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(BnF Gallica
L'Abeille haytienne
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
I L'Abeille haytienne. 1817-08-16.
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L'ABEILLE HAYTIENNE,
JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE,
N. II.
L'Epée et les talens doivent n'avoir qu'un but :
Que chacun à l'Etat apporte son tribut.
Ce Journal parait les 1,e et 16 de chaque mois,
Le prix de l"Abonnement se paye d'avance e
25 gourdes pour un an $
14 gourdes pour six mois $
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser d M. COLOMBEL, Secrélaire particulier de 8. Ex,
le Président d'Haiti,
a
AU PORT-AU-PRINCE,
PE P'IMPRIMERIE DU GOUVERNEM: E N To
1817.
Source gallica.bnffr / Bibliothèque nationale de France
1,e et 16 de chaque mois,
Le prix de l"Abonnement se paye d'avance e
25 gourdes pour un an $
14 gourdes pour six mois $
8 gourdes pour trois mois,
S'adresser d M. COLOMBEL, Secrélaire particulier de 8. Ex,
le Président d'Haiti,
a
AU PORT-AU-PRINCE,
PE P'IMPRIMERIE DU GOUVERNEM: E N To
1817.
Source gallica.bnffr / Bibliothèque nationale de France --- Page 4 ---
nan --- Page 5 ---
(8)
Port-au-Prince, le 16 Août 1817, an 14.
de l'Indépendance d'Haiti.
POLITIQUE.
sur PIle d'Haiti, par J. S. MILSCENT,
Suite des Considéralions
Haitien.
rerede
ARTICLE III,
les
étrangères n'étaient point intéress
vu
N
OUS avons
que
puissances
Le
de plusieurs
sées à prendre à notre égard une position hostile. le nôtre; pavillon elles ont mêd'entr'elles flotte dens nos ports; elles acceuillent
à une
les
les
favorables à notre commerce,
épome donné
assurances
plus
était encore précaire. Ainsi nous
que où notre nouvelle existence politique de les voir se rapprocher dapouvons, avec quelque fondement, espérer
nos ressources, et
vantage de nous a mesure que le temps développera fourniront à
l'ocles productions de notre sol et nos besoins
TEurope
que casion d'un débouché dont les avantages seront réciproques. Quand même
nos
elle n'aurait auquelqu'une de ces puissances fréquenterait peu
ports,
cun motif pour en venir à une rupture avec nous. Certes, ce ne. serait
l'espoir d'un bénéfice plus certain qui pourrait la porter à une
pas reille résolution ; car, traitant directement avec nous, l'intermédiaire Rez
autres nations ne. saurait lui être plus profitable. Il faudrait donc, pour la
déterminer à nous priver de sa bonne intelligence, qu'elle trouvât un ample dédommagement dans les sacrifices que la France ferait pour obtenir
Cette
n'est
admissible. L'effet de l'alliance
son assistance.
possibilité s'étend
au-deià pas
des mers. Cette alliance &
des hautes puissances ne
pas
pour but un objet déterminé, la tranquillité de l'Europe. L'Angleterre
n'implora pas même le secours de la France contre le Dey d'Alger; la
cause lui étant propre, il était naturel qu'elle combattit seule. Les gouvernemens sages veillent au maintien de l'équilibre politique; mais ils ne
cherchent jamais à s'aflaiblir pour agrandir un voisin dont les forces sont
déjà considérables.
sommes en
Il faut inférer de ce raisonnement que, par le fait, nous
état de paix avec les nations qui ont reconnu tacitement l'indépendance
d'Haiti par des dispositions rendues publiques et par la fréquentation des
ports de cette ile.
attit seule. Les gouvernemens sages veillent au maintien de l'équilibre politique; mais ils ne
cherchent jamais à s'aflaiblir pour agrandir un voisin dont les forces sont
déjà considérables.
sommes en
Il faut inférer de ce raisonnement que, par le fait, nous
état de paix avec les nations qui ont reconnu tacitement l'indépendance
d'Haiti par des dispositions rendues publiques et par la fréquentation des
ports de cette ile. --- Page 6 ---
(4)
En supposant que la France s'y refusàt et préférat unie guerre meurs
trière, ses moyens sont insuffisans pour pouvoir lutter avantageusement contre notre population, notre climat, une maladie endémique et nos diverses ressources. Lorsqu'elle apporterait sur nos rivages tous les élémens de
la destruction, sa surprise ne serait pas médiocre à l'aspect du
pement de nos moyens de défense. Les glaces de la Russie ne dévelop- lui
raient pas été plus 1 funestes que ne lui deviendrait l'influence du
auUne expédition assez récente peut la dispenser d'un nouvel essai. Tropique. Elle
éprouverait une résistance d'autant plus opiniâtre, que l'Haitien
conservé le souvenir de ses malheurs, ne ferait un pas en arrière ayant
donner plus d'espace au tombeau dè son ennemi. L'adalte, le que pour
les femmes même fourniraient des exemples de courage. Avant vieillard,
vienne possible de nous forcer à nous retrancher dans les
qu'il dela nature a rendues inexpugnables, des années se seront écoulées positions et que
milliers de français auront été ensevelis sous des cendres et des décom- des
bres. L'humanité frémit à l'idée de ce qu'un triomphe supposé aurait d'affigeant pour elle.
Mais quelle serait la position intérieure de la France pendant un tel
engagement? Que son attaque soit spontanée ou tardive, elle
ment dangereuse peur elle. Le fardeau d'une contribution sera égales
sorbe maintenant ses ressources; sa dette nationale s'accroût énorme abment; sa marine est en mauvais état; ses armées n'ont
prodigieuseère. Se servira-tion de ces vieilles bandes qui, après avoir plus l'âme guerrique toute l'Europe, se sont vu écraser par des forces immenses vaincu pres-r
Elles sont trop pleines d'un sentiment contraire à une pareille réunies?
Ellesn'ont point la confiance du gouvernementi français.
entreprise
qui Se sont signalés à des époques- mémorables,
D'ailleurs, ces hommes
gret qui suit une espérance déçue. Ils ont commencé conservent encore: le re-)
leur carrière militaire pour aspirer aux lauriers qu'on
trop glorieusement
zône brulante et dont les fruits seraient aussi
peut cueillir sous une,
sont aujourd'hui ceux qu'ils moissonnèrent en
amers pour eux que leuri
magne, en Espagne et en Russie. Se résoudra-t-on Italie, à en faire Egypte, en Alleces Légions Départementales qui suffisent à peine
le sacrifice der
des mécontens? Une pareille mesure sortirait des pour bornes comprimer la classe:
clairée, dans un moinent où la France se ressent encore d'une de la politique é
esprits et du choc des opinions.
division des
Enlevera-t-on de nouveau aux familles l'espoir des
res? on ne le peut sans danger. Après
générations futude combats, de triomphes et d'épuisement, vingt-cinq le
années de troubles,
partie, attristé par l'idée de ses revers,
peuple français, en grande
ne peut se résigner à l'oubli de son abaissement impatient du frein qui le retient,
rable laissera respirer une masse d'individus
qu'autant qu'une paix dul'orgueil à Thumiliation. Accablé
les qui ont passé subitement de
sensible du numéraire, il soupire par
impôts, gêné par la diminution
re qui borde les lignes du Nord est nécessaire après une chimère, et la force militaiDe sorte que la tranquillité dont il semble pour le maintenir dans le devoir.
d'une erise dont les symptômes se sont déjà jouir n'est que l'ajournement
manifestés, et qui suivrait
individus
qu'autant qu'une paix dul'orgueil à Thumiliation. Accablé
les qui ont passé subitement de
sensible du numéraire, il soupire par
impôts, gêné par la diminution
re qui borde les lignes du Nord est nécessaire après une chimère, et la force militaiDe sorte que la tranquillité dont il semble pour le maintenir dans le devoir.
d'une erise dont les symptômes se sont déjà jouir n'est que l'ajournement
manifestés, et qui suivrait --- Page 7 ---
(5)
dei prèsy peut-ètre, les:mesures qui rappeleraient les citoyens aux combats. Une expédition contre l'ile d'Haiti présente. les plus. graves inconvéniens: pour: lal France. Il esta possible que, reconnaissant cette vérité, le
Ministèren derl lanl Marine cède à desi suggestions qui l'engageraient àt recourini àr desa moyens. indirects: de, réduction. On sait
été
dess planss qui doivent exciter l'attention: de notre gouvernement. quil-luia
fournir
saurast-il paralyser les. ressorts cachés d'une
Aussi,
politique raffinée, en
yant sess soinsà reconnaitre tous les points où pourraient se rattacher emplofils d'une tramev qui. s'ourdirait pour. nous captiver partiellement. les
cautions doivent compléter les mesures que commande une. Ces prénérale: Nousin nous abstenons de tout détail à cet égard, ne défensive voulant gépar. des observations intempestives., faire pénétrer des.intentions
pas,
de l'Etat: garde, sans doute, sous le sceau. du secret. que le chef
Des folliculaires, ennemis de la philosophie par
teurs et injustes par système, ont débité tout ce que originalité, le
détracspécieux pour soutenir une cause dont l'iniquité est incontestable. sophisme Leurs a de
insipides écrits se ressentent de leur éloignement de nos contrées, de
ignorance de notre situation et de leur mauvaise foi. leur
ces ridicules apôttes de-l'erreur prétendent enchaîner la C'est en vain que:
l'essor des génies qui brillent sur les deux
et pensée, arrêter
re de la vérité: ils- pourront complaire à hémisphères, borner l'empiincurables; mais ils ne
quelques êtres passionnés et
insidieuses. régléront pas nos destinées avec quelques phrases:
En effet, comment pourront-ils nous persuader
duelle est préférable à une liberté cominandée
la dépendance indiviloi? par nature et
ao
Quel prestige pourrait donc nous porter à nous
réglée par la
nous a laissé les plus douloureux souvenirs ! En rendant replacer à sous un joug qui
cuteurs un' pouvoir dont ils ont cruellement abusé, aurions-nous nos éternels persé-. poser plus favorablement à notre égard des homines
l'espoir de dismalheurs qui sont le résultat de leur opiniatreté? Nous qui nous attribuent des
servation est attachée à la faculté de nous gouverner savons que notre cond'une rétrocession de nos droits, serait celle de netre nous-mèmes, L'époque
augmenter notre énergie et exciter notre
Le perte, Cette idée doit
toutes les formes pour nous subjuger. Lion, vigilance, sa
Proukée colonial prend
un venin mortel. Tantôt il
grifts déchire; reptile, il lance
tous les moyens de
gourmande, à
tantôt il caresse; il saisit habilement:
force qui succède à une parvenir dislocation son but. Il sait que la raison d'état est dans la
saintes promesses devient un crime aux politique, des et que la réclanation des plus
le combattre sous ses divers déguisemens, yeux
oppresseurs.
Proukée colonial prend
un venin mortel. Tantôt il
grifts déchire; reptile, il lance
tous les moyens de
gourmande, à
tantôt il caresse; il saisit habilement:
force qui succède à une parvenir dislocation son but. Il sait que la raison d'état est dans la
saintes promesses devient un crime aux politique, des et que la réclanation des plus
le combattre sous ses divers déguisemens, yeux
oppresseurs. Sachons donc
Les anciens planteurs, voyant
la
avaient dévorée pendant près de trois échapper proie que leurs prédécesseurs
tentions sur l'apparence d'une
siècles, ont cherché à élever Jeurs
qu'ils
justice naturelle; ilsr réclament les
prés'ils ont avaientacquises des droits et que leur orgueil leur a fait perdre, Mais, sans propriétés
de leur souverain dans plus sacrés que les émigrés français qui ont
examiner le sort,
retour; sans chercher l'émigration, et qui ont trouvé leurs biens partagé
non plus des exemples chez
vendus à leur
éprouvé des
diautres peuples qui.
siècles, ont cherché à élever Jeurs
qu'ils
justice naturelle; ilsr réclament les
prés'ils ont avaientacquises des droits et que leur orgueil leur a fait perdre, Mais, sans propriétés
de leur souverain dans plus sacrés que les émigrés français qui ont
examiner le sort,
retour; sans chercher l'émigration, et qui ont trouvé leurs biens partagé
non plus des exemples chez
vendus à leur
éprouvé des
diautres peuples qui. ont;
wokeereasiegs des possessions coloniales. Lores --- Page 8 ---
(6)
Colomb arriva à la partie de la terre appelée improprement le
que Christophe
trouva-t-il des planteurs européens ? Les droits des CoNOUVEAU MONDE, y
la
des premiers habitans s'éteignit:
lons s'établirent à mesure que population les
d'audacieux avenmais la destruction. d'une nation légitime-t-elle désert conquêtes et
aurait
tnriers? Une peuplade qui découvrirait un pays
indépendant, aux lois de son
incontestablenient le droit de l'occuper et de le soumettre
de
mais l'envahissement d'un territoire, suivi du meurtre ses
gouvernemant: ;
être assimilé qu'à un brigandage. Il faut être appelé
paisibles habitans, ne peut successibilité naturelle, soit par la volonté expresse
à un héritage, soit par une
à une jouissance sans trouble. Si les Cadu titulaire, pour pouvoir prétendre
renaître, s'instruire
raibes et d'autres peuples qui ont été anéantis, pouvaient
leurs
et opposer la force à la force, on ne s'aviserait pas de leur contester l'exacte. propriétés primitives. Ainsi, l'abus de la puissance a seul consacré ce que
justice interdit.
les Haîtiens n'étant point issus des Caraibes,
On pourrait: nous alléguer que
de l'Ile que les Colons.
ils n'ont pas plus de droit a la possession indépendante
reconnu
Nous répondrons à cette objection, que les Européens, ayant
des qu'il
leur était impossible de supporter les fatigues que nécessite la culture
teront
une
plus convenable au clires sous le Tropique, y
transporté
population a constament habité Haiti;
mat. En remplacant les Caraibes, cette population ce sol et l'a arrosé de son,
elle s'y est identifiée et regénérée; elle a conservé
sang. Elle ne peut plus considérer cette patrie comme une colonie dépendanted'une Métropole, puisqu'elle ne saurait S 'établir sur un autre point du globe
avec plus de droit.
doit lui succéder. Du
Le peuple. qui a été substitué à une nation détruite,
conflit des événemens antérieurs, résultent des mesures qui ôtent tout espoir
à quelques petits despotes transfuges : l'effet qui en découle se fera sentir aux
Haitiens qui ont rendu de signalés services à l'Etat. Si les récompenses nationales assurentle bien-être des défenseurs de la patrie, l'humanité applaudira
à cette nouvelle fortune, qui aura pour origine des actes de dévouement et
dep patriotisme, tandis quel'autre était basée sur des vexations et des attrocités.
Lorsque l'on égorgea une partie des peuples du NOUVEAU MONDE, on prétendit excuser cette cruauté en alléguant leur conversion religieuse. Cette morale barbare a fait disparaître des millions d'individus. Messieurs nos adversaires,
ne cherchez pas à nous tuer sous le même prétexte, puisque nous sommes
chrétiens tout autant que vous. Mais si, pour justifier votre absurde système,
vous allez nous assimiler encore à TOrang-Outang, vous aurez à recommencer
l'étude de la nature; car, à mesure que vous voudrez la faire rétrograder, elle
vous offrira des phénomènes qui mettront votre science en défaut.
ARTICLE IV.
La durée des différends qui s'élèvent entre les Gouvernemens, dépend
plus ordinairement des chances de la guerre que des règles d'une stricte justice. Aussi, pendant une lutte sanglante, si la présence d'une armée ou d'une
escadre ennemie excite la crainte ou la fureur des puissances belligérantes, les
individus des nations qui sont en rupture ouverte, ne cherchent pas moins à
alimenter une correspondance particulière. Le besoin desaffaires profitables les
durée des différends qui s'élèvent entre les Gouvernemens, dépend
plus ordinairement des chances de la guerre que des règles d'une stricte justice. Aussi, pendant une lutte sanglante, si la présence d'une armée ou d'une
escadre ennemie excite la crainte ou la fureur des puissances belligérantes, les
individus des nations qui sont en rupture ouverte, ne cherchent pas moins à
alimenter une correspondance particulière. Le besoin desaffaires profitables les --- Page 9 ---
(7)
rapprochent, les réconcilient, et la mésintelligence généralen'existe réellement
de puissance à puissance. Chacun fait des voeux pour le succès des armes
ait
: son pays, lors même qu'il grossit sa fortune par des opérations mercantiles
on
avec ses adversaires. Il ne se perpétue véritablement des haînes nationales
seg
qu'entre les peuples qui, par des moeurs opposées, des principes contraires, des
elé
ressources égales. une industrie rivale et des forces équivalentes, sont obligés
sse
de se considérer comme antagonistes. Sans cesse en concurrence, ils sont récid-
proquement jaloux de leurs succès. Il en résulte entre eux un fond d'iniire
mitié quis'accroit suivant les circonstances, et ne diminue que lorsque l'un,des
rorivaux devient inférieur à l'autre. cte
Le commerce forme donc la chaine qui lie les peuples. C'est lui qui assoupit la grande querelle des hommes et les sollicite à la réconciliation. Les
bes,
habitans des pays qui en sont privés, tombent dans la pauvreté, quand ils ne
ons. tirent pas leur richesse d'une source intarissable, Ils parviennent difficilement
u
à une civilisation parfaite, à une prospérité stable, Comine ils reçoivent peu
terd'étrangers, leurs mceurs et leurs usages se singularisent. Leur voisinage est. clipresque toujours nuisible, parce qu'ils préfèrent les moyens violens aux rélaaiti
tions pacifiques,
son. Le commerce donne de l'activité et procure des jouissances à la vie indiante. viduelle: sa pénurie est une véritable calamité. Entravez sa marche, resserrez
lobe
son domaine, vous paralysez l'industrie, vous enchainez l'agriculture et les
arts, premiers soutiens des Etats. Du défaut de" commerce résulte la misère
Du
des citoyens et la ruine du tresor public. Sa stagnation produit un effet non
poir
moins facheux, aux époques même où les travaux des hommes semblent se
aux
réunir aux dons de la nature pour contribuer au bonheur général. Les nations
naagricoles ou manufacturières tombent insensiblement dans une surabondance
dira
insupportable, lorsqu'elles ne trouvent pas, hors de leur sein, un débouché pour
et
le. luxe de leurs productions. L'importation des objets dont l'usage est indisités. pensable chez, elles, leur devient alors onéreuse. De la naît ce mal-aise
tique si défavorable aux nations et aux
poliprésouyerains,
moLes chefs des gouvernemens doivent se considérer comme les associés des
ires,
peuples qu'ils régissent.
lement dans une surabondance
dira
insupportable, lorsqu'elles ne trouvent pas, hors de leur sein, un débouché pour
et
le. luxe de leurs productions. L'importation des objets dont l'usage est indisités. pensable chez, elles, leur devient alors onéreuse. De la naît ce mal-aise
tique si défavorable aux nations et aux
poliprésouyerains,
moLes chefs des gouvernemens doivent se considérer comme les associés des
ires,
peuples qu'ils régissent. Les individus qui composent ces masses sociales,
imes
pris isolément, ont ordinairement les mêmes besoins, à quelque différence
ême,
La loi doit être faite pour la pluralité. Le souverain qui n'observe que ses près. conncer
venances personnelles, ne remplit pas exactement son mandat. La
elle
absolue se délègue pour l'administration de ce qui est la propriété d'une puissance nation. Ce qui convient au peuple, doit convenir à chaque indiyidu. Ainsi lintérêt
blic se lie à Tintérêt des partiçuliers, Mais il arrive que l'abus du
pules souverains àl'arbitraire, de même que l'égoisme détache
pouyoir porte
de la cause commune,
quelques personnes
pend
Ces excès sont également nuisibles. juscessité, les spéculations commerciales
L'autorité qui entrave, sans nél'une
atténue leur
du peuple, indispose les citoyens et
les
patriotisme; d'un autre côté, les citoyens
les
sages mesures de
qui paralysent
bins a
Jeur gouvernement donnent lieu à des inconvéniens
néralement nuisibles. g6es les
Le commerce exercé librement étant sous la sauve-garde des
profitable à tous; restreint dans les mains d'un petit nombre de lois, est
persone
'autorité qui entrave, sans nél'une
atténue leur
du peuple, indispose les citoyens et
les
patriotisme; d'un autre côté, les citoyens
les
sages mesures de
qui paralysent
bins a
Jeur gouvernement donnent lieu à des inconvéniens
néralement nuisibles. g6es les
Le commerce exercé librement étant sous la sauve-garde des
profitable à tous; restreint dans les mains d'un petit nombre de lois, est
persone --- Page 10 ---
(8))
il:devienti un monopole ; a entretenu clannes privilégiées Qu puissantes,
destinement, il est: la proie des controbandiers. l'autorité publique: a dans
Dans le premier cas, il-doite être protégé pari critiques; dans lederle. second, il n'est tolérable qu'en des eirconstances
nier, il est réprimable. habitent unopays qui est leur patrie commune, doiLes hommes qui
association dent le contrat impose
vent se 5 considérer comme une grande à la
nationale, sans assujettir
à chacun le devoir de çoncourir:
prospérité de bénéfice. La contribution qu'ils
l'industrie individuelle à aucun partage
de leurs entreprises et de
payent indirectement est relative à elle T'importance. est
sensible, et ilsi ont la douleurs consommations personnelles ;
d'aitaires peu 33 qu'ils ont embrassé, améble satisfaction d'avoir, selon leigenre facilitant l'existence de leurs comlioré leur position particulière, touto en:
mupatriotes. Les peuples qui sont: pénétrés de ce principe, isei portent
tuellement un sentinent de fraternité et éprouvent au plusi haut degréicet
de la
auquel se lient tant d'autres louables qualités. Les
amour
patrie, ne.
être de. ces froids égoistes qui cherchentà
véritables. patriotes tous les avantages peuvent et qui sont sans pitié pour leurs a semblas'approprier
idée S d'isole--
bles. L'amour de soi-même- est - toujours accompagné d'une
tous
ment et d'une indifférence. pour tout ce qui se généralise. Bien que
travaillent
accroître leur fortune, l'ami deu la patrie
les commerçans la nature des pour ses opérations, lutilité del ses entreprises et
se distingue par de ses bénéfices. Le patriotisme nourrit cet esprit national
la médiocrité
même dans l'adversité, au-dessus de ces réunions
qui élève un peuple,
d'hommes qui sacrifient tout : à lintérêt privé, et quis lui assure, presque
toujours, des avantages dans la paix comme dans la guerre,
Négociuns Haitiens, vous b devez sentir la nécessité de lier votre intérêti à- celui idel la patrie; V l'esprit national est indispensable pour assurer
notre prospérité. Médiateurs entre nous et les étrangers, accoutumez-les
à ne voir dans vos concitoyens querdes hommes amis de la paix et du
commerce, En dirigeant toutes vos intentions vers lec bien commun, vous
acquerrez un: nouveau: titre a à l'estime et à la gratitude de vos - contempo,
rains, de vOs frères, et vous avancerez lépoque qui.doit nous-égaler aux
nations les, pius civilisées.
Long-tems en butte aux traits' de nos adversaires 3 nous n'avons, cony
servéiqu'une partie de notre population : l'union la rend forte; divisée, el:
leja aurait des ressources moins étendues. Il ne faut pas que notre commerce sojt uni trafic profitable seulement à un petit nombre d'individus;
ila doit tourner à l'avantage du peuple, N'introduisons dans nos villes, que
des objets utiles à nos besoins réels et susceptibles d'être échangés contre
Jes productions dei notre pays, afini deu conserver notre numéraire. L'absence des valeurs métalliques est : un fléau qui est toujours suivi dela misère: publique. Les Etats qui ne peuvent pas maintenir la balancc du
commerce, sont, pour ainsi idire, tributaires des autres nations. Ils tom:
bent dans ce malheur par le vice des spéculatieus de leurs commerçans,
oupar le manque desobjets de compensation. C'est à la sagesse des gous
*ernemens àn remédier à ce dernier: inconvénient, en protégeant Tagrieul
des valeurs métalliques est : un fléau qui est toujours suivi dela misère: publique. Les Etats qui ne peuvent pas maintenir la balancc du
commerce, sont, pour ainsi idire, tributaires des autres nations. Ils tom:
bent dans ce malheur par le vice des spéculatieus de leurs commerçans,
oupar le manque desobjets de compensation. C'est à la sagesse des gous
*ernemens àn remédier à ce dernier: inconvénient, en protégeant Tagrieul --- Page 11 ---
(9)
l'industrie et les arts. Lorsque par des mesures prudentes ils mainture,
si désirable du commerce : ils se trouvent rarement rétiennent l'équilibre d'établir des droits dont l'énormité éloigne les étranduits à la nécessité
gers et accable les nationaux. doivent
le genre de spéculations
En résumé, les négocians
préférer de leur
et le
qui assure le débouché des productions
pays, destinés à gouvernement alimenter le
doit diriger sa sollicitude vers les objets qui sont
commerce des habitans. recherchent toujours les ports ou les villes
offrent
Les étrangers
L'accueil
facilité au débit de leurs marchandises.
reçoi.
TEL
le plus de ordinairement du plus ou mois d'utilité des objets qu'ils apvent dépend
viendront avec des chargemens nécessaires à nos beportent, Tant qu'ils lieu d'être
ils feront des bénéfices raisonnables
soins, ils auront à revenir satisfaits; nous. Il ne. peut en être de saême des
et seront engagés
parmi des
inutiles et d'un prix arbitraire,
gens qui nous dégoûtent par
bagatelles Ii ne leur sera pas facile de
Ceux-la pourront se tromper maintenant quelquefois. la valeur des choses et le gain
nous duper; nous connaissons Notre
a épuré notre goût,
que doit recueillir un trafiquant. la civilisation ont régénération suffi
nous donner Tidée
et nos premiers pas dans
pour
des convenances,
(La suite au prochain Numéro.)
LITTERATURE,
s0lO es0e
AU BEAU SEXE.
JEUNES beautés qui nous donnez des lois,
Prêtez l'oreille aux accens de ma voix.
Le sombre ennui détruira votre empire,
Si le captif qui dans vos fers soupire,
Embarrassé dans les chaines d'amour,
Ne peut quitter un instant votre cour:
La
peut charmer le bel
-
volupté
âge;
La liberté plait encor davantage.
Constance était dans l'aimable saison
e
Oû la beauté, telle
frais bouton,
re
qu'un
Etale aux yeux les charmes qu'elle assemble;
C'était Diane, Hébé, Vénus ensemble.
Tous les mortels qui voyaient ses appas,
u
La désiraient, l'aimaient, suivaient ses pas S
Mais ce trésor digne du premier àge,
Ne devait point nous tomber en partage.
upté
âge;
La liberté plait encor davantage.
Constance était dans l'aimable saison
e
Oû la beauté, telle
frais bouton,
re
qu'un
Etale aux yeux les charmes qu'elle assemble;
C'était Diane, Hébé, Vénus ensemble.
Tous les mortels qui voyaient ses appas,
u
La désiraient, l'aimaient, suivaient ses pas S
Mais ce trésor digne du premier àge,
Ne devait point nous tomber en partage. --- Page 12 ---
(1 10 )
Pour un Dieu même il était conservé;
C'était un bien à l'Amour réservé.
Il soupira pour l'aimable Constance;
Bientôt Phymen forma leur alliance.
Les Jeux, les Ris, les Grâces, les Désirs,
La Volupté, la Gallé, les Plaisirs,
Pour leur bonheur enfin se réunirent,
Et fort long-temps en tous lieux les suivirent.
De ce lien, le charme de deux coeurs,
Le couple heureux savoura les douceurs.
Tous les instans de ces époux fidèles,
Etaient marqués
des fêtes nouvelles:
Ils s'entouraient Rere guirlandes de fleurs,
Se prodig ruaient des baisers enchanteurs,
Et par cent jeux prolongeant leur ivresse,
Semblaient du temps raientir la vitesse.
Mais l'excès vint traverser leurs plaisirs,
De Cupidon il lassa les désirs:
L'Amour, après un mois de mariage,
Eut le dessein d'entreprendre un voyage,
Il prétexta des besoins pour partir;
A son départ on ne put consentir,
Il persista par. des raisons nouvelles,
Voulut voler: on lui coupa les ailes; -
On l'enferma dans sa propre maison :
De sa demeure on fit une prison.
Bientôt l'Amour, réduit à l'esclavage,
Mourut d'ennui, de regret et de rage.
Sa tendre épouse en proie à la douleur,
Les yeux noyés, déplora son malheur;
Dans un tombeau tout mouillé de ses larmes,
Fit déposer l'objet de ses alarmes ;
Puis de cyprès et de myrthe enlacés,
Orna leurs noms sur le marbre tracés.
Lorsque la nuit épaississant son ombre,
Sur l'univers jeta son voile sombre,
Constance encor, les yeux ouverts aux pleurs,
Sur le tombeau qu'elle couvrait de fleurs,
Faisait entendre, épouse gémissante,
Ses vifs regrets, sa plainte attendrissantes
Lorsque Phébus sur son char lunineux,
Levant des nuits le voile ténébreux,
Parut au haut de la voûte céleste,
Il vit Constance en son trouble funeste.
Tous ses instans dans la douleur passés,
Usaient ses jours à peine commencés.
Quand une nuit, soumis, plein d'existence,
pleurs,
Sur le tombeau qu'elle couvrait de fleurs,
Faisait entendre, épouse gémissante,
Ses vifs regrets, sa plainte attendrissantes
Lorsque Phébus sur son char lunineux,
Levant des nuits le voile ténébreux,
Parut au haut de la voûte céleste,
Il vit Constance en son trouble funeste.
Tous ses instans dans la douleur passés,
Usaient ses jours à peine commencés.
Quand une nuit, soumis, plein d'existence, --- Page 13 ---
(11 )
L'Amour s'offrit aux regards de Constance.
Vous jugez bien quel fut l'étonnement,
Quel fut le prompts et doux ravissement
De cette épouse ardente, désolée,
Et tout-à-coup au bonheur rappelée.
Mille baisers, et peut-être bien plus,
Des deux côtés furent pris et rendus.
Ah! dit l'Amour après mainte caresse,
Mon inconstance a trahi ta tendresse.
Je fis semblant d'expirer en tes bras;
J'amais un Dieu ne subit le trépas.
Le sombre ennui me fit rompre ma chaîne;
Ma vive ardeur près de toi me ramène:
T'aimer sans cesse est ina félicité;
Mais laisse-moi toujours ma liberté.
MILSCENT.
INTERIEUR
Nous comptions pouvoir insérer dans le deurième muméro
de ce Journal, les noms de nos Souscripteurs; mais nous sommes
forcés de renvoyer cette insertion a un autre numéro, attendu
nous n'avons point encore reçu les listes de souscription de Pintén que
rieur, et que nous desirons n'en présenter qu'une de tous nos
Abonnés.
LA frégate Américaine, dont nous avons annoncé l'arrivée en
dans notre premier numéro, est repartie, ilya une quinzaine
ce port
assure qu'en nous quittant elle a fait voile directement pour le de jours. à On
de réclamer une somme très-considérable
Cap, l'effet
que Christophe a
sa louable habitude, à plusieurs spéculateurs américains qui extorquée, ont
selon
commerce chez lui. Il est curieux de savoir comment cet
été faire le
prendra cette réclamation. Il n'est pas moins curieux de harpagon savoir ce couronné
pondra à un Agent du Gouvernement Anglais, qui, dit-on, vient d'arriver qu'il rélui, pour lui demander raison de sa condute envers un Négociant de la Grande, chez
Bretagne auquel il a fait éprouver tous les,t tourmens inaginables.
Session. Le Cerps Législatif vient de terminer'les travaux' de sa
Nous ferons connaître, dans nos prochains
première
des lois qui ont été faites pendant cette Session. numéros, le sommaire
L'Ecole gratuite, que, depuis long-temps, le Gouvernement
d'établir, pour offrir aux enfans de la classe de nos
projettait
les moyens de s'instruire, vient d'être ouverte. On concitoyens suit dans les moins aisés
cette Ecole le
Session. Le Cerps Législatif vient de terminer'les travaux' de sa
Nous ferons connaître, dans nos prochains
première
des lois qui ont été faites pendant cette Session. numéros, le sommaire
L'Ecole gratuite, que, depuis long-temps, le Gouvernement
d'établir, pour offrir aux enfans de la classe de nos
projettait
les moyens de s'instruire, vient d'être ouverte. On concitoyens suit dans les moins aisés
cette Ecole le --- Page 14 ---
- 12 )
système d'éducation, connu dans les quatre parties du monde par ses
nouveau résultats. Une: expérience de plusieurs années, et de nombreuses apheureux
seul maitre peut enseigner. a bien lire, écrire,
plications, prouvent qu'un cents enfants, à leur donner des principes de mocalculer à mille ou douze
notions d'histoire et de géographie, et à les
rale OA de religion, quelques
maintenir dans l'ordre, la soumission, sans aucun autre secours que celui des
enfans les plus avancés, choisis dans les différentes classes dont se composent
ces Ecoles. Nous ferons connaitre, dans ce Journal, le mécanisme de cette
nouvelle méthode d'enseignement, dérivée de celle de Lancaster.
Nous avons eu occasion d'assister, il yi a quelques jours, à une
leçon de mathématiques des élèves du Lycée National, etnous avons vu, avec
font des
rapides. Plusieurs d'entre eux
plaisir, que ces jeunes gens
progrès
à toutes
ont répondu, à notre étonnement, avee. une justesse admirable,
les quéstions qui leur ont été faites par leur Professeur.
Drury vient d'établir, est
-
Le Pensionnat de Demoiselles que Mme.
activité. Par le
en bien qu'on remarque déjà dans
en pleine
changement
nous
la tenue et les manières de ces jeunes personnes, $
pouvons prédire
qu'elles ne tarderont pas à faire des progrès dans leur instruction.
Il ne se passe pas de semaine sans que des gens de Christophe
viennent se rallier sous-les bannières de la République. Depuis peu de jours,
il est arrivé parmi nous plus de vingt de ces malheureux : ils font une peinture affreuse de l'état d'avilissement et de misère où le despotisme du Bacha
du Cap tient le peuple du Nord.
X..
VARIETÉS.
PEU de tems après. que des. événemens extraordinaires eurent.replacé
Napoléon sar le trône de France, M. D..
qui revenait d'Haiti, lui
fut présenté eti eut avec lui un entretien assez long sur la situation politique de notre patrie. Cet entretien nous ayant été rapporté par M. D...
lui-même, nous croyons- faire. plaisir à nos abonnés en leur enifesant connaitre ici la substance. Nous tâcherons, autant que possible, de reproduire les propres expressions de M. D
homme si
Le 3 Avril, nous disait M. Di..y le général Drouot, cet
distingué par ses talens, si illustré par ses. vertus , me conduisit à 7 heus
res du matin dans le salon des aides-de-camp de Empereur,ou, je trouvai les généraux Rapp, Belliard., Mouton Lobau, Labédoyère 3 Bertrand,
&c; une demi-heure après, nous. passâmes dans.le salon des maréchaux,
où étaient plusieurs sénateurs, conseillers-d'état,.diplomates, étrangers, &C.
L/'Empereur entra et le cercle se forma.
Lorsque Napoléon passa devant moi, Ah! vous voila Mr. St.-Domingue, me dit-il--Oui, Sire.-Avez-vons été chez Christophe7-Nen.c
vérité, Sire.-Mais puisque vous avez été si près de lui, racontez-moi quel-
, nous. passâmes dans.le salon des maréchaux,
où étaient plusieurs sénateurs, conseillers-d'état,.diplomates, étrangers, &C.
L/'Empereur entra et le cercle se forma.
Lorsque Napoléon passa devant moi, Ah! vous voila Mr. St.-Domingue, me dit-il--Oui, Sire.-Avez-vons été chez Christophe7-Nen.c
vérité, Sire.-Mais puisque vous avez été si près de lui, racontez-moi quel- --- Page 15 ---
2 13 )
a chose de cet homme-là; est-ce qu'il se.. fait appeler Roi2-Comment,
croit Roi
la grâce de Dieu, tout comme un autre! parce qu'il
E il se. de T'huile par de cacao , par un vieux porte-froc, que lui-même,
a été sacré avec
Aumonier; grand Duc de l'Anse, Il a dès minisa fait Archevèque, , grand bien
et bien Burlesque, il est vrai, se,
tres, une cour... tout cela de la fable, grotesque tout chamaré et bariolé de crachats et de
prelassant comme l'âne
le
de: TAyalasse, des comtesdu
cordons; ;le maréchal de Marmelade, marquis &c. ctla Reine a aussi dés dames
Boucan, du Gros-Morne, de Limonade, du Trou-Bonbon, du Sale-Trou,
d'honneur! des duchesses du Petit-Trou,
du
de la seringue,
du.Tron-au-diable; des comtesses. du papayer, giromon,
C
&G. Et PEmpereur et le cercle de rire
non
de Roi
ce
elSire,
X
L'E Empereur. C'est un drôle
que
Christophe majs c'est aussi un trèsseulement c'est un Roi très-drole et tres-burlesque, fait trancher la tête à ses ministres, à
mauvais plaisant : c'est un Bacha qui
les
moindre
ses
par fenetres,u
st
ses généraux, 1 à ses médecins, quijette et l'on pages assure qu'il ne dine jamais desi
E
caprice de son humeur sanguinaire; décoler et hacher par morceaux, par ses sae
bon appétit que lorsqu'il a fait
vous avez donc bien fait de ne
quelques-uns de ses sujets.-Postel les cultivateurs, conent les traite-t-il2-Si. e
ESL pas
lui rendre visite.. Et
fait est
sont esclaves du sol
B
re, il leur dit qu'ils sont libres; ;. mais le'
qu'ils
et souvent
et attaches à la glèbe ; qu'ils sont astreints à un travail pénible leur labeur. Ilest
ne
du fruit de
a
au-dessus de leurs forces, et jouissent jamais
désertent
cependant vrai qu'au lieu d'être fustigés comme autrefois,, lorsqu'ils
leur
les plantations > on leur donne la bastonnade; et lorsqu'ils récidivent,on Sitranche la tête, ou bien on les fusille,-Belle liberté! Et Pétion2--Oh! fortere, c'est un tout autre homme; c'est unhomme éclairé, qui a l'âne
ment trempée et des moeurs douces; quoique tenant un peu à ses opinions,
(L/Empereur souriant) Ah! il n'est pas leseul que Ton accuse de tenir a
ses opinions.. Quels sont ses titres? Qmelle'estia forme de son gouvernement?-Ia trop d'esprit et de bon sens, Sire, pour s'imagmer, comme son
ignare voisin, que, de grands et brillans titres constituent la force et la splence
deur d'un Etat: point de titres pompeux dans la République d'Haiti 2 point
lui
d'autorité arbitrairer Ce pays est une sorte de République Municipale, dons
DOle general Pétion est le Président et le Gouverneuc-Gentnal.
elle'estia forme de son gouvernement?-Ia trop d'esprit et de bon sens, Sire, pour s'imagmer, comme son
ignare voisin, que, de grands et brillans titres constituent la force et la splence
deur d'un Etat: point de titres pompeux dans la République d'Haiti 2 point
lui
d'autorité arbitrairer Ce pays est une sorte de République Municipale, dons
DOle general Pétion est le Président et le Gouverneuc-Gentnal. Il gouverne ce
eed
pays comme un Washington, comme un Jefferson, comme un bon Landetn=
-mann de Suisse, en chef êt en magistrat ferme et éclairé; en un mot, comme
0un pere: on peut dire que, par sa sagesse et sa bonne administration, il a
su se concilier l'estime et laffection de tous ses compatriotes 2 et que sa
SI
principale autorité repose sur l'amour qu'ils lui portent: en cela, commeen
ur
tout, il diffère essenticllement de Christophe, qui n'a Aus d'autres lois que
ousa volonte, et d'autre volonté que celle de faire le mal. C'est une vérité de
d
dire que cet imbécile tyran ne règne que par la terreur qu'il inspire aux
X
malheureux condamnés à vivre sous sa féroce deipatisu-Aosaatey conC. tinual Napoleon, remarqué dans la République d'Haiti quelques autres hommes de mereY-Pawieurs, Sire; ; celui quejai été le premier à portée de
connaitre: et d'apprécier est le général Boyer; il a l'ésprit cultivé, un cceur
ert. noble et gencroux; il comnait son métier; il serait un generat distingue dans
l --- Page 16 ---
(1 14 )
les armées de V. M.-En vérité LOui, SireLil n'est pas le seul Mais
je n'ai pas el le tems de bien connaître les autres : par exemple, le
Gédéon et plusieurs autres généraux et officiers superieurs, dont les général noms
m'échappent, se sont illustrés par de beaux faits d'armes. Je ne dois
omettre de citer aussi MM. Inginac, Garbage et
sont pas attachés comme Secrétaires à la personne de Pétion : Sabourin, ce sont des hommes qui
grand mérite. d'un
Napoléon ne borna pas là ses questions sur Haîti; il en fit encore beaucoup sur diverses choses qui ont plus ou moins trait à notre
me
à notre organisation militaire et à la statistique du pays, et rég M. D intérieur, le satisfit amplement sur tous ces points. Mais ces questions et les réponses aux. quelles elles donnèrent lieu ne nous paraissant que d'un intérêt
nous ne croyons pas devoir les rapporter ici pour ne pas donner secondaire,
due à cet article. la
trop d'étenSi, par suite, 3 nous recueillons de nouveaux faits analogues à ceux que nous venons de retracer, nous nous empresserons de les
consigner dans ce Journal, persuadés que nous sommes
ne
faire plaisir à nos souscripteurs. qu'ils pourront qué
Une femme dont le mari venait de tomber en
vite chercher un médecin, et lui dit que son mari était en SICOPE. apoplexie, courut
dit le disciple d'Hypocrate, en sicope?
la
trop d'étenSi, par suite, 3 nous recueillons de nouveaux faits analogues à ceux que nous venons de retracer, nous nous empresserons de les
consigner dans ce Journal, persuadés que nous sommes
ne
faire plaisir à nos souscripteurs. qu'ils pourront qué
Une femme dont le mari venait de tomber en
vite chercher un médecin, et lui dit que son mari était en SICOPE. apoplexie, courut
dit le disciple d'Hypocrate, en sicope? C'est en SYNCOPE
Comment,
vous voulez dire2-Ah! Monsieur, répondit-elle,
apparemment que
moins, qu'est-ce que cela fait dans l'état où est une cope de plus ou de
Un
mon pauvre mari? pr-mier acteur de rO; éra de Par 8 étant tombé malade
ment d'une nouvelle représentation, on choisit
le
au mosubalterne. Celui-ci chanta et fut sifflé; mais sans pour
remplacer un acteur
fixement le parterre, et lui dit : c6 Je ne vous conçois se déconcerter, il regarda
imaginer
pour six cens francs
pas : devez-vous vous
une voix dU mille écus? $9
que je réçois par année, j'irai vous donner
Dans une assemblée où se trouvait un
on
dition d'une place de guerre. Le
gascon, parlait de la redville, il ne la rendrait
gascon dit que s'il était gouverneur d'une
de la plus cruelle
jamais aux ennemis, quand même elle serait affligée
faminc. Son valet
doit vous croire, Monsieur, d'autant T'interrompit, et lui dit ingénuement: On
homme tenir si long-tems dahs
plus volontiers que je n'ai jamais vu un
remarqué souvent
une place oà iln'y a point de vivres ; car
que vous restiez quatre heures à table avec un
j'ai
Ceux qui ont pris la peine de lire les brochures
hareng soret,
quables que la révolution
les plus remarpolitiques de ces derniers française tems ont a enfantées, savent que peu d'événemens
de Pradt, ci-devant
pu se soustraire à la pluine feconde de M. On parle beaucoup, Archevèque dans le
de Malines et Ambassadeur en Pologne. bliciste, dans lequel, dit-on, il public, d'un nouvel écrit de cet infatigable pula situation actuelle de
y a des considérations trds-importantes surs
nous en rendrons compte. notre patrie. Quand nous aurons lu cet ouvrage,
X
ter, (11 MM. A INGINAC, l'époque où M. D... eut avec Napoléon l'entretien
près du Président: SABOURIN et GARBAGE étaient en effet
que nous venonsde rappor.
bliciste, dans lequel, dit-on, il public, d'un nouvel écrit de cet infatigable pula situation actuelle de
y a des considérations trds-importantes surs
nous en rendrons compte. notre patrie. Quand nous aurons lu cet ouvrage,
X
ter, (11 MM. A INGINAC, l'époque où M. D... eut avec Napoléon l'entretien
près du Président: SABOURIN et GARBAGE étaient en effet
que nous venonsde rappor. snent, le second aujourd'hui le premier de ces MM. est employés en qualité de Secrétaires
Grand-Juge, et le sroisieme,
Secrétaire- Général du Gouvernemaulneuntumnsent,e existe plus, --- Page 17 ---
15 )
Aais
éral
nomg
pas
NOUVELLES,
L at
d'u un
Deau.
CHARLESTON.
On écrit de cette ville en date du 12Juin: nous
eur,
sommes informés, par le Capitaine Wells de la goelette TAlcipe, arrivée
e sa. en 7 jours de Matauzas, que le 3 de ce mois, un bric hormaphrodite,
aux. commandé par le Capitaine Belshew, portant les Couleurs de Matagormire, dia, avait capturé un bâtiment Espagnol de 20 canons, ayant à bord
ten- 470 esclaves; qu'il l'avait rançonné pour une somme de 10,000 Gourdes; ;
ana. que, peu auparavant, il avait pris une goëlette Espagnole sortant de Mae les tauzas, chargé de sucre et de café. Qu'enfin, deux corsaires patriotes
que avaient capturé un navire Espagnol venant de la Havane et sur
se trouvaient T'Evèque de la Havane et le Vice-Roi du Mexique, lequel
purut
Un papier de la JAMAIQUE du 21 Mars, annonce SERIEUSEnent, MENT, qu'un esclave de cette ile, accusé d'Obeach ou Sortilège, avait été
que condamné à T'exportation sa vie durant.
u de
La gazette de BoSTON dit qu'on a émis à Montreuil
de
fausses monnaies et de billets de banque contrefaits.
beaucoup
moOn prétend qu'un Négociant en comptant quelques milliers de
teur gourdes, en remarqua une d'une fort belle apparence, mais
arda Il la coupé et trouva dans une cavité un billet de banque de très-legère: 20 dollars.
vous
NOUVELLE ORLEANS.
Nous avons eu, par un bâtiment récemnner ment arrivé de la Vera-Cruz, des détails plus exacts sur la véritable
tuation du Mexique; que tous ceux reçus par la voie des
es- ste
red- pagnols, publiés dans leurs gazettes et répétés dans
insurgés
de l'Amérique Septentrionile, Malgré la
quelques journaux
une hommes, dont la gazette de New-York du fameuse 20 Mars expédition de dix miligée emphase, mais à tort, l'arrivée aà la
avait annoncé, avec
On en briek portant le pavillon de
Vera-Crus, une seule goelette mâtée
pun plusieurs prises, l'une desquelles PIndépendanee, avait à bord
a bloqué cette ville, fait
Jai té une correspondance qui met dans son
28,000 gourdes, et intercenbret.
véritable jour la
tique de ce pays. Dans une de ces lettres les
situation polimar- de la rebellion, loin de s'éteindre, coime on royalistes disent quele feu
nene en jour et que les insurgés profitent des
s'y attendait, s'anime de jour
M, le peuvent sans danger, rejoindre leurs frères amnisties pour aller, dès qu'ils
gne.
Il paraît que les Chefs des Républicains d'armes, ont
pu- autorité centrale: le Général
dit
senti l'urgence d'une
sur vince de Valladolid. On
Ryon,
le rapport, a soumis toute la Proge, de la Vera-Cruz.
a envoyé un nouveau Général dans la Province
Eatrait d'une lettre de Philadelphie, datée du 21 Juin.
por.
Sir Gregor Mc. Gregor a fait voile
aires
cement dei ce mois, avec une
de New-York vers le commenrneSon intention, s'il réussit, est expédition, destinée contre l'ile Amélie.
De nouveaux détails
d'agir ensuite contre les Florides.
statuent que Sir Gregor Mc. Gregor s'est eme
toute la Proge, de la Vera-Cruz.
a envoyé un nouveau Général dans la Province
Eatrait d'une lettre de Philadelphie, datée du 21 Juin.
por.
Sir Gregor Mc. Gregor a fait voile
aires
cement dei ce mois, avec une
de New-York vers le commenrneSon intention, s'il réussit, est expédition, destinée contre l'ile Amélie.
De nouveaux détails
d'agir ensuite contre les Florides.
statuent que Sir Gregor Mc. Gregor s'est eme --- Page 18 ---
(16 )
le pavillon indépendant y avait été arboré
peré de Iile d'Amélie: que les Florides ou il avait effectué un débar.
quil était ensuite parti pour
quement
Gazette de la Jamaique du 22 Juillet, annonce la nouvelle
La
Lee, arrivé la veille à Kinge
stivante reçue par le brick Augusta, Capitaine le 28 Mai,
ton, et qui avait quitté Angustura (1)
de
conduits.par MoLe 10 Mars, les Royalistes, au nombre les 2,000, Patriotes dans un endroit
ralès qui était narti d'Angutura, attaquérent d'Angustura,.00 ils furent
nonmé les Missions, à 100 milles au-dessous 600 hommes seulement, ainsi que
totalement défaits et taillés s'étaient en pièces, échappes, Tout ce qui n'a pas été tué
Moralès et deux ofliciers fut fusillé ensuite, Parmi ces derniers, se trousurle champ de batailie,
ye SHERUTY, ci-devant Gonyerneur Patriotes, sous d'Angustara. le Général Piar, s'étaient ap.
Apres la bataille, Jes
le siège, La garnison était dans
d'Angustura et en formaient
mourait chaque jour de faim,
RePE le plus déplorable et chiens, un grand tout nombre avait été consommé et le GouverChevaux, mulets, avait" ânes, donné 3 gourdes pour un chat! Beaucoup d'habineur Jui-inême
la ville et le:soir même du départ du bric l'Angustu
tans avaient quitté
fommes et enfans, en étaient parties
ra, 1,500 personnes; principalement dans l'état le plus déplorable.
sur des bâtinens espagnais,
moins, sde secours imprévus, la villene
Le Capitaine Lee, pense qu'a
pouvait tenir plus de deux ou trois jours. des
Elle était bien
La Guiane étajt toujours au pouvoir
Royalistes. qu'en affamant le pays,
fortifiée, et ne peut être prise,, suivant lessapparences. avait été arrêté quelques tenf
FITZGERAL, Gouverneur d'Angustura,
de trahison; mais on
auparavant et envoyé aux Carraques, soupçonné de la ville, Il avait. adop
lut avait contié de nouveau le commandement les
Le 8 Mai, il avait fant
téles mesures les plus sanguinaires contre favorisaient suspects. la Révolution.
tusiller huit individus sous prétexte qu'ils
RELATION EXTRAORDINAIRE,
Extraite des Voyages de JAMES en Suède, en Prusse, etc., et tra
duite de la gasette de la Jamdique, du 24 Juillet.
La relation suiyante d'une vision extraordinaire de Charles XI, est
extraite d'un ouvrage écrit de la propre main du Roi, aitestée par plue
sieurs Ministrea d'état et conservée dans la bibliothèque royale de Stockholm minunt,
F6 Charles XI étant assis dans sa chambre entre onze heures des et séance
fut frappé de Yapparition d'une lumière dans la fenêtre de la salle
ce
de la Diete; il demanda au Grand Chancelier Bjelke, qui était réflexion présent, de la que ux
cela pouvait être? Il Jui répondit que ce n'était que la
Sa
mière de la Lune, Cette réponse n'ayant pas satistait le Roi,
Majesté mème
fit la même question aul Sénateur Bjelke qui entrait, et en reçut la
711 Angustuta, ville de TAmérique Mérrdionale, à environ 400 milles an-dessus de del'0: terre
réaoque. C'est le seul port d'entrée du fleuve. Elle est Elle située contient sur une 1000 haute maisons lanigue de pierte
# ogauoande une pelle éteudue du fcuve, et du pays:
Morsès Gazette,
Roi,
Majesté mème
fit la même question aul Sénateur Bjelke qui entrait, et en reçut la
711 Angustuta, ville de TAmérique Mérrdionale, à environ 400 milles an-dessus de del'0: terre
réaoque. C'est le seul port d'entrée du fleuve. Elle est Elle située contient sur une 1000 haute maisons lanigue de pierte
# ogauoande une pelle éteudue du fcuve, et du pays:
Morsès Gazette, --- Page 19 ---
(17)
xéponse. Ayant regardé de nouveau à travers la
le Roi crut yoir
Thoré
fonitres
une foule de gens. dans la salles alors il dit: Messieurs, x a
déba
dumystère
la-dedans; conime je suis persuadé que celui-là n'a rien a craindre 9ui
craint Dieu, je veux aller voir ce que tout cela sigmitis. Ayant ordonné
Puvell deux gentilskommes susmnommés dé l'accompygner, de méme
Oxens- Aux
Kingy tiern et à Brahé, il envoya quérir le portier Gransten, et Ea les
degros de Pescalier qui condait à da salle. Ms
6 Arrivée ià, il parait que la compagnie fat saisie dune forte émoendrot tion. Personne n'ayant esé ouvrir k porte, le Roi prit la clef,
furer entrale premier dans Tanti-chambres Quelle fut
Tousrit et
SI
sa surprise de la trouver
tapissée d'un drap.noir ! cette circonstance ayant
té
jetéTalarme parmi lasuite
du Roi, ily cut une seconde pause: cependant Charles mit le
dans
trou
pied
lasalle; mais il recula, efitayéde ce qui avait frappé savue. Il prit courage,
fit promettre às ses campagnons de le suivre, et
nt
s'avança. La salfe était
Ap
éclairée, et ornée des mêmes tapisseries de deuil
Fanti-chambre
dan
centre était une table ronde autour de laquelle 6 que vicillards
efaim
vénérables
taient
chacun
*
assis,
ayant deyant Jurde grands volunes ouverts : au-desrouver
sus était le Roi, jeune prince de 26 à 18 ans, i avait la couronne
d'haby
sur la tête, et le secptre à la main. Asa droite était assis un personngusty mage d'environ 40 ans dont les traits saspiraient la plus grande intégrité;
partie
à la gauche, un vieillard de 70 ans semblait presser le jeune Prince de
faire de la tête un certain signe auquel les vicillards répondaient
willen
fois En frappant avec force sur Jears livres. chaque
46 Ayant regardé un peu plus loin, continua le Roi, vis un
nt bia
des bourreaux et des hoinnes, les bardes relevées, tranchant je
des échafaud, têtes
e
les
pan
unes après Aescautres, et si vite que le sang formait un
sur le
lest ten
déluge
cher: ceux qu'on décapitait étaient tous des jeunes gens. de planais
chef tourné les yeux en Tair, je vis le trône, placé derrière la Ayant readoy
ble, presque renversé; tout auprès était un homme de 40 ans grande semblait tavai;
protéger le royaume. La vue de ces objets me fit trembler, qui
m. crial a haute voix:s C'est la voix de Dieu ! dois-je penser? Quand et je m'é- tout
celas W'aecomp.lira-t-1?" Un morne sllence .1Ea ; mais ayant crié une seconfois, le jeune Roi me répondit: cecin'arriyerz pas dans
mais
ett tr
les jours du Gème.
homme de 40 ans grande semblait tavai;
protéger le royaume. La vue de ces objets me fit trembler, qui
m. crial a haute voix:s C'est la voix de Dieu ! dois-je penser? Quand et je m'é- tout
celas W'aecomp.lira-t-1?" Un morne sllence .1Ea ; mais ayant crié une seconfois, le jeune Roi me répondit: cecin'arriyerz pas dans
mais
ett tr
les jours du Gème. siècle qui répond à lage que je parais votretemps, avoir
dans
Ce personnage assis à mon côté vous représente les traits de maintenant. le Régent et le Protecteur du Royaume. Avant la
celui qui sera
XI,
Régence, la patrie sera vendue par certains jeunes derniere mais année de la
par
clarera pour la bonne cause, et agissant
gens; 5
alors il se déCK hos
il rétablira le trône sur des bases si conjointement solides
avec le jeune Roi,
mnu
et qu'on ne verra plus en Suède un si grand Roi. qu'on n'aura jamais Vu
séans heureux sous Jui; la dette publique sera payée; il Tous les suédois seront
cem
sor grand nombre de millions, et ne mourra
laissera dans le trée
Cependant, avant d'être fermement assis sur son que trône, dans un age tres-avancé:
Majes
torrents; rien dans Phistoire ne pourra être
le sang coulera par
a mec
ajouta-t-il, qui êtesroi de ce peuple, faites qu'il comparé a ce carnage.
séans heureux sous Jui; la dette publique sera payée; il Tous les suédois seront
cem
sor grand nombre de millions, et ne mourra
laissera dans le trée
Cependant, avant d'être fermement assis sur son que trône, dans un age tres-avancé:
Majes
torrents; rien dans Phistoire ne pourra être
le sang coulera par
a mec
ajouta-t-il, qui êtesroi de ce peuple, faites qu'il comparé a ce carnage. Vous,
ayez
connaisse ces
sus dell
yu tout: agissez selon. votre
choses; vous
de tes
65 A ces mots, tout dieparut, et sagesse,
de poes
(c'est le Roi quip parle) nous me yimes --- Page 20 ---
18 )
nous-mèmes et nos flambeaux: L'antichambre par laquelle nous
plus qure
n'était
en noir. Nous entrâmes
paseâmes en nous retirant, et je me plus mis aussitôt tapissée à écrire ce que j'avais vu, Cap
dans mes appartemens, aussi bien que jele puis. Que le tout est vrai, net
ainsi que les avertissemens,
autant
Dieu m'aide le corps et
je le jure sur ma vie et mon honneur,
que
l'âme.
Roi de Suède, l'an 1691, 17 Décembre,
66 CHARLES XI, et aujourd'hui sur les lieux, nous avons vu tout ce que
cé Comme témoins présens
S. M. a rapporté, et nous l'affirmons par notre serment, Grand autant Chancelier que Dieu du U
nous aide pour le corps et l'âme. H. L. Sénateur; BJELKE, Ax. OXENENSTIERYS,
royaume ; BJELKE, Sénateur; BRAHE,
Sénateur; Petre GRUNSLEN, Huissier. et mérite bien l'attention du lecteur:
Toute cette histoire est curieuse
n'ait fait une erreur dans ses
mais à moins que l'esprit du jeune difficile prince, de concilier le ter nps préfixé avec
calculs chronologiques, il sera en donner une
et
le temps à venir. Je ne saurais
de l'almanach explication de quelconque, Moorey à la
je lègue le tout, comme les hiérogliphes
perspicacité de mes lecteurs.
PP- 160 163.
NOUVELLES M ARITIMES
NAVIRES ETANGERS.
Arrivages au Port-au- Prince.
bry
Du 9 Juillet.
La goëlette américaine Ebeingkort, du
de 109 ton., Cap. Williams, venant de Baitimore, consig.à
R Lestage et Co. chargée de farine, savon et salaisons.
-
Du 26.
La goëlette américaine Mechanie, Fdu p. de
78 ton., Cap. Wms. Thapman, ven. de St.-Yago. Cons. à M.
Windsor, chargée de farine, tabac, salaisons, chaudières, caisses de vin blanc, &c.
Du 29.
La goëlette amfr. Gazelle, dup. de 108 ton.
Cap. John Jelby, ven. de New-York, consig. à M. Dawson,
chargée de farine, savon, biscuit, tabac, salaisons, marchandi
ses sèches. Dudit jour.
Le bateau amér. Henry, du P. de 53
ton., Cap. L. Cooper, ven. de St.-Yago de Cuba, consig. à
M. Windsor, chargé de farine, tabac, chapeaux et salaisons.
Du 4 Aoit.
a Le bateau amér. Eliza, du p. de 70 ton,
Cap. Thomas Childt, ven. de Philadelphie, consig. à M, Daw.
son, chargée de farine, frequins de beurre, cordes, savon et
Wois de construction.
amér. Henry, du P. de 53
ton., Cap. L. Cooper, ven. de St.-Yago de Cuba, consig. à
M. Windsor, chargé de farine, tabac, chapeaux et salaisons.
Du 4 Aoit.
a Le bateau amér. Eliza, du p. de 70 ton,
Cap. Thomas Childt, ven. de Philadelphie, consig. à M, Daw.
son, chargée de farine, frequins de beurre, cordes, savon et
Wois de construction. --- Page 21 ---
(19 )
nous
Dudit.jour.
Le bateau amér.. James, du p. de 34 ton.
rames
S Vu, Cap. Targuin, ven. sur lest de la Havane, consig. à M. Bonvrai, net, apport. une douzaine de passagers haîtiens.
Prps et
Du 7.
La goëlette amér. Jane, du p. de 96 ton. Cap.
embre Allen Feih, ven. de Baltimore, consig, à M. Lestage et C°,
eque chargée de farine, salaisons, frequins de beurre et biscuit.
Diet
Dudit jour.
Le brick suédois Cornélia, dup. de
Ferda ton. Capam ven. de-Nantes, consig. à M. Hamot St.-Leger,
ERNA chargé de march. sèches, comestibles, instrumens aratoires et
Pcteur: divers.articles de ménage.
anss ses
Départ du Port-au-Prince.
e avec
Du 6 Aoit.
ue, et
-La goëlette amér. Gazette, Cap. Jelby, alàla lant aux Etats-Unis, chargée de café et coton.
Du 7. - Lel brick hollandais PEdouart Cap. Cleson, alJant à Bordeaux, chargé de café, coton et campéche.
Dudit.jour.
Le bateau amér. Henrielte, Cap. L. Cooper, chargé de marchandises sèches, allant'à laNouvelle-Orléans.
Pria courans des principales marchandises en gros. Café,
32 sous.
Sucre
10 gourdes le cent.
Coton
38 dito,
dito.
Savon 9
10 dito. la caisse.
Huile
16 dito. le panier.
Chandelie
IM
Beurre
L
.50 cent. la livre.
81 ton.
wson,
ENIG M E.
nandi
Je passe pour Monarque au milieu de la Cour.
de 00
Toujours autour de moi, un vain peuple criaille.
SIO
Mes sujets sont de plumes, et mon trône est de
Et je suis toutefois le Prophète du jour.
paille,
sons.
0 ton
Le mot de la préeédente Charade
Daw
est CORNEMUSE.
von et
FIN. --- Page 22 ---
ERRATA.
No. Y. FAGE 2. LIGNE 5. rendus, LISEZ rendu.
16, après ces mots : éclaire la prudence, LISEZ: et donne W
présence d'esprit,
%
7. ne doivent point alarmer, LISEZ: ne doivent alarmer.
9.
13. le jour, LISEZ: la vie.
16. tendant, LISEZ : tendante.
Hier au soir, 14, sont arrivées en ce port deux ge
des goëlettes américaines venant, Pune de New-York et Pax
tre de Norfolck; la première, chargée de farine, savon, man
tégre et salaisons i êt la seconde chargée de bois de constru
tion et ayant aussi à bord de la farine.