Elle oblige à de mauvais choix;
L'emploi d'un mot un peu barbare
Peut fausser le sens quelquefois:
Le poête est donc excusable,
Il cède à la nécessité :
Mais le prosateur est coupable;
Car il ment avec volonté.
Mais ce n'est pas à vous de craindre
En prose, en vers, guelque détour.
Avec vous comment peut-on feindre,
Vous par qui lon counait l'amour?
Laissez donc la beauté vulgaire
Se plaindre d'un amant transi:
Un objet qui naquit pour plaire
Doit bannir ce triste souci.
FABL E.
Le roi des animaux, dans un antre sauvage,
Recevait chaque jour Thommage
Des sujets soumis à sa loi.
Un ministre, après lui le premier de l'empire,
vous de craindre
En prose, en vers, guelque détour.
Avec vous comment peut-on feindre,
Vous par qui lon counait l'amour?
Laissez donc la beauté vulgaire
Se plaindre d'un amant transi:
Un objet qui naquit pour plaire
Doit bannir ce triste souci.
FABL E.
Le roi des animaux, dans un antre sauvage,
Recevait chaque jour Thommage
Des sujets soumis à sa loi.
Un ministre, après lui le premier de l'empire, --- Page 9 ---
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Partageait ses plaisirs, sa gloire, son emploi.
Il eut des envieux plus que je ne puis dire;
Autant de successeurs, autant de compagnons;
Car toujours le terrible sire
Les immolait sur les moindres soupcons.
Le renard expia l'excès de sa malice:
Le baudet fut puni d'être sans artifice.
Tour-a-tour d'autres animaux
Payèrent chèrement leurs différens défauts.
Restait enfin le chien; il fut créé ministre.
Né complaisant, doux, bon, prudent et patient,
De son maitre il obtint un regard moins sinistre.
Le lion l'accueillit d'abord en souriant,
Et finit par l'aimer jusques à la tendresse.
On résiste à la force, on échappe à l'adresse ;
L'art malgré son pouvoir n'agit pas à coup sûr
Sur un. esprit qui sait éventer la malice :
Mais il n'est pas de ceeur si farouche, si dur,
Qu'une humeur douce n'amolisse.
MILSCENT.
INTERIEUR
Poar-Ap-Parxce-Le 16 Octobre la santé de S. E. le Président Pétion
ayant éprouvé une altération qui semblait présage er une maladie grave, toutela'
ville a été plongée dans la consternation. La tristesse des coeurs était peinte
sur tous les visages 5 chacun croyait voir dans ce magistrat chéri, un père en
danger : à tout moment on s'informait de ses nouvelles et iln'est aucun de
nous qui n'ait passé la nuit du16 au 17 dans les plus vives inquiétudes. Nos
alarmes ont heureusement été dissipées au retour du jour. L'incommodité de
S. E, s'est bornée à un grand vomissement occasionné par un débordement
de bile, et nous avons la satisfaction de pouvoir annoncer que sa santé est
parfaitement rétablie.
Nous avons eu, daus cette circonstance, une nouvelle occasion de remarquerà quel point une nation est déveuée à son chefquand l'amour et la reconnaissance qu'inspirent ses vertus et sa bienfaisance ont cimenté les liens
attachent ce bon père de fainille à ses nombreux enfans. Pendant la crise qui
S. E. a soufferte, les individus des deux sexes, jeunes et vieux, étaient que
nétrés de douleur; s'il était devenu nécessaire de racheter ses
pésacrifice de notre existence, il n'est pas un de nous qui n'eûtvoulu jours donner par le
sang pour conserver une vie SI chère. Avec quelle tendre
son
demandait : Le Président est-ilmieux 2
Ton a été sollcitudeonw'entre.
rait aueun danger, la joie générale s'est Lorsque manifestée le certain qu'il ne couplace à une douce
; morne chagrin a fait
sérénité : la foule des citoyens s'est dirigée vers le gou-
ésacrifice de notre existence, il n'est pas un de nous qui n'eûtvoulu jours donner par le
sang pour conserver une vie SI chère. Avec quelle tendre
son
demandait : Le Président est-ilmieux 2
Ton a été sollcitudeonw'entre.
rait aueun danger, la joie générale s'est Lorsque manifestée le certain qu'il ne couplace à une douce
; morne chagrin a fait
sérénité : la foule des citoyens s'est dirigée vers le gou- --- Page 10 ---
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vernement et chacun a revu avec enthousiasme l'objet
téresse si vivement et qui semble être l'ange tutélaire pour veille lequel il s'ine
notre patrie. qui
au salut de
Mortel rare, que le ciel a fait naître pour réparer les désastres
ple sur lequel pesèrent des calamités de tous genrés, recueille le d'un pet
méritent tes hautes qualités : les louanges que l'on te
prix que
qu'elles soient, déposent moins en ta faveur
ces sentimens donne,quelque de
juster
de respect, de gratitude et d'admiration que Res haitiens te
tendrese,
l'expression de l'âme. Chaque jour ton nom passant de bouche témoignent en avec
est béni par l'adolescence, la virilité et la vieillesse, tandis
bouche,
aux de Thumanité est voué aux malédictions de l'enfant même que celui desf flé
ne le prononcer. qui peut à pei
-A mesure que nous faisons un pas vers: la civilisation, nos mceurs
purent, l'amour de la vertu étend parmi nous son empire, et le vice se s'é
yoir dans toute sa difformité, Le fameux voleur nommé Jean
laisse
désolait depuis long-tems nos campagnes, a été arrêté ces
Després, qui
transféré à la prison de la capitale pour être jugé. Le jours derniers et
mement satisfait de la capture de ce rusé coquin:e elle est publicra due aux paru extrè
que le gouvernemient avait prises pour l'effectuer. précaution
Quelques autres voleurs ont été arrêtés; ; la sévérité des lois
lent sur eux, dégoûtera, sans doute, leurs pareils quand lils verront qu'ils le appel. timent qui leur est réservé ne se bornera pas à uns simple
que chés Il
est pénible, à la vérité, d'avoir à sévir contre des
emprisonnement, mais
violent les conventions sociales et qui nuisent
hommes:
ceux qui
doivent être punis selon la nature de leurs délits. sans.scrupule Ne savent-ils à leurs semblables
ne est réservée au 'crime? En se rendant volontairement
pas que la peik
mettent d'avance à l'arrêt qni doit les condamner,
coupables, ils sesou
-La nouvelle monnaie, portant l'effigie du Président
est
émission : les premières pièces qui en ont paru ont fait une Pétion, telle sensation en
sur les haitiens, que leur empressement à s'en procurer a été
ble, tant il est vrai que Vimage d'un héros bienfaisant ne saurait très-remarqus trop se re
produire. Il est à désirer que le gouvernement multiplie le nombre des
la moindre valeur, pour faciliter le débit des objets de menu
pièces de
défaut de demi-scalins nuit beaucoup à l'économie des
détail; car le
constant que dans les pays ou lamonnaie est extrèmement petits réduite ménages. Jes denrées S'ilest
de première nécessité se vendent à des prix plus
à la fortune
des consommateurs, on sentira que la classe ouvrière proportionnés a besoin des fractions
inférieures du signe monétaire et qu'elle mérite, par son nombre, une attention particuljère.
ets de menu
pièces de
défaut de demi-scalins nuit beaucoup à l'économie des
détail; car le
constant que dans les pays ou lamonnaie est extrèmement petits réduite ménages. Jes denrées S'ilest
de première nécessité se vendent à des prix plus
à la fortune
des consommateurs, on sentira que la classe ouvrière proportionnés a besoin des fractions
inférieures du signe monétaire et qu'elle mérite, par son nombre, une attention particuljère. LII arrive journellement au Port-au-Prince des navires
1l
en est attendu un grand nombre d'autres : ainsi, l'abondance des étrangers; différentes
marchandiscs qu'ils nous apportent: se fera de plus en plus sentir, et cela sans
inconvéniens pour leur commerce; car notre récolte en tout genre, cettez année, leur permettra de faire des retours avantageux. Marie-Jeanne Mazère, dame Pélage-Varin, est décédée, le 18 de Ct
mois, à l'age de 62 ans: le grand nombre d'individus de tout age et de tout
d'autres : ainsi, l'abondance des étrangers; différentes
marchandiscs qu'ils nous apportent: se fera de plus en plus sentir, et cela sans
inconvéniens pour leur commerce; car notre récolte en tout genre, cettez année, leur permettra de faire des retours avantageux. Marie-Jeanne Mazère, dame Pélage-Varin, est décédée, le 18 de Ct
mois, à l'age de 62 ans: le grand nombre d'individus de tout age et de tout --- Page 11 ---
(9)
sexe qui ont assisté à son enterrement est une preuve que la défunte étaitai.
mée et considerée de tous ceux qui ja connaissaient. Madame Pélage-Varin
était une des plus anciennes institutrices du Port-au-Prince; elle a donné les
premniers élémens de léducation a beaucoup d'haitiens; elle enseignait encore
des jeunes Demoiselles avant ses derniers. momens. Sa tembe a été arrosée
des larmes du regret et a retenti des cris dela plus profonde douleur: hombien du à la mémoire d'une
fut douée des qualités les
T
mage
personne qui
plus
recommandables et qui savaitfaire chérir la vertu en la pratiquant elle-mème
Nous avons eu en rade, pendant quelques jours, une frégate anglaise: T'objet apparent de sa mission était de ramener léquipage d'un navire haitien qui était parti pour la Louisiane, mais qu'une voie, d'eau considérable a
fait relâcher a ia Jamaiques
Le 23 de ce mois,le Grand-Juge a installé le Tribunal de Cassation
et a reçu le serment des membres qui le coinposent.
Le 26, notre sieur Miscent a perdu son épouse qui a succombé
après cinq jours de maladie: ce malheur a retardé la publication du 7e Nuextn
méro de TAbeille Haitienne,
auto
MILSCENT.
Analyse de la Loi du 14 Juitlet 1817, an 14 de PIndépendance,
relalive d la nouvelle Monnase Nationale.
-
Il sera frappé, aussitôt la publication de là présente Loi, une Monnaie
Nationale en argent, dont le type et les poids sont fixés par l'article suivant,
Les pièces de Monnaie Nationale représenteront d'un cêté L'EFFIGIE DU
ses
PRESIDENT D'HAYTI; au bas, dans l'exergue, sera gravé le millésmne,
De Tautre côté seront LES ARMES BE LA REPUBLIQUE ET LA DEVISE;
au bas, la valeur de la pièce qui sera cordonnée.
ensatr
Les pieces de la Monnaie Nationale seront de la valeur de SIX CENTIMES
FT UN QUART, ou le SEIZIEME de la Gourde; de DOUZE CENTIMES ET DEMI,
ou le HUITIEME de la Gourde; et enfin, de VINGT CINQ CENTIMES, ou le
QUART d'une Gourde,
tèces
La pièce de 6 centimes 1 pesera.
.12 Grains,
car
Celle de 12 centimes
25 dito.
Celle de 25 centimes.
.50 dito.
I
Le Président d'Haiti demeure autorisé à faire circuler la monnaie établie
or
par la présente, aussitôt qu'ily ei aura une qnantité suffisante de confectionractl née pour la circulation.
Les pièces de monnaie frappées en vertu de la Loi du 7 Mai 1813, an
10 de Tindépendance, continueront à avoir coursjusqu'à ce qu'elles soient entièrement retirées de la circulation, d'après le mode établi en l'articie suivant.
- Les paienens qui seront faits en numéraire au Trésorpublic, seront composés des pièces de l'ancien type; et en entrant au Trésor, elles n'en sortiront phts que pour aller aux fontes, pour que la matière en soit épurée. Le
*ersire Etat des Finances tiendra compte de tout l'argent qui sera ainsi
-
envoyé à THôtel de la Monnaie, pour y être fondu et purifié.
dem
11 ne sera point permis de faire aucune différence entre la monnaie frappée dans la République et les monnaies étrangères qui y circulent, Toutes er
ien type; et en entrant au Trésor, elles n'en sortiront phts que pour aller aux fontes, pour que la matière en soit épurée. Le
*ersire Etat des Finances tiendra compte de tout l'argent qui sera ainsi
-
envoyé à THôtel de la Monnaie, pour y être fondu et purifié.
dem
11 ne sera point permis de faire aucune différence entre la monnaie frappée dans la République et les monnaies étrangères qui y circulent, Toutes er --- Page 12 ---
1 10 )
changes à prime, soit en gain ou de toute autre manière sur les monnaies
trangères, et en perte sur celles de l'Etat, entrainera la confiscation des ée
naies ainsi échangées, et une amende égale à la valeur de la sonime mon+
mait l'objet de l'échange.
qui fore
Le pays étant agricole, il est arrêté que la monnaie créée dans la
blique n'est calculée que pour son commerce intérieur; il ne sera
Répu.
ni permis que dans le commerce il soit calculé aucun cours d
pas admis
taleur intrinsèque dela monnaie d'Haiti avec celles des autres échange pour Toutes la
infractions aux: dispositions du présent article, entraînera le renvoi, pays. hors
pays," du commerçant qui aurait établi ce calcul, (s'il est
et da la
confiscation des articles pour lesquels il aurait fait cette différence étranger,) de
et, (s'il est haitien,) à la perte du droit de patente pour faire le commerce calcul; et
également à la confiscation de tout ce qui ferait partie de l'objet
Budit calcul,
dépendant
Tous contrefacteurs, leurs complices ou adhérens à la fabrication de la
Monnaie Nationale seront criminellement poursuivis pardevant les Tribunaux
compétens, et sur des preuyes authentiques, punis de mort.
Toutes Lois contraires aux dispositions de la présente seront déclarées
nulles et non avenues.
YARIETES
Un réveur misanthrope, après avoir sommeillé pendant trois mois sur
Numéros de l'Abeille Haitienne, piqué de je ne sais quélle mouche, vient les
fe réveiller en sursaut; et, pour faire diversion à sa mélancolie, il
de
au tribunal de l'opinion publique, en nous sommant
nous a cités
péremptoirement de
connaître notre profession de foi. t :
faire
Nous croyions àvoir suffisamment développé nos principes
nous
dre intelligibles. aux hommes raisonnables; : mais. puisque une petite. pour
renqui cherche à se produire, feint de méconnaitre nos sentimens,
COTERIE, avoir
easion de nous décocher des traits envenimés, nous
pour
OCfois seulement, à descendregnr l'arène polémique et.à consentons, Soumettre pour cette
à l'examen et au jugement du grand nombre de nos concitoyens dévoués notre morale
me nous à la patrie, et qui ne veulent pas plus embrasser la condition des com- sauvages barbares que de ge courber sous le joug de. la tyrannie, Sal 1
Le désir d'être utiles à notre patrie nous a fait: entreprendre la rédaction d'un. Journal: nous sayions qu'en livrant nos pensées au, public, nous nous
exposions à la critique de quelque écrivain atrabilaire; mais nous n'ayons
nous laisser dominer par une crainte puérile. L'amour de notre pays nous pu a
toujours guidés; si quelqu'un se plait à interpréter faussement nos intentions,
nous serons rassurés par notre conscience et consolés par le suffrage des
sonnes qui jugent les choses sans passion et sans prévention.
per-w
Notre antagoniste, avant de nous lancer la pierre, aurait dà lire attentivement nos COXSIDERATIONS; il nous aurait par là épargné le désagrément
de lui dire que nous n'avons employé que deux fois le mot de CONCESSION
nous pu a
toujours guidés; si quelqu'un se plait à interpréter faussement nos intentions,
nous serons rassurés par notre conscience et consolés par le suffrage des
sonnes qui jugent les choses sans passion et sans prévention.
per-w
Notre antagoniste, avant de nous lancer la pierre, aurait dà lire attentivement nos COXSIDERATIONS; il nous aurait par là épargné le désagrément
de lui dire que nous n'avons employé que deux fois le mot de CONCESSION --- Page 13 ---
(ti)
dix articles de politique, et que ce n'a pas été, comme ill'avance,
dans nos
en faveur de nos persécuteurs.
les
de mots suffit pour détruire les fausses imputations du signataire
Cep peu
de ne
moy
qui nous A VERTIT avec tne politesse forestière,
plus
des REMARQUES, d'une manière qu'il ne veut pas dire. Il est vraiment prudent;
nous exprimer à
un air mystérieux quand on n'a tien à dire. Quoiily a del l'adresse prendre mette modestement son opinion à la place de l'opinion
notre adversaire
a
efficaadmay
que
et que d'une voix imposante il fasse entendre qu'ii participé dans le
publique, résolutions terribles, mais justes, qu'ilfallait prendre
tems,
outa
cement aux. curieux de savoir ce qu'il faisait et oû il était aux époques où la
nous serions
au
d'honorst
République était en danger: car, ceux qui se trouvaient alors poste
et
neur ne se rappellent pas de T'y avoir vu.
alcul
le QUIDAM dont il est parlé dans les REMARNous ne corinaissuns pas
erced
leur donne le caractère pamphlétaire nous a paru
QUES: ce hors-d'euvre qui
endant
dans un écrit od il s'agissait seulement de la nouveauté dequelassez étrange de l'Abeille Haitienne: L'auteur de cette macédoine aime à s'ende
tretenir ques phrases même de ce dont on ne parle plus: le prisonnier de Sainte-Hélène a
unaur
aussi reçu sa nasarde. Pauvre lion mourant! de faire
à notre
: nous lui
Nous prions notre antagoniste
grâce
ignorance
ld
abandonnons volontiers nos écrits: mais nous l'invitons aussi à ne pas donner
davantage à autrui la peine de corriger ses propres fautes. MILSCENT.
NOUYELLES
Extrait d'une lettre écrite de Curaçao, en date du30 Septembre 1817
La Côte-Ferme va très-bien: La province de Barinas est tout-à-fait libre!
de
La Guayana a été prise le 14 Juin et Truxillo le 30 Août: Cumana doit T'étre actuellement, puisqu'il n'y avait dans cette ville qu'une garnison de 300
oust re
hommes et quele général Marino.était a la Capuchinos, avec une forte armée.
OTERI
Je crois que, dans le courant de Décembre, toute la province de Vénéavoire
zuéla sera au pouvoir des patriotes et que les Espagnols seront réduits seuur ceta
lement au fort de Puerto-Cabello. Le général Paer est à Barinas; et l'on asmora
sure que Bolivar et Piar sont partis de Guayana pour aller prendre possessiont
éscae
de Caracas.
des
AMERIQUE ESPAGNOLE
redak
ous I
Les détails suivans sur l'Amérique Espagnole présentent une revue adavons
mirable de l'état actuel de la guerre dans ces colonies. Ils sont écrits par un
nou
naturel du pays, et l'on peut compter sur leur exactitude, du moins pour ce
tentos
qui regarde les détails locaux. On sait, en vérité, si peu de chose de la causé
des
ét de T'origine de cette guerre, du but qu'elle se propose, de ses progrès,que
les
suivantes ne manqueront pas de piquer la curiosité publique.
re atte
rptutaire débute par un coup d'ceil général sur les divisions territoriales
NCASAF
nou
naturel du pays, et l'on peut compter sur leur exactitude, du moins pour ce
tentos
qui regarde les détails locaux. On sait, en vérité, si peu de chose de la causé
des
ét de T'origine de cette guerre, du but qu'elle se propose, de ses progrès,que
les
suivantes ne manqueront pas de piquer la curiosité publique.
re atte
rptutaire débute par un coup d'ceil général sur les divisions territoriales
NCASAF --- Page 14 ---
A 12 )
de l'Amérique Espagnole, savoir: en quatre Vice-Royantés, celle de la
velle-Espagne ou le Mexique; celle de Santa-Fé de
Nou
Grenade; celle du Pérou, celle de
Bogota ou la Nouvelle
toon
de la Plata; de plus les Caphisineries-Genciraks Buénos-Ayres de Cu les provinces de la nvière
ces
et du Chili, qui, avant 1810, étaient gouvernés par des Guatimala, Chefs à de Vénézuéla
du Roi d'Espagne, et qui étaient indépendans les uns des autres. la nomination
la population du Continent à 13 millions d'habitans, Indiens,
On estime
avec leurs descendans mixtes ; On ne comprend pas dans cette Espagnols, Noirs
nations ou tribus encore libres qui habitent les rives de Ia
estimation les
des Guagiros, celles de l'Orénoque, de Rio Négro, de
Méta, de de la Costa
res, &c. Ces tribus s'adonnent beaucoup à T'agricultuue, Paupas aux
Buénos-Aymines; les Indiens et les Noirs conservent, eo grande partie, paturages leurs coutumes et aux
primitives ; mais les Créoles suivent les coutumes espagnoles. Les habitans ayant àse plaindre de certains
eut durant
nier siècle delégers symptômes
griefs, ily
le derd'insurrection: ; maisilsf furent
ce ne fut qu'en 1810, quand le gouvernement de la vieille Espagne aussitôt fut étouffes:
plètement démembrée, que l'édifce de ses colonies tomba en
comcousses de la Révolution s'étant fait ressentir généralemeut dans pièces, toute les sedue des possessions espagnoles. Lorsque la famille royale fut arrêtée l'éten. ne et qu' 'on eut placé sur la tête de Joseph Bonaparte, la couronne à BayonT'Amérique Espagnole éprouva une forte convulsion: : la toile d'EspaR, plus agitée à ses extrémités, qu'elle ne le fut même à son centre. d'araignée
tes hostiles, des Congrès bruyans, des Chefs rivaux s'élevèrent dans Des Junprovince. A peine met-on une forme de gouvernement dans le systême; ehaque
ques personnes étaient pour TInlépendance, d'autres (et c'était la
quelreconnaissaient Ferdinand (réellement ou nominalement): ceux-ci étaient majorité) républicains, ceux-là royalistes. Quelques-uns, en petit nombre,
ja France; d'autres pour les Cortès, ceux-ci pour la
penchaient ceux-là pour
une Confédération et pour une union; enfin ils'en trouvait Régence, qui voulaient pour une
séparation et une domination distinctes, Ilyavait même dans
ce de la mésintelligence et des divisions. On n'était d'accord ni chaque avec provinme ni les uns avec les autres. Iln'existait pas de
soi-me
inoins de plan général. Le pays présentait l'image d'une plan particulier anarchie et encore
et régulière.
les Cortès, ceux-ci pour la
penchaient ceux-là pour
une Confédération et pour une union; enfin ils'en trouvait Régence, qui voulaient pour une
séparation et une domination distinctes, Ilyavait même dans
ce de la mésintelligence et des divisions. On n'était d'accord ni chaque avec provinme ni les uns avec les autres. Iln'existait pas de
soi-me
inoins de plan général. Le pays présentait l'image d'une plan particulier anarchie et encore
et régulière. Cet état des choses dura jusqu'au rétablissement
universelle
VII. L'auteur pense qu'il eût été possible alors d'y mettre un terme de Ferdinand des
mesures prudentes et conciliantes et même de réunir toutes ces vastes par
à la Mere-Patrie. Mais On n'adopta point de pareilles mesures et la contrées
nisation existe encore. désorgaNous ne suivons point l'auteur dans ses vues sur la Constitution
Notre but a un rapport plus immédiat à la Révolution et à ses
du pays. En Août 1810, la Régence Espagnole déclara la guerre à la conséquences. et
0e
après étendit ses décrets contre d'autres provinces, ce qui amena Caraque peu
Vil
une lutte entre l'ancien et le nouveau monde. Joseph
directement
et
émissaires pour attiser le feu de la révolte dans les colonies. Bonaparte envoya des
frit sa médiation ; la borine cause prospéra et la mauvaise L'Angleterre oflieues de territoires devinrent le théâtre de la rapine, de la désolation succomba; 1600
m
massacre. Telle est l'esquisse en raccourci de l'état général des
et du
eurieux d'observer qu'un des articles de réforme
affaires. Il est
sur lequel on insistait le plus, --- Page 15 ---
( 13 )
Otta dest le rétablissement de l'ordre des Jésuites; on remarquera aussi avec da
velle tonnement que la médiation de l'Angletorre fut rejetée par les Cortès, (par
Vière ces admirateurs des idées libérales modernes) parce qu'on n'avait point des
cuéla mandé cette médiation et que partout elle devait avoir des motifs intéressés. tion
ne
Sommaire de la Réoolution de FENEZUELAN
NoIrs
les
Vénézuéla, dont la Caraque est la capitale, comprend les provinces de la
costa Marguerite, de Barinas, de la Guyane, de Maracaibo, de Cumana, et de Cis
Ay. raque; les quatre dernières sont situées entre l'Orénoque et le Cap Veli. La
aux Marguerite est une ile importante; Barinas est un distriet inferieur limitroumes phe de la Nouvelle Grenade. La population de Vénézuéla était estimée, en
1811, à environ 800,000 âmes ; la ville de la Caraque contient 45,000 habi
der. tâns. La Caraque est la première ville qui se déclara indépendante (le 19 A4
ifes: vril 1810) et toutes les provinces vén8zu6liennes, Maracaibo excepté, suivis
com- rent son exemple et donnèrent leur adhésion à ce nouveau gouvernement coma
se4 me JUNTE SUPREME.
de Vénézuéla était estimée, en
1811, à environ 800,000 âmes ; la ville de la Caraque contient 45,000 habi
der. tâns. La Caraque est la première ville qui se déclara indépendante (le 19 A4
ifes: vril 1810) et toutes les provinces vén8zu6liennes, Maracaibo excepté, suivis
com- rent son exemple et donnèrent leur adhésion à ce nouveau gouvernement coma
se4 me JUNTE SUPREME. En pen de jours; cependant, la Guyane abandonna l'uéten- nion et reconnut la Régenee de Cadix. yon
La guerre civile éclata. Les fordes des Provinces-Unies, sous le coma
spa- mandement du Marquis del Toro, attaquèrent Maracaibo; mais elles furent
gnée forcées de se retirer. Le général Miranda parut après sur ce théêtre; SOIL
Jun- arrivée créa de graades jalousies. Après beaucoup d'intégues il remplaça le
aque Marquis del Toro, etl'on donna à Vénézuéla une Constitution fédérative moquel- delée sur celle des Etats-Unis d'Amérique, Le 26 Mars 1812 un évènement
rité) désastreux mit fin à la courte prospérité de ces provinces : un tremblement
atré de terre effroyable se fit sentir le Jeudi sainti Les Eglises remplies de fidepour les et les casernes furent renversées. Une grande multitude de citoyens et de
pour soldats périrent Les prêtres déclarerent que cette convulsion de la nature,
une arrivée précisément un tel jour était un signe de la vengeance du ciel. L'opis
ovin- nion publique changea, comme par miracie, en faveur de l'ancien gouverne-
-mè ment. Les Royalistes profitérent de cette terreur panique et reconquirent
acore bientôt, guidés par le genéral Monteverde, tous les districts révoltés. Miraha
rselle da capitula et avec lui, son armée. Les chefs, au mépris de la cupitulation fus
hand rent jetés dans dilférentes prisons. Miranda périt dans lune d'elles. Les deux
des seuls chefs dont on ait ensuite entendu parler, sont Simon Bolivar quis s'échaptrés pa et qui commande actuellement les forces vénezuéliennes, et S. Cortès Maa
Orga- dariaga qui, ayant été renvoyé des prisons de Centa par l'influence de PAn
gleterre, a reparu depuis quelques semaines sur la scène en qualité de Compays. mandant de lile de la Marguerite. ncesi
Les révolutionnaires ne restèrent pas long-tems soumis a Monteverde. Ua
peu pe nouvelle insurrection, dont Marino était le chef, éclata à Cumana en Ament vril 1813, et fut secondée par une puissante diversion du côté de Carthagène
des et dela Nouvelle Grenade, par Bolivar. La Nouvelle Grenade étaitalors gou. eof vernée par un Congrès indépendant. La guerre prit alors un caractère horri1600 ble. La GUERRA A MUERTE était le cri des deux partis. Des milliers de vicda times furent massacrées de sang froid de part et d'autre comme on étaitvainlest gueur Ou vaincu. DluS,
Heureux partout, Bolivar entra dans la Caraque le 4 Avril1813. La Ré- --- Page 16 ---
14 )
publique de Vénézuéla l'ayant reconnu Dictateur, se trouva de
pouvoir des Patriotes. Cependant Monteverde, avec un
nouveau at
pagnol, refusa, même dans cette extrémité, de traiter avec courage les vraiment esIl défendit Puerto-Cabello avec la plus grande vigueur; il
Indépendas
res nommés Boves, Yanez, Rosette, Puy.
la Caraque le 4 Avril1813. La Ré- --- Page 16 ---
14 )
publique de Vénézuéla l'ayant reconnu Dictateur, se trouva de
pouvoir des Patriotes. Cependant Monteverde, avec un
nouveau at
pagnol, refusa, même dans cette extrémité, de traiter avec courage les vraiment esIl défendit Puerto-Cabello avec la plus grande vigueur; il
Indépendas
res nommés Boves, Yanez, Rosette, Puy. et Palémo (ce envoya des émisk 4
leur) dans l'intérieur du pays pour donner la liberté aux dernier était un vo. soulevèrent. Ce mouvement térrible fit changer la face de esclaves. la
70,000e
En 1814, la vietoire retourna aux Royalistes. Boves défit guerre,
Puerte et à Araguita et le força d'abandonner Vénézuéla. Il s'enfuit Bolivar àl
barqua pour Carthagène. Deux personnes de sa suite, Rives et
ets'en
defendirentjusqu'a la fin de l'année, ils furent totalement accablés Bermudes, à
Rives ayant été pris et fusillé, on exposa sa tête à la Caraque :
Maturn;
chappa à la Marguerite. Boves fut cependant tué. Bermudesss
Morillo venant de Cadix arriva sur ces entrefaites. Une L'expédition nouvelle du génénl
rigée par Arismendi, éclata précisément à cette époque;
révolte, d
une
autre diversion avec 3000 hommes de Carthagène; Brion, Bolivar natif tenta ausi
çao, se joignit à lui avec une force navale, et Sir Gregor
de Curs
sais, avec une autre division vont augmenter la force des Patriotes. Mc. Gregor, Écos
chefs ont, jusqu'à ce jour, fait, avec des succès divers, la
Toues J
à Moralès. guerre à Morilloe ne
Nous avons ainsi détaillé ia guerre vénézuélienne, parce
esth les
plus importante sous le point de vue politique et
qu'elle et
rez
été marquée par divers évènemens. géographique, qu'elei
(La suite âu prochain Numéro.)
SUITE DU MANUSCRIT VENU DE STE.-HELENE,
L'affaire des sections se préparait: : je n'y mettais pas un grand intére
parce que je m'occupais moins de politique que dé guerre. Je ne
ajouer un rôle dans cette sffaire; mais Batras me
de
pensais pe
lui la force armée contre les insurgés. Je préférais, proposa en
commanderss
tre à la tête des troupes, plutôt qu'à me jeter dans les qualité des de général, de
je n'avais rien à faire. rângs
sections, oè
Nous n'avions pour garder la salle du manége,
et deux pièces de quatre. Une colonne de sectionnaires qu'une.poignée vint
d'homma
son malheur. Je fis mettre le feu a mes pièces, les sectionnaires nous attaquerpe
je les fis suivre , ils se jetèrent sur les gradins de St.-Roch. se sauvèrent;
ser qu'une pièce, tant la rue était étroite. Elle fit feu sur cette On n'avait pup
dispersa en laissant quelqués morts ; le tout fut terminé en dix colonne, qug
Cet événement, si petit en lui-même, eut de grandes
minutes., :
pècha la révolution de rétrogtader.
fis mettre le feu a mes pièces, les sectionnaires nous attaquerpe
je les fis suivre , ils se jetèrent sur les gradins de St.-Roch. se sauvèrent;
ser qu'une pièce, tant la rue était étroite. Elle fit feu sur cette On n'avait pup
dispersa en laissant quelqués morts ; le tout fut terminé en dix colonne, qug
Cet événement, si petit en lui-même, eut de grandes
minutes., :
pècha la révolution de rétrogtader. Je m'attachai
conséquences: ilen
lequel je venais de me battre, et je me trouvai lié à naturellement la cause
au parti por
Je commençai à la mesurer et je restai convaincu
de la révelution
parce qu'elle avait pour elle l'opinion, le nombre et l'audace. qu'elle serait victorieus
Lafaire des sections m'éleva au grade de Général de
lut une sorte de célébrité. Comme le parti
Division, et meva
toire, il me garda à Paris malgré mpi, car je vainqueur n'avais était inquiet de sa VIC
de faire la guerre dans mon nouveau grade. d'autre ambition que cele --- Page 17 ---
(15 )
ouvrea
de Paris. Je n'y avais pas de relas
aimen
Je restai donc désceuvré sur le pavé etje n'allais que dans celle de Baré
dépens ;je n'avais aucune habitude de société,
la
fois, ma femme;
lesém tion;
bien reçu. C'est là ouj'ai vu, pour la première mémoire me sera toujours
étaite tas, oujétais
influence sur ma vie, et dont
TOM quia eu une grande
elles
chère. insensible aux charmes des femmes, mais jusqu'alors
Je n'étais pas
me
d'elles. Mme. Boliva
rendaitinideauprce
pas gâté : et mon caractère
des choses
utei ne m'avaient est la prémière qui m'ait rassuré. Elle m'adressa
d'elermue de Beanharnais
militaires, un jour ou je me trouvais placé auprès
Alattéuies sur mes talens m'adressai continuellement à elle, je la suivais paraNa le; cet éloge menivra; je
et notre société le savait déjà, que
ermuta tout; j'en étais passionnément amoureux, dire. du ga Yétals encore loin d'oser le lui Barras m'en
Je n'avais pas de raison
révolt
Mon sentiment s'ébruita;
parla. Mme. de Beautenta;
le nier. 46 En ce cas, me dit-il, il faut que vous valoir; épousiez mais vous êtes isolé,
tifdel pour Vous avez un grade et des talens à faire
harnais. faut vous marier.--Cela donne de lapiomb. regor,! sans fortune, sans relation :I et
mais elle est veuve, cet état
S. To Mme. de Beauharnais est agréable spirituelle, ne
pius de rôle; il faut qu'elMa vaut
rien
: les femmes jouent
ne
plus
aujourd'hui de la consistance: Vous avez du caractère; vous feles se marient pour avoir
- Voulez-yous ine charger de cette néulelle rez votre chemin -Vous lui convenez
et que gociation?' 31
anxiété. Elle fut favorable : Mme. de BeauharJ'attendis la réponse avec
de bonheur dans ma vie,
nais m'acccordait sa main, et s'il y a eu des momens
c'est à elle qué les ai dus.
aut
rien
: les femmes jouent
ne
plus
aujourd'hui de la consistance: Vous avez du caractère; vous feles se marient pour avoir
- Voulez-yous ine charger de cette néulelle rez votre chemin -Vous lui convenez
et que gociation?' 31
anxiété. Elle fut favorable : Mme. de BeauharJ'attendis la réponse avec
de bonheur dans ma vie,
nais m'acccordait sa main, et s'il y a eu des momens
c'est à elle qué les ai dus. mon mariage. Il s'était refait,
LENE
Mon attitude dans le monde changea social après dans lequelj'avais pris une plas
sous le Directoire, une manière d'ordre
rand in
élevée. L'ambition devenait raisonnable chez moi: je pouvais aspiret
ce assez
pensu à tout. mande
(La suite aux prochains Numéros.)
génen
sectim
NOUVELLES MARITIMES
ee d'he
ARRIVAGES DES BATIMENS AU FORT-AU-PRINCE
attaquer
ven. de St.-
e saure
Du 15 Octabre.-Le brig am. Cosmopolite, cap. -Dudit.-La Cambell,
hait:
avaitp
Thomas, ch. de comestibles et marchandises sèches- ch. dè sel.- goël. Dudit. olonne, La belle Louise, cap. Stanislas, ven. des iles voisines,
en détresse. inttes, La goël. am. Feneshir, cap. Denis, ven. de 8t.-Eustache, la entré
ch. de
ences: Du 16.-La goël. esp. Catalina,
Mathias, ven. de Jamaique,
eh. au part march, sèches. Du 17-Là pot am. Sophia, cap. David man love,
ven. reree
Schil,
la
de comest. et march. sèches. Du 18,-Lagoel, am. Laryo, cap. victn de Philadelphie, ch. de provisions et march, sèches. Dudit--Le nav. ang. le George, C. P. Williams, ven. de Liverpool, riche cargaison.- _Du 20. de construcion, eto Lag goel. am. Hanah, C. Stephen, ven. de Wilminton, ch. de bois
des
Bordeaux,
assortie. et
tion.- -Dudit.-Le brig danois L'Adelina, ven, de
çarg. Du 22. tion qgk Du 21.Le brig am. T'Héroîne, C. Henry Kill, ch. de provisions. Dudit.-La
Le brig am. le Président, ven. de Buverlay, ch. de provisions. gol am. Martha, C.
, eto Lag goel. am. Hanah, C. Stephen, ven. de Wilminton, ch. de bois
des
Bordeaux,
assortie. et
tion.- -Dudit.-Le brig danois L'Adelina, ven, de
çarg. Du 22. tion qgk Du 21.Le brig am. T'Héroîne, C. Henry Kill, ch. de provisions. Dudit.-La
Le brig am. le Président, ven. de Buverlay, ch. de provisions. gol am. Martha, C. Charles, ven. de St.-Yago de Cuba, ch. de vins.-Dy --- Page 18 ---
€ 16 )
23 aus 25.-La goël. am, Baltimore, C. Walter, ven. de
farine, -Dadit.-La goél. am. Elia, C. R. Whaterman, Porto-Rico, ven. de
ch.de
ch. de march, sèches et provisions,-
Dudit.-La goël. am. Anna New-Yak
Asbury, ven. de Baltimore, ch. de provisions et march. sèches.-
Maria,c
goël. hait. la Félicité, C. Giraud, ven. de St.-Yago du Cuba, ch. de Dudit.-l
Dudit-Le brig ang. Donald, C. Thomas, ven. de Londres, riche provision
Dudit.--Le nav. ang. Loveli Anna, C. Clinch, ven, de Londres, riche cargaisin
s00.-Dudit.-La, goël. am. l'Union, C, Crosby, ven. de Salen. ch. carga,
sions. Du 25.La goël. am. Gazette, C. Selby, ven. de
dep prori
de comestibles. - Du 27.-Le brig am. Raism sun, C. J. Garner, New-York, ven. de ck
Philadeipaie, ch. de march. sèches et provisions.- -Du 30.La
Jane, C. Alens Fisch, ven. de Baltimore, ch. de provisions. -Du goël. am,
anl.
31.--Un
nav.
ven, de New-York, ch. de bois de bois de construction.
DEPART DU PORT-AU-PRINCE,
Dul4 Octobre.-Le brig hait, la Confiance, C. Maurice Nicolas, ch.de
mais pour les iles Turques.- Du 18.-Le brig hait. TAtalante, C. Mazère,
al. à Curaçao, ch. de vin et march. sèches. Du 20.-La goël. ang.
-
Moe
cuto, C, Sinson, al. à St.-Yago de Cuba, ch. de farine.- Du
am.
28.-La god
Martha, C. Charles, al. aux Cayes pour prendre.
Le brig am. Calipso, C. Williams, ch. de café et bois chargement. de campèche. -Dasi Dudit,
La goël, hait. la Victoire, C. Galatin, al, à St.-Thomas, ch. de campèche,
ENIG M E.
De superbes taureaux pressés de l'aiguillon,
Livrent mon sein docile au fer qui le déchire:
Cérès m'a confié l'espoir de sa moisson;
Mais du Dieu des Combats l'impétuewx délire
Me reni un théâtre sanglant.
Si bien qu'avec raison, Lecteurs, je puis vous dire,
Que je donne aux mortels leur premier aliment;,
Mais que je leur sers très-souvent
De rendez-vous pour se dérruire.
Le mot de la précédente Charade est Charpentes
E R R ATA.
No. VI Page 4. Ligne 29. instructions, lisez institutions.
5.
A. interdissont, lisez interdisent
8. vers 11 et' 12, arlieu de
Mais dessus tout cet air
Et de bostéetdliumence, lisez
Mais sur toutes choses cet: air
Et de douceur et d'iniocence,
9.
12. malifices, lisez maléfices.
10.
4.'accueilirs, lisez accueillis.
11.
17. agiteurs, nsez agitateurs,
31. prosétilismes, lisez prosélitisme.
12.
14. T'habeas, lisex T'habeas.
21. menzi, jusqu'zu,F'étzis, zlors, liscr menai,jasqu'an, j'étais,
26. mowrient, liser mouraient.
alors,
FIN,