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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1817-10-01.
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L'ABEILLE
HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE.
N. V.
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal parait les 1. et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance:
25 gourdes pour un an; i
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois moise
Sadresserd M. COLOMBEL, Secrétaire particulier. de S. Ex
le Président d'Haiti.
ces
AU PORT-AU-PRI
DE L'IXPRINERIE DU C
NCE,
FOUVERNE M T.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
parait les 1. et 16 de chaque mois.
Le prix de PAbonnement se paye d'avance:
25 gourdes pour un an; i
14 gourdes pour six mois;
8 gourdes pour trois moise
Sadresserd M. COLOMBEL, Secrétaire particulier. de S. Ex
le Président d'Haiti.
ces
AU PORT-AU-PRI
DE L'IXPRINERIE DU C
NCE,
FOUVERNE M T.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
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SETTTGRRTAD
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V
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(8)
Port-au-Prince, le ler. Octobre 1817,
an 14 de lIndépendance d'Haiti.
POLITIQUE
sur PIle d'Haiti,par J. S: MILSCENT,
Suite des Considérations
Haitien.
da te
ARTICLE VIIL
moisines
les hommes est difficile! il exige un sens
Lu de Bieti gouvernet
de la douceur, de la fermeté, dè
droit, un jugement sain, de la prudence, du coeur humain. Un souverain
T'expérience et une parfaite connaissance à supporter et se trouve souvent dans une
vertueux a une charge pénible Occupé sans relâche du soin d'assurer le bonalternative embarrassante: il a plus de devoirs à remplir qué le simple père de
heur de ses peuples, de
aux besoins d'un grand nombre d'enfamille qui est obligé
pourvoit
ordinairement d'une manière confans indociles, imprudens et qui Il agissent est des abus qu'il est forcé de tolérer,
traire à l'économie domestique.
habitude ils aiént force de loi, ou soit
parce que, soit qu'ayant passé entraîne en
de grands inconvéniens, il est touqu'une répression de spontanée choquer ce qui est en contact avec l'intérêt de la plu=
jours dangereux
même contraint de différer ce qu'il s aurait de
ralité : il est quelquefois les
du mal étant plus rapides que ceux
mieux à faire. En général,
progrès lentement: et lorsque la prospérité d'un
du bien, les améliorations s'opèrent morale, l'efficacité des mesures qui doivent
Etat dépend d'une révolution
surtout aux yeux des personnes
conduire au but désiré est peu sensible,
veulent obtenir à
la
des choses et qui
coups
ne voyent que superficie
" masse ce que procure la lime douce. comme la vie humaine : ils haisLes gouvernemens ont leurs périodes
ils adoptent des principes
sent, croissent et déclinent. A leur naissance,
à leur décadence, ils
différens de Ceux qui conviennent à leur maturité; des circonstances.
inclinent vers des mesures subordonnées a T'empire il
arriver
En législation, comme dans les arts mécaniques, maintenir faut, pour les choses
à la perfection, passer par diverses épreuves: infinis pour ou
une science sur=
dans cet état désirable, il faut des soins
plutôt
la ruine fuhumaine: car tout le talent de l'homme ne peut empêcher
leg
ture de ses ouvrages : malgré ses efforts et ses précautions, ses travaux de vue
plus réguliers dépérissent ; ses successeurs perdent insensiblement de
années
ce qui était bien, pour y revenir après l'écoulement
plusieurs
de recherches et d'essais souvent inutiles. S1018 --- Page 6 ---
Si tous les hommes savaient pronter des erreurs de Teurs
seurs, pour s'attacher invariablement aux vérités qui sont la base prédéce de
bonheur, ils se fourvoyeraient rarement: : mais, après une
leur
sion de temps, P'icertitude les avengle au point qu'ils
longue succes. en tout, niieux faire que leurs aieux ; ils mettent en doute s'imaginent ce dont ils pouvoir,
pas été témoins et ne sont Résabusés que par l'éxpérience.
les hommes savaient pronter des erreurs de Teurs
seurs, pour s'attacher invariablement aux vérités qui sont la base prédéce de
bonheur, ils se fourvoyeraient rarement: : mais, après une
leur
sion de temps, P'icertitude les avengle au point qu'ils
longue succes. en tout, niieux faire que leurs aieux ; ils mettent en doute s'imaginent ce dont ils pouvoir,
pas été témoins et ne sont Résabusés que par l'éxpérience. n'ont
En remontant à l'origine du pacte social, nous voyons différens chefs
chargés de gérer les affaires de plusieurs familles vivant en
A cette époque primitive, le devoir de ces chefs était d'accorder communauté
et. protection à leurs subordonnés, de leur assurer un état de
justice
"et de paix. C'est encore ce devoir gu'ils ont à remplir. La contentement civilisation et
l'accroissement des populations ont, ala vérité, nécessité des
dans les premières institutions des sociétés; mais ils ne cessent changemens
tentatoires aux droits des péuples qu'aufant qu'ils sont motivés, fondés d'être ati
des causes qui en démontrent l'équité et qu'ils sont
sur
mesure qu'une nation s'agrandit, elle cède de son pouvoir légalement à avoués, A
tant, parce qu'une force centrale doit être proportionnée àl'espace son_représa. ad parcourir ; mais cette 1 augmentation d'autorité n'est pas une
qu'elle
elle nattribue pas le despotisme au souverain. Le propriétaire aliénation; donmé
63 maison à loyer ney peut être évincé par le locataire: s'ils sont qui
un, contrat synallagmatique, un devoir réciproque s'établit entr'eux, liéspr et
volonté arbitraire leur est interdite,
H
une
a9 Ainsi, un gouvernement légalement constitué par une nation, ne
pas, être troublé par une poignée d'individus qui se sont, mis au-dessusde doit
loisii la conséquence Contraire est, qu'un gouvernement
au
yoeu d'une nation a entière, commet un lacte de tyrannie, Equi s'oppose
0oT Il, faut gouverner le peuple suivant: qu'il convient à son 320a bonheur 1SD
faut le gouverner pour Juieméme, et, non pour
: il
ment. Mais qu'il est difficile à un souverain de quelques personnesi seule:
cette maxime! Les nations sont composées d'individus pratiquer constamment
goûts, de mleurs et d'intérêts divers, nécessairement de caractères, de
sures générales, et toujours disposés à vouloir faire compris dans les meexception à la loi, Le
gouvernement a continuellement à lutter contre les conyenances
lières i il lui faut un grand art pour satisfaire tout le
particu: et cet
art s'acquiert dificilement. monde,
Si l'homme - est imparfait de sa nature, TT ses ceuvres et ses E
doivent se ressentir de ce défaut originel. Il se
conceptions
nécessaire d'excuser ses fautes
trompe souvent ; il est
ge méprend néanmoins
lorsque, pénétré du désir de bien faire, il
Son infaillibilité n'étant sensiblement, même après de profondes méditations
rien moins 1 que possible, on ne saurait
ad. mirer ses belles actions et les résultats de ses
combinaisens, trop
mérite se calcule en raison des difficultés - iqu'il al sages leulà vaincre et des Leur moyens d'exécution qu'il avait à sa disposition.
rompe souvent ; il est
ge méprend néanmoins
lorsque, pénétré du désir de bien faire, il
Son infaillibilité n'étant sensiblement, même après de profondes méditations
rien moins 1 que possible, on ne saurait
ad. mirer ses belles actions et les résultats de ses
combinaisens, trop
mérite se calcule en raison des difficultés - iqu'il al sages leulà vaincre et des Leur moyens d'exécution qu'il avait à sa disposition. Ainsi, le chef d'un Etat acquiert moins de gloire à régir une nation que son devancier a laissé dans
une prospérité complète, qu'a procurer le bonheur à un peuple réduit à la
misère. Ly. a une grande différence entre l'imitation du bien et sa création; l'une est l'ceuvre de la routine, Kaatres esta celle du génier --- Page 7 ---
(5)
de la République d'Haiti, à sa formation, a da se
Le sonvernement
embarrassante ; les obstacles qu'il avait à
trouver dans la position la être plus aplanis que par le courage, un zèle infatigawurmonter ne pouvaient éclairée, un patriotisme ardent et une philanthropie initle, une prudence sein des décombres et des' calamités de tout genre qu'est
mitable: C'ést du fleuri en peu d'années et qui marche à une destinée
sorti cet Etat qui a
succès sont incontestablement dus à un systèplus brillante. Ces heureux
aidé d'un coeur plein de
et exécuté par un esprit expérimenté,
de l'amour
me conçu incorruptible et dévoué à sa patrie. Qu'il est recherche digne
des modroiture,
celui qui se livre sans réserve à la
l'ac:
de ses semblables, bien-être de ses compatriotes, et qui trouve dans
yens d'assnrer le devoir la seulerécomipenise digne d'un grand coeur! Qui
complisement de son
de ses actions sur la marche du
osera croire que, s'il règle d'une quelques-unes indifférence imprévoyante ou d'une faiblestemps, ce soit par l'effet fait atteste
rien n'échappe à sa sagacité 5 et
se naturelle ? Ce qu'il a
que rien confier, au hasard. Les hommes
bien gouverner, il ne faut
sont
que, pour
veulent toujours aller au-levant des évènemens,
sujets
fougueux, qui
et à des bévues : leuré fautes retombent sur
CIOT
à des marches rétrogrades
les
graves inconvéniens. L'homme
dom
leurs. commettans, et il en les résulte objets sous plus un seul aspect; il examine tout
prudent né considère les point
et évite de toiber, autant que posetw
avec calme: il pèse
conséquences T'humanité est sujette. sible, dans les erreurs auxquelles embrasse la généralité des choses qui intéressent
L'art de gouverner les arts, le commerce, linstruction publique, la
usde
une nation. L'agriculture, l'armée, tout réclame la sollicitude du chef de l'Etat. se
sûreté individuelle, donne aux affaires de l'intérieur, ne l'exemptent pas de
Les soins qu'il celles du dehors: ses efforts doivent tendre à maintenir la
s'occuper de
et à faire respecter leurs droits, pour les forcer a
seut
paix avec les étrangers L'art de tout concilier est rare, sans doute; car les
me
une juste réciprocité.
, l'armée, tout réclame la sollicitude du chef de l'Etat. se
sûreté individuelle, donne aux affaires de l'intérieur, ne l'exemptent pas de
Les soins qu'il celles du dehors: ses efforts doivent tendre à maintenir la
s'occuper de
et à faire respecter leurs droits, pour les forcer a
seut
paix avec les étrangers L'art de tout concilier est rare, sans doute; car les
me
une juste réciprocité. contradictoirés qui naissent des relations des honmes, paralyprétentions lés mesures les
conciliantes : cependant, lorsque la jus:
IK
sent souvent conduite d'un souverain, plus
ou d'un chef doué, d'ailleurs, d'une
tice règle la
l'objet de la vénération des peuples: la nation
rtice
grande bonté, il devient
l'estime de ses
insensiblement son caractère, acquiert
Ca
qu'il gouverne prend et entretient la bonne intelligence ayec elles. contemporaines Rien n'est
horrible que l'iniquité ; elle conduit aux crimes les plus
ptio1
plus la
sur tous ceux qui s'y livrent. Les
1l R
abominables et attire malédiction d'être
de; la postérité. ure,
Christophe ne cesseront pas
l'exécration
de ces hommes qui,
ations
On ne peut trop s'étonner de l'étrange aiment mieux perversité devenir les Aléaux de leurs
ayant le choix du bien et du mal,
Tel
l'effet de l'amsemblables
d'en être les bienfaiteurs. est, cependant,
Le
que
des tyrans. Dès qu'ils ont fouesme
biton démesurée et de T'orgueil gigantesque rien ne parait sacré à leurs
atao
lé aux pieds. les lois, les droits des citoyens, donnaut la mort, en coudati
yeux: avides de victimes, ils se réjouissent en
autour d'eux. A Dieu
tau
vrant la terre de deuil et en répandant la terreur avec les grands maCrea
ne plaise que nous mettions ces tigres heureux en parallèle du borheur des peus
gistrats et les monarques qui ne sont
que
ne parait sacré à leurs
atao
lé aux pieds. les lois, les droits des citoyens, donnaut la mort, en coudati
yeux: avides de victimes, ils se réjouissent en
autour d'eux. A Dieu
tau
vrant la terre de deuil et en répandant la terreur avec les grands maCrea
ne plaise que nous mettions ces tigres heureux en parallèle du borheur des peus
gistrats et les monarques qui ne sont
que --- Page 8 ---
(6)
ples
gouvernent ; mais nous ne pouvons nous empêcher de remare
quer différence des uns aux autres et de faire
1A
observer, combien il est
essentiel qu'une nation puisse, en choisissant elle-même son chef, se
rantir de la férocité de ces monstres à figure humaine, qui doivent leur gaélévation à la violence et non aux suffrages de leurs compatriotes.
LITTERATURE,
La Tenue des Livres est appelée la science du Négociant,
qu'elle le met à mêne d'avoir, en tout temps, une connaissance exacte parce de
ses affaires. C'est un art d'annoter successivement les opérations
ciales d'une maison selon l'ordre dans lequel elles se
commers
ment.
présenitent
Cette méthode, pour être bien suivie, exige qu'on se serve journelle: des Livres analogues au genre de commerce que l'on embrasse: les
sont, le MEMORIALD ou Brouillard; le JOURNAL et le GRAND LIVRE. principaux
Ces trois registres, atxquels ori peut en joindre d'autres,
les détails des mêmes affaires et ne varient que dans leur rédaction. contiennent Le
Brouillard n'est qu'un composé de notes servant à la formation du
le Grand Livre, dans lequel Oni ouvre tous les comptes, est un relevé Journal; succint du Journal, ou un tableau général, par débit et crédit des
du Négociant.
opérations
Il n'y a proprement que deux espèces d'opérations commerciales cel4
le qui rend le Négociant débiteur, et celle qui l'établit créancier: l'une ;
homme ACHAT, l'autre VENTE. L'une et l'autre supposent un
se
VALEURS.
échange de
Acheter, c'est dorner de l'argent pour des marchandises ;
donner des marchandises pour de T'argent.
vendre, c'est
Les Lettres et - Billets de change font l'office de l'argent
peut les domner et les recevoir en payement, lorsqu'ils offrent toute ; ainsi, la on
lidité nécessaire.
S0Les achats et les ventes se font au comptant, ou à
ils
partie au comptant, partie à terme : ils se font aussi
terme; se font
dire, qu'un acheteur ou un vendeur peut recevoir
par échange, c'est-àdises pour des marchandises; ou
de
ou fournir des marchanLes transactions mixtes donnent pour
l'argent et des marchandises.
pliqnées, selon la méthode du
lieu à des écritures plus ou moins comTeneur de Livres; mais elles ne
pas cette règle gériérale, qu'une opération commerciale n'a
détruisent deux
pèces d'auteurs, le DEBITEUR et le CREANCIER: il faut s'attacher que
espalement à les connaître, afin d'éviter de tomber dans des erreurs princidaction et de ne pas imputer à un compte ce qui appartient à
de réCelii qui reçoit est le débiteur; celui
fournit
un autre.
commence toujours les écritures
le
qui
est le créancier. On'
rellement après. C'est
cette par débiteur; le créancier figure natuveà ganche, et T'AVOIR pour à droite, raison que le DOIT d'un compte se trouIl faut ouvrir des comptes à toutes lee
personnes ou à tous les objete
des erreurs princidaction et de ne pas imputer à un compte ce qui appartient à
de réCelii qui reçoit est le débiteur; celui
fournit
un autre.
commence toujours les écritures
le
qui
est le créancier. On'
rellement après. C'est
cette par débiteur; le créancier figure natuveà ganche, et T'AVOIR pour à droite, raison que le DOIT d'un compte se trouIl faut ouvrir des comptes à toutes lee
personnes ou à tous les objete --- Page 9 ---
(7)
directement comme débiteurs ou créanciers. C'est une mauqui figurent de confondre les lettres à payer et les lettres à recevoir avaise habitude
tirées sur différentes villes, et de les comprendre sous
yec celles qui sont
et REMISES: il faut distinguer séparément par
la dénomination de TRAITES celles que l'on doit acquitter soi-même; par LETTRES
LETTRES A PAYER, celles dont on doit encaisser le montant au lieu que l'on haA RECEVOIR,
DE CHANGE, celles qui sont a recevoir hors de l'enbite; et
LETTRES son domicile, et qui sont sujettes à être négociées
droit oû Ret a établi
ou a être transmises à des correspondans, mention de leurs lettres de
sur
Iy a des personnes qui ne font
ou de leur encaissement: change, c'est un
leurs Livres,
mesure de leur emploi II faut se renfermer dans ce prinabus dont les
sont sensibles.
rendre
Eaee
qu'il est nécessaire qu'un négociant puisse, en tout temps, se
cipe, compte de tout cé qui a passé par ses mains,
l'abri
Lhabjité d'un Teneur de Livres ne le met pas toujours à
de quelsouvent, entravent la balance de ses Registres e t l'obligent
erreurs recherches qui, fatiguantes: mais il peut, par une pratique particulière, abréF
de son
Quoique le Journal ne conger son travail et e'assurer détachés, exactitude: n'additionne pas ordinairement entienne que des articles néanmoins, réunir qu'on rles capitaux au bas de chaque page et les
semble, on peut, jusqu'a la fin du livre; en assemblant également les totaux des
transporter du grand Livre, on aura une somme égale aux capitaux du Journal,
comptes bien
En
ia moitié des sommes réunies du Journal,
si l'on a
opéré.
prenant ou des crédits du grand Livre, Toute disparité
on aura le total des débits
Les doubles
les
dans ces deux opérations anwoncerait une erreur.
emplois, dévefausses imputatioms se découvrent par d'autres procédés qu'on ne peut
lopper dans un simple aperçu. Tenue
ils contiennent des
On a publié divers traités de
des Livres;
préceptes qui ont vieilli: on pourrait y substituer d'autres règles dont la pratique faciliterait le travail qu'occasionne une complication de principes; mais cet ouyrage passerait les bornes de notre journal,
FABLE,
Le Rossignol & PHyrondelle,
Philomèle et sa sceur, sur le tronc d'un cyprès,
Sel rappelaient un jour leur antique aventure:
Tout-à-coup un sinistre augure
Suspendit leurs touchans regrets.
Dans les airs un Milan, un Oiseleur à terre,
Présentaient à leurs yeux, ou la cage, ou la serre.
Fuyons vers le Milan, le sort en est jeté,
Dit tristement Progné, craignant d'être asservie :
Le vorace animal n'en veut qu'à notre vie;
Mais l'Oiseleur en veut à notre liberté.
D
3 11
MILSCENT
Sel rappelaient un jour leur antique aventure:
Tout-à-coup un sinistre augure
Suspendit leurs touchans regrets.
Dans les airs un Milan, un Oiseleur à terre,
Présentaient à leurs yeux, ou la cage, ou la serre.
Fuyons vers le Milan, le sort en est jeté,
Dit tristement Progné, craignant d'être asservie :
Le vorace animal n'en veut qu'à notre vie;
Mais l'Oiseleur en veut à notre liberté.
D
3 11
MILSCENT --- Page 10 ---
(8)
INTERIEUR.
E C
LA Cour Royale de Bordeaux a rendu, le 25 Juin
un
faveur du capitaine Hoog, russe, contre le sieur Draveman 1817, ainé, arrêt en
de cctte ville, motivé sur la prétendue illégalité d'un jugement du négociant
nal de Première Instance du Port-au-Prince.
TribuLa contexture de cet arrêt annonce évidemment l'influence des
colons: par une tactique qui leur est particulière, ils ont trouvé anciens
de confondre une question politique, qui n'est point du ressort de le la moyen
Royale de Bordeaux, avec une question du code du commerce
Cour
et de nous gratifier de quelques épithètes dont le but est de maritime,
une haine implacable au nom français.
faire vouer
L'arrêt, alléguant que les Haitiens n'ont pas cessé d'être sous la
mination du roi de France, les considère comme des rebelles
n'ont dogouvernement, ni pouvoir judiciaire.
qui
hi
Voila une étrange logique! Nous aurons fait des efforts inouis
échapper à la destruction; nous aurons été quinze ans abandonnés à pour
mêmes; nous aurons rétabli l'ordre, reconstruit nos villes, défriché nousa
res, créé des lois conservatrices, distribué sagement les
nos' terasyle et protection aux étrangers ; tout cela pour être traités pouvoirs, 'de accordé révoltés
incapables de se gouverner! C'est ainsi
a
tre égard; on nous insulte maintenant, qu'on toujours été injuste à noIl nous serait difficile de
parce qu'on n'a pu nous exterminer.
té
résister au mouvement
de nos agresseurs excite dans notre âme, Sans d'indignation examiner s'il que l'iniquile roi de France ait une prédilection particulière
est vrai que
rêt Tinsinue, nous leur dirons,
le temps
pour eux, comme l'arnous une époque de délivrance, ashs qu'il a fait qui a l'égard change d'autres tout, a amené pour
primées: nos titres sont aussi sacrés que ceux de
nations ophale, dont la France soutint puissamnent la cause. TAmérique Il
Septentrionotre pays est indopendant de fait; il l'était de droit avant y a le long-tems massacre que
Caraibes,
des
C'est en vain que l'on cherche à nous
dans
blable à celle des Français, qui; quoiqu'ils aient placer resté
une de position semla domination de Napoléon, n'ont
près
vingt ans sous
leur légitime Souverain Louis XVIII, pas cessé, dit-on, d'être gouvernés par
té de Tilsitt, celui de
le nonobstant da paix d'Amiens, le traiProsbourg,
Sacre de
Confédération du Rhin et le mariage de 1Archi-Duchesse l'Empereur parl lei Pape, la
Notre pays n'est point contigu à da France;os nous ne sommes Marie-Louise.
on n'a pas voulu que nous le devinssions; on nous a mis hors pas français;
titution française: et lon nous traite de révoltést
dela Conspoint L'autorité de
légitime se constitue par une nation : point de
Mandataire. 7108
T
a Smgorl
Commettant,
Les lois faites pour le peuple, sont acceptées ou rejetées
lui ou
Rr leurs SAS représentans : décider du sort des igens ssans les consulter, par c'est viodroits, c'esti commettre un acte de tyrannie.
on nous a mis hors pas français;
titution française: et lon nous traite de révoltést
dela Conspoint L'autorité de
légitime se constitue par une nation : point de
Mandataire. 7108
T
a Smgorl
Commettant,
Les lois faites pour le peuple, sont acceptées ou rejetées
lui ou
Rr leurs SAS représentans : décider du sort des igens ssans les consulter, par c'est viodroits, c'esti commettre un acte de tyrannie. --- Page 11 ---
(9)
On
refuser de céder au pouvoir qui a été usurpé: la résistance à
peut
P'oppression n'est pas une révolte.
Les Colonies sont régies par des lois particulières, a-t-on dit; mais
Haiti n'est pas plus muintenant une Colonie française qu'elle ne Pétait avant la découverte de Christophe Colomb.
La France, en nous privant de la faculté de faire siéger nos repré-
'sentans dans son sein, a proclamé notre indépendance : s'il lui prenait envie de traiter de la sorte quelques-uns de ses départemens, pour rendre
Jeurs habitans esclaves, ils auraient le droit de s'isoler et se gouverner
eux-mémes. Nous lès avons faites, ces lois qui nous intéressent partieulièrement et
que la France n'a pu faire. Il y aurait autant d'impolitique de notre part
à confier notre sort à nos persécuteurs, que d'inconséquence à eux de vouloir ressaisir ce qu'ils avaient mis de côté,
Oui, Messieurs de la Cour Royale de Bordeaux, nous sommes rebel
les à votre monstrueux systême; nous sommes révoltés contre VOS baionr
nettes, vos noyades, vOS buchers, vOS chiens dévorateurs, en un mot, conUUR
tre vous-mèmes, et le dernier de nous est disposé à rendre au Créateur
des hommes l'existence qu'il tient de lui; plutôt que de se courber sous
tervotre joug odieux.
On se refuse à croire que la Cour de France ait approuvé les Epressions de T'arrêt précité: si de telles invectives, débitées gratuitement,
pouvaient avoir leur source au pied du trône d'un Monarque écaliré, il mudrait s'attendre à des hostilités de ce côté et considérer désormais, comme
espions ou agens d'une puissance énnemie, les Français qui se: rendraient
chez nous et dont les sentimens seraient donteux,
ar
En vérité, les Ex-Colons et leurs adhérens sont fachés de trouver en
ou
nous' des dispositions pacifiques: ils brûlent du désir de nous yoir cesser de
tolérer l'entrée (dans nos ports) des marchandises françaises sous pavillon
T10neutre, et de se baigner encore dans notre sang, Si leur barbare entêteque
ment leur procure beaucoup d'imitateurs, il en résultera des malheurs que
des
nous dévons déplorer d'avance. Nous ne vivrons certainement jamais en
bonne intelligence avec des hommes qui ne rèvent que des forfaits et : qui
emnous montrent de loin dès ehaînes êt dès poignards.
sous
Haitiens, opposez le calme et la patience aux clameurs d'une tourbe
par
de méchans: tenez-vous seulement en garde contre leurs pernicieuses ine
trai
tentions. S'ils osent vous attaquer, vOs moyens de défense les réduiront à L
de nouveaux repentirs.
uise
Nous ne discuterons pas le fond du procès que le capitaine Hoog a
cais;
intenté au sieur Draveman, parce que nous ne connaissons pas les clauOns
ses de la charte-partie souscrite entre l'appelant et l'intimé; mais nous ferons observer que Ton doit respecter les lois et les usages des nations chez
tant
lesquelles on se rend volontairemeut pour faire le commerce, et que les valeurs a'elles donnent en échange d'autres valeurs sont admissibles, lorsou
qu'elles ont un cours public et qu'elles peuvent procurer, dans les lieux Rotau
VIO:
où elles sont én circulation, tous les objets de retour qu'on peut désirer.
Si les agioteurs ne trouvent pas leur compte à faire passer notre numé-
é; mais nous ferons observer que Ton doit respecter les lois et les usages des nations chez
tant
lesquelles on se rend volontairemeut pour faire le commerce, et que les valeurs a'elles donnent en échange d'autres valeurs sont admissibles, lorsou
qu'elles ont un cours public et qu'elles peuvent procurer, dans les lieux Rotau
VIO:
où elles sont én circulation, tous les objets de retour qu'on peut désirer.
Si les agioteurs ne trouvent pas leur compte à faire passer notre numé- --- Page 12 ---
10 )
raire à T'étranger, tant mieux pour nous ; nous avons atteint notre but;
notre
tend à conserver chez nous, par une prohibition implicar
système d'autres nations interdisent également à l'exportation par des
cite, ce que
Si le
Hoog avait voulu sortir de la Russie des
mesures directes.
des capitaine d'or, il se serait exposé à les voir conRoubles d'argent ou
de Impériales Il aurait donc pris un chargement en
fisquer par les douanes était loisible son pays. de s'arrêter à ce parti au Port-an-Prince;
marchandises. Il lui
des bénéfices suffisans. La Cour Royale de
sa cargaison lui aurait procuré le sieur Draveman à rembourser le capitaine
Bordeaux, en condamnant contraint ce premier à bonifier un étranger d'un gain
Hoog en France, s'était a refusé. L'arrêt susdit est moins un acte de justice
auquel celui-ci extravagante de l'ordre de choses établi dans notre patrie:
qu'une censure
l'affréteur s'était obligé à se libérer en piastres d'Escar, en admettant que
la Cour Royaie de Bordeaux, en le condampagne, ce que nous ignorons,
se dispenser de trancher une
nant à lexécution de cette stipulation, pouvait
une
n'entre point dans ses attributions, et d'invectiver
nation,
quostion qui le Roi de France lui-même a offert de traiter par l'entremise
avec laquelle Si Su Majesté Très-Chrétienne tolère cette divagation jude ses envoyés. faveur des hommes
nous ont fait une guerre si cruelle,
diciaire, en
devons nous qui
d'avoir su éviter le piège
Haitiens, combien nous
applaudir
qu'on nous tendait!
notre troisième Numéro,
Mr. Frémont, dont nous avons parlé dans
vient de recueillir les premicrs fruits de ses travaux agricoles; sa sucrerie sol de
en abondance du sirop qui annonce autant la fertilité du
a produit
lefficacité des soins
lui a donnés. Ainsi l'inscrips
son habitation que
à la qu'il fête qu'il donna le 14 Août.dertion que nous avions remarquée
petite PETION, était véritablement une
nier, GRACES A DIEU ET AU PRESIDENT si Son Excellence a su récompenser
expression de sa recomnaissance; car, la Providence s'est également plu
le patriotisme de cet estimable citoyen,
Il est
à
à le dédommager des peines que lui a coûté sa plantation.
de digne, Christous égards, de ces succès, En affrontant les dangers du voisinage
tophe, il a osé réunir une grande partie de seaumoyens industriels sur un
point qui fut souvent le théâtre de la guerre, et son exemple a encouragé
beaucoup de nos compatriotes à cultiver les environs de Cibert.
MILSCENT.
NECROLOGIE,
Professeur
latine au Lycée National de
VICTOR - DURRIVE,
de langue
du
à
est décédé le 23 Septembre à 9 heures et demie
matin,
cette ville,
à la suite d'une fièvre putride qui l'a emporté au bout de
Tage de 25 ans,
11 jours.
à Moulidyer, département de la Dordogne, de parens
Né, en France, VICTOR -DURRIVE fit ses
études au Collèisbcs
honnêtes etffortunés,
premières Sarlac où il fit sa théoge de Bergerac et entra ensuite au Séminaire de Un caractère bouillant
logie, sa familie le destinant à l'état ecciésiastique.
'une fièvre putride qui l'a emporté au bout de
Tage de 25 ans,
11 jours.
à Moulidyer, département de la Dordogne, de parens
Né, en France, VICTOR -DURRIVE fit ses
études au Collèisbcs
honnêtes etffortunés,
premières Sarlac où il fit sa théoge de Bergerac et entra ensuite au Séminaire de Un caractère bouillant
logie, sa familie le destinant à l'état ecciésiastique. --- Page 13 ---
(11 )
de la nature, l'ayant détourné de cette vocation paisible, son
qu'il avait reçu
Vélite dans les Mamelucks de la garde impériale.
père le fit éntrer comme
de Russie, il suivit la garde en Allemagne,
Après la désastreuse campagne de Lutzen, Bautzen, Leipsick et Hanau; fit la mése trouva aux batailles de 1814 en France, et se distingua dans tontes les affaimorable campagne
Le licenciement de la garde l'ayant
res par sa bravoure et son intrépidité. il abandonna entièrement la carrière militaire,
ramené au sein de sa famille,
allait
le Brésil lorstourna ses vues vers le commerce et
s'embarquer pour à Halti
tout-à-coup d'idée, il se décida à passer
pour s'y
que, changeant
Arrivé au Port-au-Prince le 6 Janvier 1817,
livrer à l'instruction publique.
National comme Professeur de
il fut placé, peu de tems après, au Lycée
langue latine. Il a rempli cette place avec un zèle et une exactitude qu'on il
égaler, mais qu'on ne pourra jamais surpasser. Sévère mais juste,
pourra
de se faire aimer et craindre des élèves qui ont fait sous
avait eu le talent
Vif mais doué d'un cceur excellent, il s'était attilui des progrès rapides.
l'ont
ré l'estime et la bienveillance de tous ceux qui
connu. La République a perdu en lui un citoyen utile, la société un homme aimable, le
et l'auteur de eette notice, un ami véritable.
Lycée un professeur éclairé,
VARIETES
ne
du mois de Juin dernier ont fait mention d'une
de
LES Journaux anglais
fille trouvée dans les environs de Bristol, parlant et écrivant une langue
les hommes les
savans ne
rien comer
étrangère à laquelle
plus
pouvaient
beaucoup de recherches, de veilles, de profondes et longues
une
prendre. Après
dissertations, en un mot après s'être épuisés en conjectures sur l'origine et
iser
cette
les érudits ont enfin découvert
L4
le mécanisme de
langue merveilleuse,
que que cette fille avait eu des liaisons avec des Bohémiens en AngleTIS
terre, et que c'était leur jargon qu'elle faisait passer en grande partie dans
son
Les
ce
font observer
un
prétendu langage.
journaux qui rapportent
fait,
que ce n'est pas la première fois que les savans et les connaisseurs se sont
laissés tromper par une jeune fille ayant de grands yeux noirs, des sourcils bien arqués, un doux sourire, des couleurs vermeilles, et les plus belles dents du monde.
CANTATE HAYTIENNE,
HAYTIENS, rallions-nous
Autour du Héros et du Sage,
Qui sut abattre sous ges coups,
L'hydre affreuse de l'esclavage.
Noble émule de Washington,
Du monde sa gloire est chérie;
Chantons tous vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
une jeune fille ayant de grands yeux noirs, des sourcils bien arqués, un doux sourire, des couleurs vermeilles, et les plus belles dents du monde.
CANTATE HAYTIENNE,
HAYTIENS, rallions-nous
Autour du Héros et du Sage,
Qui sut abattre sous ges coups,
L'hydre affreuse de l'esclavage.
Noble émule de Washington,
Du monde sa gloire est chérie;
Chantons tous vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE! --- Page 14 ---
(1 12 )
Favori du Dieu des combats,
En tout guidé par la prudence,
Le Sénat, secondant son bras,
Il conquit notre Indépendance;
Dicta la Constitution
Que conçut son puissant génie:
Chantons tous vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Chantons du Sénat la splendeur;
De nos Députés la prudence;
De nos Héros le bras vainqueur;
Et d'Haiti l'Indépendance.
Qu'Honneur, Gloire, Paix, Union,
Soit notre devise chérie:
Et chantons vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Vous, martyrs de la Liberté,
Humain OGE, bouillant CHAVANNES,
Vos noms, dans la postérité,
Vivront autant que nos savanes.
Avec nous, sans la trahison,
Sans une infâme tyrannie,
Vous diriez vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Léguons à nos derniers neveux,
Nos vertus et lIndépendance,
Et de leurs pères valeureux
Ils garderont la souvenance;
Pour cris de Gloire et d'Union,
D'âge en age avec énergie,
Ils diront vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Si jamais des peuples jaloux
L'astucieuse politique,
Voulait sapper dans son courroux,
Les bases de la République,
Ayons la noble ambition,
De vaincre ou de perdre la vie,
En chantant vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Par un HAYTIEN.
leurs pères valeureux
Ils garderont la souvenance;
Pour cris de Gloire et d'Union,
D'âge en age avec énergie,
Ils diront vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Si jamais des peuples jaloux
L'astucieuse politique,
Voulait sapper dans son courroux,
Les bases de la République,
Ayons la noble ambition,
De vaincre ou de perdre la vie,
En chantant vive PETION!
Vive! vive notre PATRIE!
Par un HAYTIEN. --- Page 15 ---
- 1 13 )
NOUVELLES
A Mr. COLOMBEL.
Monsieur, Frith de Jacmel, me prie de vous acheminer l'inclyse
Mon.ami, Mr. fassiez insérer (si vous le jugez à propos) dans TAbeille
pour que vous la
un bâtiment récemment arrivé de LonHaitienne, Elle lui est parvenue par
dres,
Je suis, &c.
JN. MILROY.
Londres, le 14 Juillet 1817.
dans la Chambre des Communes, Mr. Wilberforce, après sun
Mercredi,
dans lequel il dépeint les attrocités et les cruautés
discours très-éloquent commerce de la Traite des Esclaves par T'Espagne et
perpétrécs dans le
adresse fut présentée au Prince
le Portugal, a fait la motion faire pour exécuter qu'une complètement les lois sur TARégent afin de le prier de
et de faire mettre un terme final au
bolition de la Traite des Esclaves,
commerce odieux qui désole la T'Afrique. satisfaction de la Chambre sur les démarAprès avoir faites exprimé atteindre ce but désiré, et son regret de ce que
ches qu'on a de Vienne pour n'aient pas été plus efficaces, l'adresse prie le
Jes résolutions de Sa Majesté d'établir une harmonie parfaite avec les granGouvernement
ont signé la Déclaration de Vienne et supplie Son Aldes puissances qui rien
au but que recommandait
tesse Royale de ne
négliger d'inviter pour les parvenir du
si les rela susdite Déclaration, et
puissances
Congrès,
montrances étaient infructueuses, de vouloir bien adopter des mesures de
police commerciales pour contraindre ses membres adverses à remplir leurs
engagemens. Lord Castlereagh a parlé en faveur de l'adresse ; Mr. P. Moore, Mr.
Brougham, Mr. Smith et d'autres membres se sont exprimés chaudement
dans le même sens, et l'on conçoit l'espoir (nous eroyons ferinement qu'il
se réalisera) que ce trafic abominable cessera bientôt d'exister.
Jeudi, sur une pareille motion de Lord Granville, une adresse semblable à celle de la Chambre des Communes, a passé dans la Chambre
des Lords. Ainsi, après le tracas d'une Session pénible et harrassante, durant laquelle le confit des opinions a été porté aussi loin que dans toute
autre Session, nous avons eu la satisfaction d'avoir été témoin de la plus
parfaite unanimité sur un sujet qui est cher à tout homme quieet doué
d'une étincelle d'humanité.
ITALIE.-Les papiers publics de Milan, du mois de Juin, disent quel le fameux SANTINI, venu de Ste.-Hélène, et qui a paru successivement à Londres,
a Bruxelles et à Francfort, a été arrêté par ordre du gouvernement autrichien,
à Como, d'oà il voulait pénétrer dans le sein de Titalie. Sespapiers, que l'on
suppose être dela plus hautej importance, ont été envoyés à Vienne.
Londres, 11 Juin, - M. T'Alderman Wood, lord maire actuel de la cité
disent quel le fameux SANTINI, venu de Ste.-Hélène, et qui a paru successivement à Londres,
a Bruxelles et à Francfort, a été arrêté par ordre du gouvernement autrichien,
à Como, d'oà il voulait pénétrer dans le sein de Titalie. Sespapiers, que l'on
suppose être dela plus hautej importance, ont été envoyés à Vienne.
Londres, 11 Juin, - M. T'Alderman Wood, lord maire actuel de la cité --- Page 16 ---
14 )
de Londres, connu par son opposition au systême politique que suivent les M Echa
nistres, a été élu unanimement, le 10 Juin, membre du Parlement par ses con. Sch
citoyens, en remplacement de M. l'Alderman Combe. Des remercimens
té votés à ce dernier sur sa fermeté à défendre les droits du peuple. L'assem. onté. blée était composée de 3000 électeurs. Du 13Juin.- Une lettre d'un missionnaire anglican, M. Davies, datée
de la Nouvelle-Galles Méridionale, le 30 Mars 1816, contient les détails sui. Yans sur Otahiti: 6 En Novembre dernier, le roi (chrétien) Pomare étant re
2O
venu dans l'ile, fut attaqué par les Atahurans, qui s'avancèrent hardiment, a
yant reçu de leur prophête l'assurance du succès. Ils eurent en effet le des
sus au commencament; mais repoussés ensuite, ils perdirent leur chef
ra, et
Upua. prirent la fuite. Pomare traita les prisonniers avec douceur ; ce qui leur
donna une idée favorable de la religion qu'il a embrassée: ils maudirent leurs
dieux et jurèrent qu'ils-ne se fieraient plus à eux. A la fin de la journée, Po. mare assembla son peuple, et remercia le Dieu du ciel et de la terre, dela
victoire qu'il Venait de remporter. Pomnare fut rétabli ensuite dans l'Etat d'0. tahiti, qu'il avait perdu par la rebellion générale de 1808. Depuis ce tems, il
s'occupe à elfacer dans son gouvernement les traces de l'idolatrie ; les chefs
mêmes l'aident dans cette entreprise ; ils bâtissent des temples au vrai
dans tous les districts del'ile, et même dans les iles des environs. Dieu
les miseionnaires et on les prie d'y propagerle culte chrétien. 39 Onaccuelle
Du 18.-On cherche à déduire de Tacquittement de Watson, la consé
quence qu'il n'existe pas de projets de trahison en Angleterre. Celui
8*
près avoir lu la procédure, peut tirer une pareille conclusion, doit avoir qui, l'es
prit singulièrement organisé. Le principal témoin, Cassels, était un homme
d'un caractère infame; mais de ce que le jury n'a pu convaincre un homms
sur un pareil témoignage, doit-on prononcer, sans hésiter, que la conduite de
Watson, de Thistlewood, de Preston et de Hooper, est parfaitement innocen. te? Est-il besoin de preuves pour nous convaincre que ce qui s,est
Spofrelds était une suite d'actes séditieux au plus haut degré?
organisé. Le principal témoin, Cassels, était un homme
d'un caractère infame; mais de ce que le jury n'a pu convaincre un homms
sur un pareil témoignage, doit-on prononcer, sans hésiter, que la conduite de
Watson, de Thistlewood, de Preston et de Hooper, est parfaitement innocen. te? Est-il besoin de preuves pour nous convaincre que ce qui s,est
Spofrelds était une suite d'actes séditieux au plus haut degré? Doit-on passéd nous
dire qu'il est tout-a-fait inconstitationnel d'appeler la force physique contrele
gouvernement? de s'emparer des armes ? de déployer les bannières révolutic
onnaires? de se servir du langage révolutionnaire, sans se rendre
moindre crime et sans violer aucune loi? Cassels est infame! mais coupabledi les
qui étaient ses amis intimes, ses associés, sont parfaitement
entière- autres,
ment purs. Nous voyons de pareils actes commis dans la capitale, innocens, nous entendons le récif des plans formés pour une levécen masse dans
nous
voyons cette levée s'executer, nous voyons des hommes difiérens endroits, des
armes, nous les voyons prendre avec ces armes en mains: et s'emparer
cela ne forme pas la moindre preuve que la trabison et la sédition cependant tout
et nous sommes tenus à croire que ces individus n'avaient aucune ont existé,
contre la Constitution de leur pays. vue hostile
Du 18 Juin, 1 Un terrible tremblement de terre, dans l'Inde,
Tobasco et la mer du Sud, a mis sous l'eau 30 lieues de
entre
un village indien avec tous ses habitans. Tout le pays a été côtes, boulversé. et englouti
Du ler. Juillet.- Un grand nombre d'officiers français ont trouvé
moyen de se rendre en Perse, où ils sont entrés au service de Talizhy-Shaw, --- Page 17 ---
(1 15 )
ofliciers sont maintenant employés sous les ordres de
lesib Echah de Perse. Ces
esco Schah-Zada de Tebriz. onte
ROYAUME DES PAYS-BAS,
assen
La Haie, le 26 Juin. des lettres de Batavia, du16 Décembre 1816 et du
On apprend, par les Anglais nous ont fait remise de i'ile de Banca, que
15Janvier 1817, que
de Cochin; elle produit beaucoup d'étain. tant
pous avons obtenue en écharige
a enfin été occupée. Deux bâtimens
ent,
Notre possession sur Banjermassing les côtes de
soutenus
e
sur
Java,
par plasleurs
des chargés de Bannis ont débarqué ils ont traversé lés montagnes au hombre de 6 à 700
corsaires en croisière;
les autres bannis et
ui
Banam, d'ydelivrer
leu hommes, avec le projet d'attaquer
divers combats, ils furent enlem d'entreprendre une attaque sur Batavia. ils Après de suite'les armes : mzis le
ée, Pu velloppés et surpris de tous les côtés;
ptirent terreur. Alors nos troupes eurent
del bruit de l'artillerie leur inspira unelgrande Une centaine de ces brigands ont été tués';
at d'0 le dessus et décidérent la yictoire ont été pris et seront envoyés'au premier
tems, les autres, tant blessés que de fuyards, la
de
de cet établisseinent. De
es chel jour aux Moluques, lors
prise i0 sodats possession européuns et plusieurs blessés, ainsi
Dis notre côté, nous avons perdu
KUR
DRFS
rcueil que quelques hommes des corps indigènes.
illerie leur inspira unelgrande Une centaine de ces brigands ont été tués';
at d'0 le dessus et décidérent la yictoire ont été pris et seront envoyés'au premier
tems, les autres, tant blessés que de fuyards, la
de
de cet établisseinent. De
es chel jour aux Moluques, lors
prise i0 sodats possession européuns et plusieurs blessés, ainsi
Dis notre côté, nous avons perdu
KUR
DRFS
rcueil que quelques hommes des corps indigènes. de Londres qu'une des expéditions charPARIS, 2 Juillet.--On fleuves apprend dans l'intérieur de. 'Afrique, escd'abord lentrée
consé gécs de remonter parles
embouchure un
Nord de Sierta-Léone:
qui, dans le Rio-Numez, qui a son
et est peu au assez avant. Le 4 Febirle elle a pris ensuite sa route par terre, continuaient parvenue leur route vers Tombictou. 1A
thomm vrier 1817, les voyageurs anglais
allemande:
t
thomm
On lit ce qui suit dans une feuilie
uite de
60 Parmi les français exilés par suite des événemens politiques qui ont
la face de la France, on en compte 52 quiprenhent le nom de VOTANS,
gnocer à changé cause de leur vote contre leur Roi. Les plus célebres parmi eeux-ci sont:
passél
Barrère, Tallien, Thibaudeau, Merlin de Douai, Isaon nous beau, Sieyes, &c. Carnot, La mort Fouché, a déjà enlevé un grand nombre de VOTANS: Cinquanteontrel volutk huit ont péri sur Téchafaud; 27 autres sont morts de mort violente; plusieurs
sablede de ces derniers se sont tués eux-mêmes Ceux qui vivent sont maintenent s64
parés les uns des autres. Carnot est à Magdebourg, Fouché à Rogue, Barre:
autres
ntière re à Bruxelles,
enten
droits,
Port-au-Prince, le 28 Septembre 1817, à 11 h. du soir. er des
at touf
On nous communique à l'instant quelques papiers américains qui viennent
existé, d'arriver : nous nous empressons d'ea extraire les articles suivans, qui nous ont
hostile paru intéressans. New-York, le 4 Septembre. - On annonce (dit le Globe de Londres, du
entre
22 Juillet) sous la rubrique de Nuremberg, que la Russie s'est engagée à soungloui tenir la cause de Ferdinand VII dans lAmérique Espagnole, avec une division de SIX vaisseaux de guerre, et une armée de 15 à 20 mille hommes, motrouré yennant la cession de la vieille-et de la nouvelle Californie, de Minorque et
Sbar, de quelques privilèges commerciaux que lui ferait l'Espagne. --- Page 18 ---
L 16 )
Le même journal ajoute aussi que l'Amérique du Nord s'est,
eR
en
gagée, considération de la cession des deux Florides par
dit-on,
vers
tenir de fournir des secours aux Insurgés Espagnols. T'Espagne, as'abs SOIT
Nous croyons pouvoir révoquer en doute la vérité de la nouvelle
cédente: comnent se fait-il, nous le demandons, qu'une nouvelle aussi pré. rante soit piutôt arrivée à Nuremberg qu'à Londres?
Le même journal ajoute aussi que l'Amérique du Nord s'est,
eR
en
gagée, considération de la cession des deux Florides par
dit-on,
vers
tenir de fournir des secours aux Insurgés Espagnols. T'Espagne, as'abs SOIT
Nous croyons pouvoir révoquer en doute la vérité de la nouvelle
cédente: comnent se fait-il, nous le demandons, qu'une nouvelle aussi pré. rante soit piutôt arrivée à Nuremberg qu'à Londres? Comment se fait-il impos
le Nouvelliste de Nuremberg soit mieux instruit que PAmbassadeur
St-Paterebourg, qui ne la pas annoncée à son
eadr
rappèlera la situation difficile ou se trouvait la Russie gouvernement2 a la fin de Quiconque la
Se
situation
dermer
guerre,
qui ne peut pas s'être de beaucoup améliorée durant lec court
espace de deux ans ; l'immense étendue dece puissant empire créé
nie de Pierre le Grand et de Catherine; l'état actuel de la grande masse parlege
caractère
popuiation, le
éminemment philanthropique d'Alexandre le Grand; des
ses vues paternelles pour hâter la civilisation de ses sujets; les idées
dont il se fait gloire de professer; les contyées fertiles qui avoisinent ses libérales vaste
états, et qui seraient bien mieux à sa convenance, du moins pour le moment,
que des possessions lointaines et précaires; quiconque, disons-nous, se
lera tout cela, pensera comme nous, qu'un tel projet ne peut être entré rappe la
tête du clairveyant Alexandre, et lentraîner dans une guerre aussi
dans
tempéremment russe, que la guerre du Nord Tétait au tempéremment exotiquea
La Duchesse de Berry est accouchée d'une fille le 13 Juillet; français mais
l'enfant n'a vécu que deux jours, Cet événement a plongé la cour dans'ledé
sespoir. Une lettre de Ste.-Hélène du 15 Mai, écrite par un oflicier à son 8
mi, dit: 66 Bonaparte commence à se promener un peu; c'est ce
fait
re que HE IS GETTING BETTER OF HIS SULKYFIT. Inap pas aussi qui bonne croi- mi. ne qu'à l'ordinaire; ce qui provient, comme on peut l'imaginer, de
dait trop long-tems la chambre. cequ'ilgu
Une lettre de Valenciennes du 18 Juillet dit: depuis l'arrivée du Duc
de Wellington à ses Guartiter-Géneraus: on observe que Sa Grâce est très
occupée, De nombreux courriers ont été envoyés à Paris avec des Dépéchs
qu'on suppose avoir rapport à quelques nouvelles négociations entre les Puis
sances alliées et la France.-Ce qui est certain, c'est que plusieurs personnage
importans sont attendus à Cambray. Tout ceci ouvre un vaste
aux COnjectures, tandis qu'on est dans une paisible attente de voir dévoiler champ ces
tères politiques. mysL'Ambassadeur Espagnol s'étant plaint officiellement à Lord Castlereagh
du départ pour PAmérique du Sud de plusieurs officiers Anglais
dre les Insurgés, Sa Seigneurie, dans sa réponse, a assuré le Gouvernement qui vontjoisEspagnoi, qu'une telle conduite n'était point venue à la connaissance du Gou
yernement Anglais, et n'avait pas son approbation, et elle a ajouté, que'les TOyalistes espagnols pouvaient agir envers ces émigrés, comme bon leur semblerait, s'ils tombaient entre leurs mains.
du départ pour PAmérique du Sud de plusieurs officiers Anglais
dre les Insurgés, Sa Seigneurie, dans sa réponse, a assuré le Gouvernement qui vontjoisEspagnoi, qu'une telle conduite n'était point venue à la connaissance du Gou
yernement Anglais, et n'avait pas son approbation, et elle a ajouté, que'les TOyalistes espagnols pouvaient agir envers ces émigrés, comme bon leur semblerait, s'ils tombaient entre leurs mains. Nevv-York, le 8 Septembre,Le Capitaine Taylor, arrivé en
de Tabago, dit qu'un Schooner espagnol, avec 150 passagers, était arrivé 28 d'An. jours
gustura, oû les Royalistes avaient été complètement défaits. Dix-huit
mnens en tout s'étaient échappés avec des passagers, six
avaient bâtidevant Tabago. desquels
passé de --- Page 19 ---
a 017)
on,
Le Mercantile Advertiser du 13 Septembre, annonce l'arrivée au Cap,
vers le commencement durmos d'Août, de la frégate américaine.le : Congrès
sortie du Port-au-Prince le 27 Jaillet!
- Le sieur BARINCOURT, Peintre d'Histoire, a ouvert, le 10 Août, une
mr
classe élémentaire de dessin, de peinture en tout genre, d'architecture, de perspective; enfin, toutes les parties qui sont attachées à son art. Il n'exige des enfans des Militaires qui sont morts au service de la Patrie que la moitié du prix
onque, quepayent ses autres élèves. Cette classe se tient dans la maison de Mlle. MA.
derme NON CHERES, près Mr. Granville, depuis 10 heures du matin jusqu'à midi, On
COm trouve chez lui tous les ustensiles nécessairesau dessin.
Prie courans des principales denrées en gros.
Grant
ibéra
Café,
.35 sols.
vast
Sucre,
.10 g.1 le 8.
nomen
Coton,
.40 gourd. le 8 Campêche,
7 g.le 88
lans
Sirop,
5 g. le &
UI
Farine,
26 g. le baril.
frança
Huile,
.14 g. le panier..
et; Ta
Savon,.
.8 g. la caisse.
1s
Chandelle,
.50 C. la livre.
Beurre,.
.40 C. dto.
son
Mantègue,
.62 C. dto.
ait
onne
ENIG ME.
Je me plais avec la beauté,
Je donne à tout de T'élégance.
J'émane de l'autorité;
Je suis contraire à la vengeance;
les
Au coupable je rends l'espoir;
sonnag
J'apaise la craintive enfance.
aux
A la Cour, souvent, pour m'avoir,
ces
Les flatteurs font la révérence.
stlereag
Pour mes compagnes et pour moi
ront
On a partout un goût extrême:
erneme
Nous exerçons plus d'un emploi:
du Gom
Mais nous n'avops qu'un senl emblême.
te leste
Que l'on m'appelle ou bien mes sceurs,
sembl
Notre titre est toujours semblable,
Et cependant, mes chers lecteurs,
Nos noms diffèrent dans la Fable.
CA
uit
Le mot du précédent Logogryphe est AMER, dont se foxme
ent pas
MARE, MER;
AME, ARME, BAME.
On a partout un goût extrême:
erneme
Nous exerçons plus d'un emploi:
du Gom
Mais nous n'avops qu'un senl emblême.
te leste
Que l'on m'appelle ou bien mes sceurs,
sembl
Notre titre est toujours semblable,
Et cependant, mes chers lecteurs,
Nos noms diffèrent dans la Fable.
CA
uit
Le mot du précédent Logogryphe est AMER, dont se foxme
ent pas
MARE, MER;
AME, ARME, BAME. --- Page 20 ---
(18 )
ERRATA,
No IV PaGs 6. LIGNE 10, courage, LISEZ ouvrage,
12. versalité, LISEZ versatilité.
8.
28. saississant, LISEZ saisissant,
16. martyre, LISEZ gémissant.
11.
14 par successeur, LISEZ par un successeur.
10e. de l'article Intérieur, METTEZ une virgule après le
1%
9e. des Variétés, père, LISEZ mère.
motenz
15. fixé, LISEZ fixée.
58. chereté, LISEZ cherté.
52 acqrittéé, LISEZ acquitté,
83 guerre, LISEZ guère.
1s
1. applanir, LISEZ aplanir.
2e. du Logogryphe, un lac, LISEZ un petit lac.
4€, idem. après fougueux, METTEZ une virgule, et AJOUTEZ cere
Je m'étends, je m'élève et ma fureur est vaine.